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ISBN : 2844144551
Éditeur : L'Association (2012)


Note moyenne : 4.19/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Annoncé depuis de nombreuses années, le premier volume de « L’Enfance d’Alan » sortira en septembre 2012 à L’Association. Prélude à « La Guerre d’Alan », cette bande dessinée d’Emmanuel Guibert mettra en scène les souvenirs de son ami américain disparu Alan Ingram Cope.... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par trust_me, le 03 octobre 2012

    trust_me
    Après avoir relaté le quotidien de son ami américain Alan Ingram Cope dans La Guerre d'Alan, Emmanuel Guibert récidive en s'attachant cette fois-ci à son enfance. de sa naissance en 1925 à la mort de sa mère en 1936, ce sont les onze premières années de sa vie qui sont ici retranscrites. Une enfance heureuse dans une famille modeste venue s'installer en Californie du sud. D'imposants chapitres sont consacrés aux grands-parents et l'album se clôture sur la figure de cette mère trop tôt disparue et de la répercussion que ce décès aura sur le petit Alan. Entre ces moments familiaux plus ou moins douloureux, quelques scènes de la vie ordinaire dans cette Amérique des années 30 frappée de plein fouet par la crise.
    Le récit retrace plus ou moins fidèlement les confessions faites par Alan à Emmanuel Guibert. Des heures passées à écouter et enregistrer les propos de cet ami avec lequel le dessinateur aimait se retrouver tous les soirs dans son jardin de l'île de Ré. Alan est décédé en 1999 mais aujourd'hui encore, Guibert se souvient de ces moments de bonheur comme si c'était hier : "Chaque fois que je plonge la main dans ce vivier pour en retirer les éléments d'un livre, cette main rencontre un milieu accueillant, qui a la consistance et le parfum qu'avait l'air à ce moment-là" (interview Casemate, octobre 2012).
    Deux difficultés majeures sont à contourner lorsque l'on se lance dans un tel projet. D'abord, il faut parvenir à trier, découper, monter et illustrer un témoignage qui, à la base, ne peut tenir en 160 pages. Ensuite, il faut éviter de tomber dans la mièvrerie d'un hommage trop solennel et trop gratuitement nostalgique. Inutile de vous dire que Guibert efface ces deux obstacles avec brio. Son découpage alternant les cases blanches ultra dépouillées et les vignettes aux décors somptueux créé une parfaite alchimie. L'énorme travail de documentation permet par ailleurs de s'immerger totalement dans cette Californie des années 30 au charme rétro. D'autre part, la « voix » d'Alan traverse l'album avec une sobriété et une justesse qui éloigne ce récit du ton plaintif de l'élégie.
    Un ouvrage magnifique qui, au-delà de l'histoire particulière d'un homme, touche incontestablement à l'universel.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/10/lenfance-dalan-demmanu..
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    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 05 mai 2013

    Melopee
    Je ne saurai trop dire pourquoi cet album m'a attiré si ce n'est que la couverture avec ce jeune garçon au milieu de nulle part m'a intriguée. Je ne savais d'ailleurs pas qu'Emmanuel Guibert avait fait déjà une série sur ce personnage d'Alan (La Guerre d'Alan) mais je crois que ça lui réussit plutôt bien.
    Ici, on suit Alan dans son enfance en Caroline du Sud dans les années 30. Entouré d'une famille très nombreuse mais largement décimée par la maladie, la folie, Alan partage des événements des plus anodins au plus dramatiques. du voyage en train la nuit pour rejoindre une fête de famille, de la chasse au serpent, du chariot à roulettes aménagé, tout est prétexte à l'amusement, au détournement. Les dessins en noir et blanc font aussi place à des photographies de famille ce qui apporte encore davantage d'intimité au projet final.
    Même si les dessins m'ont, au départ, un peu désarçonnée (beaucoup d'ombres, des traits secs) ainsi que la construction faite d'anecdotes partant un peu dans tous les sens, j'ai beaucoup aimé me retrouver en terrain inconnu, trimballée au gré de la mémoire d'un petit garçon. Il y a une sorte de nostalgie à revenir en enfance là où tout devrait être insouciance et divertissement mais où parfois la réalité se fait plus dure.
    Très beau projet qui mérite grandement de figurer dans toutes les bonnes bibliothèques !
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    • Livres 4.00/5
    Par Didili, le 28 mars 2013

    Didili
    Une immersion, une plongée en enfance dans celle d'Alan Cope en Californie dans les années 30.
    Les premières planches sont en couleurs mais on passe très vite au noir et blanc.
    Emmanuel Guibert nous dresse en images et dessins, un beau portrait de celui qui était devenu son ami, son maître mais aussi son disciple.
    Une belle amitié qui s'est enrichie mutuellement au fil des années d'échanges entre ces deux hommes.
    L'un conte, l'un rend compte
    Plus qu'une BD je trouve que nous avons là un véritable album-souvenir, qui mixe graphismes et photographies !
    Nous suivons Alan dans ses découvertes, dans sa vie d'enfant.
    Dans ses relations avec sa famille et plus particulièrement le lien qui l'unissait indéfectiblement à sa mère.
    Nous sommes en enfance, cette douce période des apprentissages premiers de la vie !
    Nous ressentons à travers cet album, ses sensations, ses peurs, ses joies, ses peines !
    J'ai été conquise par le phrasé et surtout par les dessins et le sens du silence et des mots d' Emmanuel Guibert.
    Ce dessinateur a su très bien retranscrire les émotions, les souvenirs d'enfance d'Alan avec par exemple les jeux d'enfants.
    J'ai beaucoup aimé cette douceur dans le traitement des souvenirs d'Alan.
    Associée à de beaux traitements des lieux de vie (maisons, rues, commerces...) et de la nature, avec notamment la présence majestueuse des arbres !
    (je vous laisse les découvrir, il y en a beaucoup et ils sont tous très beau !)
    La lumière est très bien rendue et on sent la chaleur d'un été et l'ombre bienfaisante des arbres.
    Une belle nostalgie se dégage et nous avons également des détails de la vie à cette époque en Amérique et plus particulièrement en Californie.
    Une belle lecture vraiment et je ne vais pas hésiter à lire les autres opus qui parlent d'Alan (La Guerre d'Alan, l'adolescence d'Alan) !
    J'ai bien envie de connaître encore plus cet homme tout en profitant du très beau travail artistique du dessinateur !
    J'admire ses dessins et je suis partante pour découvrir ses autres ouvrages également !

    Lien : http://imagimots.blogspot.fr/2013/03/lenfance-dalan-demmanuel-guiber..
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    • Livres 5.00/5
    Par sylire, le 04 avril 2013

    sylire
    Emmanuel Guilbert a rencontré, lors d'un séjour à l'île de Ré, Alan Igran Cope, un américain à la retraite, ancien soldat américain. de cette rencontre est née une solide amitié et deux bandes dessinées : "La Guerre d'Alan" (en trois tomes) et "L'enfance d'Alan" que je vous présente aujourd'hui.
    Alan Igran Cope est né en Californie en 1925, dans une famille modeste et aimante. En racontant cette enfance américaine, Emmanuel Guibert nous offre un portrait de l'Amérique d'avant guerre. J'ai bien apprécié ce retour en arrière permettant de se faire une idée de l'Amérique de l'époque.
    L'enfance d'Alan est marquée par la grande dépression. Ses grands-parents en souffrent beaucoup, les parents d'Alan sont plutôt épargnés. Il est question de la vie quotidienne du petit garçon, de ses lieux de vie (14 maisons !). Nous découvrons également ses fréquentations, les relations familiales, certains aspects de son éducation....
    Nous faisons la connaissance d'une famille unie, qui ne sera pas épargnée par le malheur. le livre s'arrête alors que le jeune garçon a une dizaine d'années. J'ai cru comprendre qu'il y aurait une suite qui évoque l'adolescence d'Alan, je m'en réjouis. Il me faudra aussi lire "La Guerre d'Alan" pour en savoir plus sur l'adulte qu'il est devenu.
    J'ai toujours beaucoup de mal à évoquer les dessins d'une BD, je n'y suis pas habituée mais je vais toutefois essayer d'en dire quelques mots. Il s'agit de dessins en noir et blanc. Il y a peu de bulles mais du texte dans le coin des dessins. Parfois le texte occupe quasiment la page (ce qui n'a pas été pour me déplaire). Les dessins sont parfois très détaillés, d'autres fois plus épurés. On découvre également quelques photos de famille. C'est un roman graphique à l'esthétique très soignée.
    Les deux dernières pages m'ont beaucoup intéressée. Elles ne se résument pas, il faut les lire. Ces pages sont émouvantes car elles viennent après un épisode tragique de la vie d'Alan. Elles expliquent sa philosophie de vie. C'est une vision de l'existence qui me parle et m'interpelle. Je les relirai certainement plus tard.
    Un roman graphique à ne pas manquer !


    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-l-enfance-d-alan-emmanuel-guiber..
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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 20 mars 2013

    kathel
    Dans Les ignorants, Etienne Davodeau fait découvrir la bande dessinée à un vigneron qui, réciproquement, lui montre son métier. Ils ont l'occasion de rencontrer Emmanuel Guibert qui leur explique la genèse de ses BD Le photographe et surtout La Guerre d'Alan. Emmanuel Guibert, en promenade sur l'île de Ré, en 1994, demande son chemin à un vieux monsieur, c'est Alan. Il s'intéresse d'abord à ce qu'Alan raconte de « sa » guerre, son débarquement en Normandie, il prend des notes et enregistre des quantités de conversations. Cela donnera trois tomes, que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Alan relate aussi son enfance, et c'est l'histoire du présent volume.
    Il raconte, avec des mots et des anecdotes toutes simples et communes à beaucoup de personnes de sa génération, son enfance dans les années 20 et 30 en Californie du Sud. J'ai beaucoup aimé le graphisme qui sait évoluer, des couleurs actuelles, au sépia du passé, du crayonné aux aplats des reproductions de photos de famille. On a l'impression de se plonger dans un vieil album familial, avec une voix qui vous raconte des souvenirs, dont certains étaient probablement fort bien enfouis. Certains moments sont amusants, d'autres émouvants, et Emmanuel Guibert les met magnifiquement bien en images.
    C'est tout à fait le genre de roman graphique que j'aime, il va rejoindre le rayon de mes favoris !

    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/2013/03/20/emmanuel-guibert-lenfa..
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Critiques presse (8)


  • LeMonde , le 04 février 2013
    Le temps s'y étire avec paresse et se moque des usages contemporains qui, dans le monde de l'édition comme dans celui de l'impression, invitent plutôt à l'optimisation des rendements.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Sceneario , le 16 janvier 2013
    Pour une fois, on pourra la dire sans ironie, cette expression : "les grands esprits se rencontrent". Un conteur de talent rencontre un personnage incroyable, sans extravagance et sans esbroufe, d'une sincérité bouleversante.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 22 décembre 2012
    Bouleversant de sobriété, L’enfance d’Alan est l’évocation apaisée et délicate d’une vie normale dans une Amérique traversant la crise de 1929
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BDGest , le 11 décembre 2012
    Magnifié par les dessins épurés et virtuoses, porté par une mise en scène subtile et inventive, le récit nous parle d’une Amérique qui n’existe plus.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BDSelection , le 03 décembre 2012
    Avec ce roman graphique qui se révèle être un travail de mémoire vraiment réussi sur l’éveil d’un gamin à l’existence, Guibert touche à l’universel.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • BoDoi , le 23 octobre 2012
    Au service de sa mémoire, Emmanuel Guibert dessine ces moments choisis avec une grâce infinie, passant de couleurs éclatantes (en introduction) à un noir et blanc minimaliste éminemment élégant. Métamorphosant très adroitement des mots surgis du passé en odeurs, paysages et sensations.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Actualitte , le 01 octobre 2012
    Un sentiment de paix et de sérénité se dégage de l'album. Sa qualité doit beaucoup au parti-pris graphique d'Emmanuel Guibert d'isoler souvent ses personnages dans un cadre sans arrière-plan, ou bien au contraire de se focaliser sur un élément du décor.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Telerama , le 26 septembre 2012
    Emmanuel Guibert [...] orchestre, avec une sensibilité de sismographe, les souvenirs — et les émotions retrouvées intactes — d'un petit garçon de jadis comme s'ils étaient les siens. Il signe, dans le même élan, la subtile et miroitante évocation d'une Amérique provinciale devenue mythique parce qu'aujourd'hui disparue.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 10 mai 2013

    J’ai pleuré pour bien des choses qui m’ont attristé dans ma vie, mais pour ma mère, non. C’était trop grand.

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  • Par Ladydede, le 17 mars 2013

    Un jour, devant la maison de mes grands-parents maternets, sur la pelouse, mon père s'amusait à faire de la lutte avec un des frères de ma mère. Ce frère avait un an ou deux de plus que Bunny, mais on le prenait pour son petit frère, parce que c'était un enfant assez faiblard.
    Bunny est arrivée. Elle a cru que mon père se bagarrait réellement avec son frère et elle lui a sauté dessus.
    Ils se sont battus durement, physiquement. Elle a gagné. Ou peut-être qu'il l'a laissée gagner, c'est beaucoup plus propable, il était costaud. C'est comme ça qu'ils ont fait connaissance.
    Entre cette rencontre et leur mariage, je ne sais pas combien de temps a passé. Je ne sais rien des détails du mariage.
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Vidéo de Emmanuel Guibert

Carnets de Voyage : Emmanuel Guibert à Pékin .
On connaît ses beaux croquis de la capitale (Le Pavé de Paris) ou du Japon (Japonais). Mais Emmanuel Guibert, co-auteur de la BD Le photographe (éd. Dupuis), s'est récemment rendu en Chine pour rencontrer des étudiants en art. Il raconte cette découverte.Réalisation : Pierrick Allain, Laurence le Saux








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