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ISBN : 2844144551
Éditeur : L'Association (2012)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Annoncé depuis de nombreuses années, le premier volume de « L’Enfance d’Alan » sortira en septembre 2012 à L’Association. Prélude à « La Guerre d’Alan », cette bande dessinée d’Emmanuel Guibert mettra en scène les souvenirs de son ami américain disparu Alan Ingram Cope.... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 24 août 2013

    Nastasia-B
    Il faudrait, pour bien faire, et j'aurais envie de le faire, dire que cet ouvrage est superbe, magnifique, poignant, bouleversant, d'une élégante simplicité, etc., etc., etc. et donc que je l'ai adoré.
    Or...
    non.
    Tout d'abord, il me faut dire quelque chose sur l'étonnant travail d'orfèvre de l'illustrateur Emmanuel Guibert qui réalise un sans faute d'une esthétique vraiment bluffante. J'adore son trait, sa façon de peindre et de rendre magnifiquement les ambiances rétro. Donc, question graphique, rien à redire, du très grand art et une très grande maîtrise qui n'est pas sans m'évoquer les fameux esthètes asiatiques.
    Pour le fond, par contre, là je suis plus sèche et en panne de compliments.
    Il est bien gentil ce petit Alan, on le suit dans ses gentils petits jeux, dans sa gentille famille, avec ses gentils parents, dans sa gentille Californie de l'époque.
    Bon c'est vrai, il y a bien quelques méchants, il y a UN méchant enfant auquel d'ailleurs Alan va coller un pain, ça va lui apprendre, il y a aussi la méchante pauvreté qui nous empêche d'être gentiment aisé et aussi la méchante maladie qui emporte subitement la gentille maman...
    Ouaip ! Ça ne m'a pas tellement transporté tout ça, ni sur le plan de la sensibilité, comme savent le faire certains romans graphiques particulièrement bouleversants, ni sur la profondeur du propos qui ne sort jamais de l'anecdote du souvenir d'enfant largement enjolivé ou édulcoré par le filtre des années.
    En somme, je trouve que ce roman graphique n'a d'intérêt véritable que si l'on a déjà lu ou envie de lire le met principal du duo Emmanuel Guibert/Alan Cope, à savoir La Guerre D'Alan.
    Donc une impression pas désagréable mais pas non plus des plus transcendantes. En outre, vous l'avez bien compris, tout ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas beaucoup plus qu'une poignée de poussière sur une route Californienne.
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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 19 octobre 2013

    marina53
    Alan Ingram Cope est né en 1925 à Alhambra. Il a très peu de souvenirs de sa petite enfance, de son père dont il ne savait presque rien. Et pourtant, quelques souvenirs épars lui remontent à la surface: sa maman qui s'occupait si bien de lui, la découverte de son corps et de son pénis qu'il ne devait qu'effleurer sinon il irait en enfer, les enfants avec lesquels il jouait dans les terrains vagues, les journées passées sur le sable blanc de Long Beach et d'autres encore grâce aux photos de famille... Alan nous raconte son enfance, la vie quotidienne de sa famille pendant la grande dépression...
    Chaudement conseillé par une amie, je crois que mon plaisir n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Guibert a bien étudié son sujet certes, puisqu'Alan et lui sont amis, mais il me semble que le tout manque de cohérence et de chaleur. Il s'est dispersé quelque peu dans la narration, nous offrant ainsi tout un tas de souvenirs et d'anecdotes, le tout manquant peut-être d'humanité, de tendresse ou d'attachement. Graphiquement, Guibert a merveilleusement illustré cette histoire. A l'encre de chine, usant d'un noir et blanc intimiste, aux dessins incroyablement réalistes et stylés, au trait parfois grossier et une mise en page extrêmement travaillée, cet album n'a pas réussi à retranscrire toute l'émotion de cet enfant que j'attendais.
    L'enfance d'Alan... je vais aller voir sa guerre...
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 14 octobre 2013

    cicou45
    Un ouvrage superbe,à la fois drôle et émouvant, déroutant par moment et surtout, véridique. C'est au cours de ma quête à travers le rayonnage des romans graphiques qui peuplent la médiathèque de ma ville dans laquelle je m'approvisionne régulièrement que j'ai découvert cet ouvrage et ce dernier m'a réconcilié (suite à ma dernière découverte plutôt décevante) avec ce genre de littérature. le lecteur y découvre la vie d'Alan Ingram Cope, retranscrite ici à merveille d'après les souvenirs que l'auteur, Emmanuel Guibert, en a gardés.
    L'on est tout de suite transporté sur un autre continent, en Caroline du Sud, et dans une autre époque puisque, notre narrateur, Alan en personne, est né en 1925. Il nous fait partager ses souvenirs d'enfance, les quatorze maisons dans lesquelles il a résidées et nous présente sa famille, en partant de ses parents, puis ses grands-parents paternels et maternels en passant par ses cousins. Ce que j'ai beaucoup aimé d'ailleurs dans cet ouvrage, c'est que l'auteur inclut des photographies de toutes, ou presque toutes, ces personnes ; cela ne fait qu'accentuer le fait que le lecteur se sente rapidement en corrélation avec son narrateur. J'ai en effet été très émue de découvrir ces gens, qui auraient très bien pu être mes arrière-grands-parents !
    Il nous parle plus particulièrement de son enfance, (d'où le titre d'ailleurs), passant de temps à autre très rapidement sur son adolescence mais cela est d'autant plus émouvant puisque, cet épisode se déroulant au début du XXe siècle et, de plus, avant guerre, le lecteur s'émerveille, comme le narrateur d'ailleurs, devant les reproductions des gros trains assez impressionnants de l'époque ou encore avec l'apparition des tout premiers Kleenex.
    Un petit bémol pour les vingt ou trente premières pages dans lequel les couleurs sont assez criardes et trop prononcées à mon goût mais l'on passe très rapidement au noir et blanc, ce qui convient à merveille pour un ouvrage de ce genre. Une très belle découverte que je ne saurais que vous recommander !
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  • Par trust_me, le 03 octobre 2012

    trust_me
    Après avoir relaté le quotidien de son ami américain Alan Ingram Cope dans La Guerre d'Alan, Emmanuel Guibert récidive en s'attachant cette fois-ci à son enfance. de sa naissance en 1925 à la mort de sa mère en 1936, ce sont les onze premières années de sa vie qui sont ici retranscrites. Une enfance heureuse dans une famille modeste venue s'installer en Californie du sud. D'imposants chapitres sont consacrés aux grands-parents et l'album se clôture sur la figure de cette mère trop tôt disparue et de la répercussion que ce décès aura sur le petit Alan. Entre ces moments familiaux plus ou moins douloureux, quelques scènes de la vie ordinaire dans cette Amérique des années 30 frappée de plein fouet par la crise.
    Le récit retrace plus ou moins fidèlement les confessions faites par Alan à Emmanuel Guibert. Des heures passées à écouter et enregistrer les propos de cet ami avec lequel le dessinateur aimait se retrouver tous les soirs dans son jardin de l'île de Ré. Alan est décédé en 1999 mais aujourd'hui encore, Guibert se souvient de ces moments de bonheur comme si c'était hier : "Chaque fois que je plonge la main dans ce vivier pour en retirer les éléments d'un livre, cette main rencontre un milieu accueillant, qui a la consistance et le parfum qu'avait l'air à ce moment-là" (interview Casemate, octobre 2012).
    Deux difficultés majeures sont à contourner lorsque l'on se lance dans un tel projet. D'abord, il faut parvenir à trier, découper, monter et illustrer un témoignage qui, à la base, ne peut tenir en 160 pages. Ensuite, il faut éviter de tomber dans la mièvrerie d'un hommage trop solennel et trop gratuitement nostalgique. Inutile de vous dire que Guibert efface ces deux obstacles avec brio. Son découpage alternant les cases blanches ultra dépouillées et les vignettes aux décors somptueux créé une parfaite alchimie. L'énorme travail de documentation permet par ailleurs de s'immerger totalement dans cette Californie des années 30 au charme rétro. D'autre part, la « voix » d'Alan traverse l'album avec une sobriété et une justesse qui éloigne ce récit du ton plaintif de l'élégie.
    Un ouvrage magnifique qui, au-delà de l'histoire particulière d'un homme, touche incontestablement à l'universel.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/10/lenfance-dalan-demmanu..
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    • Livres 3.00/5
    Par Myriam3, le 08 juin 2014

    Myriam3
    J'ai un grand respect pour le travail d'Emmanuel Guibert. Ses dessins sont magnifiques, subtils, la mise en page richement travaillée, chaque case donne à réfléchir: pourquoi ce vide autour du personnage? Pourquoi a-t'il choisi cet angle de vue? Pourquoi ce texte qui ne correspond pas à l'illustration?
    Alors que les textes relatent, dans ce livre, des situations anecdotiques la plupart du temps, des sortes de non-événements, les dessins eux semblaient impliquer quelque chose de plus tragique ou angoissant.
    J'ai apprécié les différents styles de tracés, et en particulier les dessins des photos de famille qui m'ont fait penser à certains tableaux de Richter.
    En revanche, le texte, en particulier au début, m'a parfois dérangé, je le trouvais maladroit. je n'ai plus eu cette impression par la suite.
    Je ne connais pas encore La Guerre d'Alan, mais cette bande dessinée de son enfance est émouvante, douce, légère (bien qu'elle ne le soit pas tant que ça finalement); j'ai aimé cette façon de toucher certains événements de sa vie comme du bout du doigt, subtilement, et les réflexions d'Alan qui ont découlé de son besoin de se souvenir pour ce livre. On le sent encore très proche du petit garçon qu'il a été, le comprenant très bien au-delà des comportements qu'il avait. Il retrouve en fait, peut-être grâce à ce projet, l'essence et le mystère de cette intériorité enfantine.
    Enfin, ces images et cette réflexion sur ce qu'étaient la Californie avant la guerre, la vie des Californiens, et des Américains en général lors de la Dépression m'ont interpellé, un vrai témoignage comme on en voit très peu.
    Une bonne découverte.
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Critiques presse (8)


  • LeMonde , le 04 février 2013
    Le temps s'y étire avec paresse et se moque des usages contemporains qui, dans le monde de l'édition comme dans celui de l'impression, invitent plutôt à l'optimisation des rendements.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Sceneario , le 16 janvier 2013
    Pour une fois, on pourra la dire sans ironie, cette expression : "les grands esprits se rencontrent". Un conteur de talent rencontre un personnage incroyable, sans extravagance et sans esbroufe, d'une sincérité bouleversante.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 22 décembre 2012
    Bouleversant de sobriété, L’enfance d’Alan est l’évocation apaisée et délicate d’une vie normale dans une Amérique traversant la crise de 1929
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BDGest , le 11 décembre 2012
    Magnifié par les dessins épurés et virtuoses, porté par une mise en scène subtile et inventive, le récit nous parle d’une Amérique qui n’existe plus.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BDSelection , le 03 décembre 2012
    Avec ce roman graphique qui se révèle être un travail de mémoire vraiment réussi sur l’éveil d’un gamin à l’existence, Guibert touche à l’universel.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • BoDoi , le 23 octobre 2012
    Au service de sa mémoire, Emmanuel Guibert dessine ces moments choisis avec une grâce infinie, passant de couleurs éclatantes (en introduction) à un noir et blanc minimaliste éminemment élégant. Métamorphosant très adroitement des mots surgis du passé en odeurs, paysages et sensations.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Actualitte , le 01 octobre 2012
    Un sentiment de paix et de sérénité se dégage de l'album. Sa qualité doit beaucoup au parti-pris graphique d'Emmanuel Guibert d'isoler souvent ses personnages dans un cadre sans arrière-plan, ou bien au contraire de se focaliser sur un élément du décor.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Telerama , le 26 septembre 2012
    Emmanuel Guibert [...] orchestre, avec une sensibilité de sismographe, les souvenirs — et les émotions retrouvées intactes — d'un petit garçon de jadis comme s'ils étaient les siens. Il signe, dans le même élan, la subtile et miroitante évocation d'une Amérique provinciale devenue mythique parce qu'aujourd'hui disparue.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 26 août 2013

    LA MÈRE : D'ailleurs, écoute-moi bien. Ceci s'appelle ton PÉNIS. Il ne FAUT PAS que tu joues avec ton pénis. DU TOUT. Il ne faut pas le toucher.
    ALAN : Pourquoi ?
    LA MÈRE : Parce que Dieu n'aimerait pas ça. [...]
    ALAN : Mais comment je vais faire pipi ? Ça va tomber n'importe où si je ne le tiens pas avec la main.
    LA MÈRE : Tu peux le tenir, mais juste assez pour que le pipi aille où tu veux. Tu le tiens légèrement et c'est tout. Tu as bien compris ?
    ALAN : Oui. [...]
    Un beau jour, je ne sais pas pourquoi, alors que j'étais un grand adulte, je me suis rendu compte de cette gêne à toucher mon sexe. Je n'avais aucune gêne à toucher le sexe des femmes. Je le manipulais comme tout homme manipule le sexe des femmes. Ça ne me gênait pas du tout.
    L'idée se limitait uniquement à mon sexe à moi. Avec toujours cette envie de ne pas déplaire à Dieu, même quand je ne faisais plus partie d'une Église et qu'à vrai dire, j'étais devenu plutôt païen, avec d'autres idées sur la religion.
    Et ce jour-là, au milieu de ma vie, je me suis dit : " Mais c'est bête, la façon dont j'ai existé jusqu'ici. " Et j'ai commencé à me servir de mes mains.
    Cette vérité est un peu embarrassante à raconter, mais je crois que c'est un exemple superbe de ce qu'on peut faire quand on donne à un très jeune enfant des idées qui, de toute évidence, sont ridicules. Elles peuvent rester ancrées dans sa personnalité de façon permanente et surtout INCONSCIENTE.
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  • Par Nastasia-B, le 23 août 2013

    Depuis Los Angeles, on accédait à Santa Barbara par El Camino Real, la voie royale, une route ancienne qui remonte de San Diego à San Francisco. Le long de cette route, un moine franciscain espagnol qui venait du Mexique, le padre Junipero Serra, a établi une série de vingt et une missions.
    Je ne me souviens plus quand.
    Ces petites missions sont en adobe, des briques en terre renforcée de paille qu'on moule dans des formes en bois et qu'on laisse cuire au soleil. Elles sont très jolies. [...] La plus belle, c'est celle de Santa Barbara.
    Après l'époque du padre, quand on a commencé à faire une route sur laquelle on pouvait se déplacer en voitures hippomobiles, le tracé du Camino Real est resté le même.
    Quand l'automobile est venue, c'était encore le même.
    Aujourd'hui, dans bien des endroits, c'est toujours le même.
    Moi, quand je l'ai connue, la route était étroite. Sur de nombreux tronçons, il n'y avait qu'une voie. La chaussée n'était pas en bon état, les voitures tombaient souvent en panne.
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  • Par Nastasia-B, le 27 août 2013

    Je n'aimais pas le père, mais Ruthy était gentille et je m'amusais beaucoup avec elle. Mes parents, mes grands-parents la trouvaient très laide. Peut-être l'était-elle. Moi, je la trouvais bien. [...] Plus tard, on m'a défendu de revoir cette petite fille. J'ai obéi.
    Vers l'âge de 14 ans, j'étais en patins à roulettes et je suis retombé sur elle, très loin de la maison. On a été amusés de se voir.
    Je me suis rendu compte qu'elle était devenue un peu jeune fille, avec un corps assez joli. Toujours aussi laide, sans doute, mais je continuais à ne pas le voir. Voilà, ça, c'est Ruthy.
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  • Par Nastasia-B, le 20 août 2013

    C'est pendant la guerre que tout a changé.
    Énormément de gens, soldats, travailleurs dans les usines et les arsenaux sont passés par la côte pacifique. Un monde fou, qui ne connaissait pas la Californie, l'a traversée.
    Après la guerre, qui pour nous a duré quatre ans, la population avait doublé.
    C'est beaucoup, doublé.
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  • Par Ladydede, le 17 mars 2013

    Un jour, devant la maison de mes grands-parents maternets, sur la pelouse, mon père s'amusait à faire de la lutte avec un des frères de ma mère. Ce frère avait un an ou deux de plus que Bunny, mais on le prenait pour son petit frère, parce que c'était un enfant assez faiblard.
    Bunny est arrivée. Elle a cru que mon père se bagarrait réellement avec son frère et elle lui a sauté dessus.
    Ils se sont battus durement, physiquement. Elle a gagné. Ou peut-être qu'il l'a laissée gagner, c'est beaucoup plus propable, il était costaud. C'est comme ça qu'ils ont fait connaissance.
    Entre cette rencontre et leur mariage, je ne sais pas combien de temps a passé. Je ne sais rien des détails du mariage.
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