-
Les ados sont insupportables, mais ce sont nos enfants ! de
Etienne Liebig
La pédagogie du contrat a pris la place de l'établissement d'une relation personnalisée et d'une conquête mutuelle jeune-adulte, peut être à cause de la multiplicité des problèmes, de la peur du lien affectif, des modes et du temps qui veulent que l'oralité et la poignée de main aient perdu de leur force symbolique.
-
Par stoufnie, le 24/02/2013
Le Masque de Bernardo de
Etienne Liebig
Entre juillet 2010 et avril 2011, j'ai vécu quelques péripéties inédites auxquelles mon emploi de chercheur universitaire ne me prédestinait pas. J'ai parfois eu le sentiment que les événements se jouaient de moi et de mes habitudes d'orateur monomaniaque d'amphithéâtre à moitié vide. Pour la première fois de ma vie, j'ai connu le souffle exaltant de l'aventure. Toute cette étrange histoire est née d'une première recherche qu'une équipe de collègues avait menée sur la «naissance des héros» à partir des ouvrages de référence d'Alain Corbellari sur Guillaume d'Orange et d'Otto Rank sur les récits antiques. J'avais été chargé d'opérer une jonction entre les mythes mayas et l'histoire du peuplement des Amériques modernes. La figure de Zorro occupait une place centrale dans cette étude car il représente le commencement du nouveau mythe américain, la lutte contre l'oppression, la libération d'un État et le lien avec les travailleurs les plus démunis de la population. Zorro faisait oublier les massacres indiens et amérindiens, les colonialismes sanglants et les conversions imposées. On fondait un irréprochable passé à cette nation en devenir.
Plusieurs historiens et romanciers dont la merveilleuse Isabel Allende avaient émis en leur temps l'hypothèse que Zorro n'était pas qu'une création littéraire de Johnston McCulley mais la reprise mythifiée d'un véritable personnage à qui l'on avait prêté un rôle héroïque. Dans ce cadre, j'avais acquis pour ma part mais sans pouvoir le démontrer à l'époque la certitude que Bernardo, le fidèle serviteur de Zorro, ne pouvait être ce personnage secondaire sourd, muet, extatique et drôle, simple faire-valoir du héros. J'étais convaincu qu'il avait sans nul doute joué un rôle prépondérant et ignoré des historiens trop occupés à répondre à la légitime impatience de leurs commanditaires. L'occasion me fut donnée, après avoir gagné une certaine légitimité de chercheur au sein de mon université, de pousser plus loin mes investigations au sujet de ce Bernardo, en même temps qu'un éditeur un peu aventurier me proposait d'écrire une fiction historique sur ce sujet. C'est l'histoire de cette double quête que je me propose de relater ici, au plus près de la réalité.
Pour le biographe, la bibliothèque est ce que le stratège est au combat, l'armée au dictateur : un allié objectif à la fondation de toute recherche, le régulateur de la pensée et l'horizon du bonheur d'écrire. Las, la bibliographie traitant de Bernardo in nomine est quasi inexistante, et le travail de l'écrivain et du chercheur ressemble davantage à la reconstitution d'un puzzle qu'au traditionnel collectage d'informations.
Très étonnamment, ma première grande surprise de chercheur a été de constater l'incroyable foisonnement de représentations imaginaires autour des personnalités de Zorro et de Bernardo, au point de ne plus pouvoir déceler une vérité historique au sein de l'imbroglio de faux témoignages plus ou moins romanesques.
Je remercie ici les discrets mais efficaces soutiens qui m'ont à la fois guidé et orienté durant cette incroyable affaire : Martin, Alessandra, Linda, Safina et le département d'anthropologie sociale de l'université de Paris XIII.
> lire la suite
-
Par Skritt, le 21/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
Ces gens qui nous font passer pour des sauvages [...] sont les mêmes qui votent des lois répressives et liberticides, polluent la terre entière, affament le tiers-monde et font les pires crasses à leurs ennemis politiques.
-
Les ados sont insupportables, mais ce sont nos enfants ! de
Etienne Liebig
Le respect est un concept chewing-gum qui peut s'étendre à tout et à l'infini et se rétrécir aussi rapidement...
Avec le "respect", les adultes référents utilisent dans un but éducatif un concept qui n'a aucun sens précis et qui, souvent, est utilisé pour défendre des codes d'honneur archaïques, des fiertés de quartier ou villageoises, des positionnements d'exclusion, de machisme et de racisme par les jeunes.
> lire la suite
-
Par Pescara, le 21/10/2010
Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle de
Etienne Liebig
C'est une règle chez les frustrés en gènèral et les cathos en particulier : condamner ce qui les fascine. En parler, c'est déjà le faire.
-
Par Skritt, le 21/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
Porter un masque de cochon était une infamie qui ravalait l'homme au rang de l'animal, et quel animal ! Le porc... Vie de cochon, histoires cochonnes, sale comme un porc, cochon qui s'en dédit, etc., le cochon est symbole de salissure et de transgression. [...]. En l'insultant, on se juge soi-même.
-
Par Skritt, le 22/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
Seuls les médecins, sûrs de leur catégorisation sociale peuvent se permettre d'écrire comme des cochons. Pis encore, plus ils écriront mal, plus on les prendra pour des médecins compétents, tandis que le pauvre mec qui s'aventurerait à avoir une écriture illisible serait qualifié de semi-illettré.
-
Par Skritt, le 23/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
On notera que nombre de films grand public ou simplement interdit aux moins de treize ans contiennent des scènes de violence insoutenables et dont on pourrait penser qu'elles incitent les âmes faibles au meurtre ou à la torture. On peut lus aisément voir un type trancher la gorge de femmes retenues contre leur gré qu'un petit caca sortant d'un cul en toute ingénuité. D'autant plus étonnant que, si l'on égorge rarement une femme dans sa vie, on va à la selle tous les jours.
> lire la suite
-
Par Skritt, le 22/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
Les industriels du tabac sont avec les marchands d'armes les plus grands meurtriers de ce monde.
-
Par Skritt, le 21/09/2011
Le Savoir-vivre des cochons de
Etienne Liebig
Les peuples responsables des grands génocides, des guerres injustes, des bombes atomiques seront toujours les peuples les plus cultivés et les plus puissants. Le vieux mythe de la civilisation contre la barbarie s'est écroulé.