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Par Piling, le 10/07/2008
Première phrase du livre
La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
incipit :
Messieurs.
L'objet de ce cours est l'histoire philosophique. C'est l'histoire générale de l'humanité que nous aurons à parcourir ici. Notre propos sera non de tirer de l'histoire des réflexions générales et de les illustrer à l'aide d'exemple extraits du cours des événements, mais de présenter le contenu même de l'histoire universelle.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
Les rêves que l'individu peut faire à son propre sujet ne donnent qu'une idée exagérée de sa propre valeur. Pourtant il est fort possible que l'individu subisse une injustice- mais cela ne concerne pas l'histoire universelle et son progrès, dont les individus ne sont que les serviteurs, les instruments.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
En critiquant négativement, on se donne des airs distingués et on survole dédaigneusement la chose sans y avoir pénétré, c'est-à-dire sans l'avoir saisie elle-même, sans avoir saisi ce qu'il y a de positif en elle. Certes, la critique peut-être fondée, mais il est plus facile de découvrir les défauts que de trouver la substance: la manière dont on critique les oeuvres d'art en est un exemple. Les hommes croient souvent qu'ils en ont fini avec telle chose dès qu'ils en ont trouvé le véritable défaut.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
Les individus donc ont de la valeur lorsqu'ils sont conformes à l'esprit de leur peuple, lorsqu'ils sont ses représentants et s'adjugent un rang particulier dans la vie de l'ensemble. Il est vital pour la liberté d'un état que ce rang soit le résultat du libre arbitre de l'individu: la répartition des tâches auxquelles l'individu voudra bien se dévouer, ne doit pas être faite à la manière des castes.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
La mer, donne d'une façon générale naissance à un type de vie spécial. L'élément indéterminé nous donne l'idée de l'illimité et de l'infini, et l'homme, en se sentant au milieu de cet infini, en tire courage pour dépasser le limité. La mer elle-même est ce qui n'a pas de bornes et ne tolère pas, comme la terre ferme, les pacifiques délimitations en cités. La terre, la plaine fluviale, fixe l'homme au sol. Sa liberté est ainsi restreinte par un immense ensemble de liens. Mais la mer le conduit au delà de cette limitation. La mer éveille le courage, elle invite l'homme à la conquète, au brigandage, mais aussi au gain et à l'acquisition. Le travail consacré à l'acquisition se rapporte à cette espèce particulière de fins qu'on appelle le besoin. Or le travail accompli pour la satisfaction du besoin a comme conséquence que les individus se plongent, s'enfoncent dans cette sphère de l'acquisition. Mais si la volonté d'acquisition les conduit sur la mer, la situation change. Ceux qui naviguent sur la mer veulent aussi gagner, acquérir; mais le moyen dont ils disposent se retourne et leur courir le danger de perdre leur bien et leur vie même. Le moyen s'oppose donc à la fin. C'est ce qui élève gain et industrie au-dessus et en fait une chose courageuse et noble. La mer éveille le courage. Ceux qui la sillonnent pour acquérir vie et richesse doivent chercher leur gains à travers le danger, ils doivent être courageux, risquer et mépriser vie et richesse. Le penchant vers la richesse est donc élevé, comme on l'a dit, g'âce à la mer, à quelque chose de courageux et de noble. La mer suscite ensuite la ruse, car l'homme y doit combattre un élément qui semble se soumettre tranquillement à tout, qui s'adapte à toutes les formes, et qui pourtant est terrible. Le courage y est essentiellement lié à l'intelligence, qui est la ruse suprême. C'est précisement la faiblesse de l'élément, cette façon qu'il a de céder, cette mollesse, qui cachent le plus grand danger. Le courage en face de la mer doit être ruse, car il a à faire à l'élément le plus rusé, le moins sûr et le plus menteur. Cette immense étendue est parfaitement molle, car elle ne résiste à aucune pression, même pas au souffle; elle paraît infiniment inocente, soumise, aimable et câline, et c'est justement cette facilité qui transforme la mer en élément le plus dangereux et le plus puissant.
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Georg Wilhelm Friedrich Hegel
La matière a sa substance en dehors d'elle; mais l'Esprit est ce qui demeure dans son propre élément et c'est en cela que consiste la liberté, car si je suis dépendant, je me rapporte à autre chose qui n'est pas moi, et je ne puis exister sans cette chose extérieure. Je suis libre quand je suis dans mon propre élément.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
Tout ce qui existe dans le sentiment est entièrement subjectif et ne peut se manifester que d'une manière subjective. Si quelqu'un dit: c'est mon sentiment, un autre a un droit égal à lui répondre: ce n'est pas le mien; l'on se met ainsi hors du terrain commun.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
Le véritable Esprit de cette conscience est la religion; l'art et la science en sont des aspects et des formes. L'art a le même contenu que la religion, seulement son élément est l'intuition sensible. La science par excellence, la philosophie traite du même objet, mais dans l'élément de la pensée.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
La mer suscite ensuite la ruse, car l'homme y doit combattre un élément qui semble se soumettre tranquillement à tout, qui s'adapte à toutes les formes, et qui pourtant est terrible. Le courage y est essentiellement lié à l'intelligence, qui est la ruse suprême. C'est précisement la faiblesse de l'élément, cette façon qu'il a de céder, cette mollesse, qui cachent le plus grand danger. Le courage en face de la mer doit être ruse, car il a à faire à l'élément le plus rusé, le moins sûr et le plus menteur. Cette immense étendue est parfaitement molle, car elle ne résiste à aucune pression, même pas au souffle; elle paraît infiniment inocente, soumise, aimable et câline, et c'est justement cette facilité qui transforme la mer en élément le plus dangereux et le plus puissant.
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La Raison dans l'Histoire de
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
De même que la substance de la matière est la pesanteur, de même la liberté est la substance de l'Esprit.