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Par aleatoire, le 06/08/2011
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
Je crois, je suis sûr que beaucoup d'hommes n'engagent jamais leur être, leur sincérité profonde.Ils vivent à la surface d'eux-mêmes, et le sol humain est si riche que cette mince couche superficielle suffit pour une maigre moisson qui donne l'illusion d'une véritable destinée.
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Par cathcor, le 13/05/2012
La liberté pour quoi faire? de
Georges Bernanos
Il faut se hâter de sauver l'homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l'être, pour la raison u'il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous.
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Par Messager, le 09/06/2011
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
L’Eglise dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. Ce que vous avez fait contre elle, vous l’avez fait contre la joie. Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ? Mais que vous servirait de fabriquer la vie même, si vous avez perdu le sens de la vie ? Vous n’auriez plus qu’à vous faire sauter la cervelle devant vos cornues. Fabriquez de la vie tant que vous voudrez ! L’image que vous donnez de la mort empoisonne peu à peu la pensée des misérables, elle assombrit, elle décolore lentement leurs dernières joies. Ça ira encore tant que votre industrie et vos capitaux vous permettront de faire du monde une foire, avec des mécaniques qui tournent à des vitesses vertigineuses, dans le fracas des cuivres et l’explosion des feux d’artifice. Mais attendez, attendez le premier quart d’heure de silence. Alors, ils l’entendront, la parole - non pas celle qu’ils ont refusée, qui disait tranquillement : « je suis la Voie, la Vérité, la Vie » - mais celle qui monte de l’abîme : « Je suis la porte à jamais close, la route sans issue, le mensonge et la perdition. »
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Par aleatoire, le 06/08/2011
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
Hélas ! on croit ne tenir à rien, et l'on s'aperçoit un jour qu'on s'est pris à soi-même à son propre jeu, que le plus pauvre des hommes a son trésor caché. Les moins précieux en apparence ne sont pas les moins redoutables, au contraire.
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Par aleatoire, le 06/08/2011
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
le bonheur !... la forme charnelle de l'espérance
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Par aleatoire, le 06/08/2011
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
Il y a certains silences qui vous attirent, vous fascinent, on a envie de jeter n'importe quoi dedans, des paroles...
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Nouvelle histoire de Mouchette de
Georges Bernanos
Et aujourd'hui voilà qu'elle songeait à sa propre mort, le coeur non serré par l'angoisse, mais par l'émoi d'une découverte prodigieuse, l'imminente révélation d'un secret, ce même secret que lui avait refusé l'amour. Et, certes, l'idée qu'elle se faisait de cet évênement mystérieux restait puérile, mais l'image qui la laissait la veille insensible, l'enivrait maintenant d'une tendresse poignante. Ainsi un visage familier nous apparaît dans la lumière du désir, et nous savons tout à coup que depuis longtemps il nous était plus cher que la vie.
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Par chartel, le 11/09/2009
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
Ma paroisse est une paroisse comme les autres. Toutes les paroisses se ressemblent. Les paroisses d’aujourd’hui naturellement. Je le disais hier à M. le curé de Norenfontes : le bien et le mal doivent s’y faire équilibre, seulement le centre de gravité est placé bas, très bas. Ou, si vous aimez mieux, l’un et l’autre s’y superposent sans se mêler, comme deux liquides de densité différente.
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Par zazimuth, le 18/09/2010
Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
Le doute de soi n’est pas l’humilité, je crois même qu’il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l’orgueil, une sorte de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre lui-même pour se dévorer. Le secret de l’enfer doit être là. (p212-213)
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Journal d'un curé de campagne de
Georges Bernanos
J'ai connu aussi trop tôt la tristesse, pour ne pas être révolté par la bêtise et l'injustice de tous à l'égard de celle des petits, si mystérieuse. L'expérience, hélas ! nous démontre qu'il y a des désespoirs d'enfant.