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Journal d'un curé de campagne3Ajouter à mes livres
Paru dans vingt-sept pays, totalisant plusieurs millions d'exemplaires, "Journal d'un curé de campagne" est considéré par la critique comme un chef d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.
décrit l'existence discrète d'un jeune prêtre catholique dans la petite paroisse flamande Ambricourt dans le nord de la France. Il est marqué par un cancer de l'estomac et son désespoir devant le manque de foi dans la population du village. Le journal est divisé en trois parties. Dans la première partie le jeune prêtre décrit son arrivée dans sa paroisse du nord de la France et ses premières expériences avec la population pauvre. Dans la deuxième partie, il s'agit de la vie quotidienne dans la paroisse. le curé décrit ses rencontres avec différentes personnes et les résultats de son travail. Il échoue à remplir son devoir, et c'est seulement pendant une crise dans le château du village qu'il réussit à convaincre la comtesse de l'existence de Dieu. Elle se trouve dans une situation fatale et elle meurt un jour plus tard. La dernière partie traite du séjour et de la mort du curé à Lille après un examen médical. Grand Prix du roman de l'Académie française. le livre a été adapté au cinéma en 1950 par Robert Bresson pour le film éponyme Journal d'un curé de campagne. - wikipédia
Un jeune prêtre fait ses premières classes à Ambricourt, petite paroisse rurale. A travers son journal, nous suivons le parcours mystique et désespéré d'un homme de foi confronté aux contradictions de son Eglise, mais aussi aux incompréhensions d'une société qui a du mal à tolérer les individus qui sortent du rang, non pas pour se démarquer par simple volonté, mais parce qu'irrésistiblement poussés par leurs inébranlables convictions.
L'une des plus belles œuvres de Bernanos, intense, spirituelle et exigeante .
"On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d'un curé de campagne), avait la vocation... http://www.denecessitevertu.fr/
L’Eglise dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. Ce que vous avez fait contre elle, vous l’avez fait contre la joie. Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ? Mais que vous servirait de fabriquer la vie même, si vous avez perdu le sens de la vie ? Vous n’auriez plus qu’à vous faire sauter la cervelle devant vos cornues. Fabriquez de la vie tant que vous voudrez ! L’image que vous donnez de la mort empoisonne peu à peu la pensée des misérables, elle assombrit, elle décolore lentement leurs dernières joies. Ça ira encore tant que votre industrie et vos capitaux vous permettront de faire du monde une foire, avec des mécaniques qui tournent à des vitesses vertigineuses, dans le fracas des cuivres et l’explosion des feux d’artifice. Mais attendez, attendez le premier quart d’heure de silence. Alors, ils l’entendront, la parole - non pas celle qu’ils ont refusée, qui disait tranquillement : « je suis la Voie, la Vérité, la Vie » - mais celle qui monte de l’abîme : « Je suis la porte à jamais close, la route sans issue, le mensonge et la perdition. »
Le monde du mal échappe tellement, en somme, à la prise de conscience de notre esprit ! D'ailleurs, je ne réussis pas toujours à l'imaginer comme un monde, un univers. Il est, il ne sera toujours qu'une ébauche, l'ébauche d'une création hideuse, avortée, à l'extrême limite de l'être. Je pense à ces poches flasques et translucides de la mer. Qu'importe au monstre un criminel de plus ou de moins ! Il dévore sur-le-champ son crime, l'incorpore à son épouvantable substance, le digère sans sortir un moment de son effrayante, de son éternelle immobilité. Mais l'historien, le moraliste, le philosophe même, ne veulent voir que le criminel, ils refont le mal à l'image et à la ressemblance de l'homme. Ils ne se forment aucune idée du mal lui-même, cette énorme aspiration du vide, du néant. Car si notre espèce doit périr, elle périra de dégoût, d'ennui. La personne humaine aura été lentement rongée, comme une poutre par ces champignons invisibles qui, en quelques semaines, font d'une pièce de chêne une matière spongieuse que le doigt crève sans effort. Et le moraliste discutera des passions, l'homme d'Etat multipliera les gendarmes et les fonctionnaires, l'éducateur rédigera des programmes - on gaspillera des trésors pour travailler inutilement une pâte désormais sans levain.
Je crois, je suis sûr que beaucoup d'hommes n'engagent jamais leur être, leur sincérité profonde.Ils vivent à la surface d'eux-mêmes, et le sol humain est si riche que cette mince couche superficielle suffit pour une maigre moisson qui donne l'illusion d'une véritable destinée.
Ma paroisse est une paroisse comme les autres. Toutes les paroisses se ressemblent. Les paroisses d'aujourd'hui, naturellement. Je le disais hier à M. le curé de Norenfontes : le bien et le mal doivent s'y faire équilibre, seulement le centre de gravité est placé bas, très bas. Ou, si vous aimez mieux, l'un et l'autre s'y superposent sans se mêler, comme deux liquides de densité differente. M. le curé m'a ri au nez. C'est un bon prêtre, très bienveillant, très paternel et qui passe même à l'archevêché pour un esprit fort, un peu dangereux. Ses boutades font la joie des presbytères, et il les appuie d'un regard qu'il voudrait vif et que je trouve au fond si usé, si las, qu'il me donne envie de pleurer.
Ma paroisse est une paroisse comme les autres. Toutes les paroisses se ressemblent. Les paroisses d’aujourd’hui naturellement. Je le disais hier à M. le curé de Norenfontes : le bien et le mal doivent s’y faire équilibre, seulement le centre de gravité est placé bas, très bas. Ou, si vous aimez mieux, l’un et l’autre s’y superposent sans se mêler, comme deux liquides de densité différente.
L'opéra de Francis Poulenc expliqué par le chef d'orchestre Davin : "Dialogues des carmélites" est un opéra français en trois actes de Francis Poulenc. Le livret du compositeur est basé sur un scénario posthume de Georges Bernanos inspiré de La Dernière à l'échafaud (Die letzte am Schafott) de Gertrud von Le Fort.