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Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
"Pris au piège, comme il l’était, d’un amour invisible, il ne pouvait plus revenir en arrière et nier sa romance sans passer pour un lâche et pour un homme qui n’avait rien dans le ventre. Il était désormais condamné à vivre comme réel ce passé imaginaire."
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Par kathel, le 13/09/2010
Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
Ramón Castaños époussetait le comptoir quand il perçut au loin un cri aigu. Il tendit l'oreille et ne discerna que la rumeur de la matinée. Il pensa qu'il s'agissait d'une de ces nombreuses gelinottes qui peuplaient le bois. Il poursuivit sa besogne. Il s'apprêtait à nettoyer une étagère lorsque le cri jaillit de nouveau, cette fois proche et clair. Suivi d'un autre et d'un troisième. Ramón délaissa l'étagère et, d'un bond, sauta par-dessus le comptoir. Il sortit pour voir ce qu'il se passait. On était dimanche, de bon matin : personne, alors que les cris se répétaient, de plus en plus frénétiques. Il remonta la rue et distingua à quelque distance trois enfants qui couraient en braillant :
- Y'a une morte ! Y'a une morte !
Ramón s'avança vers eux, en arrêta un tandis que les deux autres s'égayaient dans le village.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il.
- On l'a tuée ! On l'a tuée ! brama le gamin.
- Qui ? Où ça ?
Sans répondre le garçon repartit dans la direction d'où il était venu. Ramon le suivit. Ils s'élancèrent le long du sentier qui conduisait à la rivière jusqu'à ce qu'ils débouchent dans un champ de sorgho.
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Par bibliame, le 20/04/2011
Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
La conversation s’interrompit quelques instants. ¨lus personne ne parlait. Torcuato troubla le silence d’une manière inattendue.
- Je parie qu’il 10 h 20.
Tous le regardèrent étonnés.
- J’en mettrais ma main au feu, insista Torcuato.
- Et pourquoi ? demanda Pedro Salgado
- Parce qu’on dit que toutes les vingt minutes un ange passe et que c’est pour ça que le gens se taisent.
- Tu as raison, il est 10 h 20.
- Vous voyez ? Se réjouit Torcuato avec un sourire triomphant.
Un autre ange dut passer au-dessus de leur tête, car ils se turent de nouveau.
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Par bibliame, le 20/04/2011
Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
Il s’assit au bord du matelas. Encore harcelé par tant de cauchemars, il découvrit quelque chose qui l’unissait davantage à Adela : ne intense nostalgie des instants qu’ils n’avaient pas vécus ensemble.
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Par bibliame, le 20/04/2011
Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
Ranulfo ne pouvait plus se rétracter et avouer la mystification dont il était l’auteur. Il devait faire en sorte que s’accomplît le sacrifice du Gitan : c’était sa seule planche de salut.
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Par bibliame, le 20/04/2011
Un doux parfum de mort de
Guillermo Arriaga
Ramon avait l’air triste et douloureux, de cette tristesse et cette douleur que seuls peuvent exprimer les homes qui viennent de perdre la femme qu’ils aimaient le plus au monde.
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Par Tampopo, le 11/10/2010
Mexico, quartier sud de
Guillermo Arriaga
Il mesurait plus de deux mètres. Il était vieux, il avait un visage grêlé et des aigles tatoués sur les avant-bras. Cela faisait trois mois qu’il était arrivé dans l’avenue Retorno. Personne ne savait qui il était ni ce qu’il faisait. La nuit, il se soûlait, criait et brisait les vitres des fenêtres. Les rares fois où il sortait dans la rue les enfants effrayés couraient se cacher. Il marchait d’un pas lent et assuré. Il ne saluait personne. Il parlait tout seul.
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Par Tampopo, le 11/10/2010
Mexico, quartier sud de
Guillermo Arriaga
La chaîne l’asphyxie, l’étouffe, l’empêche de dormir, de manger. Il sait que ce n’est pas elle l’adversaire, mais lui, le petit être en gestation qui depuis les entrailles maternelles prépare l’attaque qui l’obligera à se soumettre. Serafina a installé la chaîne, c’est le fils qui la tendra. Il doit la briser, conjurer la menace, les vaincre tous les deux, avant d’être vaincu par eux, tout comme sa mère et lui anéantirent son père.
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Par Tampopo, le 11/10/2010
Mexico, quartier sud de
Guillermo Arriaga
Elle sait qu’il ne lui reste pas plus de six mois à vivre et je l’ai entendue sangloter. Elle pleure un avenir qui n’est jamais arrivé, parce que, au lieu de vivre avec l’homme aimé (moi), elle a vécu avec l’homme détesté (moi).
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Par Gine, le 12/01/2011
Le Bison de la nuit de
Guillermo Arriaga
Beaucoup avaient fini par le craindre. D'autres s'étaient laissé séduire. La plupart ne savaient que penser. A cette époque, aucun indice ne laissait présager ce que deviendrait Gregorio. Même moi, je ne pouvais le prévoir.