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Par Lilly, le 14/02/2009
Tandis que j'agonise de
William Faulkner
"Des fois, je ne sais pas trop si l'on a le droit de dire qu'un homme est fou ou non. Des fois, je crois qu'il n'y a personne de complètement fou et personne de complètement sain tant que la majorité n'a pas décidé dans un sens ou dans l'autre."
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Par chartel, le 27/12/2008
Absalon, Absalon! de
William Faulkner
On laisse si peu de trace, voyez-vous. On naît, on essaye ceci ou cela sans savoir pourquoi, mais on continue d’essayer ; on naît en même temps qu’un tas d’autres gens, tout embrouillé avec eux, comme si on s’efforçait, comme si on était obligé de faire mouvoir avec des ficelles ses bras et ses jambes, mais les mêmes ficelles sont attachées à tous les autres bras et jambes et tous les autres essayent également et ne savent pas non plus pourquoi, si ce n’est qu’ils se prennent dans les ficelles des autres comme si cinq ou six personnes essayaient de tisser un tapis sur le même métier mais avec chacune d’elles voulant tisser sur le tapis son propre dessin ; et cela ne peut pas avoir d’importance, on le sait, ou bien Ceux qui ont installé le métier à tisser auraient un peu mieux arrangé les choses, et pourtant cela doit avoir de l’importance puisque l’on continue à essayer ou que l’on est obligé de continuer, et puis tout à coup tout est fini et tout ce qui vous reste est un bloc de pierre avec quelque chose de griffonné dessus, en admettant qu’il y ait quelqu’un qui se souvienne ou qui ait le temps de faire mettre le marbre en place et d’y faire marquer quelque chose, et il pleut dessus et le soleil brille dessus et au bout d’un peu de temps on ne se rappelle plus ni le nom ni ce que les marques essayaient de dire, et cela n’a pas d’importance.
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Par chartel, le 27/12/2008
Absalon, Absalon! de
William Faulkner
Il était une fois – Remarquez-vous comme la glycine pressurée par le soleil sur le mur ici près distille son parfum et pénètre dans cette chambre comme (libérée des entraves de la lumière) par une mystérieuse et abrasive progression, de grain à grain, des innombrables éléments de l’ombre ? Telle est la substance du souvenir – la sensation, la vue, l’odorat : les muscles avec lesquels nous voyons, entendons et sentons – pas l’intelligence, pas la pensée ; la mémoire n’existe pas : le cerveau ne reproduit que ce que les muscles cherchent en tâtonnant, ni plus, ni moins, et la somme qui en résulte est d’ordinaire incorrecte et fausse et ne mérite que le nom de rêve.
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Par Outis, le 09/04/2008
Absalon, Absalon! de
William Faulkner
Peut-être est-il nécessaire de vraiment bien connaître quelqu'un pour l'aimer mais quand on hait quelqu'un depuis quarante-trois ans on le connaît vraiment bien et peut-être cela vaut-il mieux ainsi, peut-être est-ce bien ainsi car au bout de quarante-trois ans il ne peut plus vous causer de surprise ni vous faire grand plaisir ou vous mettre très en colère.
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Par chartel, le 12/09/2007
Sartoris de
William Faulkner
Stuart cria après lui, mais Sartoris leva la main d'un geste insouciant et obstiné et fila à toute bride. Le général allait faire tourner son cheval pour courir après lui, lorsque, du bord de la route, une patrouille yankee ouvrit le feu, puis se jeta dans le bois en appelant aux armes. Immédiatement, d'autres coups de feu éclatèrent de toutes parts. De la forêt, sur la droite, parvint le bruit d'une troupe considérable qui se mettait en branle, et, derrière eux, dans la direction du mamelon invisible, une salve crépita. Un officier éperonna son cheval et saisit la bride de Stuart.