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Par gaillard1, le 17/09/2010
Le Rire de
Henri Bergson
La modestie vraie ne peut être qu'une méditation sur la vanité. Elle naît du spectacle des illusions d'autrui et de la crainte de s'égarer soi-même. Elle est comme une circonspection scientifique à l'égard de ce qu'on dira et de ce qu'on pensera de soi. Elle est faite de corrections et de retouches. Enfin c'est une vertu acquise.
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Par Couperine, le 17/06/2010
Le Rire de
Henri Bergson
Voici le premier point sur lequel nous appellerons l’attention. Il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux, sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d’un animal, mais parce qu’on aura surpris chez lui une attitude d’homme ou une expression humaine. On rira d’un chapeau ; mais ce qu’on raille alors, ce n’est pas le morceau de feutre ou de paille, c’est la forme que des hommes lui ont donnée, c’est le caprice humain dont il a pris le moule. Comment un fait aussi important, dans sa simplicité, n’a-t-il pas fixé davantage l’attention des philosophes ? Plusieurs ont défini l’homme « un animal qui sait rire ». Ils auraient aussi bien pu le définir un animal qui fait rire, car si quelque autre animal y parvient, ou quelque objet inanimé, c’est par une ressemblance avec l’homme, par la marque que l’homme y imprime ou par l’usage que l’homme en fait.
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Le Rire de
Henri Bergson
voici le premier point sur lequel nous appellerons l'attention. Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux, sublime, insignifiant ou laid;il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau, mais ce qu'on raille alors, ce n'est pas le morceau de feutre ou de paille, c'est la forme que des hommes lui ont donnée, c'est le caprice humain dont il a pris le moule.
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Par gaillard1, le 27/09/2010
L'énergie spirituelle de
Henri Bergson
L'homme est au fond l'animal métaphysique qui ne peut pas ne pas tenter de penser l'absolu. Cela permet en outre de comprendre un curieux phénomène: l'illusion méta-physique ne disparaît pas, même lorsqu'on a mis à jour son mécanisme. "La Critique de la Raison pure " est le moment où la raison prend conscience d'elle-même, mais qui n'apporte aux contradictions de la métaphysique qu'une solution de droit et non de fait: si bien qu'aujourd'hui encore il y a des esprits pour se demander ce qu'il y avait avant la naissance de l'univers ou qui s'imaginent connaître les desseins de la divine Providence. Mais l'analyse Kantienne montre également que la démarche scientifique n'est possible que par l'idéal de la métaphysique, et qu'en quelque sorte la métaphysique est nécessaire au développement des sciences.
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Par gaillard1, le 27/09/2010
Le Rire de
Henri Bergson
[...] le remède spécifique de la vanité est le rire, et que le défaut essentiellement risible est la vanité.
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Par gaillard1, le 27/09/2010
Le Rire de
Henri Bergson
Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est humain. Un paysage pourra être beau, gracieux, sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau ; mais ce qu'on raille alors, ce n'est pas le morceau de feutre ou de paille, c'est la forme que des hommes lui ont donnée, c'est le caprice humain dont il a pris le moule. Comment un fait aussi important, dans sa simplicité, n'a-t-il pas fixé d'avantage l'attention des philosophes ? Plusieurs ont défini l'homme "un animal qui sait rire". Ils auraient aussi bien pu le définir un animal qui fait rire, car si quelque animal y parvient, ou quelque objet inanimé, c'est par une ressemblance avec l'homme, par la marque que l'homme y imprime ou par l'usage que l'homme en fait.
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Par gaillard1, le 27/09/2010
L'énergie spirituelle de
Henri Bergson
La conscience nous apparaît comme une force qui s'inscrirait dans la matière pour s'emparer d'elle et la tourner à son profit.
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Par gaillard1, le 27/09/2010
Le Rire de
Henri Bergson
Quel est l'objet de l'art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l'art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature.
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Par Latma, le 08/05/2011
La Politesse : Et autres essais de
Henri Bergson
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé d'analyser le sentiment que le spectacle d'une danse gracieuse, par exemple, fait naître dans l'âme. C'est d'abord de l'admiration pour ceux qui exécutent avec souplesse, et comme en se jouant, des mouvements variés et rapides, sans choc ni secousse, sans solution de continuité, chacune des attitudes étant indiquée dans celles qui précédent et annonçant celles qui vont la suivre. Mais il y a quelque chose de plus, il entre dans notre sentiment de la grâce, en même temps qu'une sympathie pour la légèreté de l'artiste, l'idée que nous nous dépouillons nous-mêmes de notre pesanteur et de notre matérialité. Enveloppés dans le rythme de sa danse, nous adoptons la subtilité de son mouvement sans prendre notre part de son effort, et nous retrouvons ainsi l'exquise sensation de ces rêves où notre corps nous semble avoir abandonné son poids, l'étendue sa résistance, et la forme sa matière.