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Par nadejda, le 06/07/2011
Poussières de la route de
Henri Calet
Je m'aperçois que je me suis peu étendu jusqu'ici sur le paysage. C'est l'occasion de tâcher de m'expliquer, une fois pour toutes, sur mes rapports avec la nature, en général. Si je ne trouve jamais rien, ou à peu près, à en dire ni à lui dire, c'est sûrement pour les mêmes raisons profondes qui vous font demeurer coi dans l'intimité d'un être bien-aimé. On reste là, muet -- comme un peu engourdi -- mais bourré de sentiments intransmissibles et dans une pareille qualité de silence. C'est lorsqu'on se tait qu'on a le plus à dire. p130
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Par StephD, le 23/09/2010
Le tout sur le tout de
Henri Calet
Je demeure chez moi autant que je le peux, dans ma soupente, au huitième étage, où il fait très froid l'hiver, trop chaud l'été. Je suis revenu aux mansardes de mon enfance. Ma soupente ressemble par ses dimensions à une cellule, à une cabine de transatlantique, à un belvédère, ou bien, quelquefois, à une dunette... Elle est meublée d'une armoire blanche, d'une table de sapin teinte au brou de noix, sur quoi j'écris, d'une chaise, d'un lit-divan où je dors, où je rêve les yeux ouverts, ou fermés, pendant que le réveil-matin grignote ce qui reste de la nuit.
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Par brigetoun, le 29/11/2010
Contre l'oubli de
Henri Calet
Sixième hiver sans feu, sixième hiver de privations de toutes sortes, et peut être pas le dernier. Nous nous lamentons un peu, et sans trop insister. À quoi bon ? Les explications qui nous sont fournies en haut lieu nous paraissent valables, en général. On nous démontre par des statistiques et des chiffres de catastrophe que nous sommes ruinés, que nous ne possédons plus rien ; nous le croyons. Le monde subit les conséquences d'une guerre au cours de laquelle il a été détruit le maximum de choses ; sans compter les hommes qui se remplacent plus aisément qu'une usine ou un barrage. On ajoute que cette misère, d'autres peuples le connaissent également. L'Europe entière est dans la misère. Nous sommes convaincus de tout cela et c'est pourquoi nous rouspétons à peine ; nous nous montrons compréhensifs. On souligne par ailleurs que nous vivrons dans la même gêne durant des années
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Par Trissotin, le 30/05/2011
Peau d'ours de
Henri Calet
Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes.
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Par nadejda, le 06/07/2011
Poussières de la route de
Henri Calet
Nous étions en avance au lieu dit. C'est avec contentement que nous retrouvâmes notre car.... Nous étions las et, soudain, pressés de rentrer avant que tous ces souvenirs en formation ne se défassent ; repliés sur nous-mêmes, plein de pensées diverses et, en vérité, tristes un peu, tels des évadés repris. p 137
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Par sarasvati, le 25/09/2010
Les grandes largeurs de
Henri Calet
p.98/Des souvenirs personnels, en poudre, en grains, des fragments d'histoire de France, des fraises des bois...Voilà ce que l'on récolte en flânant à l'aventure dans Paris. En outre, si l'on fait attention vraiment, on perçoit à chaque pas la pulsation d'un grand coeur, sous sa semelle.
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Par Trissotin, le 30/05/2011
Peau d'ours de
Henri Calet
La vie est un tapis roulant qui ne s'arrête jamais, la vie est un verre d'eau dans lequel on se noie, la vie est un mur de prison sur lequel on écrit avec ses ongles, la vie est une poêle dans laquelle on frit.
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Poussières de la route de
Henri Calet
Il m'a fallu prendre trois autobus pour rentrer chez moi, ce qui me donnait l'illusion de revenir vraiment de villégiature.Durant tout le parcours , j'avais la tête pleine d'impressions confuses , mais agréables,balnéaires,et mécaniques par certains côtés.J'avais déjà un avant-goût des lointains.
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Par nadejda, le 06/07/2011
Poussières de la route de
Henri Calet
Les vacances sont terminées (pour moi) mais non pas oubliées déjà. J'ai encore la tête pleine d'herbes folles. Il me vient parfois un élancement de nostalgie, presque semblable aux premiers signes d'une rage de dents. Mais il ne s'agit pas de dents, c'est à la Normandie que j'ai un peu mal. Oui, je m'étais mis à l'approcher lentement, sans excès, et nous avions fini par nous plaire. Je l'ai broutée, mâchée à la manière des vaches ; elle est entrée en moi. Et voilà maintenant que je la rumine. p67
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Par Yannickge, le 26/01/2012
L'Italieà la paresseuse : Journal de voyage de
Henri Calet
"j'eusse pu meubler coquettement mon intelligence"
"il faut se prendre tel qu'on est. Rien n'est plus embêtant que de vivre en mauvais termes avec soi-même."