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Par le_Bison, le 06/02/2012
Les soldats de Salamine de
Javier Cercas
Tous les bons récits sont des récits réels, du moins pour celui qui les lit, c’est la seule chose qui compte.
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A la vitesse de la lumière de
Javier Cercas
[...] je me suis demandé si c'était cela qu'on voyait en quittant la boue du sous-sol pour la clarté du grand jour, si le passé n'était pas un lieu sans cesse altéré par l'avenir et où rien de ce qui s'était déjà produit n'était irréversible, si ce qu'il y avait au bout du tunnel n'était pas la réplique de ce qu'il y avait avant d'y entrer, je me suis demandé si ce n'était pas cela la fin de tout, la fin du voyage, la fin du tunnel, la brèche dans la porte en pierre. Maintenant, ca y est, me suis-je dit, pris d'une étrange euphorie.
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Anatomie d'un instant de
Javier Cercas
J'aime beaucoup Javier Cercas, "les soldats de Salamine" est peut-être le plus beau livre que j'ai lu.
"Anatomie d'un instant" est un livre essentiel par son thème (la tentative de coup d'état aux Cortes en 1981), mais d'une lecture un peu aride.
Je n'en suis qu'à la première partie qui expose les racines du coup d'état (le"placenta" comme dit l'auteur) et je n'aime pas trop son procédé de répétition de certaines expressions marquantes mais qui finissent pas perdre de leur substance.
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de mes impressions par la suite !
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Par Aela, le 02/04/2011
A petites foulées de
Javier Cercas
Mario arriva aux Etats-Unis en août 1981. Il avait obtenu une bourse du gouvernement italien qui devait lui permettre de mener à bien un doctorat en linguistique à l'université du Texas, Austin.
Les premiers mois passés dans ce nouveau pays ne furent pas agréables, il ne voulut ou ne put pas se lier d'amitié avec quiconque, avec les Américains, jeunes pour la plupart, il lui fut difficile de dépasser les limites d'une simple relation intéressée; quant aux Européens avec lesquels il eut l'occasion d'entrer en contact, ils lui parurent tous anodins sans exception, dépourvus du moindre intérêt.
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Par Aela, le 02/04/2011
A petites foulées de
Javier Cercas
Il te reste donc six mois, plus de temps qu'il n'en faut, pour préparer ou pour peaufiner quelque chose à partir de sur quoi tu travailles depuis tout ce temps: trois ans sans rien publier, c'est beaucoup. Et j'insiste: ce n'est pas une menace, Mario, je me contente de constater les faits...
Travaille, Marrio, prépare quelque chose., n'importe quoi, pour l'envoyer à une revue ou le présenter au congrès et on n'en parle plus. Prépare quelque chose, n'importe quoi, et vite: je t'avoue qu'il me sera difficile sinon d'intercéder en ta faveur devant le comité.