> Elisabeth Beyer (Traducteur)
> Aleksandar Grujicic (Traducteur)

ISBN : 2742772537
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Dans une université américaine, un écrivain débutant, qui pourrait s’appeler Cercas, se lie d’amitié avec un vétéran du Viêtnam anéanti par le poids de son passé. A son retour en Espagne, le succès de l’un de ses romans le propulse soudain au firmament... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 07 février 2012

    Lostinmypal
    Voilà un roman qui m'a énormément plu mais dont je suis quasi-incapable de parler.
    Comme le dit le narrateur : « ... j'ai instinctivement compris que toutes ces histoires étaient en réalité la même histoire...Je ne sais pas si elle est terminée... Je ne sais pas non plus si je la comprends... ».
    J'ai passé mon temps à trouver les thèmes formidables mais sans jamais être sûre de tout à fait comprendre le dessein de l'auteur. A la fin, j'ai souri parce que j'ai cru enfin comprendre, quand le narrateur nous dit : « Ce sera un roman apocryphe, comme ma vie clandestine et invisible, un roman faux mais plus réel que s'il était vrai. ». Or le propre d'un roman est d'être une invention et "A la vitesse de la lumière" m'a paru terriblement vrai.
    Je m'y suis plongée, il m'a habitée, nous avons fait corps pendant dix jours tellement j'étais incapable de m'en détacher, fascinée et inquiète. C'est un roman et une écriture exigeants que nous avons là et une incroyable puissance s'en dégage.
    Dans ce magnifique roman, Cercas nous fait voir la guerre dans toute son horreur parce qu'elle transforme un pacifiste en machine à tuer, parce qu'elle laisse des traces indélébiles chez ceux qui ont été ses instruments.
    Il s'interroge en parallèle sur les effets du succès et de la toute-puissance qu'il peut donner à celui qui le connaît. le succès comme la guerre peuvent nous briser aussi durement, nous amputer d'une part de nous-mêmes.
    Cercas mène son intrigue avec une virtuosité consommée. Il croise le destin de Rodney et de l'écrivain avec brio pour nous faire réfléchir sur l'horreur du monde et l'éventuel pouvoir de la littérature. Car Rodney et notre narrateur sont les deux faces d'une même histoire et c'est un lent processus qui nous amène à comprendre cela.
    On reste happé par ces pages, par cette écriture qui dévide un très long fil jusqu'à la fin, comme si le livre avait été écrit dans un seul souffle.
    Un livre terriblement humain qui ne peut que toucher. A lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 10 décembre 2011

    carre
    Que dire de ce roman si ce n'est qu'il m'a bouleversé. Cercas nous emmène à travers l'histoire d'un écrivain reconnu (Cercas lui-même ?) et son ami américain vers des questionnements existentiels. Avec une grande maitrise et une grande virtuosité, le roman résonne en nous bien après la fin de sa lecture. Une belle découverte.
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    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo, le 14 novembre 2010

    ChezLo
    L'écriture est le seul moyen de témoigner de toutes les douleurs tues, celles dont on ne peut parler linéairement tant elles sont inavouables, irracontables. A la vitesse de la lumière parle de cette difficulté de vivre l'esprit assombri par les souvenirs douloureux. Et d'une soif de pouvoir qui aveugle, précipitant à leur perte nos deux protagonistes, avant de les transformer, à des époques différentes, en monstres de culpabilité.
    Au risque de nous perdre dans un dédale psychologique, les phrases de Javier Cercas sont longues comme des pensées, comme des questions, comme les réflexions que chacun peut avoir à l'égard de son propre comportement et de celui de ses semblables. Son style est froid et m'a rappelé l'hermétisme de Philip Roth. (...)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2007/05/la-vitesse-de-la-lumiere.html
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Citations et extraits

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  • Par Hebephrenie, le 25 septembre 2010

    [...] je me suis demandé si c'était cela qu'on voyait en quittant la boue du sous-sol pour la clarté du grand jour, si le passé n'était pas un lieu sans cesse altéré par l'avenir et où rien de ce qui s'était déjà produit n'était irréversible, si ce qu'il y avait au bout du tunnel n'était pas la réplique de ce qu'il y avait avant d'y entrer, je me suis demandé si ce n'était pas cela la fin de tout, la fin du voyage, la fin du tunnel, la brèche dans la porte en pierre. Maintenant, ca y est, me suis-je dit, pris d'une étrange euphorie.
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    Je veux dire que celui qui sait toujours où il va n’arrive jamais nulle part et qu’on sait seulement ce qu’on veut dire une fois qu’on l’a dit.
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