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> Elisabeth Beyer (Traducteur)
> Aleksandar Grujicic (Traducteur)

ISBN : 2742772537
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une université américaine, un écrivain débutant, qui pourrait s’appeler Cercas, se lie d’amitié avec un vétéran du Viêtnam anéanti par le poids de son passé. A son retour en Espagne, le succès de l’un de ses romans le propulse soudain au firmament... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Shan_Ze, le 28 février 2013

    Shan_Ze
    La décision du narrateur de partir à Urbana, une université américaine va être un tournant dans sa vie. Il rencontre là-bas Rodney Falk, un vétéran du Viet-Nâm avec il noue une amitié particulière. Mais un jour Rodney disparaît. Il apprend par son père qu'il a un passé un peu sombre…
    Ce roman est une spirale : j'ai été prise dans le flot de passé et présent, entre guerre réelle et guerre mentale. On suit en parallèle deux histoires, deux personnages qui vivent des moments très durs. le narrateur est un écrivain et connait un premier succès avec un livre sur la guerre civile espagnole (clin d'œil aux soldats de Salamine ?). le lien est très fort entre ces deux hommes même si, souvent, ils se ratent, se jugent puis se comprennent. Ces deux histoires noires en miroir donne un roman troublant et amenant à la réflexion sur l'écriture dans un style sublime. Cercas retranscrit bien leur culpabilité, leurs regards respectifs sur la vie de l'autre et ainsi, la possibilité de s'en affranchir.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 10 décembre 2011

    carre
    Que dire de ce roman si ce n'est qu'il m'a bouleversé. Cercas nous emmène à travers l'histoire d'un écrivain reconnu (Cercas lui-même ?) et son ami américain vers des questionnements existentiels. Avec une grande maitrise et une grande virtuosité, le roman résonne en nous bien après la fin de sa lecture. Une belle découverte.
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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 26 décembre 2012

    LePamplemousse
    Un jeune écrivain espagnol se lie d'amitié avec un vétéran du Vietnam anéanti par le poids de son passé.
    Chacun d'eux a connu un drame.
    Dès lors, seul raconter l'un pourra sauver l'autre.
    Un roman prodigieux sur le thème de la culpabilité.

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    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo, le 14 novembre 2010

    ChezLo
    L'écriture est le seul moyen de témoigner de toutes les douleurs tues, celles dont on ne peut parler linéairement tant elles sont inavouables, irracontables. A la vitesse de la lumière parle de cette difficulté de vivre l'esprit assombri par les souvenirs douloureux. Et d'une soif de pouvoir qui aveugle, précipitant à leur perte nos deux protagonistes, avant de les transformer, à des époques différentes, en monstres de culpabilité.
    Au risque de nous perdre dans un dédale psychologique, les phrases de Javier Cercas sont longues comme des pensées, comme des questions, comme les réflexions que chacun peut avoir à l'égard de son propre comportement et de celui de ses semblables. Son style est froid et m'a rappelé l'hermétisme de Philip Roth. (...)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2007/05/la-vitesse-de-la-lumiere.html
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 04 juillet 2012

    Ce n’est pas le succès qui fait de nous un crétin ou un fils de pute. Mais il peut faire sortir le fils de pute ou le crétin qu’on porte en soi.

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  • Par Hebephrenie, le 25 septembre 2010

    [...] je me suis demandé si c'était cela qu'on voyait en quittant la boue du sous-sol pour la clarté du grand jour, si le passé n'était pas un lieu sans cesse altéré par l'avenir et où rien de ce qui s'était déjà produit n'était irréversible, si ce qu'il y avait au bout du tunnel n'était pas la réplique de ce qu'il y avait avant d'y entrer, je me suis demandé si ce n'était pas cela la fin de tout, la fin du voyage, la fin du tunnel, la brèche dans la porte en pierre. Maintenant, ca y est, me suis-je dit, pris d'une étrange euphorie.
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    Je veux dire que celui qui sait toujours où il va n’arrive jamais nulle part et qu’on sait seulement ce qu’on veut dire une fois qu’on l’a dit.

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