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Elisabeth Beyer (Traducteur)Aleksandar Grujicic (Traducteur)
ISBN : 2742772537
Éditeur : Actes Sud (2008)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Dans une université américaine, un écrivain débutant, qui pourrait s’appeler Cercas, se lie d’amitié avec un vétéran du Viêtnam anéanti par le poids de son passé. A son retour en Espagne, le succès de l’un de ses romans le propulse soudain au firmament et, gorgé de suffisance, il ne voit pas qu’il a perdu son âme. Un drame se produit auquel, peut-être, il faudrait survivre. Aux portes de l’enfer, qui s’ouvrent béantes sur le mépri... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
michfred
20 août 2016
  • 5/ 5
Encore une fois, je reviens à Javier Cercas que Pecosa, avec tout son talent, m'a fait apprécier. Il me reste deux livres traduits en français à découvrir : A petites foulées, son premier roman, et A la vitesse de la Lumière, que je viens d'achever.
Une fois de plus Javier Cercas m'a touchée en plein coeur, malgré son phrasé tortueux qui fait penser qu'on visite la coquille d'un gastéropode.
Je suis en effet entrée dans le récit « à petites foulées », circonspectes, et j'ai été soudain emportée à grandes embardées, « à la vitesse de la lumière », à la vitesse de l'émotion, malgré la distance clinique que Cercas introduit toujours entre lui et son sujet, malgré cette ironie, cette cruauté, cette objectivité d'archiviste qui lui permettent de se prendre pour point de départ, point de vue et point de mire de presque tous ses récits sans jamais sombrer dans l'exhibitionnisme ou le narcissisme, sans qu'on se sente jamais tenté de qualifier ses livres d'autobiographiques, alors qu'il le sont quasiment tous, à un degré ou à un autre.

Le début, malgré le titre fulgurant, est, comme souvent chez Cercas, tâtonnant: il met lentement en place la vie de bohême, les amis artistes, les rêves d'avenir, la peur de l'enlisement dans la ville provinciale de Gérone, la tentation de Barcelone, les interminables discussions dans les petits bistrots enfumés, quand tout à coup, comme une trouée dans le brouillard, éclate, pour le narrateur , l'opportunité inespérée d'un poste d'assistant d'espagnol à la faculté américaine d'Urbana.
Mais une fois à Urbana, le récit à nouveau tâtonne, tourne , littéralement autour du sujet, car le narrateur, apprenti – romancier, y fait la rencontre d'un ancien vétéran du Vietnam, plein de silences et de culpabilité, Rodney Falk, un fin lettré, amoureux de Hemingway mais le coeur à jamais en enfer. Cercas verrait bien Rodney en sujet de son prochain roman, si le sujet, décidément récalcitrant, ne lui glissait entre les mains.
Retour à la case Barcelone. Cercas s'est mis à écrire et à publier. Son premier livre qui porte un regard caustique sur l'université américaine- Rodney n'y apparaît qu'en silhouette- passe inaperçu, mais le second, Les Soldats de Salamine, est accueilli par un succès fulgurant, foudroyant, qui fait sauter toutes les digues : griseries d'ego, bouffées d'orgueil, inlassables beuveries, folle fatuité, honteuses trahisons…Tant d' Hybris attire les foudres du destin qui fond simultanément, à la vitesse de la lumière, sur l'auteur qui a oublié l'homme qu'il était et sur son (futur) sujet qui ne peut oublier, lui, l'homme que la sale guerre vietnamienne a fait de lui. Sur celui qui , en Espagne, est en train de perdre son âme et celui qui , en Amérique, ne peut malgré tous ses efforts la retrouver tout à fait.
Une étrange symétrie s'imprime dans les dernières pages de ce récit entre celui que l'écriture a failli perdre et celui que le silence, plus que la parole tardive, a perdu.
Bouleversante conclusion, qui évite tous les pièges de la facilité ou du romanesque et retrouve le chemin de l'amitié vraie, de la simplicité, du réconfort.
On ferme ce livre à la fois tâtonnant et fulgurant, le coeur serré.
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tamara29
08 octobre 2016
  • 5/ 5
le narrateur de « A la vitesse de la lumière » -qui pourrait être l'auteur Javier Cercas lui-même-, jeune homme espagnol, rêve avec son ami Marcos Luna de devenir des artistes à succès. Si Marcos souhaite être peintre, le narrateur a pour ambition de devenir écrivain. Il accepte la proposition d'aller travailler dans une université américaine à Urbana, pour y donner des cours d'espagnol. C'est pour lui la possibilité de lui fournir de la matière à son écriture et de nourrir l'écrivain en devenir.
A l'université, il fait la rencontre de Rodney Falk, vétéran de la guerre du Vietnam. Ce collègue, est un homme taciturne, solitaire, considéré comme étrange par les autres de l'université.
En prenant l'habitude de se retrouver chaque semaine dans un bar pour que le jeune homme apprenne le catalan à Rodney, de converser sur les thèmes de l'écriture et la littérature, ils deviennent peu à peu amis. le vétéran se révèle être un esprit fin et cultivé, amoureux de la littérature, des grands écrivains, notamment d'Hemingway. Rodney va ainsi lui expliquer que le succès peut littéralement tuer un écrivain. Devenir un grand écrivain, c'est -selon lui- créer du sens à la réalité, accepter de regarder la réalité en face. Avec le succès, l'écrivain a l'obligation de ne jamais cesser d'écrire, de toujours voir cette réalité, de chercher son sens, sous peine de dépression ou de suicide.
Rapidement, le narrateur comprend que la guerre du Vietnam a détruit Rodney, même si ce dernier évite, de prime abord, d'en parler. de par sa vie solitaire, s'excluant quasiment de toute vie sociale, mais aussi par quelques remarques sur l'homme qu'il est, le jeune espagnol réalise que son ami est rongé par la culpabilité, par les actes infâmes des soldats que la guerre oblige à faire, poursuivi par ses ombres. La guerre finit par rendre un homme inhumain et barbare et changer la nature même de son être et de son âme.
De retour d'un voyage de quelques semaines avec des amis, il va apprendre que Rodney a disparu. Peut-être notamment parce que, pour l'écrivain qu'il est, il est curieux de cet homme profond et ravagé par son passé, il va tenter de le retrouver, de mieux le connaître.
Mais, Il va finalement rentrer en Espagne sans le retrouver. Il va rencontrer sa future femme, avoir un enfant et tenter d'écrire jusqu'à ce qu'un de ses romans rencontre le succès…
J'en ai presque déjà trop dit. Comme l'exercice est souvent difficile, par notre envie d'argumenter sur le plaisir qu'on a connu à lire une oeuvre, à donner l'envie à l'autre, de raconter l'histoire et d'en dire un peu trop ! A ce propos, ce qui a été le cas pour ce roman, j'en profite pour regretter (et le terme est faible) que certaines quatrièmes de couverture ou critiques littéraires, soit nous fassent miroiter monts et merveilles qu'on cherchera en vain dans le roman, soit nous en racontent beaucoup trop, quand ce n'est pas jusqu'à l'épilogue, et ainsi, contrarient tout effet de surprise, d'intrigue et donc l'émotion.
Le roman de Javier Cercas par son écriture intelligente et fine, la psychologie, la profondeur de ses personnages m'a captivée dès les premières pages. Rodney est un de ses personnages, complexe, qui nous touche, forcément.
C'est un roman lumineux parce que cela parle de l'amitié, de son pouvoir, mais aussi de littérature, de ce qui fait tenir les hommes. Mais, c'est aussi bien entendu un roman sombre par ses autres thèmes : la guerre et la culpabilité. La culpabilité comme celle des Tragédies, celle qui s'insinue en soi et dévore peu à peu l'âme. Une culpabilité qui va, bien sûr, bien au-delà de la guerre. Ce sentiment qui peut naître pour tout à chacun, selon nos actes vis-à-vis des autres, notre conscience.
Et si cette histoire m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, c'est bouleversée que j'ai fermé ce roman.
Et il va sans dire que je vais poursuivre ma découverte de cet écrivain.
Un grand merci à Merik pour m'avoir fait découvrir Javier Cercas !
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blandine5674
25 août 2016
  • 5/ 5
Rien à dire de négatif (même en cherchant) : l'écriture est belle et souvent profonde, l'histoire est bien menée et forte. Quel écrivain ! Il m'a souvent fait penser à Sorj Chalendon. le narrateur espagnol part deux ans aux USA (tout comme l'auteur !?) et deviendra l'ami de son collègue, qui a fait la guerre du Vietnam. Puis, il y aura un chassé-croisé où l'on attend, comme lui, des nouvelles et des réponses. C'est aussi des réflexions sur l'écrivain et ses doutes. Sur l'amitié, sur la vie de couple, sur la culpabilité. J'ai adoré la fin toute simple en évidence et en même temps… Un grand roman inoubliable ! Merci à Bookycooky
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claraetlesmots
18 août 2014
  • 4/ 5
Jamais je ne pensais avoir entre mains un livre qui parle entre autres de la guerre de Vietnam,de la transformation qui s'est opérée chez certains soldats alors qu'ils combattaient et se prenaient pour Dieu en ayant cette possibilité de donner la mort, et surtout sur le sens et le pouvoir de littérature. Pourtant ce roman prenant et riche en émotions traite de ces thèmes par une écriture ô combien remarquable et par l'histoire de deux hommes.
Le narrateur, un étudiant espagnol, a pour ambition de devenir écrivain. Par le plus grand des hasards, on lui propose un poste à l'université d'Urbana. Ainsi, il pourra enseigner sa langue et écrire. Et c'est dans le cadre de son travail qu'il rencontre Rodney Falk. Cet ancien combattant du Vietnam enseigne lui aussi l'espagnol. Peu bavard, Rodney Falk est solitaire, pourtant lui et le narrateur vont devenir amis. Mais Rodney disparaît sans prévenir son ami et sans avoir donné de raison à la faculté. Retourné en Espagne, le narrateur découvre la gloire liée à la publication de ses livres. Marié et père d'un enfant, il s'abandonne à une vie de vices . Il faudra un drame personnel pour qu'il cherche à voir de retour son ancien ami.
Alors qu'il était pacifiste, Rodney Falk s'est engagé. Il a côtoyé l'abominable, il s'est vu devenir un homme qui tue sans éprouver de remords. Pire, il y a pris du plaisir. Revenu au pays, il n'a plus trouvé la paix ( "En apparence, Rodney était certes revenu du Vietnam, mais c'était en réalité comme s'il s'y trouvait encore, ou comme s'il avait ramené le Vietnam chez lui"). le narrateur lui a perdu sa famille, sa dignité à cause de l'ivresse du succès ( "j'aurais au moins dû prévoir que personne n'est vacciné contre le succès et que c'est qu'au moment de l'affronter qu'on comprend que c'est non seulement un malentendu et la joyeuse insolence d'un jour, mais que ce malentendu et cette insolence sont humiliants; j'aurais aussi dû prévoir qu'il était impossible de survivre avec dignité au succès, parce qu'il détruit tel un ivrogne la demeure de l'âme et qu'il est si beau qu'on découvre, même si on se leurre avec des protestations d'orgueil et de démonstrations hygiéniques de cynisme, qu'en réalité on n'avait pas fait autre chose que de le chercher, de même qu'on découvre quand on l'a entre les mains et qu'il est trop tard pour le refuser, qu'il ne sert qu' à nous détruire et à détruire tout ce qui nous entoure. J'aurais dû le prévoir, mais je ne l'ai pas prévu. En conséquence , j'ai perdu tout respect pour la réalité; j'ai aussi perdu mon respect pour la littérature, la seule chose qui juqu'alors avait donné un sens ou une illusion à la réalité."). Deux vies qui ont plus d'un point de jonction, deux hommes qui saignent moralement.
En quête de rédemption, l'écriture qu'il a délaissée donnera au narrateur cette obligation morale d'écrire ce qui n'a pas été dit, ce qui ne se raconte pas.
La construction même du livre à la façon d'un puzzle, où la trame serpente entre passé et présent est magnétique tout comme l'écriture de Javier Cercas. Et la littérature, la vie, la mort, et comment ou pourquoi naît l'écriture et son pouvoir à façonner ou à rendre au plus juste la réalité, la culpabilité jaillissent de ce roman et se plantent en plein coeur.
Un livre tout simplement inoubliable…J'ai eu à de nombreuses reprises des poissons d'eau dans les yeux, le souffle coupé et j'ai relu des passages ou des pages entières tant ce livre m'a plus que remuée !

Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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carre
10 décembre 2011
  • 4/ 5
Que dire de ce roman si ce n'est qu'il m'a bouleversé. Cercas nous emmène à travers l'histoire d'un écrivain reconnu (Cercas lui-même ?) et son ami américain vers des questionnements existentiels. Avec une grande maitrise et une grande virtuosité, le roman résonne en nous bien après la fin de sa lecture. Une belle découverte.
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Citations & extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison02 novembre 2016
- Tu as lu Hemingway ?

J’avais à peine lu Hemingway ou je l’avais lu n’importe comment, et l’idée que j’avais de l’écrivain américain se résumait en un lamentable cliché dont le protagoniste était un vieux au bout du rouleau, dévergondé et alcoolique, ami de danseuses de flamenco et de toreros, qui véhiculait dans ses œuvres démodées une image d’Epinal de l’Espagne constituée de stéréotypes les plus rances et les plus insupportables.

- Oui, ai-je répondu, soulagé par cette lueur de conversation littéraire et comme je devais voir là une autre magnifique occasion d’annoncer clairement à mes collègues de faculté mon inébranlable vocation cosmopolite – que j’avais déjà affichée par mon commentaire homophobe sur le cinéma d’Almodovar – j’ai ajouté : Pour moi franchement, c’est de la merde.
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michfredmichfred20 août 2016
Il y avait surtout du rock et pas mal de Bob Dylan. Notamment Bringing it All Back Home, un disque avec une chanson que je connaissais bien: It's Alright , Ma (I'm Only Bleeding). Le disque dans les mains, je me suis mis à repasser dans ma tête cette chanson sans consolation qui n'avait pourtant jamais cessé de rendre à Rodney la joie intacte de sa jeunesse, et soudain, tandis qu'en attendant Jenny je me souvenais avec la même précision aussi bien de ses paroles que de sa musique, j'ai eu la certitude qu'au fond cette chanson ne parlait que de Rodney, de la vie annulée de Rodney, car elle parlait de mots sans illusion qui aboient comme des balles et de cimetières bourrés de faux dieux et de solitaires qui pleurent et ont peur et vivent dans un puits conscients que tout n'est que mensonge et qu'ils ont compris trop vite qu'il valait mieux ne pas tenter de comprendre, car elle parlait de tout cela et surtout du fait que celui qui n'est pas occupé à mourir est occupé à vivre. "Maintenant, Rodney ne s'occupe qu'à mourir" ai-je pensé. Et aussi : "Moi, pas encore."
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le_Bisonle_Bison04 novembre 2016
Tout commença le matin où sa compagnie se rendit dans un village proche occupé encore la veille au soir par le Viêt-công. L’incursion du Viêt-công visait à recruter des soldats, et dans ce dessein les combattants sollicitèrent l’aide du chef du village, qui se montra rétif à collaborer. La réponse des combattants fut si foudroyante qu’il était déjà trop tard quand il voulut changer d’avis : ils prirent ses deux filles, de six et huit ans, les violèrent, les torturèrent, leur tranchèrent la gorge et jetèrent leurs cadavres mutilés dans le puits qui ravitaillait le village en eau potable, pour la contaminer.
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gorjussgorjuss25 juillet 2013
L'autre jour, j'ai lu un poème écrit par Malcolm Lowry
après la publication du roman qui l'avait rendu célèbre
et lui avait apporté argent et prestige ;
c'est un poème truculent et emphatique,
mais parfois on n'a pas d'autre choix que d'être emphatique et truculent,
parce que souvent la réalité,
qui ne respecte presque jamais les règles du bon goût,
abonde en truculences et en emphases.

Le poème dit ceci :

« Le succès est comme un horrible désastre,
pire que ta maison en flammes, le fracas de l'écroulement
les poutres tombant chaque fois plus précipitamment
alors que tu restes là, témoin désespéré de ta condamnation.

La gloire, comme un ivrogne, détruit la demeure de l'âme
et révèle que tu n'as travaillé que pour elle.
Ah ! Qu'aurais-je donné pour éviter ce traître baiser
et pour rester dans l'obscurité, à sombrer et à échouer. »

Bien des années plus tôt,
Rodney m'avait prévenu et,
même si j'avais interprété alors ses paroles
comme l'inévitable sécrétion moralisante d'un perdant
imbibé de l’écœurante mythologie de l'échec
qui gouverne un pays obsédé jusqu'à l'hystérie par le succès,
j'aurais au moins dû prévoir que personne n'est vacciné contre le succès
et que ce n'est qu'au moment de l'affronter
qu'on comprend que c'est non seulement un malentendu
et la joyeuse insolence d'un jour,
mais que ce malentendu et cette insolence sont humiliants ;

j'aurais aussi dû prévoir qu'il était impossible
de survivre avec dignité au succès,
parce qu'il détruit tel un ivrogne la demeure de l'âme
et qu'il est si beau qu'on découvre,
même si on se leurre avec des protestations d'orgueil
et des démonstrations hygiéniques de cynisme,
qu'en réalité on n'avait pas fait autre chose que de le chercher,
de même qu'on découvre,
quand on l'a entre les mains et qu'il est trop tard pour le refuser,
qu'il ne sert qu'à nous détruire
et à détruire tout ce qui nous entoure.
+ Lire la suite
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carrecarre04 juillet 2012
Ce n’est pas le succès qui fait de nous un crétin ou un fils de pute. Mais il peut faire sortir le fils de pute ou le crétin qu’on porte en soi.
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Videos de Javier Cercas (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Javier Cercas
L'imposteur de Javier Cercas et Elisabeth Beyer aux éditions Actes Sud
En juin 2005, l'histoire d'un paisible nonagénaire barcelonais fait le tour du monde : Enric Marco, le charismatique président de l'Amicale de Mauthausen, qui pendant des décennies a porté la parole des survivants espagnols de l'Holocauste, n'a jamais connu les camps nazis. Et l'Espagne d'affronter sa plus grande imposture, et Javier Cercas sa plus audacieuse création littéraire. Avec une mise en garde à ne pas négliger : « La littérature n'est pas un passe-temps inoffensif mais un danger public. »
http://www.lagriffenoire.com/l-imposteur.html
Vous pouvez commander L?imposteur de Javier Cercas sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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