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Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
Tu ne peux pas me faire mourir. Tu peux me chasser, me prendre mon fils mais tu ne peux pas me faire mourir. p372
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Par iarsenea, le 27/06/2010
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
Le Peuple du Clan avait atteint l'apogée de son évolution. Comme la gigantesque créature qu'ils vénéraient, parmi d'autres qui partageaient leur environnement, ils étaient sur une terre encore en formation, alors que la leur était désormais achevée.
Cette race d'hommes qui avait assez de conscience sociale pour veiller sur les faibles et les malades, assez de spiritualité pour enterrer les morts et vénérer un grand totem, cette race d'hommes aux cerveaux volumineux mais démunis de lobes frontaux, qui ne réalisa guère de progrès pendant près de cent mille ans, était condamnée à disparaître, au même titre que le mammouth et le grand ours des cavernes.
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Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
Dans le clan, les chasseurs ne s’agressaient jamais physiquement; ce traitement était réservé aux femmes, incapables de comprendre des remontrances exprimées de manière plus subtile.
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Par iarsenea, le 24/06/2010
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
Tout homme avait le droit de satisfaire ses désirs quand bon lui semblait, avec n'importe quelle femme, à l'exception de sa soeur. Généralement, les couples se restaient plus ou moins fidèles, mais il était plus grave pour un homme de réprimer ses désirs que de prendre la première femme venue. Quant aux femmes, elles faisaient volontiers des gestes subtilement évocateurs et suggestifs aux hommes qui leur plaisaient, afin de susciter leurs avances. Aux yeux des membres du clan, toute vie nouvelle prenait naissance par l'entremise des totems en présence d'un couple uni selon la coutume, et tout lien entre l'activité sexuelle et la reproduction paraissait inconcevable.
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Par iarsenea, le 24/06/2010
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
Dans la communauté, il était aussi naturel de s'adonner aux activités sexuelles que de dormir ou de manger. Les enfants apprenaient souvent comment cela se passait en observant les adultes, et ils jouaient à faire l'amour dès leur plus jeune âge, tout comme ils imitaient les autres activités de leurs aînés. Les petites filles étaient déflorées très jeunes par des garçons pubères, qui n'ayant pas encore abattu leur première bête à la chasse, flottaient entre l'enfance et l'âge adulte.
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Par iarsenea, le 24/06/2010
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
À l'apparition des premières menstruations, les jeunes filles étaient obligées de s'éloigner du clan pendant toute la durée du cycle. Si elles se produisaient en hiver, la jeune femme demeurait seule au fond de la caverne, mais devait tout de même subir l'épreuve de l'isolement total au printemps suivant, au moment de ses règles. Cette expérience était non seulement terrifiante mais encore dangereuse pour ces jeunes femmes désarmées, accoutumées à la protection et à la compagnie du clan. Cette épreuve était destinée à marquer le passage à la condition de femme, tout comme la première chasse marquait le passage d'un garçon à l'âge d'homme. Mais contrairement à ce dernier, la femme n'avait droit à aucune cérémonie pour fêter l'événement et son retour parmi les siens. Certes, pendant l'épreuve, elle avait la permission de faire du feu pour éloigner les bêtes féroces, mais il n'était pas rare que l'une d'elles disparaisse à tout jamais, et que son cadavre soit découvert plus tard par quelque chasseur. La mère de la jeune fille avait le droit de lui rendre visite une fois par jour, pour lui apporter réconfort et nourriture. Mais si elle venait à disparaître, sa mère n'était autorisée à en faire mention qu'au bout d'un certain temps.
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Par Lalynx, le 22/08/2011
Les Enfants de la terre, tome 2 : la vallée des chevaux de
Jean M. Auel
Lion des cavernes, demanda Ayla, me protèges-tu toujours ? M'as-tu envoyé un signe ? Essaie-tu de me dire que j'ai raison de vouloir rester dans cette vallée ?
Elle posa le cristal dans le creux de sa main, ferma les yeux et essaya de méditer comme tant de fois elle avait vu Creb le faire, écoutant ce que lui disait son esprit et son coeur afin de savoir si son puissant totem ne l'avait pas abandonnée.
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Par Ahotep, le 26/10/2011
Les Enfants de la terre, tome 2 : la vallée des chevaux de
Jean M. Auel
" Mais jamais elle ne pourrait oublier la manière dont il l'avait regardée ensuite - comme un morceau de viande pourrie. Il avait même frissonné de dégoût.
Iza et Creb ne sont pas des animaux ! se dit-elle à nouveau. Ce sont des êtres humains. Des êtres qui ont pris soin de moi et qui m'aimaient. Pourquoi les déteste-t-il ainsi ? Ce sont eux qui sont arrivés les premiers sur la terre. Son espèce à lui n'est venue qu'ensuite... Mon espèce, corrigea-t-elle. C'est donc ainsi que se comporte mon espèce ? "
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Par Ewiline, le 01/11/2011
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
- Ne crois pas que je ne t'ai pas vu, Brun. Tu lui as répondu quand elle a parlé avant d'entrer dans la caverne. C'est un esprit. Tu vas nous porter malheur à tous lança-t-il, accusateur.
- A moi seul, Broud, et j'ai eu plus que ma part de malheur, répondit Brun. Mais quand l'as-tu vu me parler ? Quand l'as-tu vu entrer dans la caverne ? Pourquoi as-tu fait mine de frapper l'esprit ? Tu ne comprends toujours pas, n'est-ce pas ? Tu as reconnu son existance, Broud. Elle t'as vaincu. Tu l'as accablée autant que tu le pouvais, tu es allé jusqu'à la maudire. Elle est morte, et c'est pourtant elle qui gagne. C'était une femme, mais elle était plus courageuse que toi, Broud, plus déterminée, plus maîtresse d'elle-même. Elle méritait s'être un homme plus que toi. C'est elle qui aurait du être le fils de ma compagne.
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Par Voltaire, le 12/08/2011
Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes de
Jean M. Auel
L'enfant nue quitta l'auvent de peaux de bêtes pour courir vers la crique nichée au creux d'un méandre de la petite rivière. Rien, depuis qu'elle était venue au monde, n'avait jamais menacé son refuge et ceux qui le partageaient avec elle.