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Par Spilett, le 16/03/2011
L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de
Robin Hobb
Ne fais jamais ce que tu ne peux défaire avant d'avoir réfléchi à ce que tu ne pourras plus faire une fois que tu l'auras fait.
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L'Assassin royal, Tome 13 : Adieux et retrouvailles de
Robin Hobb
Mon rêve, je le tenais dans mes bras, et il était mort.
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L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de
Robin Hobb
À quoi bon une petite vie qui ne change rien à la grande vie du monde ? Je ne conçois rien de plus triste. Pourquoi une mère ne se dirait-elle pas : Si j'élève bien cet enfant, si je l'aime, si je l'entoure d'affection, il mènera une existence où il dispensera le bonheur autour de lui, et ainsi j'aurais changé le monde ? Pourquoi le fermier qui plante une graine ne déclarerait-il pas à son voisin : Cette graine que je plante nourrira quelqu'un, et c'est ainsi que je change le monde aujourd'hui ? […] C'est la vie. Et nul ne peut se permettre de ne pas y penser La moindre créature doit en avoir conscience, songer au moindre battement de son cœur. Sinon, à quoi sert-il de se lever chaque matin ?
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L'Assassin royal, Tome 8 : La secte maudite de
Robin Hobb
Si l'on ne meurt pas d'une blessure, on guérit d'une façon ou d'une autre, et il en va de même pour le chagrin. De la terrible douleur de l'instant de la séparation, nous passâmes tous deux dans les jours grisâtres de la stupeur et de l'attente hébétées ; c'est toujours ainsi que m'est apparu le chagrin, comme un temps où l'on attend, non que la souffrance s'efface, mais que l'on s'y habitue.
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Par steppe, le 03/11/2010
L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de
Robin Hobb
"Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d'encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d'être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé." (1ères phrases du cycle.)
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Par steppe, le 27/11/2010
L'Assassin Royal, tome 2 : L'Assassin du roi de
Robin Hobb
Il secoua la tête d'un air apitoyé. "Plus que tout, c'est ça que je n'ai jamais compris chez vous : vous jouez aux dés et vous comprenez que le sort du jeu puisse dépendre d'un seul jet ; vous vous distrayez aux cartes et dites que la fortune amassée en une soirée peut partir en fumée sur un pli. Mais un homme, ça, vous le reniflez d'un air dégoûté et vous laissez tomber : quoi, ce néant d'humain? Ce pêcheur, ce charpentier, ce voleur, cette cuisinière, allons, mais qu'est-ce que ces gens là pourraient bien accomplir dans le vaste monde ? Et, telles des chandelles dans un courant d'air, vous vivez de petites existences crachotantes, vacillantes.
- La gloire n'est pas pour tout le monde, observai-je.
- En es-tu sûr, Fitz ? En es-tu sûr ? A quoi bon une petite vie qui ne change rien à la vie du monde ? Je ne conçois rien de plus triste. Pourquoi une mère ne se dirait-elle pas : Si j'élève cet enfant, si je l'aime, si je l'entoure d'affection, il mènera une existence où il dispensera le bonheur autour de lui, et ainsi j'aurais changé le monde ? Pourquoi le fermier qui plante une graine ne déclarerait-il pas à son voisin : Cette graine que je plante nourrira quelqu'un, et c'est ainsi que je change le monde aujourd'hui ?
- C'est de le philosophie, fou. Je n'ai jamais eu le temps d'étudier ces choses là.
- Non, Fitz : c'est la vie. Et nul ne peut se permettre de ne pas y penser. La moindre créature doit en avoir conscience, songer au moindre battement de son coeur. Sinon, à quoi sert de se lever chaque matin ?
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Par steppe, le 21/10/2010
L'Assassin royal, Tome 8 : La secte maudite de
Robin Hobb
"Petit frère, ne me traite pas comme si j'étais déjà mort ou agonisant. Si c'est ainsi que tu me vois, j'aime mieux être mort pour de bon. Tu voles le maintenant de ma vie quand tu crains que je disparaisse demain. Ta peur a des griffes glacées qui m'enserrent et me dépouillent du plaisir que je tire de la chaleur du jour."
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L'Assassin royal, Tome 8 : La secte maudite de
Robin Hobb
...j'étais incapable de trouver en moi assez d'amour de la vie pour avoir peur de la mort
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L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de
Robin Hobb
Plus que tout c'est ça que je n'ai jamais compris chez vous : vous jouez aux dés et vous comprenez que le sort du jeu puisse dépendre d'un seul jet ; vous vous distrayez aux cartes et dites que la fortune amassée en une soirée peut partir en fumée sur un pli. Mais un homme, ça, vous le reniflez d'un air dégoûté et vous laissez tomber : quoi ce néant d'humain ? Ce pécheur, ce charpentier, ce voleur, cette cuisinière, allons, mais qu'est-ce que ces gens-là pourraient bien accomplir dans le vaste monde ? Et telles des chandelles dans un courant d'air, vous vivez de petites existences crachotantes, vacillantes.
(le Fou a Fitz)
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L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de
Robin Hobb
Le soleil commençait à s'enfoncer dans la mer ; nous étions assis côte à côte et la plage s'étendait comme le monde à nos pieds. Si, à cet instant, j'avais répondu "moi", je crois que son coeur aurait roulé entre mes mains maladroites comme un fruit mûr tombant de l'arbre. Elle m'aurait peut-être embrassé et se serait promise à moi de son plein gré. Mais je venais de me rendre compte de mes sentiments envers elle et ils m'écrasaient de leur immensité ; la vérité toute simple fuyait mes lèvres et je demeurai muet.
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