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Citations de Jocelyne Godard (44)


Elle était partie au premier mois du printemps et la campagne offrait à ses yeux un paysage dont les splendeurs rendaient moins pénible son voyage. Les cerisiers laissaient éclater leurs milliers de pétales blancs. Les iris poussaient en plein milieu des champs parmi les mauves musquées et les campanules blanches à larges fleurs. Les paulownias bordaient les chemins de leur insoutenable violet-pourpre qui envahissait les pupilles de Yasumi de l’aube au crépuscule. De multiples parfums arrivaient à ses narines. Le matin, elle les percevait légers et frais tandis que le soir, ils se faisaient lourds et agressifs.

Oui ! Yasumi avait choisi le printemps pour ne pas se retrouver sur une route maussade. Le ciel éthéré lui porterait chance et les hirondelles qui striaient l’espace en poussant leurs cris aigus lui montreraient le chemin.

Mais avant de quitter sa province de Musashi, au nord-est du Japon, Yasumi avait longuement réfléchi et, hirondelles ou non, elle savait comment s’y prendre. En deux jours, elle avait tout calculé de sa longue route. Il en était de même pour les nombreux arrêts qu’elle avait envisagés pour effectuer quelques menus travaux qui l’aideraient à survivre.

Ainsi, elle savait qu’elle passerait chez Sumeko, le fils d’un paysan qu’elle connaissait depuis son enfance et dont le père livrait le riz à son oncle au début de chaque pluie d’automne. Et elle s’arrêterait quelques jours chez son amie Mitsuka, une fille de pêcheur qui n’hésiterait pas à l’héberger le temps qu’elle reprenne des forces. Si tout allait bien, elle serait peut-être aux portes de Kyoto quand la neige commencerait à tomber.
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Pour se rincer les mains, des aiguières contenant de l'eau parfumée circulaient sans cesse à travers les convives. Et, bien que l'on disposât de serviettes, on essuyait encore ses mains grasses au rebord des nappes. On servit la jeune épousée dans de la vaisselle d'or, privilège réservé aux reines. Les invités eux,disposaient de leur tranchoirs,ceux des hôtes de marque étaient en argent,les autres consistaient en une large tranche de pain sur laquelle on déposait la viande.
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Son wakisashi vint à la vitesse d'un éclair se lover entre les jambes du Taïra et le pourfendit du bas-ventre au sommet de son crâne.
De son côté, Yoshitsune faisait voler les têtes. On entendit le crépitement d'un début d'incendie sur l'un des navires.
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Mais à présent qu'Alix comptait parmi les lissiers reconnus,ceux de Tourraine et du Nord, et que ses moyens le lui permettaient, elle comblerait François d'Angoulème, le futur roi de France,qui ne se contenterait point d'une apparence de fil d'or.Tout ce qui brillait chatoyait, reluisait attirait le fils de Louise. Il aimait les brochés les satins,les soieries les draps d'or.
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Dans ce pays où le territoire ne s'étendait que sur les rives étroites du fleuve, on pouvait dire que le Nil constituait, tout naturellement, la principale voie de communication et de transport. Bateaux, felouques, radeaux, encombraient les berges du fleuve, chargeant et déchargeant à toute heure du jour. Dès que les premières lueurs du matin se glissaient sur le port, les dockers sortaient des tavernes de Thèbes et se pressaient sur les quais. Il arrivait même que certains dormissent à même le sol, à la belle étoile, la tête calée contre une borne d'arrimage et les pieds touchant le sol humide que le fleuve venait lécher de temps à autre.
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Nous, les femmes, il faut toujours que nous réclamions ce qui devrait être un droit.
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On ne parlait plus que des soyeuses et chatoyantes tapisseries qui recouvraient les murs de la maison du forban. Elles forçaient le regard,impressionnaient l'oeil,chatoyaient dans toutes leurs splendeurs,tissées en laine et soie,en fins fils d'Arras,en fils d'or et d'argent. Alix ne pouvait plus en détacher ses yeux. Déjà elle observait chaque détail qui pourrait lui resservir,chaque couleur chaque courbe du trait.
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Les créateurs tisserands et les enlumineurs étaient considérés par les seigneurs qui les employaient comme des amis fidèles. Ils mangeaient souvent à leur table et participaient à toutes les fêtes qu'ils organisaient dans leurs châteaux.
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Il y avait une telle concentration dans ces ruelles que chacun y laissait quelque infortune si ce n’était quelques coups. Un pauvre volait un autre pauvre, un adolescent prenait la rossée destinée à son frère, une fille trouvait à se vendre à plus disgracié qu’elle et, à l’intérieur des masures, attablés devant une mauvaise bière, les ivrognes tentaient d’imposer une loi que les femmes acceptaient pour ne pas que périssent de faim les enfants qui s’accrochaient à leur pagne.
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Il fallait mater en douceur, gouverner dans la paix, maîtriser un pays serein et fort. Elle devait faire de son règne une époque de renaissance culturelle plutôt qu’un temps de guerre et de discorde.
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Tant de terres lointaines l’attiraient et même si elle prenait conscience de l’importance considérable de son pays, un curieux pressentiment l’avertissait et lui suggérait que tout n’y était pas accompli de façon parfaite. Ses réflexions la portaient souvent au-delà de grandes idées, bien plus que les simples contingences indéracinables fixées par les lois égyptiennes. Ces mêmes lois qui, par exemple, empêchaient les filles de suivre l’école, à l’exception de celles dont la descendance noble annulait cette interdiction, ce qui représentait son cas.
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La jeune fille avait préféré rester vierge plutôt que de subir les assauts amoureux d’un homme qu’elle n’aimait pas. Fort heureusement, le pharaon n’en avait pas été choqué et l’avait laissée vivre à sa guise, entre les barreaux dorés de sa prison. Peu lui importait, il y avait d’autres jolies asiatiques qui savaient le combler.
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Un maître ne peut mentir.
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— Les filles auront-elles droit à cette école ?
— Les plus douées et les plus intelligentes ; nous n’alourdirons pas ces enseignements par des esprits incompétents et malhabiles.
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La vie n’est-elle pas une suite de risques et d’embûches ? Chacun de nous n’est jamais sûr de ce qu’il entreprend...
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Il faut dire qu’en Égypte une absence de crue apportait toujours la famine et que celle-ci engendrait à son tour d’autres fléaux.
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Mieux encore, la Seconde Épouse se désintéressait du palais de Thèbes, préférant sa propre résidence qui lui octroyait une liberté à laquelle elle ne donnait pas de prix tant elle y tenait.
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Les ouvriers les plus matinaux étaient les carriers et les tailleurs de pierre. Ils débutaient toujours la journée. Tôt le matin, alors que les rayons solaires n'étaient pas encore levés et que l'aube apparaissait à peine derrière la montagne thébaine, ils se dirigeaient vers les carrières d'où l'on extrayait de beaux et gros blocs de grès qui servaient aux constructions des tombeaux royaux disséminés à la lisière du fleuve tout au long de la vallée.
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L'Égypte, en ce temps là, n'allait que d'Assouan aux rives méditerranéennes, n'offrant qu'un long ruban d'eau qui ne permettait de cultiver que sur les bords du fleuve. C'est à peine si l'on pouvait s'en écarter de quelques coudées sans risque que son champs manquât d'eau.
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A cette époque de la dix-huitième dynastie, le harem du temple constituait une énorme entreprise qui regroupait toutes les corporations de métiers auxquelles pouvaient prétendre des jeunes filles de hautes conditions que l'on destinait au service des divinités égyptiennes.
Chaque temple, même ceux de provinces dont l'importance se révélait de moins grande envergure que celui de Thèbes régi par le dieu Amon, avait son harem personnel que l'on recrutait parmi les filles de la plus haute noblesse.
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