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Par paraty62, le 01/06/2013
Les frères Malory, Tome 9 : Confusion et séduction de
Johanna Lindsey
Après l’arrivée de Katie sur la Georgina, James avait laissé l’Oceanus les rattraper une première fois, et il s’était ensuivi une joute verbale qui avait rendu Anthony d’autant plus furieux que Boyd était hors de portée de ses poings. Katie ne s’était pas montrée sur le pont, ce qui était préférable. Les femmes avaient une fâcheuse tendance à s’apitoyer sur un visage tuméfié, et celui du jeune homme l’était bel et bien.
C’était peut-être ce qu’espérait Boyd, puisqu’il avait réclamé à cor et à cri de parler à la jeune fille. Celle-ci ignorait dans quel état il était, car il avait déjà dans sa cabine, passablement groggy, quand elle avait quitté l’Oceanus avec domestiques et bagages.
— Eh bien ? insista James.
— Je préfère attendre de ne plus avoir l’air d’un panda, grommela Anthony.
— Il ne t’a mis qu’un œil au beurre noir, pas les deux. Mais je dois reconnaître qu’il m’a surpris. C’est un boxeur de talent. Tu ne t’y attendais pas non plus, pas vrai ?
— Je ne l’ai jamais affronté sur le ring. À l’entendre, il ne demandait qu’à se mesurer à moi. Je regrette qu’il ne me l’ait pas dit plus tôt, au moins j’aurais su que l’expédier au tapis prendrait plus des deux minutes prévues.
— Tout bien réfléchi, cela n’aurait pas dû m’étonner, remarqua pensivement James. Au cours de ce combat mémorable avec ses frères, il a passé plus de temps à étudier mon style et ma technique qu’à me frapper. Tous les cinq étaient de très bons pugilistes, du reste. Ils m’ont infligé la troisième pire raclée de ma vie.
— C’est compréhensible, mon vieux, ils étaient cinq contre toi, et les Anderson ne sont pas des gringalets. Qui t’a flanqué les deux autres ?
— Toi, avec les grands frères, quand j’ai ramené notre nièce à la maison après m’être enfui avec elle.
— Tu te sentais tellement coupable que tu ne t’es pas vraiment défendu. Et la troisième ?
— C’était aux Antilles. Je m’étais mis à dos toute une taverne pleine de flibustiers.
— Tu avais encore perdu une bonne occasion de te taire, c’est ça ?
— Ils m’ont laissé pour mort et jeté dans le port. C’est le père de Gabrielle qui m’a repêché, avec son second. Je lui dois la vie. Une dette qu’il m’a rappelée cet été en venant me demander de parrainer les débuts de sa fille dans le monde.
— Je m’en souviens, maintenant, s’esclaffa Anthony. Tu me l’as raconté quand tu m’as expliqué pourquoi tu hébergeais la fille d’un pirate. Enfin, chaque fois, tu avais au moins trois adversaires contre toi. Tu ne t’es jamais trouvé dans un combat d’égal à égal. Nos joutes amicales ne comptent pas.
— Nous avons toujours eu la prudence d’arrêter avant d’être méconnaissables.
— Ça vaut mieux, si nous voulons vivre en paix avec nos épouses.
— Alors, quand vas-tu lui dire ? demanda de nouveau James, ravi de prendre son frère par surprise.
— N’insiste pas. Ce n’est pas un sujet qu’on peut aborder au débotté. Apprendre qu’elle n’est pas la fille de l’homme qu’elle a toujours considéré comme son père ne va pas lui faire plaisir.
— Il demeurera toujours celui qui l’a élevée, et elle n’aura aucune raison de moins l’aimer.
— Bien sûr, mais cela va tout de même lui faire un choc. Adeline et son mari lui ont menti, et comme ils sont morts tous les deux, elle n’aurait jamais su la vérité. Ce ne sont pas les Millard qui la lui auraient apprise.
— Lætitia Millard a admis qu’elle l’avait tout juste laissée entrer. Elle ne voulait pas de nous non plus, d’ailleurs.
Ils s’étaient rendus ensemble chez les Millard, mais la visite n’avait pas duré plus de dix minutes. Lætitia, qui était venue ouvrir elle-même, avait tenté de leur fermer la porte au nez, après quoi, elle avait catégoriquement refusé de les laisser voir sa mère.
Elle leur avait confirmé ce qu’elle avait écrit, que Katie était bien la fille naturelle d’Anthony, mais ils n’étaient pas disposés à croire sur parole cette harpie. Elle était devenue toute rouge en découvrant Anthony sur son perron, et n’avait même pas reconnu James.
— Qu’avez-vous donc contre ma famille ? s’était enquis ce dernier.
— Mais qui êtes-vous, monsieur ?
— Un Malory, un de ceux que vous semblez tant détester.
Elle avait alors appelé ses domestiques et leur avait ordonné de les jeter dehors. Cette tentative avait tourné court quand un valet de pied avait volé à l’autre bout du hall et que le majordome s’était enfui à toutes jambes.
Tandis qu’ils se dirigeaient vers l’escalier, elle les avait poursuivis en hurlant que sa mère était trop malade pour les recevoir. Sur ce point malheureusement, elle n’avait pas menti.
La chambre sentait le médicament, la chandelle et le renfermé. Les rideaux tirés ne laissaient filtrer aucune lumière, et la vieille dame allongée dans le lit paraissait plus morte que vive. Assise à son chevet, une femme de chambre tricotait, sans prêter plus d’attention à la malade qu’aux intrus.
— Ne la réveillez pas, siffla Lætitia. Ce refroidissement l’oblige à garder le lit depuis une semaine. Elle est trop faible pour lutter.
— Vous ne pensez pas qu’un peu d’air frais lui ferait du bien ? suggéra poliment James.
L’acariâtre vieille fille était sans doute très attachée à sa mère, mais elle était peu ouverte aux suggestions.
— L’air est trop frais à cette époque de l’année, trancha-t-elle.
— Mais pas la lumière, soupira la malade du fond de son lit.
— La pénombre vous aide à dormir, mère, plaida Lætitia, et vous avez besoin de repos.
— Je n’ai que trop dormi, et j’en ai assez de la fumée de ces bougies. S’il fait jour, ouvre les rideaux, j’aimerais bien voir mes visiteurs.
La vieille dame ne paraissait pas à l’article de la mort, même si elle était visiblement malade. Ils n’avaient de toute façon aucune intention de la fatiguer en la soumettant à un interrogatoire poussé. S’ils avaient pu se fier à la parole de Lætitia, il ne leur serait jamais venu à l’idée de la déranger, et obtenir confirmation ou non des allégations de sa fille ne serait pas bien long.
— Cela fait des années, lady Sophie, mais vous vous souvenez peut-être que j’étais le soupirant d’Adeline avant qu’elle quitte l’Angleterre, il y a plus de vingt ans, attaqua Anthony sans détour.
— Votre visage est de ceux qu’on n’oublie pas, sir Anthony. C’était donc cela que vous faisiez ?
— Je vous demande pardon ?
— Vous dites que vous courtisiez ma fille. Toute ma famille était pourtant persuadée que vos intentions n’avaient rien d’honorable, et que vous ne cherchiez qu’à vous amuser avec elle.
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les Frères Malory, tome 4 : Magicienne de l'amour de
Johanna Lindsey
Warren arborait maintenant une mine sombre.
— À votre place, je m’inquiéterais plutôt de ce qui risque de vous arriver.
— Je ne pense pas que nous courions un grave danger. Je ne sais rien de vos brigands américains mais les nôtres évitent de tuer des nobles. L’agitation et les rafles qui s’ensuivent perturbent leurs petites affaires. Ils préfèrent même envoyer l’un des leurs au gibet pour y mettre un terme.
— Amy, pourquoi ai-je énormément de mal à vous croire ?
— Parce que vous n’imaginez pas à quel point nos brigands sont respectueux des traditions ? suggéra-t-elle.
Son regard noir lui apprit qu’il n’appréciait pas son humour dans un tel moment.
— Je préfère penser que le cocher n’a pas compris mes instructions. Et nous allons y remédier sur-le-champ.
C’est ce qu’il entreprit de faire. Il cogna tout d’abord sur le toit pour attirer l’attention du cocher avant d’entrouvrir la porte pour hurler à l’homme de s’arrêter. La réaction du bonhomme fut éloquente : il fouetta les chevaux qui galopèrent de plus belle. Warren fut proprement projeté dans son siège et la porte se referma en claquant.
— Magnifique, ironisa Amy.
— Bon sang, si vous n’étiez pas là, je sauterais en marche.
— C’est un comble ! Reprochez-moi de vous empêcher de vous briser le cou.
— Je vous reproche d’être responsable de ma présence ici.
— Vous auriez préféré que je me retrouve seule face à ces canailles ? demanda-t-elle, un sourcil haussé.
— J’aurais préféré que vous restiez chez vous. Ainsi, ni vous ni moi ne serions ici.
Elle n’avait aucun argument à opposer à cela. Mieux valait changer de sujet.
— Vous n’avez pas beaucoup d’argent sur vous, n’est-ce pas ?
— Pour aller là où j’allais ? Je ne suis pas stupide.
— Alors, n’en faites pas une maladie, suggéra-t-elle raisonnablement. C’est assez simple. Vous leur donnerez votre argent et ils ne vous feront aucun mal.
— Ce n’est pas ainsi que je vois les choses, petite fille.
Elle éprouva sa première frayeur.
— Warren, je vous en prie, je sais que vous cherchiez la bagarre ce soir mais soyez assez bon pour ne pas choisir ces gaillards. Ils seront armés et…
— Je le suis, moi aussi.
Elle cilla.
— Quoi ?
Il releva les jambes de son pantalon pour extraire de ses bottes un petit pistolet et un couteau pourvu d’une lame impressionnante.
Amy passa de la frayeur à la panique.
— Cachez cela !
— Pas question.
— Les Américains ! s’exclama-t-elle, écœurée. Écoutez-moi, je n’ai aucune envie de me retrouver prise entre deux feux pendant que vous jouerez les héros. Et si vous êtes blessé, je risque d’être tentée de faire quelque chose de vraiment stupide comme de chercher à vous venger. Il n’entrait absolument pas dans mes plans de me faire tuer ce soir.
— Vous resterez dans la voiture.
— Non.
— Si.
— Je vous jure que non. Je resterai si près de vous que toute balle qui vous sera destinée risquera de m’atteindre. Est-ce cela que vous voulez, Warren Anderson ?
— Sacré bon sang ! Mais pourquoi n’êtes-vous pas comme les autres femmes ? Vous devriez déjà vous cacher sous votre siège. Vous pourriez même piquer une crise d’hystérie, cela me serait égal.
— Sornettes, rétorqua-t-elle. Les hommes détestent les hystériques. Et les Malory ne sont pas hystériques.
Avant qu’il ne puisse répondre, la voiture s’immobilisa brutalement. Si brutalement que Warren faillit perdre l’équilibre. Il laissa tomber son pistolet. Amy voulut s’en emparer mais il fut plus rapide.
— Et que comptiez-vous en faire ? fit-il.
— Le jeter par la fenêtre.
Il parut si écœuré qu’elle ajouta précipitamment :
— Écoutez, rangez-le et je vous promets de faire tout ce que vous me demanderez.
Plus tard, il faudrait qu’elle trouve un moyen de ne pas obéir à cette promesse. Elle imaginait très bien ce qu’il allait lui demander : ne plus jamais chercher à le revoir.
— Absolument tout ? demanda-t-il.
Maudit homme : il ne s’y trompait pas et saisissait l’occasion.
Mais elle n’avait pas le choix.
— Oui.
— Très bien. (Il remit le couteau dans sa botte puis il glissa le pistolet sous sa veste.) Remontez votre satanée capuche, ajouta-t-il froidement, comme si le marché qu’ils venaient de conclure ne le satisfaisait pas entièrement. Inutile de leur montrer votre beauté.
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les frères Malory, tome 3 : Passagère clandestine de
Johanna Lindsey
Elle ne sut combien de temps s'écoula avant qu'elle prît conscience de ce qui se passait. James Malory l'embrassait avec toute la passion dont un homme est capable, elle lui rendait ses baisers comme si sa vie en dépendait. Et c'était bien. La nausée était revenue, plus forte encore, mais c'était un merveilleux malaise et... Merveilleux? Non, quelque chose n'allait pas. II embrassait George !
Elle se glaça soudain et tenta de le repousser, mais il la tenait fermement, et elle parvint tout juste à se dégager de ses lèvres.
— Capitaine! Arrêtez! Etes-vous devenu fou?
— Tais-toi, petite fille. Je ne peux plus jouer à ce jeu.
— Quel jeu? Vous êtes complètement fou! Non, attendez !
Il avait roulé sur elle, l'écrasant de tout son poids, et elle fut un moment incapable de parler. Le délicieux malaise la submergeait. Soudain, elle se reprit. Petite fille?
— Vous savez! I'accusa-t-elle en le repoussant aux épaules afin de mieux le voir. Vous avez toujours su, n'est-ce pas?
James était au bord de la plus grande jouissance de sa vie, mais il n'allait pas commettre l'erreur de tout avouer à cette ravissante jeune fille dont il sentait la colère monter, irrépressible.
— J'aurais fichtrement aimé le savoir! grommela-t-il à voix basse en la débarrassant de son gilet. Et tu me raconteras tout cela plus tard, j'y compte bien.
— Alors, comment... Oh!
Elle s'accrocha à lui en sentant une languu courir le long de son cou, un frisson de plaisir pur la parcourut lorsqu'il lui mordilla l'oreille,
— Elles ne sont pas du tout pointues, petite menteuse.
Il eut un rire rauque, et elle sourit en retour. Elle n'était plus terrifiée par les conséquences de cette découverte, pas quand elle était dans ses bras. Elle aurait dû l'arrêter, mais ne le pouvait pas : elle n'avait plus en elle une once de force ni de volonté.
Elle retint son souffle quand il lui enleva d'un seul geste la casquette et le bas, libérant sa chevelure châtaine. Cette fois, l'appréhension qu'elle éprouvait était purement féminine. La trouvait-il jolie? Il l'observait et lorsqu'elle croisa ses yeux de nouveau, ils semblaient brûler de fièvre.
— Je devrais t'administrer une bonne raclée pour m'avoir privé de tout cela.
Elle n'eut pas peur. Il n'avait pas l'intention de la battre, au contraire. Et le baiser qui suivit la fit frémir de la tête aux pieds.
Elle mit du temps à reprendre son souffle. D'ailleurs, qui avait besoin de respirer? Pas elle. Elle n'y arrivait pas, elle avait plutôt l'impression de haleter. Elle s'aperçut à peine qu'il lui avait ôté sa chemise et qu'il tirait à l'aide de ses dents sur le bandage qui écrasait sa poitrine.
Elle ne s'y était pas attendue, mais tout ce qui lui arrivait était si nouveau qu'il était impossible de prévoir quoi que ce fût. Quelque part, au fond de sa tête, elle se disait que peut-être d'autres surprises se préparaient. Agréables ou désagréables ?
— c’est un crime se que tu as fait subir à ces seins superbes...
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les frères Malory, Tome 5 : Une femme convoitée de
Johanna Lindsey
Derek se rendit compte, un peu tard, que sa remarque était désobligeante. Pourtant, Audrey le regarda droit dans les yeux, sans se sentir le moins du monde insultée.
- Moi-même je trouvais ce coloris criard. C'est l'un des modèles choisis par Mme Westerbury d'après vos recommandations.
Derek en rougit de confusion. Il avait confié à la couturière qu'Audrey était sa maîtresse et Mme Westerbury en avait sans doute déduit qu'il souhaitait voir porter à la jeune femme des toilettes extravagantes, en rapport avec sa condition.
- Le décolleté est aussi trop osé, ajouta Audrey en boutonnant son manteau. (Comme Derek voulait vérifier, elle secoua la tête.) Non, je ne vous le montrerai pas.
- Osé ? répéta-t-il.
- Oui.
Elle soupira en le voyant déboutonner son manteau. Derek put constater qu'elle disait vrai. Finalement, cette robe ne serait pas forcément la première chose que remarqueraient les gens - les hommes, en tout cas.
Il referma son manteau et entraîna Audrey vers la voiture. Elle s'attendait à un commentaire qui ne vint pas. Cependant, Derek avait décidé de modifier son programme : il commencerait par un détour chez la couturière.
Arrivé devant la boutique, il laissa Audrey dans la voiture, le temps de dire un mot à Mme Westerbury.
- J'ai ordonné quelques modifications pour vos prochaines robes, expliqua-t-il ensuite.
Ils se dirigeaient chez son notaire, qui réclamait sa signature pour un document, quand Derek ordonna subitement au cocher d'arrêter les chevaux. La voiture n'était pas encore immobilisée qu'il avait déjà sauté à terre. Par la vitre, Audrey le vit rattraper un couple de passants entre deux âges.
Frances s'était arrêtée à l'appel de Derek. Son compagnon continua de marcher, comme s'il ne voulait pas être vu avec elle.
- J'ignorais que vous étiez en ville, Frances, dit Derek en la saluant.
- J'avais... euh... certaines affaires à régler. J'ai profité du mariage d'Amy pour prolonger mon séjour.
Derek haussa les sourcils.
- Pourtant, je ne vous ai pas vue à la maison ?
- Peut-être n'y es-tu pas assez souvent ?
Il sourit.
- C'est vrai. Ces derniers temps je me suis souvent absenté. Pourtant, Roberts n'aurait pas manqué de me prévenir de votre présence.
- En fait, je loge à l'hôtel, avoua Frances.
- Pourquoi ?
- Je ne souhaitais pas habiter avec Jason.
Derek hocha la tête.
- Mon père nous a annoncé votre divorce, ce matin.
Son regard s'éclaira soudain.
- C'est donc qu'il accepte ?
- Vous ne le saviez pas ?
- Non. Il n'a pas jugé utile de m'en avertir. (Elle soupira.) Pour être franche, je ne l'ai pas revu depuis le jour où nous en avons parlé. Comme il sait où me joindre, je suppose qu'il ne va pas tarder à me prévenir.
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Par paraty62, le 01/06/2013
Les frères Malory, Tome 10 : Mariés par devoir, amants pour toujours de
Johanna Lindsey
À en juger par son expression, Milton le tenait pour responsable de cet état de fait, sans doute en raison des dettes qu’il avait laissées derrière lui. Ce dont Richard se moquait éperdument. Si ce vieux grigou ne voulait pas payer, il n’avait qu’à le renier.
— Eh bien, dit Richard, s’il n’y a rien à manger quand j’en aurai envie, je m’en accommoderai.
— Et où est ta future femme, ce matin ?
— Elle dort encore.
— Elle a sans doute l’habitude de faire la grasse matinée comme tous ces gens de Londres, commenta Milton avec dédain.
Il n’avait jamais aimé la haute société londonienne dont la plupart des membres étaient riches. Contrairement à lui.
— Pas du tout, répliqua Richard. Je crains d’être le seul responsable. Nous avons passé une nuit merveilleuse et mouvementée. Mais puis-je vous suggérer d’éviter ce ton hautain et méprisant en sa présence ? Après l’accueil dont vous l’avez gratifiée, elle hésite déjà à célébrer la cérémonie ici.
Milton marmonna quelque chose dans sa barbe. Richard préféra l’ignorer et s’engager sur un sujet neutre.
— Le majordome m’a informé que Charles devrait rentrer aujourd’hui. Est-ce exact ?
— Oui. Au moins, ton frère est digne de confiance, lui. S’il a dit qu’il serait là aujourd’hui, il le sera.
Richard ne releva pas l’insulte et se concentra sur son repas. Mais Milton ne le laissa pas manger en paix.
— Tu as oublié de mentionner cette armée que tu as amenée avec toi. Cantel m’en a informé.
Richard haussa un sourcil.
— C’est donc là que vous êtes allé hier soir ? Demander des comptes à votre laquais ?
— Le juge n’est pas mon laquais. Pourquoi m’avoir caché cette escorte ?
Richard éclata de rire.
— Vous êtes stupéfiant. Rien ne vous convient jamais, n’est-ce pas ? À vrai dire, nous ne voulions pas vous alarmer inutilement en débarquant ici avec tous ces gardes. C’est la raison pour laquelle nous les avons laissés au village. Et cette escorte n’est pas la mienne. Gerald Miller a tenu à la fournir à sa fille. Ces hommes pourraient nous être utiles pour réaménager la maison. Voulez-vous que nous les installions ici ?
— Qu’ils restent où ils sont, rétorqua sèchement Milton.
Richard faillit éclater de rire. Son père avait visiblement cru les prendre en flagrant délit de mensonge.
— Après le traitement que vous m’avez réservé, croyez-vous vraiment que le père de Julia l’aurait laissée venir ici sans protection ? Ces gardes sont là pour elle. Je n’en ai nul besoin. Vous et moi savons à quoi nous en tenir. Si je n’avais pas voulu l’épouser, vous pouvez être certain que je n’aurais jamais remis les pieds ici.
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les frères Malory, tome 3 : Passagère clandestine de
Johanna Lindsey
— Je comprends pourquoi vous avez été si longs! gronda James. Je vous envoie trouver où réside la petite, et vous revenez avec toute l'histoire de sa famille! Bon, qu'y a-t-il d'autre? Vous n'avez pas découvert ce qu'elle faisait en Angleterre, par hasard?
— Cherchait son promis.
— Son quoi ?
— Son fiancé, expliqua Henry.
James se pencha lentement en avant, et ses trois compagnons reculèrent instinctivement. Si James fulminait depuis qu'ils avaient quitté la Jamaïque, ce n'était rien comparé à sa réaction à ce simple mot.
— Elle... a... un fiancé?
— Elle en a plus! rectifia vivement Henry.
— Elle l'a trouvé marié à une Anglaise. Alors qu'elle avait attendu six ans que... Aïe, Henry! Tu m'écrases le pied!
— C'est ta grande gueule que je devrais écraser, mon vieux!
— Elle... l'a attendu... six ans? Artie frémit.
— Eh bien, il a été enrôlé d'office, cap'taine. Et, après la guerre... Ils savaient pas ce que le garçon était devenu avant cette année. Henry a dû faire du charme à une des femmes de chambre pour...
— Six ans, répéta James, comme pour lui-même. On dirait que George était diablement accrochée, n'est-ce pas, Connie ? ajouta-t-il d'une voix plus forte.
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Par paraty62, le 01/06/2013
Les frères Malory, Tome 8 : Les trésors du désir de
Johanna Lindsey
- Un coup de foudre ? railla-t-il. Cela m'étonnerait. J'ai évité à cette jeune fille une mauvaise chute, hier, sur le quai, alors qu'elle venait de trébucher devant moi, la maladroite.
Cette remarque permit à Gabrielle de retrouver un certain aplomb.
- Maladroite ? répéta-t-elle. Ce n'est pas de ma faute si une charrette a failli me renverser. Et vous vous êtes montré goujat à propos de ce soi-disant sauvetage.
- Goujat ? releva James. Voilà qui ne m'étonne guère. C'est un Américain, après tout.
- Ne me cherche pas, Malory, grommela Drew. Ce n'est pas le moment.
- Excuse-moi, mon vieux, mais il n'y a pas de moment pour évoquer combien vous autres Américains êtes des barbares et...
- James comment oses-tu ? intervient Georgina en s'insinuant entre les deux hommes. On ne peut vraiment pas vous laisser seuls une seconde !
- Mais si, ma chère, rétorqua James. Il est encore en vie, il me semble.
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les Frères Malory, tome 2 : Tendre Rebelle de
Johanna Lindsey
― C’était une serveuse, expliqua-t-il très calmement. Et je ne me serais pas retrouvé avec cet encombrant fardeau sur les genoux si je n’avais été dans une taverne avec James à la recherche de ton cousin.
― Voilà ! C’est ma faute, en plus ! Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi arrogant. Mais je vais te dire quelle est ma faute : c’est de t’avoir cru hier soir ! Je ne referai plus jamais cette erreur !
― Roslynn…
Elle bondit en arrière quand il essaya d’approcher et, dans le même élan, lui claqua la porte au nez.
Poussant un juron, Anthony fit volte-face, vers la rue déserte. Bon sang de bonsoir ! Mis à la porte de chez lui ! C’était le bouquet après cette journée catastrophique.
Il pivota à nouveau. C’était sa maison. Pour qui se prenait-elle ?
Elle n’allait pas le flanquer à la porte de chez lui, quand même !
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Par paraty62, le 01/06/2013
Les frères Malory, Tome 8 : Les trésors du désir de
Johanna Lindsey
- Je suppose que je vous dois des excuses.
Gabrielle sursauta et fit volte-face. James se tenait derrière elle.
- Des excuses ?
- Je vais devoir faire du mal à votre ami, expliqua-t-il.
C'était ce qu'elle craignait. Pourtant, James ne paraissait nullement furieux. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour savoir qu'il ne fallait jamais se fier à son expression.
- Est-ce bien nécessaire ? demanda-t-elle. Richard est inoffensif, en réalité. Et Georgina vient d'anéantir ses espoirs.
- Il a franchi les limites de la bienséance. Je ne peux le tolérer.
La mine abattue, Richard revint sur ses pas. Dès qu'il aperçut James, il s'enfuit dans la direction opposée. La vitesse à laquelle il franchit le mur de la propriété voisine était presque comique.
- Voilà qui est raisonnable de sa part, commenta James. Je ne grimpe pas aux murs.
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Par paraty62, le 30/05/2013
Les frères Malory, tome 1 : Le séducteur impénitent de
Johanna Lindsey
- Bonjour à vous, répliqua-t-elle, espiègle. Vous avez enfin réalisé votre erreur ? Il vous en a fallu du temps !
- Je suis en train de me demander si j'ai vraiment commis une erreur. Vous n'avez franchement pas l'air d'une erreur. Pour une fois, j'ai l'impression d'avoir agi pour le mieux.
Il referma tranquillement la porte et s'adossa au battant, ses beaux yeux d'ambre la détaillant sans la moindre gêne des pieds à la tête. Rester seule avec un homme de cette trempe pouvait se révéler très risqué pour une jeune lady, Reggie s'en rendait parfaitement compte. Pourtant, pour une raison inconnue, elle n'avait pas peur de lui. Elle osa même se demander si ce serait une chose si terrible si elle perdait sa vertu avec lui. Oh-oh, elle était soudain d'une humeur bien audacieuse !
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