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Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
(...) quand je vois comment va le monde, je crois qu'un jour j'ai rêvé de l'améliorer un tout petit peu pour qu'il ne soit pas aussi merdique et j'ai avalé l'histoire que je pouvais le faire en étant flic. C'était un rêve romantique, non ?
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Par emmyne, le 20/05/2011
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Si avant j'étais agnostique, maintenant je suis un mécréant...[...], je ne crois même plus aux quatre nobles vérités dont parle un de mes amis... Je crois tout au plus à l'amitié, à la mémoire et à quelques livres, ça a l'air un peu cynique mais c'est la vérité. Ce que je vois tous les jours ne me plaît pas...
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Mais j'adore les cimetières. Cela fait des années que je vis dans un monde où l'on ne sait pas qui est qui, où est la vérité et où est le mensonge, et encore moins quelle est ton espérance de vie... Ici au moins, on se sent entouré de certitude, de la plus grande des certitudes...p 337
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Par kathel, le 28/01/2011
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Conde eut la nette sensation que cet endroit était comme un sanctuaire perdu dans le temps et, pour la première fois, il se demanda s’il n’était pas en train de commettre un acte de profanation. Avec délicatesse, il remit chaque livre à sa place et respira le cher parfum qui s’échappait de a bibliothèque ouverte. Il inspira plusieurs fois jusqu’à remplir ses poumons et ne referma la porte que lorsqu’il se sentit grisé. essayant de dissimuler son trouble, il se retourna vers les Ferrero et il remarqua sur leurs visages une flamme d’espérance, obstinée à s’imposer aux désastres les plus visibles de la vie.
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Par kathel, le 28/01/2011
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Poubelle, qui frisait l’âge mûr avec ses quatorze ans, avait conservé intactes ses habitudes de chien des rues, et toutes les nuits, il sortait se promener dans le quartier à la recherche d’air pur, de puces voyageuses et de femelles en chaleur. Depuis que le Conde l’avait amené chez lui, une nuit de cyclone de 1989, ce maltais apocryphe et bagarreur avait établi les règles de sa liberté inébranlable et le Conde les avaient acceptées, satisfait du caractère énergique de l’animal qui, maintenant prévenu par son odorat, aboya deux fois pour réclamer sa pitance.
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Par crapette, le 13/02/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Il quitta définitivement l'enfance, convaincu que sa mère avait raison : si on voulait se sentir véritablement libre, on devait faire quelque chose pour changer ce monde de merde où la dignité des individus était piétinée. p.58
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Lui, Ramon Mercader, avait été de ceux que les rivières souterraines de ce combat titanesque avaient entraînés, et il était inutile de fuir ses responsabilités, ni d'essayer de rejeter les fautes commises en arguant des mensonges et des manipulations : il incarnait l'un de ces fruits pourris que l'on trouve même au sein des plus belles récoltes et s'il était vrai que d'autres lui avaient ouverts les portes, il avait franchi, avec joie, le seuil de l'enfer, convaincu que l'existence de la demeure des ténèbres conditionnait le monde de la lumière.
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Je suis le même et je suis différent à chaque instant. Je suis tous ceux-là et je ne suis personne, parce que je ne suis qu'un pion, un tout petit pion, dans le combat pour un rêve. Un individu et un nom ne sont rien... Tu sais, dès que je suis entré à la Tcheka, on m'a appris quelque chose de très important : l'homme est interchangeable, remplaçable. L'individu n'est pas un élément unique, c'est un concept qui s'agglutine pour former la masse, qui, elle, est réelle. Mais l'homme en tant qu'individu n'est pas sacré, et donc pas indispensable.
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Par crapette, le 13/02/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Le fait d'être l'unique dépositaire d'un récit capable à lui seul de tarir la source de tant de rêves me poussait à évacuer l'horreur qu'on m'avait inoculée...p.362
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
p228 Le mensonge le plus grossier, dit et répété maintes fois sans que personne ne le démente, finit par se transformer en vérité.