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Par mariech, le 16/05/2012
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
L'Espagne que Ramon découvrait était une poudrière en attente de celui qui allumerait la mèche pour tout faire sauter : c'était un pays meurtri qui s'efforçait de se libérer des pesanteurs du passé et des frustrations du présent .
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Par mariech, le 16/05/2012
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Pour confirmer que dans la misère certains détails sont un luxe , Lev Davidovitch eut même la possibilité de savourer un odorant café turc et il en but jusqu'à sentir son coeur s'emballer .
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Par mariech, le 16/05/2012
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
La haine est une des maladies les plus difficiles à guérir .
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Par emmyne, le 20/05/2011
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Si avant j'étais agnostique, maintenant je suis un mécréant...[...], je ne crois même plus aux quatre nobles vérités dont parle un de mes amis... Je crois tout au plus à l'amitié, à la mémoire et à quelques livres, ça a l'air un peu cynique mais c'est la vérité. Ce que je vois tous les jours ne me plaît pas...
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Mais j'adore les cimetières. Cela fait des années que je vis dans un monde où l'on ne sait pas qui est qui, où est la vérité et où est le mensonge, et encore moins quelle est ton espérance de vie... Ici au moins, on se sent entouré de certitude, de la plus grande des certitudes...p 337
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Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
(...) quand je vois comment va le monde, je crois qu'un jour j'ai rêvé de l'améliorer un tout petit peu pour qu'il ne soit pas aussi merdique et j'ai avalé l'histoire que je pouvais le faire en étant flic. C'était un rêve romantique, non ?
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Par kathel, le 28/01/2011
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Conde eut la nette sensation que cet endroit était comme un sanctuaire perdu dans le temps et, pour la première fois, il se demanda s’il n’était pas en train de commettre un acte de profanation. Avec délicatesse, il remit chaque livre à sa place et respira le cher parfum qui s’échappait de a bibliothèque ouverte. Il inspira plusieurs fois jusqu’à remplir ses poumons et ne referma la porte que lorsqu’il se sentit grisé. essayant de dissimuler son trouble, il se retourna vers les Ferrero et il remarqua sur leurs visages une flamme d’espérance, obstinée à s’imposer aux désastres les plus visibles de la vie.
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Par nadejda, le 05/03/2011
L'homme qui aimait les chiens de
Leonardo Padura Fuentes
Je suis le même et je suis différent à chaque instant. Je suis tous ceux-là et je ne suis personne, parce que je ne suis qu'un pion, un tout petit pion, dans le combat pour un rêve. Un individu et un nom ne sont rien... Tu sais, dès que je suis entré à la Tcheka, on m'a appris quelque chose de très important : l'homme est interchangeable, remplaçable. L'individu n'est pas un élément unique, c'est un concept qui s'agglutine pour former la masse, qui, elle, est réelle. Mais l'homme en tant qu'individu n'est pas sacré, et donc pas indispensable.
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Par caro64, le 22/04/2012
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
Chaque livre, n'importe lequel, est irremplaçable, chacun a un mot, une phrase, une idée qui attend son lecteur.
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Par caro64, le 22/04/2012
Les Brumes du passé de
Leonardo Padura Fuentes
- Fatigue historique... Le Conde soupesa la définition du Conejo, il termina son verre de rhum et regarda ses amis, exemplaires agonisants du syndrome de fatigue historique acquis : le Flaco qui n'était plus maigre, avec la moelle épinière détruite dans une guerre, bien sûr historique, dont personne ne parlait plus; le Conejo, dégingandé, avec les dents de plus en plus longues, saillantes comme les os de son crâne, encore capable de théoriser sur la démesure insulaire mais sans avoir jamais écrit un seul des livres d'histoire qu'il avait rêvé d'écrire ; Candito el Rojo, historiquement ancré dans le solar tapageur où il était né, crevant de faim depuis qu'il avait renoncé à ses multiples affaires illicites et qu'il s'obstinait à vouloir trouver des réponses transcendantales dans une chronique écrite deux mille ans auparavant, où il était question d'une fin du monde assaisonnée de châtiments terribles pour tous ceux qui ne voueraient pas leur âme au Sauveur ; et Andrés, l'absent-présent Andrés, comment était-il possible que pour soigner radicalement ses nostalgies, pour effacer sa propre histoire et tromper son épuisement historique, il en soit arrivé à décider que le mieux était de ne jamais revenir dans l'île, même pas pour voir un match de base-ball dans le stade de La Havane, passer une nuit à boire, écouter de la musique et bavarder avec ses amis qui, malgré les mutilations, les frustrations, les croyances et les reniements, les fatigues historiques et les faims physiques et intellectuelles, ne refusaient jamais de partager une nuit pour évoquer des souvenirs, avec la conscience vague mais latente que s'ils n'avaient pas préservé cette fraternité, il y avait peut-être déjà longtemps qu'ils auraient oublié de vivre ?
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