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Par ballad, le 18/09/2011
Théâtre de
Michel de Ghelderode
"La mort Amirale - Embarque, capitaine ! Laisse au port ton humain bagage. Brise la boussole. Dieu est le pôle. Flamand, Breton ou Espagnol, étale est l'infini sans joies ni peines. Embarque, âme de capitaine !"
Christophe Colomb.
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Par ballad, le 18/09/2011
Théâtre de
Michel de Ghelderode
"Adrian - Tu as la forme d'une harpe tendue; ton souffle est concertant et lorsque tu tressailles se délie en toi un noeud de mélodies.
Jussemina - Tu as la forme du glaive, tu es glacial, brillant, acéré et lorsque je t'enlace, mes bras mes seins se couvrent de perles rouges".
La balade du grand macabre
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Quelles herbes, connues des nécromants, fait naître cet humus et pourquoi cette végétation reste-t-elle moite et suante, comme si la sève ne circulait pas en ses réseaux, mais bien la charnelle putréfaction qu'elle pompe dans ce terroir funéraire ? J'imagine que ses racines traversent des cages thoraciques ; je songe, non sans perversité mentale, à tout ce que le sol peut contenir qu'on ne déblaya jamais. Vais-je resté hanté par ce cimentière ? Tout m'y ramène : cette odeur d'iodoforme induisant l'esprit à funèbres pensers et exprimée de tout : des pierres, des plantes, de moi-même ; les phosphorescences nocturnes ; ces plaintes, ces complaintes, comme si l'on officiait quelque part, au plus profond de la nuit. Il s'en faudra de peu ou je m'hallucinerai.
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Misère ! soliloquais-je, que les jours donnés par Dieu sont longs à traîner ! que la vie est insipide à qui n'a pas le tempérament du pécheur ! que l'éternité est insupportable sous une administration autre que celle du diable !
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
[...] que j'eusse aimé être Pilatus, dans un éternel silence : un homme oublié des hommes, qui sait écrire merveilleusement et qui n'écrit jamais, sachant que tout est vanité.
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Ah ! vous êtes heureux dans vos murs isolants, de ne rien savoir des temps modernes !... On ne calligraphie plus, on n'écrit plus qu'au moyen de machines ou d'instruments barbares ; mieux : le dernier des imbéciles est lettré ou instruit, voire porteur de diplômes, bien que peu de gens sachent écrire ou lire ou parler avec un minimum de correction...
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Pareille à une vague dressée et suspendue sur moi, la végétation me menace ; je serai roulé en elle, avec des silex et des ossements, un jour... Ma volonté mollit sous l'action de la chaleur. On ne saurait assez prendre garde aux lieux où l'on s'établit.
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
tout visage nouveau porte en soi son énigme ; toute connaissance nouvelle implique son risque.
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Mais ai-je jamais cessé de rêver, et les ans qui s'accumulent sur mes épaules m'ont-ils appris autre chose qu'à m'enfoncer plus obstinément dans mes rêves ?
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Sortileges de
Michel de Ghelderode
Son œil s'embuait, je craignais de le voir s'endiamanter d'une larme.