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Par Cath36, le 05/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Et écoute bien ce que je vais te dire,notre vie, maintenant, elle est comme une bagnole qui s'est fait percuter par un camion. On doit décider : soit on la répare, soit on l'envoie à la casse. Moi, je suis pour la réparer. De toute façon, on n'a pas d'argent pour en racheter une autre.
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Par Cath36, le 05/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Et si vous misez sur une bonne engueulade entre mon mari et moi, inutile de vous leurrer. On ne vous a pas attendu pour s'en payer de très belles. Mais on adore ça, parce que, touchons du bois, à chaque dispute, notre amour grandit encore un peu.
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Par Cath36, le 03/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Hier, sur la plage, elle avait entendu cette phrase, lancée par un gamin : "Elle est plus grande que toi, la mer, pas vrai maman ? " Haut comme trois pommes, mais déjà conscient que sa mère ne le sauverait pas de la vie.
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Par Cath36, le 04/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Si quelqu'un avait eu un jour la foi, eh bien, il aurait beau faire, s'acharner à ratisser, arracher, brûler et éradiquer, toujours repousserait en lui une petite verrue divine, un résidu enraciné à tout jamais
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Par Cath36, le 05/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Une gamine de treize ans qui en paraissait neuf, un gamin de cinq ans qu'un coup sur la tête avait fait régresser. Deux petites silhouettes maigrichonnes qui s'entraînaient en vue de la vraie vie, celle où on ne vous fait pas de cadeau, où il n'existe aucune discrimination positive, pas même pour celui qui traîne la patte. Au mieux, il obtiendra un macaron de handicapé pour sa voiture. Oui, ils étaient si petits, tous les deux, avec la mer en toile de fond, que Dieu, s'il voyait d'en haut ce que Mike voyait de la rampe d'accès, devait s'en mordre les doigts.
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Par Cath36, le 05/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Au tout début, elle était restée bouche bée devant la variété des malformations inventées par la nature. Dès qu'elle comprit qu'elle se trouvait parmi les siens, elle baissa les épaules et cessa d'en demander trop à ses jambes. Au contraire, qu'elles se cognent, qu'un genou repousse l'autre, que ses chevilles s'entrechoquent ! Et, pour montrer aux habitants des lieux à quel point elle leur était semblable, elle accentua son handicap, presque honteuse, en comparaison des autres, de la réduction de peine qu'on lui avait concédée.
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Par Cath36, le 04/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Qui peut dire combien pèse un coeur pas plus gros qu'un poing mais qui contient tout ce que la vie t'a donné et tout ce que tu espères encore ?... Il fut un temps où elle voulait ceci et cela et encore cela, aujourd'hui elle savait que l'odeur de bébé et de pain frais suffisait amplement. Quoi, vraiment, ça suffisait ? Comme vous êtes drôle, madame ! Elle avait à nouveau ri d'elle-même tout en pliant les culottes de bébé, les slips d'homme, un tee-shirt de fille, un autre de garçon, encore un et ainsi de suite.
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Par Cath36, le 04/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Ils avaient beau s'être mariés, avoir eu des enfants et contracté un emprunt foncier, ils avaient beau courir au dispensaire tous les quatre matins, payer des impôts locaux, fermer leur balcon avec des volets pour en faire une chambre supplémentaire, acheter une cuisine à crédit, conduire une voiture qui tombait en panne une jour sur deux, bref, subir les mêmes tue-l'amour que tout le monde, chez eux les baisers étaient toujours d'une incroyable vitalité.
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Par Cath36, le 03/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
Les défunts n'ont besoin ni de chaleur ni de lumière, la seule chose qui compte pour eux, c'est qu'on se souvienne d'eux. Et là, on n'est jamais sûr de rien.
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Par Cath36, le 03/06/2011
L'avenir nous le dira, Anna de
Mira Magen
La vie. La vie, dont tu ignores d'où elle vient et où elle va. Et dans cette vie, à chacun son destin. Qu'on soit né poule ou être humain, c'était la même injustice. l'une avait la chance de se retrouver à gambader dans la cour et à se taper un coq qui lançait de voluptueux cocoricos et l'autre s'étranglait dans un poulailler industriel avec cinq cent de ses congénères, en partance pour l'usine de saucisson.