Biographie et informations
Mort(e) le : 15/01/2009
Biographie :
Olivier Clément, grand penseur orthodoxe du XXe siècle,
Avec la mort d’Olivier Clément, survenue jeudi 15 janvier au soir à l'âge de 87 ans, c’est un des grands noms de la pensée orthodoxe qui vient de s’éteindre. Disciple de Vladimir Lossky, ce théologien français aura en effet été l’une des figures majeures de cette « École de Paris », qui s’était épanouie autour de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, dans la lignée du grand courant spirituel et théologique né en Russie à la fin du XIXe siècle et replié en France après la Révolution russe.
Rien, pourtant, ne prédisposait Olivier Clément, né en 1921 dans une famille athée des Cévennes, à devenir l’un des plus grands théologiens chrétiens du XXe siècle. « J’ai grandi dans un milieu déchristianisé, racontait-il en 2001 à La Croix. Je n’ai pas été baptisé et je n’ai pas reçu d’instruction religieuse. » Ce n’est qu’au moment des lectures d’adolescent que se posent pour lui les premières questions spirituelles.
« La poésie me touchait beaucoup, en particulier Rilke. Et puis la Bible. » Mais si l’Évangile le fascine, il paraît alors « insupportable » à cet athée convaincu. Après le bac, ses études d’histoire lui feront découvrir à quel point les civilisations sont marquées par le spirituel. Il faut dire qu’il reçoit alors, à Montpellier, l’enseignement de grands professeurs que la guerre y avait déplacés. Notamment Henri-Irénée Marrou, Marc Bloch et, surtout, Alphonse Dupront, figure de l’anthropologie religieuse, qui deviendra son maître et qu’il suivra dans la Résistance.
"La Trinité m’est apparue comme la solution à mon impasse"
L’agrégation en poche, Olivier Clément prend en effet le maquis. L’occasion pour lui d’approfondir la dimension spirituelle de la vie. Kierkegaard, Newman, Chestov se bousculent alors dans ses lectures. Puis vient la rencontre avec l’Inde. « Pendant dix ans, j’ai cherché dans le vaste monde des religions et des mythes. Tout m’attirait. Mais je me suis retrouvé coincé entre l’Inde, où tout est sacré, divin, englouti dans l’océan de la divinité, et d’autre part le sens du caractère unique de la personne. » Sa rencontre avec l’orthodoxie se fera avec La Théologie mystique de l’Église d’Orient, de Vladimir Lossky.
Le chapitre sur « La Trinité et l’homme à son image » l’enthousiasme. « La Trinité m’est alors apparue comme la solution à mon impasse : une unité totale, plus grande encore que celle dont parlait l’Inde, tout en étant la différence absolue ! » À la m
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