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Par Chouchane, le 30/03/2010
Anna Karénine de
Léon Tolstoï
Enfin elle parvint à lire et à comprendre ce qu'elle lisait (...) mais la lecture c'est à dire le fait de s'interesser à la vie d'autrui, lui devenait intolérable, elle avait trop besoin de vivre par elle-même.
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Par Carosand, le 23/04/2012
Léon Tolstoï
Si un homme a beaucoup plus qu'il ne faut, c'est que d'autres manquent du nécessaire.»
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Par gaillard1, le 19/09/2010
La Guerre et la paix de
Léon Tolstoï
Toute réforme imposée par la violence ne corrigera nullement le mal : la sagesse n'a pas besoin de la violence.
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Par Woland, le 24/01/2011
La Guerre et la paix de
Léon Tolstoï
- "Eh ! bien, mon prince, Gênes et Lucques ne sont plus que des apanages, des domaines de la famille Buonaparte. Non, je vous préviens que si vous ne me dites pas que nous avons la guerre, si vous vous permettez encore de pallier toutes les infamies, toutes les atrocités de cet Antéchrist (ma parole, j'y crois), je ne vous connais plus, vous n'êtes plus mon ami, vous n'êtes plus mon fidèle serviteur, comme vous dites. Eh ! bien, bonjour, bonjour. Je vois que je vous fais peur, asseyez-vous et racontez."
Ainsi parlait, en juillet 1805, Anna Pavlovna Scherer, une demoiselle d'honneur bien connue et une intime de l'impératrice Maria Feodorovna, en accueillant le prince Vassili, personnage important et haut fonctionnaire, arrivé le premier à sa soirée. Anna Pavlovna toussait depuis quelques jours, elle avait la grippe, disait-elle (c'était alors un mot nouveau dont ne se servaient que de rares personnes). Dans les billets qu'elle avait fait porter dans la matinée par un laquais en livrée rouge, il était dit à tous sans distinction :
"Si vous n'avez rien de mieux à faire, monsieur le comte (ou mon prince) et si la perspective de passer la soirée chez une pauvre malade ne vous effraie pas trop, je serai charmée de vous voir chez moi, entre sept et dix heures. Annette Scherer."
- "Dieu, quelle virulente sortie !" répondit le prince sans s'émouvoir le moins du monde d'un pareil accueil ; il portait l'uniforme chamarré de la cour, orné de plaques, avec bas et escarpins, et arborait, sur son visage plat, une expression claire. ... [...]
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Par GiZeus, le 26/10/2010
Anna Karénine de
Léon Tolstoï
Stepane Arcadiévitch ne choisissait pas plus ses façons de penser que les formes de ses chapeaux ou de ses redingotes ; il les adoptait parce que c’étaient celles de tout le monde. Comme il vivait dans une société où une certaine activité intellectuelle est considérée comme l’apanage de l’âge mûr, les opinions lui étaient aussi nécessaires que les chapeaux.
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Par laporte, le 09/03/2011
Anna Karénine de
Léon Tolstoï
Toutes les familles heureuses se ressemblent; les malheureuses le font chacune à leur façon.
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Par gaillard1, le 19/09/2010
La Guerre et la paix de
Léon Tolstoï
Dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l'événement, n'ont avec celui-ci aucune espèce de lien.
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Par Nadael, le 31/01/2012
Anna Karénine de
Léon Tolstoï
La vie conjugale se révélait très différente de ce qu'il avait rêvé. Semblable à un homme qui, ayant admiré la marche calme et régulière d'un bateau sur un lac, voudrait le diriger lui-même, il sentait la différence qu'il existe entre la simple contemplation et l'action : il ne suffisait pas de rester assis sans faux mouvemements, il fallait encore songer à l'eau sous ses pieds, manoeuvrer sans la moindre distraction le gouvernail, soulever d'une main novice les lourdes rames, toutes choses sans doute fort intéressantes, mais en tout cas fort difficiles.
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Par milgoul, le 21/07/2010
Anna Karénine de
Léon Tolstoï
"- Je ne savais pas que vous partiez aussi ? Pourquoi partez-vous ? dit-elle en baissant la main qui s'apprêtait à saisir la poignée de la portière. Le visage d'Anna exprima une joie et une animation des plus vives.
- Pourquoi je pars ? répéta-t-il, la regardant droit dans les yeux. Je pars pour être où vous êtes. Je ne puis faire autrement.
(...) Vronskï avait prononcé juste les mots que désirait l'âme d'Anna, mais que redoutait sa raison."
Partie I, chapitre XXX
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Par Aela, le 23/01/2011
Résurrection de
Léon Tolstoï
Nekhlioudov lui offrait le mariage par grandeur d'âme et en conséquence de ce qui s'était passé autrefois, mais Simenon l'aimait telle qu'elle était à présent et l'aimait simplement parce qu'il l'aimait. De plus, elle avait l'impression qu'il la considérait comme une femme extraordinaire, différente de toutes les femmes, douée de qualités morales exceptionnellement hautes. Elle ne savait pas au juste lesquelles il lui attribuait, mais en tout cas, pour ne pas le décevoir, elle s'efforçait de faire naître en elle les meilleures qu'elle pouvait imaginer. Ce désir l'obligeait à essayer d'être aussi bonne qu'elle pouvait l'être.
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