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Par BlackWolf, le 24/12/2010
Le Cycle d'Ender, tome 1 : La Stratégie Ender de
Orson Scott Card
L'Humanité ne nous demande pas d'être heureux, elle nous demande simplement d'être intelligents afin de pouvoir la servir.
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Par Abettik, le 23/09/2010
Le Cycle d'Ender, tome 2 : La Voix des morts de
Orson Scott Card
- la langue scandinave définit quatre types d’étrangers. Le premier est celui qui vient d’ailleurs, ou utlänning, l’étranger que nous considérons comme un être humain, mais qui vient d’un autre pays ou d’une autre ville. Le deuxième type est le framling – Démosthène se contente de supprimer l’umlaut du scandinave främling. C’est l’étranger que nous considérons comme humain mais qui vient d’une autre planète. Le troisième est le raman, l’étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s’applique à tous les animaux, avec qui la conversation n’est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont-ils intelligents, peut-être sont-ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir.
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Par BlackWolf, le 24/12/2010
Le Cycle d'Ender, tome 1 : La Stratégie Ender de
Orson Scott Card
Les êtres humains n’ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c’est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
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Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, tome 3 : L'Apprenti de
Orson Scott Card
Comme un homme rouge, voilà comment il se déplaçait. Rapidement, ses vêtements d’homme blanc l’irritèrent ; il s’arrêta pour les retirer et les fourrer dans son sac à dos, puis se remit à courir nu comme un geai et sentit les feuilles des taillis lui caresser la peau. Bientôt il s’abandonna au rythme de sa course, il oublia son propre corps pour devenir partie intégrante de la forêt vivante et progresser plus vite, plus en puissance, sans manger, sans boire. Comme un homme rouge, capable de courir indéfiniment au fond des bois sans avoir besoin de repos et de couvrir des centaines de milles en une seule journée.
C’était la manière naturelle de voyager, Alvin le savait. Non pas dans des chariots grinçants qui bringuebalaient en terrain sec, pataugeaient dans les chemins boueux. Pas plus qu’à cheval, pauvre bête qui suait et se traînait sous son cavalier, esclave de l’impatience d’arriver de son maître, qui ne pouvait pas aller où elle voulait. Seulement un homme dans les bois, pieds nus sur le sol, visage offert au vent, courant dans un rêve.
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Par Orphea, le 12/05/2010
Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, tome 4 : Le Compagnon de
Orson Scott Card
"Tu sais, si tu leur fais assez mal, les gens finiront tous par t'appeler ce que tu veux. Faiseur. Roi. Capitaine. Patron. Maître. Saint. Tu n'as qu'à choisir, tu peux les forcer à coups de poing. Mais toi, tu ne te changes pas. Tu ne fais que changer le sens de ces mots, et tu leur donnes à tous le même : brute."
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Par Shaarilla, le 13/02/2010
Enchantement de
Orson Scott Card
- Il y a deux bibles confondues, l'une cachée à l'intérieur de l'autre. La Bible du dénuement est celle où se trouvent les malédictions : Adam doit gagner son pain à la sueur de son front, Eve donne le jour à ses enfants dans la douleur et doit obéissance à son mari ; c'est un jeu où on a le droit de chasser les habitants de Canaan pour prendre leur terre, où l'on a le droit de tuer un homme incapable de prononcer le mot Shibboleth parce que c'est un étranger. C'est la bible du meurtre, de la haine et d'un dieu jaloux qui veut voir éliminer les idolâtres - foudroyés sur un signe d'Elie ou massacrés par les épées des Lévites sur l'ordre de Moïse.
- Quelle érudition ! observa Piotr.
- Je n'y suis pour rien : mon cours de judaïsme féministe de ce semestre m'a ouvert les yeux.
- Ah ! fit Piotr.
- La valeur d'une femme ne tient pas au fait qu'elle porte des enfants ni à sa docilité ; ele tient à sa capacité à prendre des décisions audacieuses, comme celle d'Eve de manger du fruit et d'obtenir la connaissance ; Adam n'a fait que l'imiter. C'était elle la rebelle, lui s'est contenté de suivre ; or, pourtant, on parle de la "chute d'Adam" !
- C'est du moins le terme qu'emploient les chrétiens, dit Piotr. Il était manifestement de plus en plus effaré.
- C'est la bible du dénuement qui porte les juifs à se croire le droit de déplacer les Palestiniens ; dans la Bible féminine, l'agneau dort avec le lion.
- Les lions apprécient toujours cette attitude chez les agneaux, observa Piotr : ça leur évite les fatigues de la chasse.
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Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, tome 3 : L'Apprenti de
Orson Scott Card
De la maison parvinrent des cris de dispute, forts mais pas assez clairs pour qu’Alvin comprenne les mots.
« En colère, fit Arthur Stuart. Il regardait droit vers la maison, aussi figé qu’un chien à l’arrêt.
« T’entends ce qu’ils racontent ? demanda Alvin. La Peg Guester dit tout l’temps que t’as des oreilles de chien, qu’elles s’dressent au moindre bruit. »
Arthur Stuart ferma les yeux. « T’as pas l’droit d’faire mourir ce garçon d’faim », dit-il.
Alvin faillit carrément éclater de rire. Arthur imitait à la perfection la voix de Gertie Smith, il n’avait jamais entendu ça.
« L’est trop grand pour recevoir une roustée et j’veux y apprendre », fit Arthur Stuart.
Cette fois, c’était exactement la voix du patron forgeron. « Ben ça ! » murmura Alvin.
Le petit Arthur poursuivit aussitôt : « Alvin va manger cette assiettée, Conciliant Smith, si tu veux pas t’la recevoir sus la tête.
— J’aimerais bien voir ça, vieille sorcière, j’te casserais les bras. »
Alvin ne put se retenir, il éclata de rire. « Du djab si t’es pas un véritab’ oiseau moqueur, Arthur Stuart. »
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Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, tome 2 : Le Prophète rouge de
Orson Scott Card
La mère aimait beaucoup Ta-Kumsaw, plus que n’importe quelle mère de la tribu aimait un fils ; mais quand bien même, elle aimait davantage Lolla-Wossiky. Souventes fois elle leur avait raconté comment, bébé, Lolla-Wossiky se mettait à pleurer chaque hiver dès les premiers souffles d’air glacés. Elle avait beau le couvrir de peaux d’ours ou de bison, elle ne parvenait jamais à le calmer. Puis un hiver où il était assez grand pour parler, il lui apprit la raison de ces pleurs : « Toutes les abeilles vont mourir », dit-il. Voilà ce qu’était Lolla-Wossiky, le seul Shaw-Nee qui ait jamais ressenti la mort des abeilles.
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Le chroniques d'Alvin le Faiseur, tome 1 : Le Septième Fils de
Orson Scott Card
Même s’il parvenait le plus souvent à garder un visage impassible pendant la classe, et donc à recevoir moins de raclées, le dimanche restait l’épreuve la plus terrible de toutes parce que, cloué à son banc inconfortable, il devait écouter le révérend Thrower alors que la moitié du temps il se retenait d’éclater de rire à se rouler par terre, et que l’autre moitié ça le démangeait de se lever pour crier : « Jamais j’ai entendu une grande personne dire une chose aussi bête ! »
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Le Cycle d'Ender, tome 3 : Xénocide de
Orson Scott Card
" Même si Quara a raison, même si elle est à cent pour cent sur la bonne voie et que les virus de la descolada sont tous titulaires du doctorat et n'arrêtent pas de publier des thèses sur la meilleure méthode d'emmerder les humains jusqu'à ce qu'ils crèvent, et alors ? Est-ce qu'on va tous lever les pattes en l'air et faire le mort sous prétexte que le virus qui essaie de nous tuer tous est si foutrement intelligent ?"