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Par Spilett, le 28/03/2010
2061 : odyssée trois de
Arthur C. Clarke
C'est un principe scientifique de base que de ne jamais croire à un "fait" - même attesté - avant d'avoir réussi à le replacer dans un cadre de références. A l'occasion, bien sûr, une observation peut faire éclater son cadre et obliger à en construire un nouveau, mais c'est extrêmement rare. Les Galilée et les Einstein apparaissent rarement plus d'une fois par siècle, ce qui vaut infiniment mieux pour l'égalité d'humeur de l'humanité.
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Par darkon31, le 27/01/2011
Rendez-vous avec rama de
Arthur C. Clarke
Car, à trop voir les choses sous cet angle, se dégageait une troisième image de Rama, dont il se défendait avec angoisse. Il s’agissait du point de vue duquel, de nouveau, ce monde était un cylindre vertical, un puits; mais maintenant, il se trouvait en haut, et non plus au fond, comme une mouche, marchant la tête en bas sur un plafond voûté avec, au-dessous, un vide de cinquante kilomètres.
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Par Vance, le 19/05/2009
2001 : L'Odyssée de l'espace de
Arthur C. Clarke
Oh mon Dieu, c’est plein d’étoiles !
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2001-3001, les odyssées de l'espace de
Arthur C. Clarke
Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.
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2001-3001, les odyssées de l'espace de
Arthur C. Clarke
Les Premiers-nés.
Appelons-les les Premiers-nés. Ils n'étaient en rien humains, mais fait pourtant de chair et de sang, et lorsqu'ils contemplaient les immensités de l'espace, ils éprouvaient émerveillement, crainte, et...solitude. Dès qu'ils en eurent le pouvoir, ils s'élancèrent vers les étoiles.
Dans leur quête, ils rencontrèrent la vie sous bien des formes, et ils observèrent son évolution sur un millier de mondes. Ils constatèrent que, souvent, les premières lueurs de l'intelligence jetaient de brefs éclats avant de mourir et de retourner à la nuit du cosmos.
Et comme dans toute la Galaxie ils n'avaient rien découverts de plus précieux que l'esprit, ils favorisèrent en tout lieu son apparition. Ils devinrent les fermiers des prairies étoilées. Ils semèrent, et parfois ils récoltèrent. Et de temps en temps, sans passion, ils devaient arracher les mauvaises herbes.
Les grands dinosaures avaient depuis longtemps disparus, anéantis par un cataclysme venu de l'espace, lorsque le vaisseau de surveillance pénétra dans le système solaire après un voyage de près d'un millier d'années. Il survola les planètes extérieures glacées, s'attarda quelques peu au-dessus des déserts de Mars à l'agonie, puis se dirigea vers la terre.
Les explorateurs découvrirent un monde grouillant de vie. Pendant des années, ils étudièrent, rassemblèrent, cataloguèrent. Lorsqu'ils eurent appris tout ce qu'ils pouvaient apprendre, ils entreprirent de modifier. Ils guidèrent le destin de nombreuses espèces, tant sur terre que dans les mers. Mais il leur faudrait attendre au moins un million d'années pour savoir si l'une de leurs multiples expériences avait abouti.
Ils étaient patients, mais point encore immortels. Il y avait tant à faire dans cet univers aux centaines de milliard de soleils, et d'autres mondes les appelaient. Alors une fois de plus ils s'enfoncèrent dans les abysses, avec la certitude que jamais plus ils ne reviendraient dans cette région de la Galaxie. D'ailleurs il n'y en avait nul besoin: les serviteurs qu'ils laissaient derrière eux achèveraient l’œuvre entreprise.
Sur Terre, les glaciers avancèrent, reculèrent, tandis que passait et repassait dans le ciel la Lune impassible, gardienne des secrets. Et plus lentement que les glaces des pôles, des civilisations naissaient et se répandaient entre les étoiles. D'étranges, de magnifiques, de terribles empires s'érigeaient puis s'effondraient, et leur descendants se transmettaient la connaissance.
A présent, dans les étoiles, l'évolution poursuivait de nouveaux buts. Depuis longtemps, les premiers explorateurs de la terre avaient atteint les limites de la chair; dès que leurs machines furent supérieures à leurs corps, ils émigrèrent. Ils transférèrent d'abord leur cerveau, puis leurs pensées seules, dans de nouveaux abris de métal et de gemme dans lesquels ils parcoururent la Galaxie. Ils ne construisirent plus de vaisseaux spatiaux. Ils étaient eux-mêmes des vaisseaux spatiaux. Pourtant l'âge des Entités-Machines fut bref. Au cours de leurs incessantes expériences, ils avaient appris à emmagasiner le savoir dans la structure de l'espace et à préserver leur pensée pour l'éternité dans des treillages gelés de lumière. Et donc ils se transformèrent en pure énergie, tandis que sur des milliers de mondes les coquilles vides qu'ils avaient abandonnées exécutaient une brève danse d'agonie avant de tomber en poussière.
Désormais seigneurs de la Galaxie, ils pouvaient errer à leur guise parmi les étoiles, ou s'insinuer comme brouillard subtil dans les interstices de l'espace. Bien que libérés, enfin, de la tyrannie de la matière, ils n'avaient pas oubliés leur origine, dans le chaud limon d'une mer évanouie. Et leurs merveilleux instruments continuaient de fonctionner, observant les expériences commencées si longtemps auparavant. Mais ils n'obéissaient plus toujours aux ordres de leurs créateurs; comme tous les objets matériels, ils n'échappaient pas à la corruption du temps et à sa servante patiente et vigilante, l'entropie.
Et parfois ils découvraient et poursuivaient des buts qui leurs étaient propres.
(3001 l'odyssée finale P7-9)
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Par Spilett, le 12/03/2010
2001 : L'Odyssée de l'espace de
Arthur C. Clarke
C'était le propre du barbare de détruire ce qu'il ne pouvait comprendre, mais peut-être les hommes n'étaient-ils que des barbares comparés aux êtres qui avaient érigé les monolithes...
Et d'où avaient-ils pu venir ? De la Lune même ? C'était tout à fait impossible. S'il y avait jamais eu la moindre trace de vie sur ce monde désolé, elle avait été détruite durant la période de formation des cratères, quand la surface avait été chauffée à blanc.
De la terre ? Hautement improbable mais pas impossible. Mais une civilisation terrestre avancée - peut-être non humaine - au Pléistocène, aurait laissé d'autres traces de son existence. Nous les aurions découvertes bien avant de débarquer sur la Lune, se dit Floyd.
Cela laissait deux possibilités: les autres planètes et les étoiles. Pourtant, l'évidence était contre la présence de la vie, de toute forme de vie, dans le système solaire, en dehors de la Terre et de Mars. Les mondes intérieurs étaient trop chauds, ceux de l'extérieur trop froids, à moins de descendre à des profondeurs où la pression atteignait des centaines de tonnes au centimètre carré.
Alors les visiteurs étaient peut-être venus des étoiles, ce qui paraissait encore plus incroyable. En levant les yeux vers les constellations, Floyd se rappela combien de fois ses collègues avaient prouvé l'impossibilité des voyages interstellaires.
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2001-3001, les odyssées de l'espace de
Arthur C. Clarke
C'est le propre du barbare de détruire ce qu'il ne peut comprendre.
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2001-3001, les odyssées de l'espace de
Arthur C. Clarke
En dépit des perfectionnements électroniques, il advient parfois que la bonne vieille feuille imprimée soit le moyen d'information le plus pratique.
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Par Ubikson, le 03/05/2012
2001 : L'Odyssée de l'espace de
Arthur C. Clarke
- Docteur Floyd, mes collègues et moi-même sommes prêts à engager notre réputation sur ce point : l'Anomalie Magnétique de Tycho est sans le moindre rapport avec la race humaine, car lorsque le monolithe fut enfoui, il n'existait encore aucun être humain. Voyez-vous, il a environ trois millions d'années. Vous contemplez, en ce moment, la première manifestation d'une intelligence extra-terrestre.
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Par Spilett, le 01/04/2010
3001 : L'Odyssée finale de
Arthur C. Clarke
- Estimez-vous que toute personne qui possède de fortes convictions religieuses est folle ?
- Techniquement, au sens strict, oui, si elle est sincère et pas hypocrite. Mais je soupçonne quatre-vingt-dix pour cent des croyants d'être des hypocrites.