ISBN : 2290308285
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.46/5 (sur 205 notes) Ajouter à mes livres
Ender a six ans. C'est un combattant redoutable. Mais ce n'est rien encore à côté de ce qu'il deviendra au terme dé l'entraînement qui le destine à devenir l'amiral de toutes les flottes terriennes. Le soldat absolu.
S'il survit. S'il ne craque pas.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ione, le 07 avril 2010

    Ione
    La Stratégie Ender est un de ces livres qui marque l'esprit. Il ne peut laisser indifférent.
    L'histoire tourne autour d'un petit garçon qui a eut la malchance d'être le troisième enfant de sa famille. Or, son pays est sous la loi d'une restriction de la natalité. Il est le troisième, le dernier, le paria…
    Mais il se révèle aussi être le plus doué.
    Son frère aîné, Peter, enfant prodige lui aussi, le déteste et le lui fait payer. Il le déteste parce qu'il sent au fond d'Ender toute la bonté de cœur qu'il ne possède pas lui-même. Et il sait que c'est ce qui fera la différence.
    Lorsque l'armée viendra chercher Ender, lors de ses six ans, pour l'amener à l'école de guerre, c'est la déchirure pour le petit garçon qui perd ses parents et surtout sa sœur Valentine qu'il aime pardessus tout.
    Il ne sait pas quand il les reverra.
    Ender suit alors, loin de tous, une éprouvante éducation militaire, rigoureuse, intransigeante, inhumaine durant laquelle il apprendra à se battre et surtout à gagner pour survivre.
    Loin d'une description ennuyeuse des pratiques d'une école militaire, l'auteur nous montre le regard d'un enfant sur un monde d'adultes.
    Il nous dépeint le douloureux cheminement intérieur de la prise de conscience du monde.
    Il nous donne un point de vue nouveau, nous oblige à regarder les choses autrement, avec des yeux neufs, les yeux d'Ender.
    Outre cet aspect prédominant du récit, il nous parle de nos peurs, de nos limites, de nos étroitesses, mais nous montre aussi nos capacités, notre grandeur. Cela préfigure la suite intitulée " La Voix des morts ", récit pétrit d'humanité.
    Si vous ne l'aviez pas encore compris, j'ai adoré ce livre. le style d'Orson Scott Card est un pur bonheur, le sujet est très original et traité avec maestria.
    Un livre que je recommande chaudement.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 07 avril 2012

    livr0ns-n0us
    Après Les Mages de Westil chroniqué il y a quelques jours sur mon blog, je me replonge dans la bibliographie d'Orson Scott Card pour m'intéresser cette fois-ci au titre qui lui a valu la reconnaissance et deux prix extrêmement prestigieux : le Nebula en 1985 et le Hugo en 1986. Écrivain protéiforme, abordant aussi bien la science-fiction pure et dure que la fantasy ou le conte, Orson Scott Card est un conteur hors-pair. Je le dis et le redis car avec La Stratégie Ender, il achève de me convaincre que la science-fiction peut me plaire...
    Et pourtant, ce n'était pas gagné. En attaquant cette lecture, je me demandais bien comment je pourrais m'attacher à un petit surdoué de 6 ans évoluant dans un monde empli de vaisseaux et de voyages inter-galactiques, le tout saupoudré d'une bonne dose de manœuvres militaires. J'ai donc commencé ma lecture pleine d'appréhensions... qui se sont bien vite envolées. Dès les premières pages, la magie opère, et Ender nous paraît à la fois extrêmement doué et fragile. Ender est le dernier d'une fratrie de trois enfants, ce qui est très inhabituel et même condamné par la société dans laquelle il vit. "Ender" n'est d'ailleurs qu'un surnom qui signifie "le terminateur", "le dernier", en lien avec son statut de dernier enfant mais surtout car il représente l'ultime espoir du gouvernement pour repousser la menace Doryphore. Victime de son grand frère tyrannique et de parents qui, bien qu'ils l'aiment, ne peuvent s'empêcher d'être envahi par la honte à sa vue, Ender trouve refuge auprès de sa sœur, Valentine, qui le protège comme elle peut. Lorsqu'un envoyé gouvernemental du nom de Graff se présente pour emmener Ender à l'École de la Guerre, station orbitale destiné à former les jeunes soldats, le jeune garçon accepte, conscient du poids qui pèse sur ses petites épaules. Il ne se doute pourtant pas que son destin sera aussi grandiose et dramatique...
    Avec La Stratégie Ender, Orson Scott Card signe un roman puissant et terrible. Ce récit soulève une foule incroyable de questions déontologiques et philosophiques : jusqu'où peut-on pousser quelqu'un ? le sacrifice au profit du bien collectif est-il moralement juste ? Toute vérité est-elle bonne à dire ? le libre-arbitre existe-t-il ? Rarement je me suis posée autant de questions en lisant un roman. le tout nous est livré avec une précision chirurgicale qui n'épargne ni la beauté, ni la cruauté. Orson Scott Card excelle dans la dissection des humeurs humaines tout en créant un univers original à partir de concepts déjà tant exploités. La révélation finale m'a littéralement coupé le souffle et j'ai mis pas mal de temps avant de m'en remettre et de me plonger dans une nouvelle lecture.
    Même si La Stratégie Ender est l'une des œuvres les plus bouleversantes et magistrales qu'il m'ait été donné de lire à ce jour, j'ai tout de même quelques réserves concernant l'univers très "spatial" qui m'a moyennement touchée. J'ajouterais que certains passages assez philosophiques ou stratégiques pourraient sembler complexes et barbants et rebuter certains lecteurs (ce qui n'a pas du tout été mon cas, je précise.) Malgré tout, je décide de classer ce roman en "coup de cœur" et je ne peux qu'insister sur l'extraordinaire qualité de ce titre pour vous convaincre de le lire, si ce n'est pas déjà le cas !

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par austen, le 05 novembre 2010

    austen
    Il m'arrive de plus en plus rarement de ne pas pouvoir lâcher un livre, et d'en retarder la fin en rationnant mon temps de lecture.... et bien, ça vient de m'arriver avec "la stratégie d'Ender".
    le sort de ce petit garçon, projeté malgré lui dans l'univers de la guerre absolue, m'a fait frémir, trembler et émue.
    Bon, j'aime vaguement la science-fiction, j'en lis régulièrement sans être une amatrice éclairée. Or ce roman va au-delà de la science fiction: les ennemis, les "doryphores"un genre d'insectes supérieurement intelligents ne sont finalement qu'un prétexte. C'est plus un roman sur la manipulation, l'instrumentalisation.
    Peut-on tout faire quand on est persuadé que sa cause est bonne? Que reste-t-il d'un être humain quand on lui a tout retiré de ce qui fait l'humanité?... Bref je suis encore et pour un petit moment avec Ender, et je crois que je vais attendre un peu avant de lire le 2° opus... de crainte d'être déçue.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Ender est un enfant, le dernier d'une fratrie de trois. Son frère et sa sœur sont comme lui des génies. L'Armée enrôle Ender car elle a besoin du stratège ultime pour repousser une invasion extraterrestre d'êtres insectoïdes dont on sait peu de choses. Ender rejoint donc une école militaire spatiale. À grands coups de simulation, il apprend à la dure comment être un bon petit soldat puis comment mener ses hommes au massacre. Car la Terre n'aura pas le droit à une seconde chance : il faut que ses forces soit menées par le plus fortiche des stratèges. Aussi, rien n'est épargné à Ender pour faire de lui l'arme ultime. Qu'est-ce qu'une enfance sacrifiée comparée à la survie de l'Humanité ?
    Bien qu'il se situe dans le futur, j'ai voyagé dans le temps à rebours grâce à ce livre. Je me suis revu pendant le service militaire. Oh, je n'étais pas une recrue aussi exceptionnelle qu'Ender, j'étais juste un pioupiou parmi tant d'autres. Mais j'ai connu, l'espace de quelques mois, les exercices qui vous poussent à bout, le sergent qui vous mène la vie dure et qui cristallise la cohésion de votre unité en faisant de vous le souffre-douleur de toute la troupe, ce semblant d'esprit de corps, ces amitiés entre frères d'armes qui virent à l'aigre dès qu'il y a de l'avancement dans l'air. Et La Stratégie Ender, c'est tout ça, mais en démultiplié. J'avais la jeune vingtaine, je faisais juste mon service militaire. Lui est un gamin qui doit sauver le monde. Un gamin qui grandit en accéléré, en apesanteur, en apprenant à haïr un ennemi qu'il ne connait pas. On le manipule, on le façonne, on le teste. Et pendant qu'on le taille comme une pierre précieuse, son frangin et sa sœur font une OPA politique sur leur pays en se servant des réseaux sociaux pour acquérir de l'influence. Sur la terre comme au ciel.
    Orson Scott Card écrit sur la perte de l'innocence. La formation militaire d'Ender est le formatage implacable d'un mioche qui aurait pu changer le monde si on ne l'avait pas dressé pour tuer. On se prend à penser à ces gamins envoyés dans un jeu vidéo nommé Irak. À se dire que les jeunes joueurs professionnels coréens de StarCraft II sont des Ender en puissance. Que les barbus islamisant sont nos aliens insectoïdes à nous. On voit poindre le 10ème anniversaire de vous-savez-quoi, et on se dit que ça été, c'est et ça sera un massacre. Pas juste des adultes qui s'entretuent pour des mots en -isme. Des gamins qu'on fait muter en enfants-soldats. Avec une Kalashnikov plus grande qu'eux. You're in the army, now…

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/09/la-strategie-ender.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par petitepom, le 07 mars 2011

    petitepom
    Je n'aurai sûrement jamais lu ce livre, s'il n'était pas dans mon challenge SF, je suis contente de cette découverte mais encore une fois, il y a trop de stratégies et de combats dans ce roman, la Sf est une lecture trop masculine.
    Au départ, l'histoire d'Ender qui rentre dans l'école de guerre est prenante, hormis les entraînements qui sont plus rébarbatifs, je me suis intéressée aux relations qu'il avait avec les autres.
    On sait, par les passages en italique au début de chapitre, qu'Ender est une expérience, observé par des adultes, et le lecteur fait la même chose.
    A fur et à mesure qu'il grandit, il devient un soldat et du coup mon intérêt pour son histoire m'a moins passionnée, pour les raison que je donne au départ.
    J‘aurai aimé que l'histoire de son frère et sa sœur soit plus exploité, ils représentent le « coté critique » du fonctionnement de l'école et la manipulation des adultes.
    Dans l'ensemble, c'est un roman Sf moyen, l'idée est génial mais un peu confuse et il y a trop technique de combat.
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Citations et extraits

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  • Par Abettik, le 23 septembre 2010

    - Pourquoi combattons-nous les doryphores ?
    - On donne toutes sortes de raisons, répondit Graff. Parce que leur Système est surpeuplé et qu’ils sont obligés de coloniser. Parce qu’ils ne supportent pas l’idée qu’il puisse exister d’autres êtres intelligents dans l’univers. Parce qu’ils ne croient pas que nous soyons des êtres intelligents. Parce qu’ils ont une religion bizarre. Parce qu’ils ont vu nos anciennes émissions vidéo et ont décidé que nous étions désespérément violents. Toutes sortes de raisons.
    - Que croyez-vous ?
    - Peu importe ce que je crois.
    - Je veux savoir tout de même.
    - Ils doivent se parler directement, Ender, d’un esprit à l’autre. Ce que pense l’un, l’autre peut également s’en souvenir. Pourquoi auraient-ils élaboré un langage ? Pourquoi apprendraient-ils à lire et à écrire ? Comment sauraient-ils ce que sont la lecture et l’écriture s’ils y étaient confrontés ? Ou les signaux ? Ou les nombres ? Ou tout ce que nous utilisons pour communiquer ? Il ne s’agit pas seulement de traduire d’une langue dans une autre. Ils n’ont pas de langue. Nous avons utilisé tous les moyens possibles pour tenter de communiquer avec eux, mais ils ne possèdent même pas de machines qui leur permettraient de voir que nous envoyons des signaux. Et peut-être ont-ils essayé de nous projeter des pensées et ne comprennent-ils pas pourquoi nous ne répondons pas.
    - Ainsi, toute cette guerre repose sur le fait que nous ne pouvons pas nous parler ?
    - Si l’autre type ne peut pas te raconter son histoire, tu ne peux jamais être certain qu’il ne cherche pas à te tuer.
    - Et si nous les laissions tranquilles ?
    - Ender, nous ne sommes pas allés chez eux, ils sont venus chez nous. S’ils avaient voulu nous laisser tranquilles, ils l’auraient fait il y a un siècle, avant la Permière Invasion.
    - Peut-être ne savaient-ils pas alors que nous sommes des êtres intelligents. Peut-être...
    - Ender, crois-moi, on discute sur ce sujet depuis un siècle. Personne ne connaît la réponse. En ce qui nous concerne, toutefois, la décision réelle est inévitable. Si l’un d’entre nous doit être détruit, faisons tout pour être en vie à la fin. De toute façon, nos gènes ne nous permettront pas de prendre une autre décision. La nature ne peut pas élaborer une espèce qui n’a pas la volonté de survivre. Il est possible d’inculquer l’idée du sacrifice aux individus, mais l’espèce dans son ensemble ne peut pas décider de cesser d’exister. De sorte que si nous ne pouvons pas tuer les doryphores jusqu’au dernier, eux nous tueront jusqu’au dernier.
    - Personnellement, dit Ender, je suis favorable à la survie.
    - Je sais, dit Graff. C’est pour cette raison que tu es ici.
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  • Par BlackWolf, le 24 décembre 2010

    Les êtres humains n’ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c’est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
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  • Par BlackWolf, le 24 décembre 2010

    L'Humanité ne nous demande pas d'être heureux, elle nous demande simplement d'être intelligents afin de pouvoir la servir.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Abettik, le 23 septembre 2010

    Il regarda les vidéos des combats contre Stilson et Bonzo, regarda les photographies des cadavres, écouta les psychologues et les avocats tenter d’établir s’il s’agissait de meurtre ou de légitime défense. Ender avait son opinion personnelle, mais personne ne la lui demanda.
    [...]
    Il regarda impassiblement les vidéos, mais en fait, il était amusé. Pendant les batailles, j’ai tué dix milliards de doryphores, qui étaient aussi vivants et intelligents que les hommes, qui n’avaient même pas lancé une troisième attaque contre nous, et il ne vient à l’idée de personne de parler de crimes.
    Ses crimes pesaient lourdement sur ses épaules, la mort de Stilson et de Bonzo ni plus ni mois que les autres.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par BlackWolf, le 24 décembre 2010

    Peter était sans doute une ordure, mais Peter avait raison toujours raison; le pouvoir de faire mal est le seul pouvoir qui compte, le pouvoir de tuer et de détruire, parce que, si on ne peut pas tuer, on est toujours soumis à ceux qui peuvent, et qu'on ne peut être sauvé par rien ni personne.
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