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Par grisette, le 25/08/2010
Maximes au minimum de
Philippe Bouvard
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
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Par petitours, le 10/04/2012
Contribuables, mes freres de
Philippe Bouvard
Je me souviens de mon premier contrôle comme on se souvient de son premier amour. Dans les deux cas, on éprouve des sensations d'une acuité qu'on ne retrouvera plus jamais ensuite.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Vivant j'avais souvent des fourmis dans les jambes. Mort, je n'ai plus de jambe mais les fourmis sont encore là. Ces animaux sociaux me tiennent compagnie, efficaces et silencieux.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Pas si égalitaire la mort : chapelle, buste. A l'épaisseur de la dalle se mesure l'importance de celui qui n'en a plus.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
En quelques instants, on passe d'un d'un trois cents mètres carrés résidentiel et sans vis-à-vis aux deux mètres carrés réglementaires d'une sépulture dont les voisins se comptent par milliers. Une dépossession totale organisée dans les plus brefs délais en vertu d'un postulat imaginé par les survivants et selon lequel les morts n'ont plus besoin de rien. (Qui leur a dit ?)
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Qu'est-ce que ça change d'avoir connu l'aisance et la notoriété? Rien sinon de regretter davantage d'en être privé.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
"Encore un peu de morphine ?" Comme s'ils offraient une tasse de thé. Tous les gériatres sont des dealers.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
La conscience qu'il me reste des millions de jours à passer ne change rien à la façon de les occuper.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Pour qu'un enterrement soit réussi, il doit satisfaire d'abord à deux impératifs contradictoires : l'affluence et la désolation. Or la première s'oppose à la seconde pour la simple raison que plus de vivants se retrouvent et moins ils pensent au mort.
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Par hotaru, le 25/04/2012
Philippe Bouvard
Aujourd'hui, un homme commence à se sentir vieux quand ses enfants ont pris leur retraite.