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Les Fous rires des Grosses têtes de
Philippe Bouvard
"Les Grosses Têtes exploitent une technique héritée de la commedia dell'arte. C'est-à-dire que chacun a son emploi et utilise son voisin dès qu'il ne peut plus utiliser ses connaissances. D'où une répartition très précise des rôles, mais aussi une personnalisation souvent excessive des débats. Le maître (apparent) du jeu le sait bien, qui éprouve les plus grandes difficultés à demeurer neutre et à se tenir en dehors du spectacle tout en y participant chaque fois qu'il menace de dégénérer ou de s'étioler.
Au départ, nous disposions de deux types de comportements distincts : le comique et le culturel. Ce distinguo n'a pas résisté au phénomène de l'osmose. En quelques semaines, les comiques ont décidé de montrer leur culture, tandis que les culturels exhibaient reconventionnellement leur humour. D'où des intermèdes inattendus, savoureux, que nous n'avions pas envisagés, mais qui sont devenus les véritables chevaux de bataille de l'émission.
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Par grisette, le 25/08/2010
Maximes au minimum de
Philippe Bouvard
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
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Par petitours, le 10/04/2012
Contribuables, mes frères de
Philippe Bouvard
Je me souviens de mon premier contrôle comme on se souvient de son premier amour. Dans les deux cas, on éprouve des sensations d'une acuité qu'on ne retrouvera plus jamais ensuite.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Vivant j'avais souvent des fourmis dans les jambes. Mort, je n'ai plus de jambe mais les fourmis sont encore là. Ces animaux sociaux me tiennent compagnie, efficaces et silencieux.
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Par annie, le 05/12/2012
Philippe Bouvard
« Les académiciens français se demandent toujours ce que les trente-neuf autres font sous la Coupole. »
de Philippe Bouvard
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Pas si égalitaire la mort : chapelle, buste. A l'épaisseur de la dalle se mesure l'importance de celui qui n'en a plus.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
En quelques instants, on passe d'un d'un trois cents mètres carrés résidentiel et sans vis-à-vis aux deux mètres carrés réglementaires d'une sépulture dont les voisins se comptent par milliers. Une dépossession totale organisée dans les plus brefs délais en vertu d'un postulat imaginé par les survivants et selon lequel les morts n'ont plus besoin de rien. (Qui leur a dit ?)
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Philippe Bouvard
C'est long une journée. C'est court une vie.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
Qu'est-ce que ça change d'avoir connu l'aisance et la notoriété? Rien sinon de regretter davantage d'en être privé.
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Je suis mort : Et alors ?... de
Philippe Bouvard
"Encore un peu de morphine ?" Comme s'ils offraient une tasse de thé. Tous les gériatres sont des dealers.