Le théatre classique peut faire peur, avec ses vers, ses règles de bienséance et des trois unités...
Et pourtant, quand on ouvre
Le Cid, on est tout de suite transportés par la beauté du language, à en oublier les dialogues en vers qui pourraient manquer de naturel. Quand on lit ses lignes, on passe outre les contraintes de métrique qui ont du accabler l'auteur au moment de les écrire, et on admire, car il n'est rien d'autre qu'on puisse faire face à un tel brio.
Tant de maximes célèbres, tant de vers magnifiques, qu'on connaissait sans savoir d'où ils venaient trouvent ici leur source.
Alors, certes, d'aucuns pourront critiquer l'intrigue, un peu niaise, et peu crédible du fait de l'unité de temps (toute l'histoire est sensée se dérouler en un seul jour), mais ce serait oublier le contexte dans lequel elle a été écrite et le côté légendaire de l'histoire du Cid.
Si l'histoire était déjà connue à l'époque, et il en existait déjà de nombreuses versions, seule celle de
Corneille à traversé les siècles, tant elle dépasse le simple poème épique par le développement donné aux sentiments des personnages et aux valeurs de l'époque.
Certains pourront trouver cette oeuvre viellie, obsolète, ce serait oublier le caractère avant-gardiste qu'elle avait lors de sa rédaction, et toutes les critiques qu'elle a essuyée à son époque.
Cette oeuvre à révolutionné le théâtre, et elle ne cesse d'influancer de nouveaux auteurs, n'oublions pas cette contribution!