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ISBN : 229005416X
Éditeur : J'ai Lu (2012)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 702 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'œuvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, ch... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 07 février 2013

    Dionysos89
    Le cid, tragicomédie archiconnue s'il en est. Tellement qu'il m'a fallu me résoudre à l'étudier au collège-lycée. J'ose donc poser LA question : qui n'a jamais déclamé le « Je ne te hais point » qui a rendu célèbre la figure de style méconnue qu'est la litote ?
    Pour revenir à l'œuvre proprement dite, Corneille, dans son style épique et tragique qu'on lui connaît, peint un drame classique : un amour menacé. Celui de Rodrigue et Chimène tient l'ensemble de la pièce à bout de bras et par des tirades mythiques. L'amour contrarié, la vengeance ourdie de longue date, d'atroces dilemmes moraux en toutes circonstances : que peut-on demander de plus ou de mieux pour aborder en profondeur les relations individuelles et les sombres sentiments de l'espèce humaine qui font du drame un magnifique élément de théâtre ?
    L'intrigue se noue de manière attendue en respectant la fameuse « règle de trois » du théâtre classique français, celle des trois unités, d'action, de temps et de lieu. Si l'ensemble est classique au sens historique comme au sens stylistique, l'effet produit par cette pièce est en revanche au-delà du commun tant les enjeux nous empoignent le cœur et l'esprit sans daigner les lâcher avant le dernier mot.
    Le mot de « référence » n'est pas donc volé ici. Pierre Corneille rend une copie parfaite avec cette œuvre, parfois oubliée, mais jamais déconsidérée, c'est mérité.
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    • Livres 4.00/5
    Par Laurence64, le 13 février 2013

    Laurence64
    Le dilemme cornélien ou l'art de s'empoisonner l'existence quand les amours s'épanouissent et les petits oiseaux gazouillent.
    Adolescente, par détestation solidaire avec ma soeur ainée en proie à un enseignant aux tendances sadiques, je m'étais refusée à jeter la moindre oeillade sur le volatile classique, lui préférant le tubercule tout aussi classique. J'ai dévoré Racine et dédaigné Corneille. Lorsque ma propre fille commença à suer sur l'apprentissage d'une tirade (devinez laquelle) , je décidai d'entonner Le CID, à voix haute, sans peur et sans reproche, jouant tous les rôles.
    Une tirade déconnectée de son contexte me paraissait un exercice aussi vain que rébarbatif. Face donc à ma pré-adolescente, j'entamais la tragi-comédie avec le coeur d'une mère qu'aucun obstacle n'arrête.
    Mais que diable allais-je faire dans cette galère? Non, ça c'est une autre pièce et ce n'est pas Corneille. Et ce ne fut pas une galère. Plutôt un plaisir. Même si… Chimène m'a considérablement agacée.
    Chimène aime Rodrigue qui l'aime. Ils sont jeunes, beaux, de noble extraction et sentent bon le sable chaud. Mais la comédie romantique trébuche en raison d'une querelle gériatrique. le papa de Chimène se dispute avec le papa de Rodrigue, lequel est méchamment souffleté. La santé chancelante mais l'honneur rougeoyant, le papa mande son rejeton afin que justice lui soit rendue.Le petit Rodrigue trucide donc celui qui aurait pu être son beau-papa. Entre amour et honneur, sentiment et devoir familial, on ne barguigne pas.
    Chimène prend le même chemin que son amoureux et demande au roi sa tête, lequel envoie l'amoureux en entier chasser le Maure. Il en revient auréolé de gloire. Encore plus légionnaire que jamais (l'odeur de sable chaud, hum), Chimène succombe davantage mais mais mais… Rodrigue reste l'assassin de papa. le devoir reste le devoir. Elle veut obtenir justice quitte à gâcher sa vie. Don Sanche qui aime Chimène sera son champion. Un duel est organisé par cette idiote de Chimène qui a un talent fou pour créer des situations inextricables. Elle épousera le vainqueur. Donc soit elle épousera l'assassin de papa (qu'elle aime), soit elle épousera l'assassin de son amoureux (qu'elle n'aime pas). On comprend qu'elle motive Rodrigue pour combattre, la petite hypocrite.
    Au final, Rodrigue sort vainqueur. Chimène peut donc l'épouser en respectant sa parole. Son honneur est sauf.
    Et ben, non! Elle chipote, elle tergiverse. Oui mais non. Je ne peux pas. Mon papa… Il faut que le roi lui ordonne de se marier avec Rodrigue après un délai de un an.
    Combien les héroïnes raciniennes me touchent davantage!
    Je me plais à imaginer que l'Infante, sensible aux charmes de Rodrigue, aura mis à profit les douze mois d'ergotage de Chimène. Je ne suis pas soumise à l'unité de temps.
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    • Livres 1.00/5
    Par Akajou, le 18 février 2010

    Akajou
    Le Cid est une pièce de théâtre du 17ème de Corneille. L'histoire peut paraître simple, elle commence par un dénommé Rodrigue aimant une belle jeune femme, Chimène. Mais le père de Rodrigue, Don Diegue, a été violemment « souffleté » par le père de Chimène, Don Gomès. Oh grand malheur ! Don Diegue étant trop âgé, confie la dure tâche de le venger à son fils qui doit défier Don Gomès. C'est alors que le dilemme se pose : Rodrigue doit-il venger son père ou conserver l'amour de Chimène ? Après mûre réflexion, il défie Don Gomès et lui fait mordre la poussière, ce qui bien-sûr, bouleverse le petite Chimène ! Mais le sauveur, ce cher roi de Castille, a une idée fabuleuse : il demande à Rodrigue de repousser les Mores du pays. Après cette tâche exténuante, Rodrigue devra encore combattre Don Sanche sur la demande de Chimène qui promet sa main au vainqueur. Comble du hasard, Rodrigue gagne…. Mais nos deux tourtereaux vont attendre encore un an avant de célébrer leur mariage …
    Comme vous avez pu peut-être le remarquer, je n'ai pas du tout aimé cette pièce, pour des raisons simples : elle est écrite en vers, ce qui ne laisse place qu'à des dialogues, mis à part quelques passages très rares qui donnent seulement le lieu et la date de l'action, mais encore faudrait-il qu'il y en ait … On pourrait penser que si Rodrigue va tuer quelques personnes, cela entrainera des moments d'actions … Eh bien non ! Je trouve que c'est passif, aucun mouvement ne peut être réellement décrit. Mais passons à l'histoire. Si encore elle était intéressante, j'aurais pu lire ce livre sans m'ennuyer, mais ce n'est pas le cas. C'est en effet toujours les mêmes époques, les personnages sont stéréotypés, il y a toujours un obstacle qui se dresse devant un couple. Attention, pour une fois, ni Rodrigue, ni Chimène ne sont morts, c'est une grande avancée ! Même si cette pièce peut plaire, je déteste le théâtre tragique écrit. Je ne le rangerais même pas avec les livres classiques, pour moi, c'est totalement différent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 24 septembre 2011

    Audreyy
    J'ai découvert mon premier coup de coeur de théâtre classique. Cette pièce n'est autre que le reflet d'une pièce et histoire parfaite.
    Tout d'abord, Rodrigue et Chimène sont fou amoureux l'un de l'autre et sont voués à s'unir.
    Le père de Rodrigue, Don Diègue demande au père de Chimène, le Comte qui accepte qu'ils soient unis. Mais au même moment, Don Diègue est victime d'un affront par le Comte. Il demande à son cher fils de le venger qui accepte car Rodrigue a le sens de l'honneur.
    Vous vous en doutez, Chimène n'apprécie guère et souhaite à son tour venger son père et demande au roi Don Fernand la justice.
    Quand Rodrigue arrive à se débarrasser des Mores, le peuple le surnomme "Le CID" (= Seigneur). le roi ne peut se débarrasser d'un aussi bon sujet. Chimène lance alors un défi que celui qui tuera Rodrigue, aura le droit de l'épouser. le roi préfére que Rodrigue et Don Sanche (qui est amoureux de Chimène et prêt à l'emportait) s'affrontent. Chimène devra alors épouser celui qui l'emportera.
    Dans cette pièce, on remarque le caractère complexe de Chimène mais très compréhensible qui souhaite venger son père mais d'un autre côté, elle continue d'aimer éperdument Rodrigue. Elle souhaite même dans un sens que Rodrigue l'emporte sur Don Sanche.
    Qui des deux l'emportera ? Une intrigue que j'avais hâte de découvrir tout en savourant ce livre jusqu'au bout.
    C'est un pièce vraiment très bien écrite que je conseille à tous ceux et celles qui souhaitent découvrir ou aimer le théâtre.
    J'ai apprécié beaucoup de personnages bien que j'ai une préférence pour Chimène car on se compare facilement à elle et au malheur de ce qu'elle vit mais j'ai beaucoup apprécié aussi le personnage de l'Infante qui est amoureuse de Rodrigue. J'aimais son personnage, tantôt elle souhaitait que Rodrigue s'unit pour de bon pour ne plus espérer mais d'un autre, elle espérait qu'il lui reviendrait. J'ai très vite eu de la compassion pour elle.
    Le CID est une histoire vraiment magnifique qui m'a transportée.
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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 28 juillet 2011

    latina
    Une des plus belles pièces de théâtre classique ! Bien sûr, le langage, les valeurs, les manières d'être.... sont devenus obsolètes. Mais c'est normal ! Il faut la considérer dans le contexte du 17e siècle ! Et à partir de là, tout coule de source ! Quelle belle analyse psychologique des personnages, quelle manière de s'exprimer nette et juste !
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Citations et extraits

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  • Par Well-read-kid, le 18 mars 2010


    ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
    N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
    Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
    Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
    Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
    Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
    Tant de fois affermi le trône de son roi,
    Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
    ô cruel souvenir de ma gloire passée !
    Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
    Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
    Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
    Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
    Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
    Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;
    Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
    Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
    Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
    Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
    Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
    Fer jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
    M'as servi de parade, et non pas de défense,
    Va, quitte désormais le dernier des humains,
    Passe, pour me venger en de meilleures mains.
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  • Par x-Kah-mi, le 22 décembre 2010

    Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
    N' ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
    Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
    Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
    Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
    Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
    Tant de fois affermi le trône de son roi, Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
    Ô cruel souvenir de ma gloire [... ]
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  • Par LSH, le 26 juillet 2008

    Plusieurs citations :

    Nous n'avons qu'un honneur, il est tant de maîtresses !
    L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
    ---
    Ma passion s'oppose à mon ressentiment ;
    Dedans mon ennemi je trouve mon amant ;...
    ---
    A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
    ---
    Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées,
    La valeur n'attend point le nombre des années.
    ---
    Et l'on peut me réduire à vivre sans bonheur,
    Mais non pas me résoudre à vivre sans honneur.
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  • Par Eliza-Bennett, le 21 février 2010

    Chimène : Ôte-moi cet objet odieux,
    Qui reproche ton crime et à vie à mes yeux.

    Rodrigue :Regarde-le plutôt pour exciter ta haine,
    Pour croître ta colère et pour hâter ma peine.

    Chimène : Il est teint de mon sang.

    Rodrigue : Plonge-le dans le mien,
    Et fais-lui perdre ainsi la teinture du tien.

    Chimène : Ah ! quelle cruauté, qui tout en un jour tue
    Le père par le fer, la fille par la vue !
    Ôte-moi cet objet, je ne le puis souffrir :
    Tuveux que je t'écoute, et tu me fais mourir !
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  • Par emileparte, le 19 juillet 2012

    Sous moi donc cette troupe s'avance,
    Et porte sur le front une mâle assurance.
    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient de courage !
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    •   mais aux ânes benêts, le râleur n’attend point le nombre des années.
    •   mais à mon Amédée la chaleur de mon corps et mes boutons d’acné.
    •   mais aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années.
    •   mais j’amène à mon nez, malgré les persifleurs, ma langue dépliée.

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