-
Par x-Kah-mi, le 22/12/2010
Le Cid de
Pierre Corneille
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N' ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi, Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire [... ]
> lire la suite
-
Horace de
Pierre Corneille
Le peuple, qui voit tout seulement par l'écorce,
S'attache à son effet pour juger de sa force ;
Il veut que ses dehors gardent un même cours,
Qu'ayant fait un miracle, elle en fasse toujours.
Après une action pleine, haute, éclatante,
Tout ce qui brille moins remplit mal son attente ;
Il veut qu'on soit égal en tout temps, en tous lieux ;
Il n'examine point si lors on pouvait mieux,
Ni que, s'il ne voit pas sans cesse une merveille,
L'occasion est moindre et la vertu pareille.
> lire la suite
-
Horace de
Pierre Corneille
HORACE :
Rome a choisi mon bras, je n’examine rien :
Avec une allégresse aussi pleine et sincère
Que j’épousai la sœur, je combattrai le frère ;
Et pour trancher enfin ces discours superflus,
Albe vous a nommé, je ne vous connais plus.
CURIACE :
Je vous connais encore, et c’est ce qui me tue ;
Acte II, Scène 3 (v. 498-503)
> lire la suite
-
Par dede, le 12/11/2008
Première phrase du livre
Le Cid de
Pierre Corneille
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
-
Par Ewylyn, le 23/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
Il faut bien que je pleure :
Mon insensible amant ordonne que je meure ;
Et quand l'hymen pour nous allume son flambeau,
Il l'éteint de sa main pour m'ouvrir le tombeau.
Ce coeur impitoyable à ma perte s'obstine,
Et dit qu'il m'aime encore alors qu'il m'assassine.
> lire la suite
-
Par Ewylyn, le 23/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
Avec une allégresse aussi pleine et sincère
Que j'épouserai la soeur, je combattrai le frère ;
Et, pour trancher enfin ces discours superflus,
Albe vous a nommé, je ne vous connais plus.
-
Par Ewylyn, le 23/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
Vos larmes vont couler, et votre coeur se presse,
Consumez avec lui toute cette faiblesse,
Querellez ciel et terre, et maudissez le sort ;
Mais après le combat ne pensez plus au mort.
-
Par Ewylyn, le 22/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
La nuit a dissipé des erreurs si charmantes :
Mille songes affreux, mille images sanglantes,
Ou plutôt mille amas de carnage et d'horreur,
M'ont arraché ma joie et rendu ma terreur.
J'ai vu du sang, des morts, et n'ai rien vu de suite ;
Un spectre en paraissant prenait soudain la fuite ;
Ils s'effaçaient l'un l'autre, et chaque illusion
Redoublait mon effroi par sa confusion.
> lire la suite
-
Par Ewylyn, le 23/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
Certes, l'exemple est rare et digne de mémoire,
De trouver dans la fuite un chemin à la gloire.
-
Par Ewylyn, le 23/05/2013
Horace de
Pierre Corneille
Le ciel agit sans nous en ces événements,
Et ne les règle point dessus nos sentiments.