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Par Luniver, le 28/03/2013
Le Communisme est-il soluble dans l'alcool ? de
Philippe Meyer
L'inspection annoncée dans une école de Zagreb préoccupe tous les esprits. Les instituteurs chapitrent les enfants et leur font un dernier rappel des connaissances politiques de base. Arrive l'inspecteur qui, dans la première classe où il pénètre, annonce qu'il va interroger lui-même des élèves pris au hasard, et désigne un garçon au troisième rang.
— Comment t'appelles-tu ?
— Ivan, camarade inspecteur.
— Qui est ton père, Ivan ?
— C'est le camarade Tito, camarade inspecteur.
— Et qui est ta mère ?
— C'est le Parti, camarade inspecteur.
— Très bien. Quand tu seras grand, qu'est-ce que tu veux être dans la vie ?
— Orphelin, camarade inspecteur.
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Par gill, le 17/10/2012
Le progres fait rage (chronique t 1) de
Philippe Meyer
Heureux habitants de la Manche et des autres départements français, voici venir la fin de l'année laborieuse. Or, qui dit fin d'année dit bilan.
C'est pourquoi je voudrais esquisser devant vous le tableau des sujets - je veux dire des sujets de mécontentement - que votre prolifique et bienvenu courrier m'a suggéré de traiter depuis le dernier mois de septembre.
Vient en tête la SNCF : recordman de vos fureurs, cible première de vos lazzi et surtout mère nourricière de vos déceptions car ce sont des lettres d'amoureux déçus, voire trahis que celles que vous écrivez à propos de nos chemins de fer, dont vous ne vous consolez pas de constater à quelle vitesse ils s'éloignent des préoccupations de leurs usagers....
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Par Luniver, le 29/03/2013
Le Communisme est-il soluble dans l'alcool ? de
Philippe Meyer
Quel conseil peut-on donner à un intellectuel ?
D'abord, ne pas penser. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas parler. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas écrire. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas signer. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas s'étonner.
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Par Luniver, le 29/03/2013
Le Communisme est-il soluble dans l'alcool ? de
Philippe Meyer
Matriona, vieille paysanne « sans-parti et réactionnaire », sentant l'approche de la mort, réunit sa famille et demande qu'on appelle un pope. Une fois le prêtre chez elle, elle se confesse, reçoit les derniers sacrements puis exige de son fils aîné qu'il aille lui chercher le responsable local du Parti. Surpris, le fils s'exécute, revient avec le chef de cellule. Matriona le fait approcher de son lit et, devant toute sa famille, lui demande de l'inscrire au Parti. Le camarade, n'osant pas aller contre les volontés d'une mourante, l'inscrit au Parti, perçoit sa cotisation et lui remet sa carte. Dès qu'il a franchi le seuil de la maison, le fils aîné s'agenouille au bord du lit de sa mère et, des sanglots dans la voix, il lui demande :
— Oh, petite mère, pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
— Vois-tu, Vassili, puisque quelqu'un doit mourir, il vaut mieux que ce soit un des leurs.
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Par Luniver, le 31/03/2013
Le Communisme est-il soluble dans l'alcool ? de
Philippe Meyer
— Comment est mort Maïakovski ?
— Maïakovski s'est suicidé. Il a mal pris le tournant de 1927 et n'a pas compris les changements nécessaires.
— Et quelles furent ses dernières paroles ?
— Ne tirez pas, camarades.
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Par lecassin, le 11/06/2012
Démolition avant travaux de
Philippe Meyer
Quelle sorte de vie publique est celle où la communication – c’est-à-dire la manipulation ou la propagande – remplace la controverse ?
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Par gill, le 17/10/2012
Heureux habitants de l'Aveyron et des autres départements français de
Philippe Meyer
Heureux habitants de l'Aveyron
et des autres départements français...
Voici le recueil des billets matinaux de Philippe Meyer, qui saluent chaque matin sur France Inter les habitants d'un département différent, et leur proposent, sur les curiosités du monde, un coup d'oeil d'une ironie tonique.
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Par gill, le 17/10/2012
Le futur ne manque pas d'avenir (chroniques t2) de
Philippe Meyer
Heureux habitants de l'Aveyron et des autres départements français, pardonnez moi d'arriver après tout le monde mais j'ai coutume de ne rentrer qu'en même temps que les classes maternelles afin que le bruit des sanglots que je verse chaque fois qu'il faut reprendre le collier soit couvert par les clameurs déchirantes que poussent les bambins que des parents en apparence impassible mais dont le for intérieur est en proie à d'émouvants séismes vont pour la première fois confier à la postérité de Jules Ferry et de Françoise Dolto....
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Par gill, le 16/10/2012
Ça n'est pas pour me vanter... de
Philippe Meyer
Philippe Meyer naquit un 25 décembre. "Il manquait justement un âne dans la crèche !" s'exclama son géniteur.
Au lycée, il fut remarqué pour sa participation au transport du squelette de la la classe de sciences-naturelles sur le toit de la chapelle.
A l'Université, il attendit mai 1968 pour donner sa mesure. Il se prépara à exercer le métier de journaliste par l'étude des maladies mentales et de leur sociologie et par d'interminables voyages dans des pays généralement latins.
Les personnes dotées d'une santé robuste peuvent s'efforcer de le suivre dans ses multiples activités puisqu'il donne une causerie penta-quotidienne à France-Inter, mène une conversation hebdomadaire sur France-Culture, détourne de jeunes majeurs des sentiers fangeux de l'ignorance à Sciences-Po, publie une chronique imprécatoire dans "le Point", après avoir été prié de renoncer à croquer mensuellement un homme politique sur "Antenne 2" et même de tenir un cabaret de musique pas toujours classique sur la Sept.
Toutefois, Philippe Meyer s'est toujours refusé à se prêter à des activités comme l'expression corporelle, la poterie, la musculation et le militantisme. Il n'en tire d'ailleurs aucune fierté.
(Introduction au volume paru dans la collection "Points" en 1995)
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Par lecassin, le 15/06/2012
Portraits acides et autres pensées édifiantes de
Philippe Meyer
Le marteau est l'âme de la mécanique et la répétition le principe de la communication.