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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Dans un voyage ce n'est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout. Les détours.Rem à cette époque de son existence avait besoin d'effectuer des détours.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Il avait senti,effleurant son corps,le bonheur léger de ces années où rien ne comptait plus que savoir apprivoiser et tenir devant soi un rêve.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Rem avait éprouvé une dernière fois la peur.Celle de devoir assumer les conséquences d'un travail effectué en totale immersion dans le mécanisme de sa mémoire.Engagé dans cette longue dérive méditative miette après miette^point après point,collage après collage, Rem était venu à bout de sa machine à penser.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Les gens qui ne possèdent rien éprouvent moins de difficulté à retrouver les chemins de la liberté,c'est un fait.
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Par BMR, le 06/08/2007
L'homme qui marchait avec une balle dans la tête de
Philippe Pollet-Villard
[...] Elle aimait prononcer ce mot-là : fille de joie, et je ne crois pas qu'elle mettait une fonction particulière derrière ce terme, c'était juste l'image d'une fille légère, joyeuse. Ca devait exister quelque part, une sorte de femme qui lève ses jupons en chantant. C'était la poésie de Toulouse-Lautrec et le gangster idéal devait être pour elle, ma mère, une sorte d'Aristide Bruant, un homme toujours pressé avec un grand chapeau et une écharpe rouge nouée autour du cou.
[...] Tout ce qui coûtait cher nous intéressait. Il fallait consumer cet argent, lui faire payer violemment, le pulvériser, parce que le moment qui nous plaisait le plus était justement celui où nous sentions que l'argent viendrait à manquer. Nous aimions ça comme le bord d'une falaise.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Ne m'indique pas mon chemin car je risquerais de ne plus savoir me perdre! affirme le dicton,et Rem en réempruntant le chemin poussiéreux des ruelles de son hôtel s'était senti,cet après-midi-là aussi fébrile qu'une aiguille de boussole au franchissement des Bermudes.
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Par AireLibre, le 02/03/2008
L'homme qui marchait avec une balle dans la tête de
Philippe Pollet-Villard
Petit à petit, c'est devenu clair pour tout le monde, y compris pour mon père, que j'étais devenu un gangster. Avec Bruno et Gros Marc nous vivions ainsi, dans la superficie des comptoirs en évitant toujours l'obscurité des coffres. Nous étions au sens propre du mot des saltimbanques, parce qu'en italien, salto in banco c'est l'art de sauter sur un banc, et qu'en Italie, un même mot désigne depuis toujours un banc et un comptoir. Nous étions donc des saltimbanques, très sûrs de notre numéro, et nous ne faisions pas la quête.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Depuis toujours,les gens se moquent de connaître la vérité.Mentir fait partie du voyage,absolument.
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Mondial nomade de
Philippe Pollet-Villard
Rem Jean-Charles était un homme profondément bon qui avait bâti un empire,non sur le vide comme nombre d'entrepreneurs de ses contemporains mais sur le trop plein.
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L'homme qui marchait avec une balle dans la tête de
Philippe Pollet-Villard
Nous en étions là, comme les riches, à attendre de devoir mourir de quelque chose. Mourir de plaisir n'existe pas, ca ne tue jamais suffisamment.