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Par Helsa, le 08/02/2012
Le cas Sneijder de
Jean-Paul Dubois
Cela devait se produire.Depuis le temps que je lisais des histoires d'ascenseur, il fallait bien qu'un jour je découvre une clé (...) l'ascenseur est dans une grande mesure un objet sous-évalué et sous-estimé.Il représente pourtant pour une ville ce que le papier est à la lecture ou la poudre à canon à la guerre.Sans ascenseur, il n' y a plus de verticalité, donc plus de densité. Il faudrait alors transporter l'énergie sur des distances de plus en plus grandes et tous les ferments culturels liés à l'urbain se dilueraient.La population se répandrait et s'étalerait sur la planète comme une flaque d'huile et les gens passeraient leur vie dans les transports en commun.(...) la réalité n'était plus la même pour peu qu'on l'examine depuis la cage d'un ascenseur.La verticalité était devenue toute puissante.Elle incarnait la norme urbaine exclusive.
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Par Moumoune, le 06/02/2012
Le cas Sneijder de
Jean-Paul Dubois
Je n'avais pas dormi de la nuit. Sur les pages de magazines, les lettres semblaient se ramollir et fondre sous mes yeux. Cette femme médiocre et ses deux clones piteux me volaient mon sommeil et saccageaient ma tête. Je pris deux somnifères puissants,m'allongeai, et bientôt, malgré le soleil de midi qui blondissait les lames du parquet, le sommeil m'emporta
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Par Canaju, le 03/02/2012
Le cas Sneijder de
Jean-Paul Dubois
[...] je pris alors conscience de notre incroyable capacité à composer avec l'inacceptable.
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Par carre, le 01/02/2012
Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de
Jean-Paul Dubois
Le bonheur, c'est d'être auprès de quelqu'un à qui l'on tient, dans un endroit où l'on est bien, dont on n'a pas envie de partir.
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Parfois je ris tout seul de
Jean-Paul Dubois
Quand elle est rentrée, ce soir, elle a enlevé son manteau et elle m’a annoncé qu’elle avait un cancer du sein qui s’était propagé un peu partout. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai demandé : « Qu’est-ce qu’on va devenir ? » Elle a allumé une cigarette et a dit : « Qu’est-ce que tu vas devenir ? ». (p. 119).
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Par urbanbike, le 04/01/2009
Les accommodements raisonnables de
Jean-Paul Dubois
Selma se rua vers la poche où gisait le champignon, le saisit délicatement et le transporté jusqu'à l'évier, le nettoya, puis m'ordonna de prépare du thé sucré et de retrouver un autre bocal. Je m'exécutai comme l'eût fait un assassin d'enfant et rapportai un saladier en verre dont je me servais d'habitude pour préparer du guacamole et de la laitue. Elle prit le nouveau-né sauvé des détritus et le plongea dans son bains. puis, comme une infirmière consciencieuse et aimante, elle regarda s'opérer la lente résurrection.
Cette contemplation béate me rendit soudain Selma détestable. Elle incarnait toute la pensée désaxée de ce pays, cette espèce de religiosité spongieuse, de verroterie spirituelle, de macédoine sociale — avec des pauvres pour ramasser les merdes des chiens, des vieux pour garer des voitures, Edwards pour livre des pizzas, une remède cheval pour calmer Efrain, et des champignons pour guérir les angoisses vertébrales, C4-C5 incluses. Ce pays était une secte, avec ses rites économiques et ses gourous fanatiques. Une colère informe m'envahissait.
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Par line70, le 19/03/2011
Une vie française de
Jean-Paul Dubois
Tant de choses se mélangent que l'on finit par ne plus savoir ce que l'on souhaite vraiment, la mort en ce qu'elle apaise l'angoisse, ou simplement encore un peu de vie, parce qu'on ne sait jamais.
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Vous plaisantez, monsieur Tanner de
Jean-Paul Dubois
"Il faut bien comprebdre ce qu'est véritablement un chantier lorsqu'on l'assume seul. Du point de vue du travail et de la tension, cela correspond à peu près à la gestion simultanée d'un contrôle fiscal, de eux familles recomposées, de trois entreprises en redressement judiciaire et de quatre maîtresses slaves et thyroïdiennes."
"Parmi cet escadron de mercenaires dressés au cœur des enfers, Emile Harang fut le seul dont j'aurais admis les plus invraisemblables et excessifs coups de bambou. Il fut, pourtant, l'unique cavalier à se montrer chevaleresque."
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Par aleatoire, le 26/05/2011
Parfois je ris tout seul de
Jean-Paul Dubois
"Tu vois, cette tristesse-là, je ne suis pas capable de t'expliquer d'où elle vient. Des fois, je ne pense à rien, je regarde des crayons posés sur une table, ou un téléphone qui ne sonne pas, ou une voiture qui passe, enfin je surveille d'un oeil des choses qui ne veulent rien dire. Et tout d'un coup, tu vois, je ne sais pas pourquoi, mais ça vient, je me sens devenir triste."
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Par aleatoire, le 14/10/2011
Le cas Sneijder de
Jean-Paul Dubois
je n'aime pas la viande. Ni blanche, ni rouge. Il y a trop de souffrance à l'intérieur. A chaque bouchée, à chaque fois que je mastique, je la sens. Parfois c'est si écoeurant. Ca pèse sur ta langue comme un billot de bois. Et parfois tu ne peux même plus avaler.