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Par ballad, le 18/02/2012
Les Anges distraits de
Pier Paolo Pasolini
Les O de Mario S. s’ouvraient au milieu de son discours comme des trous profonds. IL y dégringolait tel un patineur qui, glissant sur un lac gelé, serait soudain englouti pour reparaître ensuite un peu plus loin, sain et sauf.
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Par brigetoun, le 12/08/2010
Le rêve d'une chose de
Pier Paolo Pasolini
Alors les jeunes gens, gagnant toujours plus rapidement les dernières maisons du village – dosséminées parmo les vignes et les dernières tiges de maïs le long de l'allée de Gruaro -, pour ne pas s'avouer battus se mirent à chanter eux-aussi, à gorge déployée, de leurs voix qui se perdaient dans le silence des champs froids et verts : «Avanti popolo, alla riscossa, bandiera rossa, bandiera rossa...»
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Par brigetoun, le 10/10/2011
L'Odeur de l'Inde de
Pier Paolo Pasolini
C'est ainsi que nous arrivons au pied de la Porte de l'Inde, qui paraît, de près, plus grande que de loin. Les portes en ogive, les murs ajourés, dans cette matière jaunâtre et mourante, se dressent sur nos têtes avec la solennité de certains âtres des villes de neige. Mais à l'intérieur, dans la pénombre de l'arche, un chant s'élève : ce sont deux ou trois voix qui chantent ensemble, vigoureuses, incessantes, ferventes.
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Par ballad, le 18/02/2012
Les Anges distraits de
Pier Paolo Pasolini
Voici l’atlas, un atlas de porphyre, qui déferle avec les espaces ardents de l’Océan, dans les images sensuelles d’une Amérique chargée d’une latinité veinée de barbaries, jusqu’à dessiner pour moi la femme type, la femme du roman-fleuve ou du film d’intrigue passionnelle, dans un état d’exténuement et de post-amorem, blottie contre son homme, dans un quelconque boulevard argentin.
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Par ballad, le 18/02/2012
Les Anges distraits de
Pier Paolo Pasolini
Je me souviens des premières heures de classe, si imprégnées d’une impression de virginité âcre et presque alanguie, durant lesquelles je commençais déjà à manœuvrer astucieusement mon naïf enthousiasme, faisant de l’ « émotion » une sorte de figure rhétorique d’une espèce nouvelle, avec laquelle je minais mon discours de pauses, d’admirations, d’exclamations secrètes.
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Par brigetoun, le 10/10/2011
L'Odeur de l'Inde de
Pier Paolo Pasolini
Nous regardions, assis sur une marche délabrée, faite dans ce matériau qui n'était que tendresse et vieillesse, autour de nous, ce monde de temples, quand nous fûmes distraits par une silhouette qui traversait le pré. Elle s'approchait avec une assurance rapide : les jardiniers, autour, rares et paresseux, la regardaient passer avec déférence.
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Par brigetoun, le 10/10/2011
L'Odeur de l'Inde de
Pier Paolo Pasolini
Bien que l'Inde soit un enfer de misère, il est merveilleux d'y vivre, parce qu'elle est presque absolument dépourvue de vulgarité.
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Par brigetoun, le 10/10/2011
L'Odeur de l'Inde de
Pier Paolo Pasolini
Je ne cache pas mon attirance pour ces cités mortes et intactes, c'est-à-dire pour les architectures pures. J'en rêve souvent.
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Par ballad, le 18/02/2012
Les Anges distraits de
Pier Paolo Pasolini
La traduction, sous tous ses aspects, est l’opération la plus vitale pour l’homme.