-
Par oops, le 14/11/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
Quand je vois à la rentrée tous ces livres niaiseux qui envahissent les librairies alors qu'ils ne sont, quelques mois plus tard, plus bon qu'à se vendre au kilo.[...] Le pire ce sont les livres-express, les livres d'actualité : sitôt commandés, sitôt écrits, sitôt imprimés, sitôt télévisés, sitôt achetés, sitôt retirés, sitôt pilonnés. Les éditeurs devraient inscrire à côté du prix la date de péremption, puisque, ce sont des produits de consommation.
-
Par Reka, le 23/10/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
Être bibliothécaire n’a rien de valorisant, je vous le dis : c’est proche de la condition d’ouvrier. Moi, je suis une taylorisée de la culture. Sachez-le, pour être bibliothécaire, il faut aimer l’idée du classement et être quelqu’un d’obéissant. Aucune initiative, aucune place pour l’imprévu : ici, tout est en ordre, infailliblement en ordre. (p. 12)
-
La cote 400 de
Sophie Divry
Or, quand nous pénétrons dans une biblliothèque et que nous contemplons ces étendues livresques, que se passe-t-il dans notre âme, si ce n'est une grâce ? Spirituellement, nous pouvons enfin combler cet atroce sentiment de lacune faisant de nous des vers de terre dans ce bas monde. Les longs rayonnages nous renvoient une image idéale, celle des domaines complets de l'esprit humain. Alors tous les chemins s'aplanissent, tout est renouvelé, et nous nous approchons d'une vision mystique de l'Abondance. L'inépuisable lait de la culture humaine mis à notre portée. Servez-vous, c'est gratuit. Empruntez, car autant l'abondance matérielle appauvrit l'âme, l'abondance culturelle l'enrichit.
> lire la suite
-
Par soukee, le 08/02/2011
La cote 400 de
Sophie Divry
Savoir se repérer dans une bibliothèque, c'est dominer l'ensemble de la culture, donc le monde.
-
Par oops, le 14/11/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
On n'est jamais seule quand on vit parmi les livres.
-
Par IzaBzh, le 27/10/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
Tout se joue dans les premiers jours, la première fois qu'on entre, qu'on passe le seuil de la bibliothèque. Tout commence là. Le début de la civilisation. La naissance. La scène primitive. Avant ce jour, pour le dire franchement, tout lecteur n'est qu'un puceau. Oui, un puceau. Et moi j'aime bien le dépucelage en bibliothèque.
-
La cote 400 de
Sophie Divry
L'école parfois s'est trompée, la bibliothèque répare, disait Eugène Morel... Ah, Eugène...
-
Par IzaBzh, le 27/10/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
Il y a un ennemi des bibliothèques plus dangereux que l'archiviste, c'est l'architecte.
-
La cote 400 de
Sophie Divry
Vous savez, dans mon métier, il n'y a rien de plus excitant et valorisant que de jauger le type de personne que vous avez en face de vous, de discerner son attente, de trouver parmi les rayonnages le bouquin répondant à sa demande et de les faire se rencontrer. Les deux ensemble, le livre et le lecteur, au bon moment de la vie de chacun, cela peut produire des étincelles, un feu, un embrasement, ça peut changer une vie. Je vous jure.
-
Par Reka, le 23/10/2010
La cote 400 de
Sophie Divry
A croire que je passe totalement inaperçue. Personne ne me voit, c’est mon problème. Même dans la rue, les gens me bousculent et me disent : « Oh pardon, je ne vous avais pas vue. » La femme invisible, je suis la femme invisible, la responsable du rayon géographie. (p. 11)