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Sexe et dépendances de
Stephen McCauley
D'un autre côté, si tout le monde s'adonnait librement aux plaisirs de la chair en suivant quelques règles hygiéniques de base, en évitant l'autoflagellation et tout sentiment de culpabilité, la violence au volant serait inconnue et personne n'aurait voté pour George Bush. La vie, d'une manière générale, n'en serait que meilleure.
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Par zazimuth, le 29/08/2010
Et qui va promener le chien? de
Stephen McCauley
Il existe une frontière ténue entre le luxe admirable de ne rendre compte de son temps à personne et la solitude de savoir que personne ne se soucie de ce qu'on peut bien en faire. (p.10)
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Par FRANGA, le 24/03/2012
Et qui va promener le chien? de
Stephen McCauley
Cinq ans plus tôt, le mari d'Agnès, un individu grotesque nommé Davis, l'avait quittée, proclamant qu'il avait besoin de "se trouver". C'étaient ses propres termes. Comme il me l'avait expliqué, "je suis passé du fils parfait à l'étudiant parfait au mari et père de famille parfait. Maintenant, il faut que je me trouve, que je découvre qui je suis réellement". Je l'avais écouté avec stupeur, partagé entre la colère et la gêne devant cette récupération inversée du jargon M.L.F. de la première heure. Sa tirade puait la psychothérapie à la petite semaine. D'abord, ses prétentions à la perfection étaient parfaitement gratuites. Quant à découvrir qui il était réellement, cela se concrétisa fort rapidement par quelque chose d'aussi profond, en termes de quête du moi, que d'aller s'installer dans un abominable immeuble de studios rattaché à un club de mise en forme, skier tous les week-ends à Montréal et ignorer royalement les charges de sa précédente et parfaite incarnation sur cette terre-sa femme et sa fille, par exemple.
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Par brigetoun, le 29/05/2010
L'objet de mon affection de
Stephen McCauley
Tes amis sont peut-être des intellectuels de gauche larges d'esprit qui trouvent que ta façon de vivre est tout à fait banale, mais, crois-moi, je me vois mal, dans le style soirée romantique, déboucher une bouteille de vin et dire à Cici que mon frère est homosexuel. Elle est toute jeune, toute fraîche. C'est le genre de fille qui est parfaitement capable de ne pas comprendre ce que le mot veut dire.
- J'espère qu'à la réception j'aurai le temps de le lui expliquer.
- Tu pourrais au moins prendre la bonne décision, comme tu le disais toi-même si justement, et épouser cette pauvre fille.
- Franck tu délires. Pourquoi voudrais-tu que je l'épouse ?
- Pour sauvegarder les apparences, Georges. Les apparences, tu vois ce que c'est ?"
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Par FRANGA, le 22/03/2012
Et qui va promener le chien? de
Stephen McCauley
Et puis, aussi, je semblais congénitalement inapte à me fondre dans n'importe quel groupe : soit j'avais peur d'être rejeté, soit je craignais de me perdre dans leur chaleur étouffante. Les premiers mois que je passai là-bas, c'est des matchs de football que je tirai mon plus grand réconfort. Je me fichais complètement des sports d'équipe mais ça me permettait d'être assis parmi des milliers de supporters vociférants et de me sentir à la fois entouré et profondément solitaire.
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Par line70, le 24/03/2011
La vérité ou presque de
Stephen McCauley
Si l'on élimine toute trace de désir et de passion de l'acte sexuel, cela finit tragiquement par ressembler à une machine à sous: insérez la pièce, abaissez la manette, et espérez, paralysé par l'attente, que vous allez toucher le jackpot.
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Par brigetoun, le 29/05/2010
L'objet de mon affection de
Stephen McCauley
Paul avait les cheveux un peu sales, gras, les yeux ourlés par la fatigue. Je cessai de l'écouter pour me concentrer sur le charme qu'il dégageait en cet instant précis - il n'était pas beau, ses traits n'étaient pas parfaits, mais il avait beaucoup de charme ; il avait quelque chose d'excitant, il paraissait vaguement bouffi après une semaine d'excès de nourriture et de sommeil, et il se contrefichait de son aspect.
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Par Myrtle, le 16/07/2011
L'(autre) homme de ma vie de
Stephen McCauley
Au cours des dix dernières années écoulées, j’avais commencé à affronter les différents défis et déceptions liés à l’âge, à l’incertitude financière et à la réalité en général en dressant mentalement l’inventaire des compensations que j’avais baptisé la liste « au moins ». Je m’y référais lorsque j’avais pris une mauvaise décision, comme celle d’ouvrir mes relevés de compte, ou après m’être vu dans un miroir installé dans une pièce bien éclairée. - Mes fonds diminuent mais, au moins, j’ai encore de l’argent à perdre. - J’ai les cheveux grisonnants mais, au moins, il me reste des cheveux. - Je ne mérite pas entièrement la promotion dont j’ai envie mais, au moins, la concurrence ne la mérite pas entièrement non plus. - Mon visage ressemble peut-être à un relevé topographique des Andes mais, au moins, je n’ai pas de cancer de la peau. La dernière entrée de la liste, vers laquelle je m’acheminais peu à peu, serait un aveu général de défaite et de désespoir : Au moins, je suis encore en vie.
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Par line70, le 24/03/2011
L'Art de la fugue de
Stephen McCauley
J'avais une vision de la situation, il en avait une autre. L'amour, ça ne marche que lorsque les deux entretiennent la même illusion.
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Par FRANGA, le 27/03/2012
Et qui va promener le chien? de
Stephen McCauley
Cependant, l'essentiel de ce que nous voyons dans les visage et les formes des autres est ce que nous savons d'eux et il m'était impossible de regarder Agnès sans voir en elle une abondance de contexte-son divorce, le livre de recettes et ces grosses pilules de vitamines complètement inefficaces qu'elle essayait de vendre avec si peu de résultats.