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Par brigetoun, le 24/03/2010
l'alternative nomade de
Thierry Crouzet
Un propulseur peut connaître des expériences optimales dans le Flux sans pour autant se forger une conscience politique. D'ailleurs, la plupart des spécialistes du développement personnel défendent cette idée que même un homme vivant sur un tas d’ordures peut atteindre le bonheur.
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Par brigetoun, le 18/02/2011
Bit, Sex & Bug de
Thierry Crouzet
Les ordinateurs, eux, ne rêvaient pas, ça leur manquait. Pourtant, quand ils n’effectuaient aucune opération, leur processeur calculait dans le vide faute de savoir-faire autrement. C’était une forme de rêve élémentaire. Il ne faudrait jamais débrancher les ordinateurs, il faudrait les laisser écrire aléatoirement leurs programmes. Julien s'était mis dans une situation identique : il ne choisissait plus son avenir, ayant confié son destin aux mains du tueur de Michel.
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Par brigetoun, le 24/03/2010
l'alternative nomade de
Thierry Crouzet
Mener plus loin son individuation implique de mesurer les liens qui existent entre l’individu et le collectif, de voir combien l’un et l’autre se définissent réciproquement. Il s’agit par exemple de ne pas confondre individuation et individualisme. Si nous nous enfermons dans notre moi, si nous ne pensons
qu’à nous regarder nous-mêmes, nous ne faisons que ressembler à tous les égoïstes.
Mais chez nous l’égoïsme n’est pas dominant. Un altruiste se cache en nous.
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Par brigetoun, le 24/03/2010
l'alternative nomade de
Thierry Crouzet
Pourquoi nous laissons-nous influencer avec autant de facilité ? En 1961, le philosophe René Girard suggéra que nous souffrions du désir mimétique, c’est-à-dire du désir d’imiter nos semblables 6. Si je vois mes voisins acheter de grosses voitures, j’ai envie d’acheter une grosse voiture, et même plus grosse si possible. La surenchère conduirait à la surconsommation et à la violence. Si je vois quelqu’un se saisir d’un objet, je veux aussi m’en emparer.
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Par brigetoun, le 08/11/2010
La tune dans le caniveau de
Thierry Crouzet
La tune n’est pas le sang qui irrigue votre corps, ni la sève qui avive vos passions, ni la ferveur qui enflamme vos idées. La tune n’est précieuse que pour celui qui ignore les dimensions non économiques de l’existence et refuse le partage des expériences. La tune n’est qu’un concept de riches; tournez-leur le dos. Ne vous définissez plus dans l’opposition mais par vous-même, par votre unicité.
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Par brigetoun, le 24/03/2010
l'alternative nomade de
Thierry Crouzet
Le nomos, substantif du verbe nemein, c’est la loi, les règles qui défendent la séparation et le droit de propriété. De là, on aboutit à nemesis, le don de ce qui est dû, la vengeance, à nomisma, la monnaie, la numismatique. Le nomos serait ce qui est fluide comme la monnaie, mais aussi ce qui sépare, ce qui divise, aussi comme la monnaie.
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Mais l’étymologie a le don de nous fourvoyer si nous ne nous demandons pas qui a forgé les mots. Les nomades ont toujours été craints par les sédentaires, sédentaires qui nous ont donné nos langues. Il est logique qu’étymologiquement le nomadisme sente le souffre.
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Par brigetoun, le 18/02/2011
Bit, Sex & Bug de
Thierry Crouzet
À force de manipuler des variables abstraites, les informaticiens, loin du cambouis de la mécanique, finissent par ressembler aux écrivains. Ainsi, Julien avait traversé la maladie de Michel dans l’abstraction des antalgiques. Le sida était resté un objet d’étude, jamais il n’avait été considéré pour son aspect crasseux de machine thermique. Michel était mort comme un programme, par un léger dérèglement. Mais, dans le mouroir, Julien découvrait le vrai visage du virus. Il surprenait l’assassin en flagrant délit.
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Par Tortoise, le 09/11/2010
La tune dans le caniveau de
Thierry Crouzet
La grève, puis la révolte, avaient gagné toutes les villes occidentales. Plus personne ne gobait la promesse d'une prospérité partagée entre tous. Les pauvres s'étaient appauvris. Les démagogues leur avaient expliqué que leur pauvreté était toute relative comparée au passé. Les insurgés s'en moquaient. Ils n'avaient pas envie d'être en bas de l'échelle, de s'enfoncer dans les caniveaux de l'humanité. Ils s'attaquèrent aux donneurs de leçons, puis aux frimeurs de la finance, enfin aux arrivistes technophiles.
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Par brigetoun, le 08/11/2010
La tune dans le caniveau de
Thierry Crouzet
Officiellement ces zones n’existaient pas. Diverses administrations géraient les réseaux souterrains de Paris sans communiquer entre elles. À la fin des années 1990, le service des carrières avait même bétonné la plupart des entrées de son réseau, s’interdisant d’y pénétrer. De nombreuses salles, accessibles autrement, étaient devenues des espaces en déshérence, des délaissés urbains, des angles
morts où les clandestins s’étaient installés et où les forces de l’ordre ne pouvaient les atteindre.
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Par brigetoun, le 18/02/2011
Bit, Sex & Bug de
Thierry Crouzet
du sol de l’ancienne Grèce et des profondeurs de la Méditerranée jaillissait une énergie qui empêchait l’esprit humain de trouver la paix. Les Occidentaux n’étaient en rien coupables. Transportés ailleurs, ils se montraient indolents, même s’ils construisaient encore des immeubles de verre pour leurs bureaux inutiles. Mais, coupés de leur base méditerranéenne, ils finissaient par adopter des mœurs plus candides.
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