-
Par mgeffroy, le 31/12/2010
Oeuvre poétique de
Xavier Grall
Ah quand je mourrai
enterrez-moi à Ouessant
avec mes épagneuls
et mes goélands
ah quand je mourrai
mettez-moi en ce jardin de gravier
-
Par nadejda, le 28/11/2010
L'inconnu me dévore de
Xavier Grall
Mes filles, mes Divines, je vous conjure d’admirer. Tout est fabuleux pour qui sait regarder. La fraîcheur du regard est le commencement de la sainteté. Détournez vous des gens masqués et de l’imbécilité des aveugles… Vous êtes ad vitam aeternam les invitées d’une fête… Je voudrais face à la vie vous savoir sans crainte et sans tremblement….
-
Par nadejda, le 05/12/2010
L'inconnu me dévore de
Xavier Grall
Je m'en reviendrais,
avec ma musette pleine de larmes, de livres et de rêves.
Et à mon tour je dévorerai l'Inconnu
dans une ineffable et éternelle étreinte.
Je m'en viendrai avec la souvenance des paysages et des peuples.
Chanteront les mers, danseront les galaxies, tressailliront les peuples.
Donner, se donner.
Nous sommes tous dans la main du Grand Amant
et les premiers balbutiements de notre adoration
sont les premiers moments de notre dignité.
> lire la suite
-
Par nadejda, le 29/01/2011
Oeuvre poétique de
Xavier Grall
Viens
en cette Bretagne ancienne
je plaide pour l'homme nouveau
je chante la route, le cercle, la danse
je dis le retour fraternel des saisons
vous ne fermerez pas le monde avec vos lois
vous n'achèterez pas mon âme avec vos banques
Viens avec moi
nous dirons bonjour au revoir aux masures
nous prendrons les routes et les ramures
dans nos bras
le peuple naîtra de nos pas
dans la lumière des genêts
Viens
je te dirai l'incroyable frairie
en ma Cornouaille d'été
l'Aven roule sur les graviers
les sortilèges d'eau
et glapit de joie l'hydromel
au cabaret
Viens avec moi
je te dirai mon hameau gris
et mon seuil que fleurit l'épagneul
> lire la suite
-
Par Grapheus, le 10/12/2011
La Sône des pluies et des tombes de
Xavier Grall
J'AIMERAIS PARTIR.
A la mémoire de Georges de Braux
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
quand cinglent vers l'Amérique les oiseaux chanteurs
la gorge pleine de sônes et de musiques
Car il reviendra le temps des vivants
dans la divine enfance des grèves et des îles
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
quand les soleils neufs nient les ossuaires humides
Mains, mains défuntes, emplissez-vous de lumière jonquille
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
Sur ma tombe, non pas la sculpture des gémissements
mais le ruissellement des harpes caressantes
non pas l'obsession des glas au bronze triste
mais le triomphe des sonneurs en bretonne parure
et la jubilation verte du houx sur ma croix dressée
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
Non pas sur mon corps les chrysanthèmes corruptibles
mais le déploiement du genêt en sa durable verdeur
Non pas le caveau muet souillé de ténèbres
mais pour mon âme errante la granitique ferveur des chapelles
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
avec des amours non pas gisantes dans mon cœur bouleversé
mais des amours droites et miséricordieuses
Non pas nu, glacé, mais dans une vêture de tièdes bruyères
comme s'en va à la mer la radieuse Aven en son Armorique
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
J'aimerais partir a l'heure matutinale des tourterelles
les lèvres pressées sur les lèvres de mon pays fatal
Amant de ma terre, mon cœur au vent, ô mon navire
j'aimerais partir ivre et bon, chérissant l'ombelle et l'embellie
j'aimerais partir sur la mer paradis
scellant les pleurs et les chagrins
sous la pudeur du chaume et le grain des pierres rituelles
J'aimerais partir le jour premier du printemps
dans les doux plis de la mort primevère
car il reviendra le temps des vivants
dans la divine enfance des grèves et des îles
> lire la suite
-
Par nadejda, le 28/11/2010
L'inconnu me dévore de
Xavier Grall
Pas de série pour le nombre UN, la nécessité unique : "mourir". C'est la vie qui est étrange et fabuleuse, le trépas est un événement qui ne devrait point nous surprendre
-
Le cheval couché de
Xavier Grall
Jack [Kerouac] ressemble [à la fin de sa vie] à ces chevaliers de la Table Ronde qui ont trainé leurs bottes par tout le monde et qui, amers de leur quête vaine, caressent les chevaux qu’ils ne monteront plus. (Chapitre V, “Le chant du monde”, p. 199).
-
Par nadejda, le 28/11/2010
L'inconnu me dévore de
Xavier Grall
La foi est porte ouverte, seuil franchi, affranchissement, bruit des pas sur la route, bonne brise, voilier filant aux îles. Mes Divines, la foi est aventure, vent claquant, souffle, envolée de colombes, voile gonflée.
Partez, partez, au nom de Dieu
-
Le cheval couché de
Xavier Grall
Si tous les chanteurs bretons se levaient un jour, à la même heure, et s’ils s’accordaient pour célébrer le soleil d’un même chœur, ce serait un vaste chant matutinal et le soleil ne se coucherait plus… (Chapitre V, “Le chant du monde”, p. 176).
-
Par nadejda, le 29/01/2011
Oeuvre poétique de
Xavier Grall
KEROUAC SONG (extrait)
Rêvons d'une poésie crépitée sur l'infâme béton des cités, rêvons d'une poésie coulée sur la ville comme une lave brûlante, rêvons d'une poésie trépidante, ardente, incandescente --- et qu'elle crève enfin l'ennui, la grande muraille de l'ennui et de la banalité
Rêvons aux princes et aux ducs et aux rois et faisons de Jack Le Bris de Kérouac le grand aristocrate de la divine chevalerie de la route