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Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
Le froid, le silence et la solitude sont des états qui se négocieront demain plus chers que l'or. Sur une terre surpeuplée, surchauffée, bruyante...
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Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
L’ennui ne me fait aucune peur. Il y a morsure plus douloureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus. La solitude : ce que les autres perdent à n’être pas auprès de celui qui l’éprouve. A Paris, avant le départ, on me mettait en garde. L’ennui constituerait mon ennemi mortifère ! J’en crèverais ! J’écoutais poliment. Les gens qui parlaient ainsi avaient le sentiment de constituer à eux seuls une distraction formidable. « Réduit à moi seul, je me nourris, il est vrai, de ma propre substance, mais elle ne s’épuise pas… » écrit Rousseau dans les Rêveries.
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Par EMOTION, le 16/11/2011
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu'il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont.
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Par margo, le 05/05/2012
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
On dispose de tout ce qu'il faut lorsque l'on organise sa vie autour de l'idée de ne rien posséder.
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Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
L'homme est un enfant capricieux qui croît que la terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets...
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Par beatrix, le 21/02/2013
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
Les sociétés n'aiment pas les ermites.Elles ne leur pardonnent pas de fuir.Elles réprouvent la désinvolture du solitaire qui jette son"continuez sans moi"à la face des autres.Se retirer c'est prendre congé de ses semblables.L'ermite nie la vocation de la civilisation,en constitue la critique vivante.
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Par Myrtle, le 21/10/2011
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
Quand deux petits chiens vous fêtent au matin, la nuit prend la saveur de l'attente. La fidélité du chien n'exige rien, pas un devoir. Son amour se contente d'un os. Les chiens? On les fait coucher dehors, on leur parle comme à des charretiers, on leur aboie dessus, on les nourrit des restes et de temps en temps, vlan! une baffe dans les côtes. Ce qu'on leur offre en coups, ils nous le rendent en bave. Et je comprends soudain pourquoi les hommes ont fait du chien leur meilleur ami : c'est une pauvre bête dont la soumission n'a pas à être payée en retour. Une créature qui correspondait donc parfaitement à ce que l'homme est capable de donner.
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Par hermes, le 12/05/2013
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres.
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Par Carosand, le 02/12/2011
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir.
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Par litolff, le 12/03/2012
Dans les forêts de Sibérie de
Sylvain Tesson
Le cigare et la vodka, compagnons idéaux de ces moments de repli. Aux pauvres gens solitaires, il ne reste que cela. Et les ligues hygiénistes voudraient interdire ces bienfaits ! Pour nous faire parvenir à la mort en bonne santé ?