> Marc Alyn (Éditeur scientifique)

ISBN : 2909240983
Éditeur : Ecriture (2010)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
« Un beau corps de femme est la meilleure lampe de chevet », assure le Mauricien Malcolm de Chazal, qui ajoute : « Dormir à deux rend la nuit moins opaque. » De tout temps, les poètes ont considéré l'amour comme la suprême illumination, l'orage désiré, la minuterie tran... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par Lali, le 19 avril 2012

    Au bout de l’amour

    Au bout de l’amour il y a l’amour.
    Au bout du désir il n’y a rien.
    L’amour n’a ni commencement ni fin.
    il ne naît pas, il ressuscite.
    il ne rencontre pas. Il reconnaît.
    il se réveille comme après un songe
    dont la mémoire aurait perdu les clefs.
    il se réveille les yeux clairs
    et prêt à vivre sa journée.
    Mais le désir insomniaque meurt à l’aube
    après avoir lutté toute la nuit.

    Parfois l’amour et le désir dorment ensemble.
    Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.

    (Liliane Wouters)
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  • Par Lali, le 19 avril 2012

    Jouissance

    Aujourd’hui dans tes bras j’ai demeuré pâmée,
    Aujourd’hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
    Triomphe impunément de toute ma pudeur
    Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.

    Ta flamme et ton respect m’ont enfin désarmée;
    Dans nos embrasements, je mets tout mon bonheur
    Et je ne connais plus de vertu ni d’honneur
    Puisque j’aime Tirsis et que j’en suis aimée.

    Ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
    Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas,
    Apprenez les transports dont mon âme est ravie!

    Une douce langueur m’ôte le sentiment,
    Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
    Et c’est dans cette mort que je trouve la vie.

    (Marie-Catherine-Hortense de Villedieu)
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  • Par Lali, le 19 avril 2012

    Au bois rêvant

    C’est dans mes songes la très belle qui repose
    Dans ses sourires et ses saintes ombres close
    Avec ses yeux pensifs et ses mains de caresse.

    C’est dans mes songes la très belle qui se joue
    Et douce qui m’appelle et blonde qui me noue,
    Avec ses yeux lascifs et ses mains de caresse.

    C’est dans mes songes la très belle qui m’écoute
    Et boit ma plainte triste et lente goutte à goutte
    Avec ses yeux bleus et ses mains de baisers roses.

    C’est dans mes songes la très belle et la très sage,
    En mes songes ses yeux, ses mains et son visage
    De roses au soleil, de soleil dans ses roses.

    (Charles Van Lerberghe)
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  • Par Lali, le 19 avril 2012

    La torche

    Je vous aime, mon corps, qui fûtes son désir,
    Son champ de jouissance et son jardin d’extase
    Où se retrouve encor le goût de son plaisir
    Comme un rare parfum dans un précieux vase.

    Je vous aime, mes yeux, qui restiez éblouis
    Dans l’émerveillement qu’il traînait à sa suite
    Et qui gardez au fond de vous, comme en deux puits,
    Le reflet persistant de sa beauté détruite.

    Je vous aime, mes bras, qui mettiez à son cou
    Le souple enlacement des languides tendresses.
    Je vous aime, mes doigts experts, qui saviez où
    Prodiguer mieux le lent frôlement des caresses.

    Je vous aime, mon front, où bouillonne sans fin
    Ma pensée à la sienne à jamais enchaînée
    Et pour avoir saigné sous sa morsure, enfin,
    Je vous aime surtout, ô ma bouche fanée.

    Je vous aime, mon cœur, qui scandiez à grands coups
    Le rythme exaspéré des amoureuses fièvres,
    Et mes pieds nus noués aux siens et mes genoux
    Rivés à ses genoux et ma peau sous ses lèvres.

    (Marie Nizet)
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  • Par Lali, le 19 avril 2012

    En mémoire de moi

    Lorsque tu iras aux collines de mai
    voir se lever une lune de cuivre,
    un grand genêt d’abeilles jaillira,
    bourdonnant de mon cœur entre tes bras,
    en mémoire de moi.

    Lorsque livrée aux lumières des plages.
    tu fouleras les sables d’autrefois,
    un bel oiseau d’écume chantera
    comme un cristal dans le soleil des âges,
    en mémoire de moi.

    Lorsqu’endormie, à toi-même donnée,
    environnée du vol des souvenirs,
    la nuit sera ta blanche solitude,
    un silence de fleur s’éveillera
    en mémoire de moi.

    Lorsqu’étrangère, en une ville de douleur,
    l’aube durcira tes paupières,
    les douces larmes d’une pluie d’été
    te berceront de musiques lointaines,
    en mémoire de moi.

    (Frédéric Jacques Temple)
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Marc Alyn : Paris point du jour
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Marc ALYN pour son livre "Paris point du jour". L'auteur y présente un Paris "caché".








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