Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2081289679
Éditeur : Flammarion (2013)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 100 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Si l'on devait citer le poète qui a exercé l'influence la plus profonde sur la poésie du début du XXe siècle, il faudrait nommer Rimbaud. Avec plus de hardiesse encore que Baudelaire, il a étendu le champ d'exploration de la poésie. Avant lui, l'expérience poétique étai... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par zenzibar, le 24 février 2013

    zenzibar
    "L'homme aux semelles de vent", "l'étoile filante", "le Mozart de la poésie française", pas difficile même pour un apprenti,critique de présenter Arthur Rimbaud et sa trilogie culte, Poésies, Illuminations et Une saison en enfer. Aujourd'hui encore Rimbaud demeure une énigme malgré de nombreuses études qui lui ont été consacrées. Sa place dans le panthéon littéraire demeure incertaine, toujours difficile à classer. Ses Poésies constituent quelques unes des plus belles pages de la poésie française : "le dormeur du val" , "sensations", "voyelles" ....et son chef d'œuvre "Le bateau Ivre". Des poèmes en vers ou en prose créatifs, flamboyants, puissants.
    Au risque de passer pour un iconoclaste C'est grâce à la lecture de Rimbaud que j'ai découvert que la poésie ce n'était pas de la comptabilité de vers, de pieds, de syllabes, qu'un poète ce n'était pas un rédacteur d'actes notariés "jolis"
    Rimbaud un OVNI incandescent encore aujourd'hui
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par genou, le 16 juin 2013

    Bal des pendus
    .............

    Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
    Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
    Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
    Et, se sentant encor la corde raide au cou,

    ..................
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par genou, le 16 juin 2013

    Sensation
    .....

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
    Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
    Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
    Par la nature, heureux comme avec une femme.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par LiliGalipette, le 19 juin 2011

    J’ai de mes ancêtres gaulois l’œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure.

    Les Gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d’herbes les plus ineptes de leur temps.

    D’eux, j’ai : l’idolâtrie et l’amour du sacrilège ; — oh ! tous les vices, colère, luxure, — magnifique, la luxure ; — surtout mensonge et paresse.

    J’ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. — Quel siècle à mains ! — Je n’aurai jamais ma main. Après, la domesticité même trop loin. L’honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m’est égal.

    Mais ! qui a fait ma langue perfide tellement, qu’elle ait guidé et sauvegardé jusqu’ici ma paresse ? Sans me servir pour vivre même de mon corps, et plus oisif que le crapaud, j’ai vécu partout. Pas une famille d’Europe que je ne connaisse. — J’entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la déclaration des Droits de l’Homme. — J’ai connu chaque fils de famille !

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par LiliGalipette, le 19 juin 2011

    « Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.

    Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l’ai trouvée amère. — Et je l’ai injuriée.

    Je me suis armé contre la justice.

    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !

    Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

    J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.

    Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.

    Or, tout dernièrement m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j’ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.

    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j’ai rêvé !

    « Tu resteras hyène, etc…, » se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. « Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux. » Ah ! j’en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.




    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par LiliGalipette, le 19 juin 2011

    « Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.

    Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l’ai trouvée amère. — Et je l’ai injuriée.

    Je me suis armé contre la justice.

    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !

    Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

    J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.

    Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.

    Or, tout dernièrement m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j’ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.

    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j’ai rêvé !

    « Tu resteras hyène, etc…, » se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. « Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux. » Ah ! j’en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.




    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (45)

Videos de Arthur Rimbaud

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Arthur Rimbaud

Bande annonce de Rimbaud Verlaine (Total eclipse) réalisé par Agnieszka Holland en 1997.








Sur Amazon
à partir de :
3,32 € (neuf)
9,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Poésies par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (334)

> voir plus

Quiz