Autres noms : Appollinaire, Guillaume Appolinaire, Apollinaire, Apollinaire Guillaume, Apolinaire Guillaume, Guillaume Appollinaire, Album de...

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Biographies et informations

> Lire > Modifier > Historique Nationalité : France
Né(e) à : Rome , le 26/08/1880
Mort(e) à : Paris , le 09/11/1918

Biographie :

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, est un écrivain naturalisé français(1917) (né polonais de nationalité russe).

C'est l'un des principaux poètes français du début du XXe siècle, auteur notamment du Pont Mirabeau.
Il écrit également des nouvelles et des romans érotiques.
Il pratique le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classiques en vers et strophes).
Il est le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, poète et théoricien de l'Esprit nouveau, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.
> lire la suite Source : Wikipédia
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Citations de Guillaume Apollinaire


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  • Par Orphea, le 15/05/2009

    Alcools Alcools de Guillaume Apollinaire

    L'Adieu

    J'ai cueilli ce brin de bruyère
    L'automne est morte souviens-t'en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t'attends

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  • Par Orphea, le 15/05/2009

    Alcools Alcools de Guillaume Apollinaire

    Le pont Mirabeau

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Et nos amours
    Faut-il qu’il m’en souvienne
    La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    Les mains dans les mains restons face à face

    Tandis que sous
    Le pont de nos bras passe
    Des éternels regards l’onde si lasse

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    L’amour s’en va comme cette eau courante
    L’amour s’en va
    Comme la vie est lente

    Et comme l’Espérance est violente

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    Passent les jours et passent les semaines
    Ni temps passé
    Ni les amours reviennent
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
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  • Par Orphea, le 15/05/2009

    Alcools Alcools de Guillaume Apollinaire

    Clotilde

    L'anémone et l'ancolie
    Ont poussé dans le jardin
    Où dort la mélancolie
    Entre l'amour et le dédain

    Il y vient aussi nos ombres
    Que la nuit dissipera
    Le soleil qui les rend sombres
    Avec elles disparaîtra

    Les déités des eaux vives
    Laissent couler leurs cheveux
    Passe il faut que tu poursuives
    Cette belle ombre que tu veux
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  • Par Orphea, le 15/05/2009

    Alcools Alcools de Guillaume Apollinaire

    Les colchiques

    Le pré est vénéneux mais joli en automne
    Les vaches y paissant
    Lentement s'empoisonnent
    Le colchique couleur de cerne et de lilas
    Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
    Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
    Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

    Les enfants de l'école viennent avec fracas
    Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
    Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
    Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
    Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

    Le gardien du troupeau chante tout doucement
    Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
    Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne
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  • Par Orphea, le 15/05/2009

    Alcools Alcools de Guillaume Apollinaire

    Crépuscule

    Frôlée par les ombres des morts
    Sur l'herbe où le jour s'exténue
    L'arlequine s'est mise nue
    Et dans l'étang mire son corps

    Un charlatan crépusculaire
    Vante les tours que l'on va faire
    Le ciel sans teinte est constellé
    D'astres pâles comme du lait

    Sur les tréteaux l'arlequin blême
    Salue d'abord les spectateurs
    Des sorciers venus de Bohême
    Quelques fées et les enchanteurs

    Ayant décroché une étoile
    Il la manie à bras tendu
    Tandis que des pieds un pendu
    Sonne en mesure les cymbales

    L'aveugle berce un bel enfant
    La biche passe avec ses faons
    Le nain regarde d'un air triste
    Grandir l'arlequin trismégiste
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