L'univers d'
Enki Bilal est sombre. Un futur bariolé et noir à la fois, d'une ambiance glacée et inhumaine, il nous montre la dérive d'un monde technologique post-apocalyptique. Ce monde d'un possible est fortement influencé par une esthétique des pays de l'est. D'ailleurs
Enki Bilal en est, vu qu'il est né en Yougoslavie, grandissant dans les Balkans pour finir exilé en France où il mettra son œuvre en route.
Son dessin ainsi que le jeu de couleur est assez particulier et me plaît énormément. Pour la petit histoire, j'ai découvert
Enki Bilal il y'a des années au travers d'une exposition d'une série de ses illustrations à Liège. Cela m'avait beaucoup plu... Et pourtant il a fallu attendre aujourd'hui pour que je me plonge dans sa BD. Pourquoi tant de temps, je n'en sais rien. Toujours est-il que cette BD je l'ai dévorée. Attrapée à la bibliothèque, c'est avec envie qu'à la fin de ce premier tome j'ai eu envie de me fournir toute la série (ce que je n'ai toujours pas fait d'ailleurs!). Un trait particulier, fin mais néanmoins brouillon qui joue sur le décalage entre les couleurs glaciales du bleu, du blanc, du noir et du gris pour contraster avec la violence ou la passion renvoyé par le rouge.
Quand à l'histoire, sur fond d'urbanisme apocalyptique épicé d'un arrière-goût de guerre balkanique, elle est suffisamment bien construite que pour se dire "ouf il faut suivre". Ce n'est pas du genre scénario simplissime, et j'aime ça dans une BD, les choses se découvrent couches après couches et les personnages s'offrent doucement à notre compréhension. Tout simplement terrible, cette BD est à découvrir si ce n'est déjà fait. Quant à moi, il serait franchement temps que j'en découvre un peu plus sur son oeuvre. Voir que je m'offre l'une ou l'autre de ses BD. Au fait, est-ce que je vous ai dit que c'était de la très bonne SF post-apo?
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