> Lewis Carroll (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2723472426
Éditeur : Drugstore (2010)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
J'étais bien mieux à la maison... Je ne passais pas mon temps à grandir et rapetisser, il n'y avait pas de souris ou de lapin pour me donner des ordres... Comme je regrette d'être entrée dans ce terrier.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    ce dimanche était dédié à une chute dans le monde merveilleux de cette chère Alice!Oui, cette petite fille curieuse et toute blonde, dont l'histoire a été largement adaptée, notamment par Disney et Tim Burton sur grand écran; et par Chavel & Collette, ou encore Lost Fish, en BD.L'adaptation de Chavel & Collette est vraiment réussie! Ils se sont bien appropriés l'univers de Lewis Carroll pour en donner une version à leur sauce qui prend vraiment bien.Tout d'abord au niveau du texte, Chavel propose un scénario bien ficelé de l'histoire. Évidemment, réalisée en un tome, cette version est plus courte que la version romancée. Néanmoins, il nous ballade à travers les moments clés de l'histoire d'Alice.Les dialogues qu'il propose sont totalement raccord avec l'univers du Pays des merveilles. C'est-à-dire, complètement à l'ouest, et avec beaucoup de communication à sens unique entre les personnages. Ce monde est complètement barré, les personnages sont absolument loufoques, et ça se ressent bien à travers les mots qu'ils disent. C'est parfois sans queue-ni tête, et ça joue sur les sentiments de l'héroïne.Au niveau du graphisme, welcome dans une monde totalement onirique. Première particularité, Alice n'est pas cette fillette toute blonde (voire jaune) que nous l'a présenté ce bon vieux Walt; mais bien une petite noirette (expression similaire à "brunette", mais pour les filles à cheveux noirs), avec un carré plongeant et une garniture à une mèche.Les dessins sont à la fois doux et moelleux, et aussi complètement effrayants. J'ai vraiment eu envie de me couler doucement dans les décors. Les passages "d'une case à l'autre" étant estompés, ils donnent une réelle sensation de fluidité. D'autres part, les personnages sont franchement intriguants et font parfois peur. Quelle idée passe par la tête du chat du Cheshire pour avoir un tel sourire... si c'est pas nous bouffer tout cru, je me demande bien ce que c'est!La chenille est un mystère à lui tout seul. Un visage au trait dur, dans une fumée doucâtre. Est-il bon ou mauvais? Je pense qu'il est tout simplement allumé parce qu'il fume trop la chicha surtout!La Reine de coeur, fidèle à elle-même, est un personnage laid et stupide!Notons au passage, comme me le faisait remarquer Acro, l'adaptation du "qu'on lui tranche la tête" à "qu'on le décapite!" (expression qui fait plus froid dans le dos que la première finalement). Cette phrase burlesque est une sorte de gimmick de cette histoire. Cette phrase qui vient vite à l'esprit quand on pense à Alice au pays des merveilles (un peu comme les chansons qui reviennent quand on pense au dessin-animé de Disney). le Roi a plus de présence que dans l'adaptation ciné, où il est vraiment le boulet totalement dépité.Autre personnage qui m'a aspiré du frisson, c'est le Chapelier Toqué! Admirablement bien croqué, on ne peut s'empêcher de penser qu'il porte bien son nom! Une folie douce qui s'inscrit dans ses traits, mieux que dans la version Disney, mais assez proche de la vision de Tim Burton. Autre note, soulignée par Acro, est cette similarité graphique que l'on retrouve entre les adaptations de Burton et de Chavel & Collette. Les deux Oeuvres sont sorties quasi en même temps, on ne peut donc pas prendre ça pour du "copiage". Mais il faut dire que l'univers créer par Tim Burton, au fil de ses films et illustrations se prête plutôt bien à une adaptation d'Alice et qu'il peut avoir inspiré beaucoup de monde aujourd'hui. Une vision un peu tordue pour une histoire très tordue. Quoi de mieux pour une totale immersion!Mais je pense aussi que Collette a sa propre patte et qu'il l'imprime vraiment bien sur ce récit.Il crée un nouvel univers qu'il me tarde de découvrir dans d'autres albums (notamment dans le petit bois du dimanche soir qui est sur ma table de chevet, cadeau d'une personne dont j'ai déjà cité plusieurs fois le nom ici ;-) ). Une tendance à l'onirisme, un côté un peu flou ou à part, qui fait parfois froid dans le dos, et qui participe à la création de nouveaux contes. (Le but du conte n'est-il pas de faire peur aux enfants afin de leur faire prendre conscience de certains notions de la vie...).Petit bonus que je n'avais pas encore remarqué depuis que je l'avais reçu (enfin il me semble). Alors que je m'installais pour lire, je me suis vite aperçue que la jaquette allait m'encombrer. J'ai donc décidé de la retirer. Et c'est avec un grand plaisir que j'ai découvert la couverture même de l'album : Toute noire avec le visage du Chat du Cheshire... une couverture que j'aurais vraiment envie de mettre dans un cadre au mur!Au final, que dire de plus, à part que j'ai vraiment aimé me plonger dans cet album et que j'y reviendrai certainement souvent!Ma note : 4 étoiles et un plaisir de lecture intense!
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  • Par temps-de-livres, le 23 mai 2012

    temps-de-livres
    Alice, à la poursuite d'un lapin blanc, tombe dans un trou. Elle se retrouve dans un pays imaginaire, gouverné par une reine autoritaire. Là-bas, un chat peut disparaître, un flamant rose jouer au croquet, et une simple bouteille permet de rapetisser.
    Lewis Carroll, a écrit un conte, devenu classique, où une jeune fille laisse vagabonder son imagination. Ici, le pays est féerique, sans les fées, il se passe dans un monde d'inversion, et l'auteur utilise à merveille le non-sens.
    David Chauvel a su reprendre ce livre, le plier à sa volonté pour en faire un 72 pages. Les situations sont là, comme dans l'oeuvre originale, mais ce n'est pas un simple hommage, ou une copie dessinée du récit. C'est une adaptation réussie. L'action se déroule sous nos yeux, nous (re) découvrons des personnages devenus icones. Alice devient une jeune fille, résolument moderne. Elle ne cesse d'évoluer tout au long du récit. Comme son modèle, elle est inadaptée au pays des merveilles. Refusant de se soumettre, elle va se rebeller. Les personnages, sous la plume de David Chauvel, trouvent une nouvelle fraîcheur.
    Xavier Collette rend un dessin remarquable. Un trait fin, précis, qui rend hommage à chaque personnage rencontré. Mais, à ce trait, il faut rajouter ce côté acéré, qui donne des décors inquiétants, les personnages les plus dociles, fous. Il ne s'agissait pas de plaquer les situations, puis de dessiner. Xavier Collette échappe à ce piège. Il montre une vision particulièrement sombre du pays des merveilles. Les couleurs permettent de renforcer cette impression.
    Même si nous savons qu'Alice est en train de rêver, l'équipe artistique nous fait perdre des repères. Nous sommes dans un monde, qui se voudrait féerique, mais qui se trouve à la limite de l'inquiétant. La folie y cotoît l'absurde, le lecteur ne sait plus quoi penser. le livre refermé, l'envie de reprendre l'oeuvre de Lewis Carroll est là.
    Drugstore signe un livre particulièrement bien réalisé. L'ensemble est soigné. Un véritable coup de coeur.
    Une interview de Xavier Collette

    Alice au pays des merveilles
    AUTEUR : DAVID CHAUVEL
    DESSINATEUR : XAVIER COLLETTE
    EDITIONS : DRUGSTORE

    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-alice-au-pays-des-merve..
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    • Livres 4.00/5
    Par Anassete, le 04 mai 2010

    Anassete
    Comme j'ai dû utiliser cette BD durant un devoir pour la Fac, j'ai un sentiment plus mitigé qu'à ma première lecture. En effet, en dehors du fait que les dessins et les couleurs sont magnifiques, le scénario est parfois bancal. Je pense que cela est dû au nombre de pages : trop court pour tout mettre. Pourtant, sans avoir le texte original en tête, on se retrouve déstabilisé pour l'épisode de la maison du lapin blanc. Pourquoi tout le monde demande à Bill s'il va bien ? Parce qu'originellement, il aurait dû entrer dans la cheminée et se faire éjecter par Alice.
    En dehors de ça, le scénariste a tout de même fait un gros effort pour garder au maximum les jeux de langage, la logique illogique du monde des merveilles, et le texte original. le dessinateur a fait un très bon travail sur le character design des personnages.
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    • Livres 2.00/5
    Par donnet_emilie, le 17 mai 2010

    donnet_emilie
    Les illustrations sont très belles et valent le détour. Toutefois, je reste très mitigé sur le texte. Je n'ai pas lu le livre original mais il me semble que dans cette bande dessinée, on passe un peu du coq à l'âne. Plusieurs passages auraient mérité d'avoir de réelles transitions.
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    • Livres 5.00/5
    Par FaBmNrD, le 16 avril 2011

    FaBmNrD
    Une illustration du conte d'Alice au pays des merveilles vraiment superbe, tant sur le plan scénaristique que graphique. L'adaptation, assez libre il faut le dire, du conte passe avec beaucoup de légèreté et de brio, tandis que les jeux de couleurs sombre/lumineux travaillent bien la dimension psychologique et philosophique du contes. A lire et relire sans limite !
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Vidéo de David Chauvel

Bande-annonce de la BD "7 Voleurs" (Editions Delcourt).
Scénario : David Chauvel Dessin : Jérome Lereculey Couleurs : Christophe Araldi, Xavier Basset.








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