ISBN : 2918803103
Éditeur : Philomèle Editions (2011)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 442 notes) Ajouter à mes livres
Assise au bord de la rivière, Alice s'ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N'hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans monde de prodiges et de menaces qui n'est autre que le royaume de l'enfance. Et ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 25 avril 2012

    Missbouquin
    Ce fut un réel plaisir que de me replonger dans ce conte merveilleux dont je n'avais que de vagues réminiscences d'enfance. le redécouvrir en anglais fut très instructif pour plusieurs raisons : le plaisir de lire en version originale, tout d'abord, et surtout de se rendre compte que le monde magique d'Alice et ses créatures fantastiques ont des noms bien plus savoureux en anglais que dans la traduction française ! (j'étais cependant bien contente d'avoir le texte français à côté ..). En particulier parce que la langue de Lewis Caroll est farcie de calembours et de jeux de mots pour la plupart difficilement traduisibles d'une manière correcte et exacte. Or cette langue est ce qui fait toute la richesse du texte.
    J'ai trouvé qu'il y avait ainsi une opposition entre le délire excessif, voire cauchemardesque, de ce monde, et le rationalisme dont fait sans arrêt preuve Alice. Mais elle va vite comprendre que la logique du Pays des Merveilles est … particulière !
    “But I don't want to go among mad peoples, ” Alice remarked
    “Oh you can't help that, said the Cat : “we are all mad here. I am mad. You're mad.”
    “How do you know I am mad ?” said Alice
    “You must be, said the Cat, or you wouldn't have come here.”
    Bref, tout le monde est fou, et Alice en premier !
    En même temps, ce texte touche à des problématiques plus profondes, par exemple les questionnements d'Alice sur son identité, quand elle n'arrête pas de grandir ou de rapetisser.
    “Est-ce que, par hasard, on m'aurait changée au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c'est là le grand problème !”
    Des problématiques qui peuvent aussi bien toucher les enfants que les adultes découvrant ou redécouvrant ce texte. de même, Alice qui cherche la direction qu'elle doit prendre.
    - “Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?
    – Cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller.
    – Peu importe l'endroit…
    – En ce cas, peu importe la route que tu prendras.
    – … pourvu que j'arrive quelque part », ajouta Alice en guise d'explication.
    – Oh, tu ne manqueras pas d'arriver quelque part, si tu marches assez longtemps.”
    En ce sens, le Chat du Cheshire joue le rôle de mentor, en répondant aux questions d'Alice par énigmes, mais surtout en les élargissant à chaque fois à des questions plus vastes, ce qui donne une dimension plus réflexive et plus philosophique au roman de Caroll.
    Avec un humour extraordinaire, à la fois dans le texte et à propos de son texte (car le narrateur se moque régulièrement d'Alice qui se prend trop au sérieux, ou qui est engoncée dans l'éducation traditionnelle des petits Anglais de l'époque…), et faisant preuve d'une vivacité d'esprit et d'une maîtrise du langage ahurissante, Lewis Caroll nous a bien transmis un pur chef d'œuvre, universel.
    Enfin, pour conclure, j'avoue que j'ai particulièrement apprécié ma version annotée du texte, qui expliquait un certain nombre de jeux de mots, ou remettait dans le contexte certaines déclarations et certains faits de l'histoire. Un texte donc très enrichi qui m'a permis de goûter pleinement et la langue, et l'histoire.
    “[...] et la morale de ceci, c'est : Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes.”


    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/04/24/un-peu-de-magie-et-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 07 mai 2011

    Alcapone
    Marseille le 7 mai 2011,
    Cher Lewis,
    Qui n'a jamais rêvé de se perdre au pays des merveilles ?
    Ce monde loufoque que vous avez créé n'échappe à la culture d'aucun enfant. Vous seul pouviez réaliser ce prodige : celui de nous rappeler si étrangement à nos souvenirs d'enfance. Personnellement, je pense que si Les aventures d'Alice au pays des merveilles nous a tant marqué, c'est parce qu'en nous tous sommeille une âme d'enfant...
    Pouviez-vous seulement imaginer lorsque vous avez promis d'écrire cette histoire, qu'elle allait influencer tant de générations ? Pour tout vous dire, j'en doute. Et pourtant, votre lapin blanc pressé, votre chat du comté de Chester, votre chenille qui fume ou la terrible reine de coeur ont profondémment laissé leur empreinte dans notre conscience collective.
    Se peut-il qu'un humble professeur de mathématiques de votre genre, à la fois écrivain, essayiste et photographe ait révolutionné l'univers du conte de fées ? La réponse est oui. Aussi, permettez-moi de vous le dire : l'extravagance de votre oeuvre, si je puis ainsi m'exprimer, est un bel échappatoire à notre morne réalité. Qu'importe l'absurdité de vos histoires, vous avez marqué votre temps et plus encore. Vous brisez les conventions et renservez la tendance (en passant, notez que j'adore le passage du "thé extravagant"). Vous dérangez ? Tant mieux ! La littérature avait besoin de nouveauté pour en finir avec les contes classiques. Alors au placard les princesses et les grands méchants loups ! Un peu de subversion n'a jamais fait de mal à personne. Au contraire, je dirais même...
    Mais encore : à lire les aventures d'Alice, on serait tenté de croire que votre source d'inspiration n'est pas seulement dûe à une imagination fertile. Je me suis même demandé si vous n'usiez pas de substances illicites. Je ne pense pas. Et pourtant, si Les aventures d'Alice sont au premier abord une histoire pour enfant, entendez-le, les champignons et les potions ingurgitées par la petite fille m'évoquent certainement les paradis artificiels. C'est pourquoi Alice au pays des merveilles n'est pas à mon sens, un simple livre pour enfant. Plus que cela, c'est une nouvelle porte ouverte vers la liberté d'expression. "L'absurdité logique" dont vous vous faites l'ambassadeur n'est pas sans séduire : en effet, quel moyen plus ludique de s'évader que par le véhicule de la littérature ?
    En outre, vous qui rêvez tant de la représentation cinématographique, savez-vous qu'aujourd'hui au 21e siècle, on vous adapte au cinéma ? Retenez la version de Tim Burton : elle est accessible à tout esprit curieux bien qu'incomparable avec votre livre. Bref, tout cela pour vous dire que votre oeuvre est résolument moderne.
    Evidemment, j'aurais aimé vous rencontrer pour discuter avec vous de tout cela. Malheureusement, vous savez aussi bien que moi que cela est impossible. Bien nous en fasse, nous appartenons chacun à notre époque et nous nous devons chacun à notre manière de vivre dans notre temps.
    Comme vous l'aurez compris, j'ai aimé vous lire. Pour toutes ces raisons, MERCI !
    Votre dévoué Alcapone

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/05/les-aventure..
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par kathy, le 03 février 2012

    kathy
    Alice au pays des merveilles est d'abord un conte, et c'est ainsi que Lewis Carroll lui-même appelait ce livre. Certes il n'y a pas de fées, mais l'histoire, comme l'indique son titre, nous entraîne dans un univers merveilleux, peuplé de reines et de rois, d'animaux qui parlent et agissent comme des humains, et où la magie intervient sans cesse (Alice change de taille selon ce qu'elle avale, un chat apparaît et disparaît comme enchantement…).
    Mais, l'œuvre de Lewis Carroll n'est pas un conte comme les autres, car le pays des Merveilles est un monde bien étrange, en vérité, un monde surtout merveilleux d'excès en tout genre, où le temps est déréglé, où les personnages ont des comportements tout à fait extravagants (à commencer par Alice qui est extravagamment curieuse) : une cuisinière hystérique qui lance des assiettes à la tête de la duchesse, un chapelier et un lièvre sadiques qui tentent d'introduire de force un loir dans une théière… Voilà des situations que l'on ne trouve pas, ordinairement, dans les contes pour enfants. Ceci expliquant la raison pour laquelle, Alice a également obtenu un vif succès auprès du public adulte.
    Alice au pays des merveilles est donc un conte extravagant, déraisonnable, bizarre, voire cauchemardesque, surréaliste avant l'heure, et qui sans cesse pousse la logique jusqu'à l'absurde, avec cet humour noir et grincheux que les Anglais appellent le "nonsense".
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 13 juin 2011

    brigittelascombe
    Charles Dogdson, le mathématicien, le savant qui a produit (entre autres) "Les limites de la quadrature du cercle" a t il traversé le miroir pour devenir l'écrivain-poète Lewis Caroll auteur d' Alice aux pays des merveilles " ? Passionné de logique, comment ce célibataire endurci, pouvait il charmer de ses contes les petites filles modèles? Etait il fou ou pédophile?
    Non, rien de tout ça, son attirance pour les fillettes et notament la petite Alice Liddel, son inspiratrice, est restée du domaine platonique.
    Parce qu'il était l'ami des enfants et était, lui même, un éternel enfant, il s'était construit son propre monde avec ses repères propres.
    Et cette histoire qui parait simpliste au prime abord, celle d'une petite fille modèle qui s'ennuie, alors que sa soeur lit, voit passer un lapin aux yeux roses, en redingote rouge qui regarde sa montre en criant qu'il est en retard, qui le suit dans son terrier pour de folles aventures, cette histoire est en fait régie par des lois mathématiques chères au bon prof de maths.
    Catapulté dans le monde du bizarre et de l'absurde, le lecteur perd lui aussi la notion de temps. Tout se dérègle,dans ce lieu d'excés.La logique s'abandonne au profit de la folie.Nous voilà perdus aux côtés d'Alice au coeur de l'incohérence.
    Elle n'est pas Ada, car ses cheveux sont bouclés.
    Elle n'est pas Mabel, car elle sait plein de choses.
    Mais qui est elle vraiment, ainsi que le lui demande la chenille?
    Et puis en qui avoir confiance, sûrement pas en l'espace puisque le chat apparait et disparait tour à tour? Est ce pareil De l'autre côté du miroir ou y est on déjà? Sans doute puisque la princesse est une femme-enfant, courtoise, attentive et patiente, les fleurs parlent, les pièces d'échec vivent, les animaux ont leur propre logique.
    Et si l'autre côté du miroir, l'inconscient du mathématicien s'appelait poésie, cette partie de l'enfance qui se terre au fond de chaque être comme un lapin aux yeux roses en redingote rouge qui se presse pour ne pas rater son propre rendez vous?
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Brebis, le 12 janvier 2012

    Brebis
    Déjà, je l'ai lu en anglais. Je ne vous cache pas que pour comprendre certain jeux de mot dans la langue d'origine c'est difficile, déjà que la langue est assez soutenue (datant de 1865 on peut comprendre), mais alléluia les notes de bas de pages m'ont aidé à mieux cerné ces petites choses qui font de ce livre un vrai bijou. En anglais ça a bien plus de charme, (dans une langue natale c'est toujours le cas vous allez me le dire) mais les petits cotés british comme le tea time ou la reine rendent encore mieux sous cette lecture.
    J'ai toujours été fasciné par le dessin animé depuis toute petite, j'étais à la fois frustrée de ce monde sans ordre et devant la détresse d'Alice que personne ne comprenait, mais j'étais à la fois émerveillée par ces animaux au caractère bien forgé. Qui n'a jamais voulu lui aussi entrer dans le terrier pour une longue chute dans ce monde ou l'on croise des chenilles qui fume la chicha, des chats vicieux qui vous sourit entre les arbres, des parties de croquet avec des hérissons, et un lapin blanc qui courre et qui jure d'être en retard?
    J'ai cependant été très déçue par le film de Burton (il commence à me sortir par les yeux ce mec d'ailleurs), il fallait donc que je juge moi-même que ce qu'est donc que le livre d'origine. Je vais pas vous psychanalyser le livre et la plume de Carroll, beaucoup de gens l'ont déjà fait avant moi.
    Bref, pour en venir à mon opinion, je crois que j'aurai dû éteindre ma télé quand j'étais jeune, lire le livre sans avoir déjà connaissance de l'histoire aurait été cent fois mieux, pas que je savais déjà tout, l'histoire n'est pas exactement pareille. Mais ce que je veux dire c'est que cet univers paradoxal avec ces énigmes sans réponses, ce monde frustrant et ses animaux qui s'énervent si facilement, ces changements de tailles à répétition, la niaiserie d'Alice et ses questions, tout ça je m'y attendais un peu. du coup j'ai pas été émerveillé. D'un côté fallait un peu m'y attendre, on est souvent déçue d'une reproduction . Même si quand l'on compare à l'animé, certaines histoires dans le livre n'apparaissent pas dans le livre tandis que certaines choses dans l'animé apparaissent dans la suite « A travers le miroir ». Il faut donc que je m'empresse d'aller le lire.
    J'ai donc retrouvé ce même univers, sous une forme différente, un peu plus complexe à vrai dire, (mais ça c'est peut être la langue anglaise qui m'a mise dedans). J'ai rigolé à bons nombre de passages absurdes comme le tea time party qui reste un de mes passages favoris (mes voisins de métro ont dû croire que j'étais taré mais c'est pas grave). J'ai souvent été frustré de cet illogisme dans les questions réponses (la pauvre Alice n'arrive jamais à avoir un interlocuteur qui la comprendre). J'ai donc entré sans aucun soucis au Pays des Merveilles comme je me l'imaginais, sans grande surprise.
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Citations et extraits

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  • Par BleuCobalt, le 18 mai 2012

    She ate a little bit and said anxiously to herself, "Which way? Which way?" holding her hand on the top of her head to feel which way it was growing, and she was quite surprised to find that she remained the same size: to be sure, this is what generally happens when one eats cake, but Alice had got so much into the way of expecting nothing but out-of-the-way things to happen, that it seemed quite dull and stupid for life to go on the commen way.
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  • Par Oline, le 29 octobre 2009

    "Mais je n'ai nulle envie d'aller chez les fous", fit remarquer Alice.
    "Oh ! vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat : Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle."
    "Comment savez-vous que je suis folle ?" demanda Alice.
    "Il faut croire que vous l'êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici."
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  • Par Oline, le 29 octobre 2009

    [...] et la morale de ceci, c'est : Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes.
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  • Par wictoria, le 10 novembre 2008

    Et cette fois, il disparut très lentement, en commençant par le bout de la queue et en finissant par le sourire, qui resta un bon bout de temps quand tout le reste eut disparu.
    "Ma parole ! pensa Alice, j'ai souvent vu un chat sans un sourire, mais jamais un sourire sans chat !... C'est la chose la plus curieuse que j'aie jamais vue de ma vie !"
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  • Par Oline, le 29 octobre 2009

    Est-ce que, par hasard, on m'aurait changée au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c'est là le grand problème !
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"À travers le miroir" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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