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> Jacques Papy (Traducteur)
> Jean Gattégno (Éditeur scientifique)
> John Tenniel (Illustrateur)

ISBN : 2918803103
Éditeur : PHILOMELE (2011)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 364 notes) Ajouter à mes livres
Assise au bord de la rivière, Alice s'ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N'hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans monde de prodiges et de menaces qui n'est autre que le royaume de l'enfance. Et ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par kathy, le 03 février 2012

    kathy
    Alice au pays des merveilles est d'abord un conte, et c'est ainsi que Lewis Carroll lui-même appelait ce livre. Certes il n'y a pas de fées, mais l'histoire, comme l'indique son titre, nous entraîne dans un univers merveilleux, peuplé de reines et de rois, d'animaux qui parlent et agissent comme des humains, et où la magie intervient sans cesse (Alice change de taille selon ce qu'elle avale, un chat apparaît et disparaît comme enchantement…).
    Mais, l'œuvre de Lewis Carroll n'est pas un conte comme les autres, car le pays des Merveilles est un monde bien étrange, en vérité, un monde surtout merveilleux d'excès en tout genre, où le temps est déréglé, où les personnages ont des comportements tout à fait extravagants (à commencer par Alice qui est extravagamment curieuse) : une cuisinière hystérique qui lance des assiettes à la tête de la duchesse, un chapelier et un lièvre sadiques qui tentent d'introduire de force un loir dans une théière… Voilà des situations que l'on ne trouve pas, ordinairement, dans les contes pour enfants. Ceci expliquant la raison pour laquelle, Alice a également obtenu un vif succès auprès du public adulte.
    Alice au pays des merveilles est donc un conte extravagant, déraisonnable, bizarre, voire cauchemardesque, surréaliste avant l'heure, et qui sans cesse pousse la logique jusqu'à l'absurde, avec cet humour noir et grincheux que les Anglais appellent le "nonsense".
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 07 mai 2011

    Alcapone
    Marseille le 7 mai 2011,
    Cher Lewis,
    Qui n'a jamais rêvé de se perdre au pays des merveilles ?
    Ce monde loufoque que vous avez créé n'échappe à la culture d'aucun enfant. Vous seul pouviez réaliser ce prodige : celui de nous rappeler si étrangement à nos souvenirs d'enfance. Personnellement, je pense que si Les aventures d'Alice au pays des merveilles nous a tant marqué, c'est parce qu'en nous tous sommeille une âme d'enfant...
    Pouviez-vous seulement imaginer lorsque vous avez promis d'écrire cette histoire, qu'elle allait influencer tant de générations ? Pour tout vous dire, j'en doute. Et pourtant, votre lapin blanc pressé, votre chat du comté de Chester, votre chenille qui fume ou la terrible reine de coeur ont profondémment laissé leur empreinte dans notre conscience collective.
    Se peut-il qu'un humble professeur de mathématiques de votre genre, à la fois écrivain, essayiste et photographe ait révolutionné l'univers du conte de fées ? La réponse est oui. Aussi, permettez-moi de vous le dire : l'extravagance de votre oeuvre, si je puis ainsi m'exprimer, est un bel échappatoire à notre morne réalité. Qu'importe l'absurdité de vos histoires, vous avez marqué votre temps et plus encore. Vous brisez les conventions et renservez la tendance (en passant, notez que j'adore le passage du "thé extravagant"). Vous dérangez ? Tant mieux ! La littérature avait besoin de nouveauté pour en finir avec les contes classiques. Alors au placard les princesses et les grands méchants loups ! Un peu de subversion n'a jamais fait de mal à personne. Au contraire, je dirais même...
    Mais encore : à lire les aventures d'Alice, on serait tenté de croire que votre source d'inspiration n'est pas seulement dûe à une imagination fertile. Je me suis même demandé si vous n'usiez pas de substances illicites. Je ne pense pas. Et pourtant, si Les aventures d'Alice sont au premier abord une histoire pour enfant, entendez-le, les champignons et les potions ingurgitées par la petite fille m'évoquent certainement les paradis artificiels. C'est pourquoi Alice au pays des merveilles n'est pas à mon sens, un simple livre pour enfant. Plus que cela, c'est une nouvelle porte ouverte vers la liberté d'expression. "L'absurdité logique" dont vous vous faites l'ambassadeur n'est pas sans séduire : en effet, quel moyen plus ludique de s'évader que par le véhicule de la littérature ?
    En outre, vous qui rêvez tant de la représentation cinématographique, savez-vous qu'aujourd'hui au 21e siècle, on vous adapte au cinéma ? Retenez la version de Tim Burton : elle est accessible à tout esprit curieux bien qu'incomparable avec votre livre. Bref, tout cela pour vous dire que votre oeuvre est résolument moderne.
    Evidemment, j'aurais aimé vous rencontrer pour discuter avec vous de tout cela. Malheureusement, vous savez aussi bien que moi que cela est impossible. Bien nous en fasse, nous appartenons chacun à notre époque et nous nous devons chacun à notre manière de vivre dans notre temps.
    Comme vous l'aurez compris, j'ai aimé vous lire. Pour toutes ces raisons, MERCI !
    Votre dévoué Alcapone

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/05/les-aventure..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Brebis, le 12 janvier 2012

    Brebis
    Déjà, je l'ai lu en anglais. Je ne vous cache pas que pour comprendre certain jeux de mot dans la langue d'origine c'est difficile, déjà que la langue est assez soutenue (datant de 1865 on peut comprendre), mais alléluia les notes de bas de pages m'ont aidé à mieux cerné ces petites choses qui font de ce livre un vrai bijou. En anglais ça a bien plus de charme, (dans une langue natale c'est toujours le cas vous allez me le dire) mais les petits cotés british comme le tea time ou la reine rendent encore mieux sous cette lecture.
    J'ai toujours été fasciné par le dessin animé depuis toute petite, j'étais à la fois frustrée de ce monde sans ordre et devant la détresse d'Alice que personne ne comprenait, mais j'étais à la fois émerveillée par ces animaux au caractère bien forgé. Qui n'a jamais voulu lui aussi entrer dans le terrier pour une longue chute dans ce monde ou l'on croise des chenilles qui fume la chicha, des chats vicieux qui vous sourit entre les arbres, des parties de croquet avec des hérissons, et un lapin blanc qui courre et qui jure d'être en retard?
    J'ai cependant été très déçue par le film de Burton (il commence à me sortir par les yeux ce mec d'ailleurs), il fallait donc que je juge moi-même que ce qu'est donc que le livre d'origine. Je vais pas vous psychanalyser le livre et la plume de Carroll, beaucoup de gens l'ont déjà fait avant moi.
    Bref, pour en venir à mon opinion, je crois que j'aurai dû éteindre ma télé quand j'étais jeune, lire le livre sans avoir déjà connaissance de l'histoire aurait été cent fois mieux, pas que je savais déjà tout, l'histoire n'est pas exactement pareille. Mais ce que je veux dire c'est que cet univers paradoxal avec ces énigmes sans réponses, ce monde frustrant et ses animaux qui s'énervent si facilement, ces changements de tailles à répétition, la niaiserie d'Alice et ses questions, tout ça je m'y attendais un peu. du coup j'ai pas été émerveillé. D'un côté fallait un peu m'y attendre, on est souvent déçue d'une reproduction . Même si quand l'on compare à l'animé, certaines histoires dans le livre n'apparaissent pas dans le livre tandis que certaines choses dans l'animé apparaissent dans la suite « A travers le miroir ». Il faut donc que je m'empresse d'aller le lire.
    J'ai donc retrouvé ce même univers, sous une forme différente, un peu plus complexe à vrai dire, (mais ça c'est peut être la langue anglaise qui m'a mise dedans). J'ai rigolé à bons nombre de passages absurdes comme le tea time party qui reste un de mes passages favoris (mes voisins de métro ont dû croire que j'étais taré mais c'est pas grave). J'ai souvent été frustré de cet illogisme dans les questions réponses (la pauvre Alice n'arrive jamais à avoir un interlocuteur qui la comprendre). J'ai donc entré sans aucun soucis au Pays des Merveilles comme je me l'imaginais, sans grande surprise.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 13 juin 2011

    brigittelascombe
    Charles Dogdson, le mathématicien, le savant qui a produit (entre autres) "Les limites de la quadrature du cercle" a t il traversé le miroir pour devenir l'écrivain-poète Lewis Caroll auteur d' Alice aux pays des merveilles " ? Passionné de logique, comment ce célibataire endurci, pouvait il charmer de ses contes les petites filles modèles? Etait il fou ou pédophile?
    Non, rien de tout ça, son attirance pour les fillettes et notament la petite Alice Liddel, son inspiratrice, est restée du domaine platonique.
    Parce qu'il était l'ami des enfants et était, lui même, un éternel enfant, il s'était construit son propre monde avec ses repères propres.
    Et cette histoire qui parait simpliste au prime abord, celle d'une petite fille modèle qui s'ennuie, alors que sa soeur lit, voit passer un lapin aux yeux roses, en redingote rouge qui regarde sa montre en criant qu'il est en retard, qui le suit dans son terrier pour de folles aventures, cette histoire est en fait régie par des lois mathématiques chères au bon prof de maths.
    Catapulté dans le monde du bizarre et de l'absurde, le lecteur perd lui aussi la notion de temps. Tout se dérègle,dans ce lieu d'excés.La logique s'abandonne au profit de la folie.Nous voilà perdus aux côtés d'Alice au coeur de l'incohérence.
    Elle n'est pas Ada, car ses cheveux sont bouclés.
    Elle n'est pas Mabel, car elle sait plein de choses.
    Mais qui est elle vraiment, ainsi que le lui demande la chenille?
    Et puis en qui avoir confiance, sûrement pas en l'espace puisque le chat apparait et disparait tour à tour? Est ce pareil De l'autre côté du miroir ou y est on déjà? Sans doute puisque la princesse est une femme-enfant, courtoise, attentive et patiente, les fleurs parlent, les pièces d'échec vivent, les animaux ont leur propre logique.
    Et si l'autre côté du miroir, l'inconscient du mathématicien s'appelait poésie, cette partie de l'enfance qui se terre au fond de chaque être comme un lapin aux yeux roses en redingote rouge qui se presse pour ne pas rater son propre rendez vous?
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Archessia, le 21 août 2010

    Archessia
    Cela faisait des années que j'avais envie de lire ce classique de la littérature enfantine sans oser me lancer.
    Peur du côté trop absurde, de ne pas réussir à plonger dans l'histoire ou encore de trouver le récit dépassé et vieillot.
    Maintenant que c'est fait, je ne regrette pas, car ce fut vraiment un moment drôle et magique que j'ai passé aux côtés d'Alice.
    Je suppose qu'il n'est plus besoin de parler d'Alice et de ses aventures au pays des merveilles.
    Nous avons tous vu le long métrage de Disney, lu un livre de contes contenant son histoire ou encore regarder la dernière adaptation par Tim Burton.
    Malgré que je remplis deux conditions des trois données en exemple, j'ai quand même été surprise par différent aspect du livre.
    Déjà, je n'aurais jamais imaginé que c'était si drôle.
    Lewis Carroll a parsemé son récit de jeux de mots, de calembours et de poèmes détournés.
    Même si les références culturelles et les vers et autres comptines de l'époque nous sont inconnues, on sourit quand même à l'absurdité des phrases.
    L'édition que j'ai lue est complétée par un "Appendice", mini fascicule où nous sont expliquées avec beaucoup de précisions les origines de ces poésies et les jeux de mots en version originale, malheureusement impossible à traduire littéralement.
    Nous faisons la connaissance de pleins de personnages burlesques que Disney avait omis de nous présenter.
    Comme la Duchesse et son effrayante cuisinière, ou la simili-tortue pleurnicheuse et son ami le griffon.
    Je pense que c'est un livre qui peut plaire à tout les âges, dont l'humour peut être compris par les plus petits, et la dose de merveilleux enchantera les plus grands!
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 03 février 2012

    Le Chapelier protesta qu'on ne pouvait pas parler du temps comme d'une chose qu'on perd ou qu'on gagne. "Le Temps est une personne", déclara-t-il. Et il ajouta :"Le Temps et moi, nous nous sommes disputés en mars dernier, juste avant que celui-ci (de sa cuillère à thé, il désignait le Lièvre de Mars) ne devint fou. (...) Et depuis lors, (...) le Temps ne veut plus rien faire de ce que je lui demande. Il est toujours six heures, désormais. (...) Il est toujours l'heure du thé".
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  • Par mesnil44, le 28 janvier 2012

    Qu'on lui coupe la tête !!!!
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  • Par Oline, le 29 octobre 2009

    "Mais je n'ai nulle envie d'aller chez les fous", fit remarquer Alice.
    "Oh ! vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat : Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle."
    "Comment savez-vous que je suis folle ?" demanda Alice.
    "Il faut croire que vous l'êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici."
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    Citation de qualité ? (51 votes positifs)
  • Par Oline, le 29 octobre 2009

    [...] et la morale de ceci, c'est : Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes.
    Citation de qualité ? (41 votes positifs)
  • Par wictoria, le 10 novembre 2008

    Et cette fois, il disparut très lentement, en commençant par le bout de la queue et en finissant par le sourire, qui resta un bon bout de temps quand tout le reste eut disparu.
    "Ma parole ! pensa Alice, j'ai souvent vu un chat sans un sourire, mais jamais un sourire sans chat !... C'est la chose la plus curieuse que j'aie jamais vue de ma vie !"
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Videos de Lewis Carroll

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Vidéo de Lewis Carroll

Kyle Baker, "De l'autre côté du miroir" (éditions!) .
Chronique de l'album "De l'autre côté du miroir" d'après Lewis Carroll, par Kyle Baker chez Editions!Musique de Sylvain Jacques








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