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ISBN : 2366298374
Éditeur : Actusf (06/04/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :


Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?

À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
09 avril 2017
Après un Royaume de vent et de colères surprenant, Jean-Laurent del Socorro revient pour un second roman, toujours édité par ActuSF mais cette fois sous le label Bad Wolf (qui a l'air d'être devenu le truc où l'éditeur fout tout ce qui touche de près ou de loin à la fantasy, du coup). L'auteur trempe toujours dans l'historique en nous contant cette fois le destin de Boudicca, reine celte insurgée qui résista à l'envahisseur romain au premier siècle de notre ère.
Boudicca est ainsi présenté comme une « Biographie historique et onirique » de ce personnage fort. On suivra la femme de sa naissance à sa mort dans une vie qui ne fut pas de tout repos. La dame est reine des Icènes, une tribu celte de l'île de Bretagne, à l'époque où les légions romaines traversent la Manche parce qu'envahir des trucs c'était un peu leur petit plaisir à eux. Notre héroïne sera donc confrontée à cet envahisseur sur à peu près toute sa vie, mais pas toujours en guerre ouverte, on assiste à des négociations, des accords, des compromis. Si la quatrième de couverture pourrait laisser penser au lecteur qu'il va vivre un Braveheart au féminin avec 13 siècles d'avance, il n'en est rien. On s'attarde à peine sur les grandes batailles et les combats, le livre n'est pas vraiment guerrier ni épique, on se concentre plutôt sur la vie de la femme, de son éducation d'enfant à son rôle d'épouse et de mère, à ses relations d'amitié, d'amour. Boudicca est une femme complexe rongée par le doute et la colère, frustrée par son incapacité à exprimer ce qu'elle a sur le coeur.
Pour une femme dont le rôle va avoir de l'impact sur tout son peuple, le livre prend le parti de rester toujours très proche de son protagoniste, de se focaliser sur la personne. On verra surtout son entourage immédiat et ses préoccupations très humaines. Autour d'elle gravite ainsi un entourage riche et très plaisant à découvrir. du druide Prydain qui va faire son éducation à ses filles ou son amante, Jean-Laurent del Socorro tisse des relations complexes et satisfaisantes pour le lecteur. On retrouve dans ce deuxième bouquin une caractéristique qui frappaient déjà sur Royaume de vent et de colères : le roman est très court (240 pages bien aérées) et ne perd jamais de temps, les pages filent à toute allure. On a une écriture chirurgicale qui va à l'essentiel et vire tout le gras du bestiau. Il arrive pourtant à présenter un univers prenant et immersif, à donner les repères et la profondeur à son histoire pour qu'on se sente vraiment chez les peuplades celtes. On a la spiritualité, on a la culture guerrière, on a la politique, et on a ce côté inéluctable des civilisations qui se perdent et s'absorbent.
Je saurai pas vous dire précisément ce qui relève de la fiction et ce qui relève de la réalité historique là-dedans, mais le seul petit bémol que je vois est que la trame de l'histoire ne révèle aucune surprise pour le lecteur. On voit tout venir et c'est relativement « classique » dans le déroulement des évènements. Bon, si c'est la biographie de Boudicca, on va pas rajouter une invasion extra-terrestre ou des dimensions parallèles non plus… Mais cette volonté de faire court et de viser l'épuré laisse peu de place à la richesse scénaristique. C'est certainement une volonté de l'écrivain et devant toutes les autres qualités de son roman, on va pas le lui reprocher plus que ça.
Au final on a un roman prenant, vif et très réussi sur le destin d'une femme d'exception, une femme forte et complexe au destin marquant. Elle a du caractère, du coeur, et on s'immerge complètement dans ce monde celte qui voit ses traditions disparaitre. Boudicca est une réussite. Et petite cerise sur le gâteau, cette couverture sublime de Yana Moskaluk nous emballe tout ça de fort belle manière.
Si vous voulez prolonger la découverte de ce personnage en fiction, la série La reine celte de Manda Scott et aussi une lecture tout à fait recommandable (qu'il faut toujours que je termine, d'ailleurs) !
Lien : http://ours-inculte.fr/boudi..
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Le_Comptoir_de_l_Ecureuil
13 avril 2017
Pour son second roman, Jean-Laurent del Socorro reste dans L Histoire et remonte encore plus loin dans celle-ci que son précèdent récit. En effet, Royaume de Vent et de Colères se passe en 1596 quelques années après la sanglante nuit de la Saint Barthélémy.
Nous suivons l'évolution d'une femme, une reine, une héroïne : Boudicca, de son enfance à sa mort. Fille du roi du clan des Icéni, elle est élevée en tant que telle. Apprentissages druidique et politique, tout autant que celui du maniement des armes.
Dès sa naissance à Gogmagog, elle doit trouver sa place dans un monde en pleine mutation, où la guerre et la mort est omniprésente. Privée de sa mère, elle devra grandir seule entourée de sa fidèle suivante Ysbal et de son "brater" Caratacos et de son mentor, le haut druide Prydain. Jeune fille têtue et orgueilleuse, elle se heurtera à des vérités qui la feront grandir et mûrir. Même si le lecteur peut ressentir une certaine pitié (ou de l'agacement) face à son comportement, elle n'a pas le choix. C'est vivre ou mourir.
Son caractère entêté peut parfois énerver. C'est d'ailleurs le cas de son père, le roi Antédios, qui ne sait pas comment réagir avec elle et qui ne s'en occupe quasiment pas. La perte de sa femme, "Les Deux Andraste" l'ayant tellement affecté, il laisse le royaume et sa fierté partir à vau-l'eau. Mais un roi faible n'a pas sa place et c'est avec soulagement que le peuple voit Boudicca monter sur le trône en compagnie de son mari Prasutagos.
A l'époque, les femmes pouvaient régner et diriger leur peuple autant que les hommes !
Pourtant, l'heure de la révolte n'a pas encore sonné... Prasutagos enclin à la diplomatie noue des liens marchands avec les romains et une paix relative s'installe. Les Icéni deviennent un protectorat romain. Notre douce reine ronge son frein et fulmine d'avoir du courber l'échine. Toutefois, ces accords apportent une relative aisance qui n'existait pas auparavant et les romains plutôt tolérants acceptent que les Icéni gardent leurs propres dieux. de plus, les romains amènent avec eux des techniques pour cultiver la terre qui n'avait pas cours à cette époque au sein des clans. Un réel progrès de ce côté là !
Mais cette paix ne saurait être durable. Car, c'est sans compter les coups du sort. La mort de l'empereur Claudius, rapidement remplacé par Néron (que l'on connaît de sinistre réputation) va chambouler quelques peu l'équilbre politique précaire qui s'était créé.
Nouvel Empereur, dit nouveau général dépêché manu militari pour mater ces irréductibles gaulois fauteurs de troubles et sauvages qui refusent le joug total de Rome.
Non mais ! Franchement ! Ils devraient être heureux d'être assujettis et saignés à blanc pour la gloire de l'Empire !
Ni une, ni deux, Boudicca a enfin l'excuse pour se rebeller !
Mais où ses actes la mèneront-elle ? Pourra-t-elle libérer son peuple ?
(Suite sur mon site.)
Lien : http://lecomptoirdelecureuil..
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BlackWolf
24 avril 2017
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous propose de découvrir la vie romancée de Boudicca. Ce qui marque dans ce roman c'est finalement le portrait que nous brosse l'auteur concernant cette héroïne. On découvre ainsi une personne complexe, à la fois princesse, reine, mère, amante, guerrière, guide, qui va devoir faire face à de nombreux choix, de nombreuses décisions, sans jamais se perdre elle-même. Au final une héroïne forte, entraînante, attachante et émouvante qui ne laisse pas indifférent le lecteur. Alors si vous cherchez plus le côté épique vous risquez d'être déçu , car même si ce récit propose tout de même son lot de batailles et de guerres elles passent un peu au second plan devant l'évolution de l'héroïne et les réflexions qu'elle soulève. Il faut dire qu'elle est aussi parfaitement entouré par des personnages charismatiques, fascinants dont on aurait d'ailleurs aimé en apprendre plus sur certains. L'univers, sans se révéler révolutionnaire, est solide, efficace, dans lequel vient s'ajouter une légère touche de mysticisme et de magie qui ne manque pas d'apporter un plus à l'ensemble. le récit offre aussi de nombreuses réflexions que ce soit sur les choix que l'on fait, la notion de conviction et ce qu'on est prêt à faire pour elle ou bien encore sur la notion d'égalité. Alors après le roman est plutôt court (moins de 250 pages),ce qui est un peu frustrants car sur certains points j'en attendais plus, mais rien de non plus trop dérangeant. Par contre, j'ai ressenti une certaine linéarité dans l'intrigue, ce qui est légèrement dommage, même si cela ne m'a pas empêché de passer un très bon moment de lecture, bien porté par une plume simple, concise et entraînante.

Retrouvez la chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Amaruel
17 avril 2017
Mon Avis :
Boudicca est le deuxième roman de Jean-Laurent del Socorro, et s'installe non pas à Marseille comme l'avait été l'excellent Royaume de Vent et de Colères, mais dans une Angleterre vieille de deux mille ans. On y retrouve le peuple celte et plus précisément l'histoire méconnue de la reine Boudicca. L'auteur s'est basé sur la légende de cette reine celte en y insufflant un soupçon de merveilleux par le biais des rêves mystiques qu'ont les personnages.
J'ai ouvert le livre pour ne plus le refermer tant le récit m'a happé de la première à la dernière page.
Se découpant en trois grandes volutes, qui correspondent autant à des tranches de vie de l'héroïne, le roman se dessine du point de vue de Boudicca elle-même. Habillement tissée par l'auteur, la vie de Boudicca se forge principalement dans le sang et l'apprentissage de la soumission, et c'est ce récit qui nous est conté.
Elle grandit au sein de son peuple, apprenant autant à manier la lance et le bouclier que la langue. C'est ce dernier point qui m'a le plus captivé. le langage revêt dans ce récit des atours tenant du sacré. Et c'est par l'éducation dispensée par le druide Prydain que la jeune reine apprend la force des mots, qu'ils soient dits ou non. Elle connaîtra des échecs et des victoires qui la feront grandir, évoluer et finalement rayonner d'une aura telle, que son nom sera murmuré sur son passage par le peuple celte tout entier.
Outre la guerrière, la galerie de personnages permet l'évolution du personnage, apparaissant et disparaissant au gré des batailles ou des maladies. En plus de Prydain, des personnages comme Antedios, le propre père de Boudicca, Ysbal la femme aux trois maris et garde du corps de la reine dès sa naissance ou encore Caractacos, fils de Cunobelin (un ennemi d'Antedios), trophée du peuple des Icènes et finalement brater de Boudicca ; sont autant d'éléments qui vont permettre la maturité de la jeune fille par des enseignements tenants surtout de l'affect. Antedios ne lui montrera jamais à quel point il l'aime, Caractacos avec qui elle grandit, ne sera qu'un opposant durant son adolescence et Ysbal sera finalement la seule figure maternelle que la jeune femme aura eue dans sa vie. Enfin Pratsutagos et Jousse, un mari et une amante, seront les seuls êtres à lui donner l'affection que son père n'aura pas su lui prodiguer.
J'ai trouvé le récit moins haché dans sa forme que le premier roman de l'auteur et bien plus empli d'actions. Cela dit, aller à l'essentiel semble une caractéristique qui colle parfaitement au style de l'auteur et l'univers reste immersif et prenant malgré cette épuration. le rythme est soutenu, bien que la vie de Boudicca soit parsemée de nombreux moments de répit.
Au final, la seule chose qui m'ait perdu est la nouvelle présente après le roman, une nouvelle qui n'a rien à voir avec celui-ci (du moins je n'ai pas réussi à relever le lien), mais qui ne manque cependant pas d'intérêt.

En bref : Jean-Laurent del Socorro signe un deuxième roman des plus marquants, bel hommage à une reine celte méconnue. Cette biographie romancée mène le lecteur sur les traces d'une enfant, devenue femme puis mère et qui n'a jamais cessé d'être guerrière. La galerie de personnages foisonnante permet de faire grandir l'héroïne dans un univers ciselé avec soin. J-L del Socorro : un auteur à suivre !
Lien : http://amarueltribulation.we..
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celindanae
17 avril 2017
J'avais adoré Royaume de vent et de colères et j'attendais le nouveau roman de Jean-Laurent del Socorro avec impatience. Boudicca présente plusieurs points communs avec le premier roman de l'auteur mais il diffère par sa construction et sa narration centrée sur un seul personnage. Même si je garde une préférence pour Royaume de vent et de colères, Boudicca vient confirmer le talent d'écrivain de Jean-Laurent del Socorro de très belle manière.
Boudicca est une biographie d'un personnage dont on ne sait que très peu de choses et dont les versions connues se contredisent. Les deux sources principales parlant d'elle sont Tacite et Dion Cassius, un historien grec. Boudicca a vécu de l'an 28 à l'an 61 en Angleterre, plus particulièrement dans le Nord Est de l'île, correspondant au Norfolk actuel. Elle fut la reine des Icènes, un des clans vivant dans l'Angleterre du premier siècle. Après de nombreux conflits, les clans étaient en paix et ont dû faire face à l'envahisseur romain qui voulait étendre son influence et son territoire. La puissance de l'armée romaine, appelée les aigles dans le roman, est bien connue et leur résister apparait mission impossible. Mais c'est mal connaître Boudicca et les chefs de clans.
L'aspect historique est très dominant dans le roman, apportant peu de surprises mais c'est logique puisque l'on est dans le récit d'une vie se voulant respecter l'histoire. Il y a peu de surnaturel, uniquement présent sous forme de songe et de croyances religieuses. L'univers est extrêmement détaillé, on apprend beaucoup sur le fonctionnement de la société celte, sur leurs croyances et la liberté qui est au centre de leurs vies.
Le roman impressionne par sa densité : il est court (240 pages) mais très intense et beaucoup de choses se passent. Il n'y a aucune longueur, tout est pensé au mot près. Rien n'est en trop et c'est presque trop court, tellement on aimerait rester au sein de cet univers. le style de Jean-Laurent del Socorro est d'une précision exemplaire, à la fois fluide et très immersif.
Jean-Laurent del Socorro nous offre ainsi une plongée dans la vie celtique en racontant la vie d'une reine, d'une femme éprise de liberté. le roman ne se centre pas sur l'action et les combats mais on ne s'y ennuie pas une seconde et il est très prenant. le choix de la narration à la première personne apporte un aspect empathique très fort pour son héroïne. Jean-Laurent del Socorro nous offre un très beau roman admirablement écrit.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil07 avril 2017
- Pourquoi n'apprends-tu les mots qu'à moi et pas aux autres membres du clan ?
- Je leur ai appris à compter, à nommer les ruisseaux, à reconnaître l'âge d'un arbre et la peur des dieux. C'est bien assez pour eux. La future reine des Icènes doit en savoir davantage.
- A quoi me sert tout cela ? Moi, je veux juste apprendre à manier une lance.
- Si tu connais l-histoire du monde et le nom des choses, alors tu sauras toujours trouver les réponses à tes questions.
- Un bon coup de bouclier résout bien des difficultés.
- Pour chaque problème que tu abats avec ton arme, deux nouveaux jaillissent. Crois-moi, Boudicca, c'est avec les mots qu'il faut vaincre son ennemi.
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Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil07 avril 2017
En face de moi, je découvre moins une mêlée que des corps ruisselants, d'un sang si noir qu'il semble irréel. Est-ce le leur, celui de leur adversaire ou de leur camarade ? Comment savoir ? Ils ne se battent pas, ils survivent, les corps tendus, frémissant de rage et de fatigue. Derrière ce voile, la terreur est bien présente. On la cache, on l'écarte, mais elle revient à chaque fois qu'un guerrier aperçoit un ennemi qui se tourne vers lui, une épée qui se lève au dessus de sa tête ou une pointe de lance qui plonge vers son cœur. Aucun honneur, seulement de la peur qui remplit les interstices à chaque seconde qui s'écoule.
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Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil07 avril 2017
Prydain, tu ne m'as pas menti. Ce ne sont pas les mots qui nous blessent le plus, mais bien les silences qui nous tuent.
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Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil08 avril 2017
J'ai trop longtemps cru que les Icènes suivaient leur roi. Je me trompais : ils regardaient leur reine. Je ne représente que la paix raisonnable qui apaise leur faim. Toi, tu incarnes cet espoir insolent qui fait battre leur sang.
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Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil08 avril 2017
Une bourrasque plus forte que les autres balaye le nuage de cendres et de poussières mélangées. L lune est enfin visible dans le ciel. Que voit-elle ? Un peuple qui trébuche. Et qui se relève.
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