Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2267027003
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2014)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 4601 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Aux temps reculés qu'évoque le récit, la Terre est peuplée d'innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l'Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au nord-ouest de l'Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cepen... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (267)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 15 décembre 2013

    Pasdel
    Lu assez tard dans l'adolescence, je n'y ai pas échappé malgré tout. Comme bon nombre d'entre vous, j'ai franchi le seuil de cette communauté de demi-portion, beatniks qui passent leur temps à fumer de l'herbe, manger et boire, aux maisons écolos planquées sous la terre, et où une sorte de Jacques Lanzmann en manque d'aventure a eu l'outrecuidance un jour de ramener un anneau doré, alors qu'il eut été plus simple d'emprunter la cape d'Harry.
    Et puis un jour, un fou, le roi du 14 juillet, maître des pétards et des fusées, vient vous annoncer qu'il faut détruire cet anneau. Tu entends ça mon Précieux, il veut détruire l'anneau. Alors en route, pour l'aventure par le GR 20 et autres chemins de randonnées, pas besoin de GPS, il paraît que Grand Pas connaît le chemin, en route on doit passer par l'hôtel cinq étoiles d'Elrond, où plusieurs camarades de jeu nous attendent.
    Il y a Gimli, tout droit échappé de la bande à Blanche-Neige, il y a Légolas, sorte de José Bové avec les collants de Robin des Bois, à côté de lui Guillaume Tell et sa pomme, c'est du cinéma. Avec son arc Légolas il te transforme la pomme en marmelade et encore il l'étale sur le pain. Il y a Boromir, courageux, intrépide, mais je crois qu'il veut mon Précieux celui-là, alors méfiance. Il y a Sam, Pippin et Merry de la bande des demi-portions comme moi. Et puis il y a The Big Chief, Gandalf, tu sais celui qui veut te détruire mon Précieux. Il paraît que c'est un magicien, il est tellement vieux qu'il est tout gris.
    Ensemble on va connaître des aventures, mieux qu'à Disneyland. Mais y a plein d'embêtant sur la route, il y a les Nazguls, ça va ils sont pas nombreux mais alors qu'est ce qu'ils sont collants ceux-là. Il y a aussi des orques (même qui font pas de musique ceux-là) mais alors qu'est-ce qu'ils sont pas beaux et grognons en plus, tu sais même Raymond et Huguette sur M6 ils sont plus sociables.
    Et puis en face, il y a l'œil, un seul mais alors quel œil, il nous surveille mon Précieux. Il dit que tu lui appartiens. Même pas vrai hein mon précieux.
    Enfin, on a quitté le Club Med, vive l'aventure, les nuits à la belle étoile, les feux de camps, le scoutisme. On fumera notre herbe, Gandalf nous racontera des histoires, il en connaît beaucoup. Sa préférée, c'est l'histoire d'un groupe qui doit détruire un anneau, elle s'appelle La communauté de l'anneau, c'est un joli titre Mon Précieux, qu'est-ce que t'en penses?
    Ah, tu es toujours là mon Précieux, j'ai eu si peur de te perdre! Tu sais, il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Notre grand G. O nous a quitté à la Moria. On était tous là. Quand il est mort le Gandalf, tous ses amis, tous ses amis, tous ses amis pleuraient. Alors, on a pris nos petites jambes à notre cou et on a détalé, mon Précieux, en huit secondes chrono ils étaient plus là. Ni orques, ni gobelins, ni gobe personne tellement on a couru vite. Mais avant on les a taillés, de la chair à pâté, des vraies rillettes 100% pur porques...
    Et là, à la sortie de la Moria, la moutarde me monte au nez. La moutarde forte c'est la Moria forcément. Les copains de Légolas nous ont invités chez eux. On a joué à Colin-maillard avec eux. J'sais pas si c'est du bio mais leurs arbres y sont chouette et bien vert, à mon avis Nicolas le jardinier y doit leur filer un coup de main. On était triste parce qu'on avait perdu notre papy, mais c'était super quand même. Y a pas à dire, les elfes, ils savent recevoir : apéro tous les soirs avec cacahuètes et biscuits. Mais un jour, je sais plus trop qui, quelqu'un a dit qu'il fallait repartir. On en avait marre de marcher, en plus nous les demi-portions on n'a pas de basket, alors on a pris des bateaux et les elfes nous ont offert plein de cadeaux. Tu sais mon Précieux, ils sont vachement sympas les Elfes, dommage qu'ils nous quittent tous, je ne sais plus où ils s'en vont, quelque chose comme le Havre je crois, enfin ils parlent tous d'un havre gris, ça doit être beau pour qu'ils veuillent tous y aller.
    Je ne sais pas pourquoi, mais depuis notre départ, Aragorn est toujours triste, il a dû oublier quelque chose chez la dame de Haute Forêt. Ah si seulement Gandalf était encore là pour nous raconter des histoires.
    J'ai oublié de te dire quelque chose d'important mon Précieux, à cause de Boromir, on s'est tous fâchés. On n'est plus copain, mais alors plus du tout. Il voulait t'avoir mon Précieux, tu vois je te l'avais dit, il voulait être calife à la place du calife. Mais y a déjà Iznogoud sur le coup ça suffit.
    Alors tu vois, on est désormais chacun de notre côté. Moi je suis avec mon pote Sam. On s'est disputé tous les deux, mais Non ! Rien de rien, Non ! Je ne regrette rien, C'est payé, balayé, oublié, Je me fous du passé ! Avec mon Sam, J'ai allumé le feu, Mes chagrins, mes plaisirs, Je n'ai plus besoin d'eux ! Merry et Pippin sont ensemble (façon de parler car c'est pas très gaie), Aragorn, Gimli et Légolas aussi et Boromir ben, lui, il est tout seul dans son bateau avec son grand cor tout cassé entraîné par le courant, et y a même pas de rames en plus. Heureusement je crois qui sait nager.
    Tiens, il paraît que le Gandalf il est pas mort. Quel farceur ce Gandalf, en plus, y paraît qu'il est plus gris mais tout blanc, un coup de Calgon dans sa machine à laver je crois. Un Gandalf flambant neuf sans tâches, tu te rends compte mon précieux.
    Merry et Pippin sont plus écolos que jamais, ils se sont mis à parler avec les arbres. Ils ont encore dû fumer de la mauvaise herbe de chez Marie Jeanne. Ca fait des lustres que c'est la branche illuminée de la famille ces deux-là ! Ils te fumeraient le tapis de bain en un tour de main et la liquide vaisselle aussi hein moumoune. Ah oui, je te l'avais pas dit, c'est mes cousins, en fin cousin par une tante de la mère, d'une cousine Brandebouc à moins que ce soit par un frère d'un cousin Touque, enfin c'est compliqué la généalogie chez les fromagers de la Comté, on est complétement fondu, râpé du ciboulot.
    Il faudra que l'on fasse très attention mon précieux, il y a un vieux pote à tonton qui nous suit. Je ne connais pas la marque de son déo, mais qu'est ce qu'il fouette le poisson. Il paraît qu'il est fortiche en charade, il va remplacer le Père Fouras cet été. Mais c'est un mauvais perdant, tonton il l'a battu aux énigmes il y a quelques années dans une boîte de nuit au cours d'une surboum. C'est qu'il est plus tout frais le Gollum, je crois que c'est comme ça qu'il s'appelle. C'est bizarre comme nom, il a plutôt une tête à s'appeler j'sais pas moi, tient au hasard Sméagol. Ouaih Sméagol illiko un euro !
    Et comme dit le grand elfe Jijigé : Nous on continue d'avancer, et même si le temps presse, même si Gollum court, si les Nazguls qu'on nous laisse, me hantent nuits et jours, et même si l'on m'arrête, ou s'il faut briser des murs, en soufflant dans les trompettes, ou à force de murmures, j'irai au bout de mes rêves, tout au bout de mes rêves, où l'anneau s'achève
    Tout au bout de mes rêves…..
    Et voilà mon Précieux, nos aventures sont finies. On en a vécu des choses ensembles. Dommage que j'avais pas pris mon appareil photo, mais bon, il paraît qu'ils ont fait un film de nos aventures. Tu te rends compte mon Précieux, un film. On pourra se voir à la télé après le journal de Claire Chazal. Ah si Bilbon était encore là, je crois qu'il serait fier, lui qui voulait tant écrire un livre. Il me manque tonton, j'espère qu'il est heureux avec les Elfes.
    Toi aussi tu me manques mon Précieux. Quel combat avec cet affreux puant comme l'appelait Sam. Pour ça, il avait du mordant ce Gollum! Ce cher Sam, c'est grâce à lui que je t'écris mon Précieux. C'est lui qui a tué Arachné avec le baygon jaune des elfes, c'est encore lui qui m'a délivré des orques du borgne. Tu te souviens mon Précieux comme il était content quand il a vu les oliphants, un vrai gosse.
    Quelle belle région que le Mordor, et Faramir qui voulait pas qu'on y aille. Faramir, c'est le frère à Boromir, un chic type, il s'entend pas trop avec son vieux, mais y est toujours prêt à faire une boum avec les potes à Sauron. On aurait dû prendre notre guide Michelin pour visiter Cirith Ungol, mais avec ces Nazguls qui n'arrêtaient pas de nous embêter, toujours sur notre dos ceux-là. Qu'est-ce qu'ils peuvent être taquins, toujours prêt à faire une blague. Qu'est-ce qu'on a pu jouer à cache-cache avec eux!
    Tu sais pas mon précieux, il paraît qu'Aragorn, c'est un prince ou un roi, enfin un truc comme ça et il nous l'a jamais dit le vilain garnement, quel cachotier ! C'est un descendant des dîners de nains ou des Dunédins, je ne sais plus. Tu vois mon précieux, je vieillis aussi.
    À la fin, on a fait un super concert, on avait même invité Sauron. Ouah, il y avait du monde, pire qu'à la fête de la musique, mais finalement les musiciens ne sont pas venus et ça s'est fini comme souvent en bagarre générale. Gimli s'est régalé, c'est qu'il aime ça le nain quand ça cogne, on l'a surnommé l'inspecteur Harry notre petit lutin grognon. Légolas lui, il te faisait de la marmelade avec son arc, heureusement qu'il n'était pas Cupidon sinon il aurait plein d'amoureux derrière lui.
    Et si tu avais vu Gandalf en majorette, sa canne virevoltait dans tous les sens, envoyant des éclairs, un véritable gourmet ce magicien, les orques n'ont pas apprécié eux, ils sont pas aussi raffinés que nous c'est pour ça aussi, ce sont surement des orques de barbarie …
    Mais bon c'est fini, on a rejoint notre groupement baba-cool, on va pouvoir à nouveau fumer, manger et faire la fête, on invitera Carlos et Annie Cordy. Ah c'était le bon temps, tonton était encore là, qu'est- ce qu'on pouvait rire avec lui, quand il enfilait l'anneau et qu'il disparaissait.
    Voilà, c'est fini
    C'est fini...hum, c'est fini
    Mais maintenant je suis guéri, je ne suis plus dépendant de l'anneau, tout va bien hein Mon Prrrrrécieeeuuuux......
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          13 38         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 20 mai 2012

    Walktapus
    Chef d'oeuvre intemporel ou livre raté ?
    Difficile de trancher. Le Seigneur des anneaux est bourré de défauts qui n'en rendent pas la lecture facile. Un début très très long, sans enjeu, où il ne se passe rien (et pourtant il en a mis dans les annexes). Des voyages interminables bourrés de descriptions à n'en plus finir. Plein d'allusions obscures à des événements qui ont eu lieu dans un passé révolu. Des chapitres entiers où on raconte des histoires situées bien bien loin de là. Des chansons à tout bout de champ, certaines dans des langues qui n'existent même pas. Des péripéties parfois fort longues qui n'apportent absolument rien à l'histoire. de temps en temps on laisse en plan (et dans la mouise) certains personnages principaux, et on est sans nouvelles d'eux pendant 200 pages. Et les personnages féminins se comptent sur les doigts d'une toute toute petite main. Et puis le dénouement de l'histoire arrive bien avant la fin du livre !
    Bref tout ce que, dans n'importe quel atelier d'écriture, on dirait de ne pas faire, Tolkien le fait.
    En revanche, il y a la merveille d'un univers riche d'une géographie, d'une histoire, d'une mythologie, d'une magie et d'une poésie, dont on ne trouve pas d'autre équivalent en littérature. On a une histoire profonde qui se dévoile peu à peu, dont les brins sont liés, avec de l'humour, du suspens, de la terreur, de la grandeur, du don de soi, de l'abjection, du désespoir, de l'émerveillement. Et cette nostalgie, cette sensation de déclin. On a aussi des combats épiques, de l'héroïsme comme on n'osait plus en faire plus depuis le moyen-âge. Tout ça au prix d'un manichéisme certain, il est vrai (et puis Tolkien est d'un réac !)
    J'ai remarqué que ceux qui le lisaient tôt (c'est mon cas) avaient beaucoup plus de chances d'adorer, peut-être parce qu'à cet âge là on ne sait pas à l'avance ce qu'un «bon» bouquin est sensé être et qu'on est plus ouvert aux choses moins formatées.
    Mais la plupart des lecteurs se sentent amplement récompensés, à la fin du livre, des efforts qu'ils ont du faire au début, quand ils ont tenu assez longtemps, et finalement, je pense que tous ces défauts participent au résultat, à la magie du livre. Que serait un Seigneur des anneaux sans tout ça ? Une oeuvre fade.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 52         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon, le 16 mars 2014

    darkmoon
    On dit de l'œuvre de Tolkien qu'elle permet de choisir ses amis. On trouvera le clan des passionnés qui, aux côtés des Warhammer et jolies babioles du genre, sont totalement épris par ce monde fantastique au point de vivre dans une sorte de monde parallèle, qu'ils retrouvent allègrement dans World of Warcraft ou League of Legends. De l'autre, il y a les hermétiques. Personnellement mon cœur bat plutôt du côté des distants. Pour dire vrai, je ne suis pas très fan d'heroic fantasy, même pas du tout. Déjà plus de 50 ans que cette trilogie existe, et je n'y avais lu aucun tome. Nous sommes en 2014, et il m'était donc important de lire cette "incroyable" saga dont les adaptations furent nominées pour 30 Oscars,10 Golden Globes, 36 BAFTA et j’en passe.
    Commençons d'abord par le premier opus : La Communauté de l'Anneau. Empli de féerie et d'émotion, le roman ne se réduit pas qu'à une mièvre histoire médiévale. C'est un vrai conte que l'on dévore ! Tolkien réussit à concentrer le lecteur sur une seule petite chose : un anneau, unique, symbole de pouvoir, où les forces du bien et du mal succombent au même désir. Cela montre qu'en nous, nous avons tous une petite partie sombre, désireuse de pouvoir...
    Dans un monde médiéval, en Terre du Milieu, Frodon Sacquet, un Hobbit, créature semi-homme, hérite d'un anneau. Jadis, vingt-deux anneaux furent forgés, répartis dans la Terre du Milieu et donnés aux représentants des peuples : aux hommes, aux Elfes... Mais celui-là, loin d'être une simple babiole, demeure l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu, forgé par Sauron, Seigneur des Ténèbres, dans les flammes du Mordor. Il lui permettrait de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Compagnie constituée de Hobbits, d'hommes, d'un magicien, d'un Nain, et d'un Elfe (Communauté de l’Anneau), ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'au Mordor, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Une périlleuse aventure s'ensuit. La Compagnie devra non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les pouvoirs qu’exerce l'Anneau dans leurs esprits.
    L'œuvre est longue, oui, mais ça ne gêne pas plus que ça. L'aventure est dense et passionnante. Le scénario s'avère être riche, complet et original. La psychologie des personnages est bien travaillée, l'intrigue aussi, semée d'embûches. J’ai beaucoup aimé le personnage de Frodon, allégorie de l'innocence pure, dont la seule partie de "mal" est décelée à cause d'un anneau. Ce Hobbit timide, frêle, petit, auquel on voit confier une importante mission, est censément le personnage le plus attachant, le plus profond. Un périple presque parfait... Mais espérons que tout cela ne provoque l'overdose. Très bon roman, le premier morceau d'un puzzle ensorcelant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 45         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 05 janvier 2013

    claudia_tros_cool
    Avec la sortie du Hobbit au cinéma et la lecture antérieure de Bilbo, le projet de me lancer dans " Le Seigneur des anneaux " a pris forme dans ma tête. Après maintes hésitations et maintes craintes j'ai fini par me lancer. Qu'est-ce que je retiens ? le meilleur roman de Fantasy, cela ne m'étonne pas que Tolkien en soit le chef de fil, il mérite sa renommé. Quand on lit Le Seigneur des anneaux on est tout de suite transporté dans un autre monde où Elfes, Trolls, Orques, magiciens, Nains et Hobbits existent et habitent dans des terres aussi magnifique que sombre. La tendance est de dire que les descriptions sont longue et indigeste...eh bien je ne l'ai pas du tout senti comme cela. Les descriptions sont faites pour nous faire entrer dans ce monde et nous faire visualiser les divers chemins et divers paysages.
    Dès le début est fait un récapitulatif des aventures de Bilbo ainsi qu'un explicatif du monde des Hobbits, de leurs façons de vivre, de la terre du milieu etc afin de nous installer confortablement dans l'aventure Tolkienienne.
    Frodon Sacquet met de longues années à se décider de partir pour sa quête car, étant le porteur de l'anneau, il se doit de le détruire pour empêcher celui-ci de tomber dans les mains de Sauron qui s'en servira pour dominer la terre avec son pouvoir maléfique. Frodon accompagné de son -trop- fidèle Sam ainsi que ses cousins Merry et Pippin partent a l'aventure. Un long voyage pleins de rebondissements commence alors où de nouveaux personnages apparaissent, ils partent de La comté pour arriver jusqu'au Mordor. Contrairement à Bilbo Le Hobbit, La communauté de l'anneau est bien plus sombre et moins léger, on le voit notamment dans la première parti avec la poursuite des cavaliers noirs, Gollum, Sauron, Saroumane. Frodon est a mon sens un personnage bien moins attachant et drôle que son oncle Bilbo, cependant il y a beaucoup de personnages assez haut en couleurs et agréable a découvrir dans le livre comme : Aragorn, Boromir, Gimli, Pippin, Merry, Sam, Legolas, Poiredebeurré, Tom Bombadil, Galadriel....
    J'ai beaucoup aimé apprendre plus de choses sur l'anneau, sur Gollum/ Sméagol, Saroumane ainsi qu'une brève apparition de " l'après" quête de Bilbo. L'ami Gandalf est de retour encore plus sage et menacé, malheureusement il n'est pas très présent dans le livre et disparaît dans la Moria mais j'adore ce personnage avec sa sagesse au nul sans pareil.
    L'écriture de Tolkien ne fatigue pas le lecteur malgré tous les kilomètres parcourus par la compagnie, l'écriture est vive, chaque mot convient aux descriptions, elle favorise l'adhésion du lecteur. J'ai souvent eu l'impression d'avoir pris la marche avec les Hobbits et compagnie, ma carte à la main, mes baskets aux pieds, c'est pour dire. Toutefois j'avoue que certains passages de l'histoire sont un peu long ( voir les chapitres où ils prennent du repos ) que les chants a répétitions sont lourd et que le caractère trop dévoué de Sam l'est de même mais cela ne gêne pas tellement. de plus il faut vraiment avoir un bon sens de l'orientation et ne pas hésiter à regarder les cartes, Tolkien le met a rude épreuve de même que l'imagination.
    la fin nous laisse sur notre faim, aussi elle laisse deviner que le voyage, malgré toutes les péripéties, ne fait que commencer, et le plus dur n'est pas encore arrivé, reste juste à savoir si les " deux tours " sera aussi excellent que le premier tome.
    En somme cette lecture fut un moment agréable d'évasion à la découverte d'un monde extraordinaire, une réconciliation totale avec Le Seigneur des anneaux et une rencontre avec la belle plume de Tolkien. Avec tout ça dans la tête je m'en vais de ce pas voir Le Seigneur des anneaux dans les prochains jours.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par florencemullot, le 13 avril 2011

    florencemullot
    J'ai commencé ce livre juste avant que le film ne sorte dans nos salles. Je n'arrivais plus à trouver de livres qui me passionnaient vraiment et à la vue de la bande annonce, je me suis tout de suite interrogée : est-ce que le livre était aussi bien que ce que j'avais sous les yeux ? Généralement, les livres sont bien meilleur, c'est une opinion presque universelle, alors je n'avais pas vraiment de doute à avoir. Et si "l'univers" avait raison, alors les romans devaient être encore plus époustouflants !
    Je n'avais jamais entendu parler de Tolkien, mes parents n'étant pas très littéraires, je suis la seule à avoir des livres inondant sa chambre. Je me dis qu'après tout, pour se faire une idée, autant chercher à savoir qui est ce vieil homme. Je tombe avec bonheur sur un site dédié au grand monsieur. Et c'est la découverte pour moi. Je suis fasciné par son travail, ses recherches minutieuses, la création de son monde dans les moindre détails. Il a créé les langues de ses personnages, les cartes des régions, revisité les anciennes légendes... Je suis autant bluffée que sous le charme. Sans même chercher à savoir si le premier tome allait me plaire (mais j'avais peu de doute), j'ai acheté les 3 volumes sans me poser de question ! Résultat : j'ai dévoré les 3 romans en un mois.
    On ne peut qu'aimer l'univers si riche et fantastique qui se dessine sous vos yeux. Les personnages sont traités avec un tel réalisme qu'on se demande si quelque part, au détour d'une colline, vous ne tomberez pas sur Gadalf fumant sa pipe ou bien Pipin et Merry dévalant devant vous avec des légumes pleins les bars ! On s'attache donc forcément, on prie pour que ce monde si majestueux ne finisse entre les mains de Sauron. On découvre la Comté et ses environs, le monde des elfes, la pureté de ces forêts ancestrales, mais aussi le mal qui rode insidieusement partout. J'adore Aragorn, dès son apparition, je suis sous le charme d'Arwen, sourit à chaque passage où les hobits se montrent si naïfs, rit quand Gimli critique les elfes, craint que les Hommes ne fassent échouer la mission si important qui est confiée à la Communauté. Je suis époustouflée, tout simplement.
    Le style peut cependant rebuter. La lecture est riche, autant par la magie qu'elle dégage que par rapport à sa densité. Mais pour rien au monde, surtout, ne vous laissez pas arrêter à cause de ceci !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 39         Page de la critique

> voir toutes (281)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par lesmiscellaneesdepapier, le 19 avril 2015

    Sam s’assit et se gratta la tête, baillant comme une caverne. Il était soucieux. L’après-midi tirait à sa fin, et il trouvait cette soudaine somnolence inquiétante. « Il y a autre chose là-dedans que du soleil et de l’air chaud, se murmura t’il à lui-même. Ce grand arbre ne me dit rien qui vaille. Il ne m’inspire pas confiance. Écoute sa berceuse à présent ! Ça ne peut pas se passer comme ça ! Il se remit péniblement sur ses pieds et partit en trébuchant voir ce qu’il en était des poneys. Il constata que deux d’entre eux étaient partis à l’aventure assez loin dans le sentier, il venait de les rattraper et de les ramener vers les autres, quand il entendit deux bruits : l’un fort, et l’autre doux, mais très clair. Le premier était l’éclaboussement de quelque chose de lourd qui était tombé 100 La communauté de l’anneau dans l’eau, le second, un son semblable au déclic de la serrure quand une porte est doucement refermée à fond.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par steppe, le 04 novembre 2010

    L'Ent :
    Lorsque le printemps déroulera la feuille du hêtre et que la sève sera dans la branche,
    Lorsque la lumière sera sur la rivière de la forêt sauvage et le vent sur le front;
    Lorsque le pas sera allongé, la respiration profonde et vif l'air de la montagne,
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est belle !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque le printemps sera venu sur le clos et les champs, et que le blé sera en herbe,
    Lorsque la floraison, brillante neige, couvrira le verger,
    Lorsque l'averse et le soleil sur la Terre de fragrance empliront l'air,
    Je m'attarderai ici, et ne viendrai pas, car ma terre est belle.

    L'Ent :
    Lorsque l'Été s'étendra sur le monde, et que dans un midi d'or
    Sous la voûte de feuilles endormies se dérouleront les rêves des arbres ;
    Lorsque les salles de la forêt seront vertes et fraîches et que le vent sera à l'ouest ;
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est la meilleure !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Été chauffera le fruit suspendu et de son ardeur brunira la baie ;
    Lorsque la paille sera d'or et l'auricule blanche, et qu'à la ville arrivera la moisson ;
    Lorsque le miel coulera et la pomme gonflera,
    Je m'attarderai ici sous le soleil, parce que ma terre est la meilleure.

    L'Ent :
    Lorsque viendra l'Hiver, L'Hiver sauvage qui tuera colline et forêt ;
    Lorsque les arbres tomberont et que la nuit sans étoiles dévorera le jour sans soleil ;
    Lorsque le vent sera à l'est mortel, alors dans la cinglante pluie,
    Je te chercherai et je t'appellerai ; je reviendrai vers toi !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Hiver viendra et que les chants finiront ; lorsque les ténèbres tomberont enfin;
    Lorsque sera brisé le rameau stérile, et que seront passés la lumière et le labeur;
    Je te chercherai, et je t'attendrai, jusqu'à ce que nous nous rencontrions de nouveau ;
    Ensemble nous prendrons la route sous la cinglante pluie !

    L'Ent :
    Ensemble nous prendrons la route qui mène jusqu'à l'Ouest,
    Et au loin nous trouverons une terre où nos deux cœurs pourront avoir le repos.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la citation

  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Tout ce qui est or ne brille pas,
    Tout ceux qui errent ne sont pas perdus,
    Le vieux qui est fort ne dépérit point.
    Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel.
    Des cendres, un feu s'éveillera.
    Des ombres, une lumière jaillira;
    Renouvelée sera l'épée qui fut brisée,
    Le sans-couronne sera de nouveau roi.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 95         Page de la citation

  • Par PierreMrdjenovic, le 13 octobre 2013

    Ils virent qu'ils n'avaient pénétré que de trois ou quatre milles dans la forêt : les têtes des arbres descendaient le long des pentes vers la plaine. Là, à la frange de la forêt, de hautes volutes de fumée noire s'élevaient en spirale pour venir flotter en vacillant dans leur direction.
    "Le vent tourne, dit Merry. Il est revenu à l'est. Il fait frais ici."
    "Oui, dit Pippin ; je crains que ce ne soit qu'un rayon passager et que tout ne redevienne gris. Quel dommage ! Cette vieille forêt hirsute semblait si différente au soleil ! J'ai presque eu l'impression d'aimer cet endroit."

    "Presque eu l'impression d'aimer la Forêt ! Voilà qui est bien ! C'est singulièrement bon de votre part, dit une voix étrange. Retournez-vous, que je regarde un peu vos visages. J'ai presque l'impression que vous m'êtes tous les deux antipathiques, mais pas de jugements hâtifs. Retournez-vous !"
    Une grande main noueuse se posa sur leurs épaules et les fit doucement, mais irrésistiblement pivoter ; puis deux grands bras les soulevèrent.
    Ils se trouvèrent alors regarder une figure des plus extraordinaires. Sa forme était semblable à celle d'un Homme, presque d'un Troll, de haute taille, quatorze pieds au main, très robuste, avec une haute tête et presque pas de cou. Il était difficile de discerner s'il était vêtu d'une matière ressemblant à une écorce verte et grise ou si c'était sa propre peau. En tout cas, les bras, à une certaine distance du tronc, n'étaient pas ridés, mais recouverts d'une peau lisse et brune. Les grands pieds avaient sept doigts chacun. La partie inférieure de la longue figure était couverte d'une vaste barbe grise, broussailleuse, presque rameuse à la racine, ténue et mousseuse à l'extrémité. Mais sur le moment, les hobbits ne remarquèrent guère que les yeux. Ces yeux profonds les examinaient à présent, lents et solennels, mais très pénétrants. Ils étaient bruns, traversés d'une lueur verte. Pippin devait souvent par la suite essayer de décrire la première impression qu'il en avait éprouvée.
    "On aurait dit qu'il y avait derrière un énorme puits, rempli de siècles de souvenirs et d'une longue, lente et solide réflexion ; mais la surface scintillait du présent : comme le soleil qui miroite sur les feuilles extérieures d'un vaste arbre ou sur les ondulations d'un lac très profond. Je ne sais pas, mais on avait l'impression d'une chose qui pousserait dans la terre – d'endormie, pour ainsi dire – ou qui se sentirait entre l'extrémité de la racine et le bout de la feuille, entre la terre profonde et le ciel, se serait soudain éveillée et vous considérerait avec la même lente attention qu'elle aurait consacrée à ses propres affaires intérieures durant des années sans fin."
    "Hrum, Houm, murmura la voix, une voix profonde comme celle d'un bois très grave. Très curieux, assurément ! Pas de jugements hâtifs, c'est ma devise. Mais si je vous avais vus avant d'entendre vos voix – je les ai aimées, de jolies petites voix ; elles me faisaient penser à quelque chose que je puis me rappeler – si je vous avais vus avant de vous entendre, je vous aurais simplement écrasés, vous prenant pour de petits orques, et j'aurais ensuite découvert mon erreur. Vous êtes très curieux, assurément. Racine et ramille, très curieux !"
    Pippin, quoique toujours étonné, n'avait plus de crainte. Il sentait, sous ces yeux, une curieuse incertitude, mais point de peur. "Qui êtes-vous, je vous prie ? demanda-t-il. Et qu'êtes-vous ?"
    Un regard bizarre se montra dans les vieux yeux, une sorte de circonspection ; les puits profonds étaient de nouveaux recouverts. "Eh bien, hrum, répondit la voix ; enfin, je suis un Ent, ou c'est ainsi qu'on me nomme. Oui, Ent, c'est le mot. L'Ent, que je suis, pour ainsi dire, dans votre façon de vous exprimer. Selon certains, mon nom est Fangorn ; d'autres disent Sylvebarbe. Sylvebarbe conviendra."
    "Un Ent ? dit Merry. Qu'est-ce que cela ? Mais comment vous nommez-vous, vous-même ? Quel est votre nom véritable ?"
    "Hou, voyons ! répliqua Sylvebarbe. Hou ! Ce serait tout dire ! Pas tant de hâte. Et c'est moi qui pose les questions. Vous êtes dans mon pays. Qui êtes-vous vous-mêmes, je me le demande ? Je ne vous situe pas. Vous ne semblez pas relever des anciennes listes que j'ai apprises dans mon jeune âge. Mais cela, c'était il y a bien longtemps, longtemps, et on en a peut-être fait de nouvelles. Voyons ! Voyons ! Comment était-ce ?

    Apprenez maintenant la science des Créatures Vivantes !
    Nommez d'abord les quatre, les gens libres :
    Aînés de tous, les enfants des Elfes ;
    Le Nain, fouilleur, sombres sont ses demeures ;
    L'Ent, né de la terre, vieux comme les montagnes ;
    L'Homme, mortel, maître des chevaux ;

    Hum, hum, hum.

    Le castor, constructeur, le daim, sauteur,
    L'ours, chasseur d'abeilles, le sanglier, lutteur ;
    Le chien courant est affamé, le lièvre peureux...

    Hum, hum.

    L'aigle dans son aire, le bœuf dans son pâturage,
    Le cerf couronné de bois ; le faucon est plus rapide,
    Le cygne le plus blanc, le serpent le plus froid...

    Houm, hum ; houm, hum, comment était-ce ? Boum tum, roum tum, roumty toum tum. C'était une longue liste. Mais de toute façon, il semble que vous ne cadriez nulle part !"
    "Il paraît qu'on a toujours été oubliés dans les anciennes listes et les anciennes histoires, dit Merry. Pourtant nous nous sommes promenés pas mal de temps. Nous sommes des hobbits."
    "Pourquoi ne pas faire un nouveau vers ? dit Pippin :

    Les hobbits semi-poussés, habitants des trous.

    "Mettez-nous parmi les quatre, auprès de l'Homme (les Grandes Gens), et vous y serez."
    "Heu ! Pas mal, pas mal, dit Sylvebarbe. Ca irait. Ainsi vous vivez dans les trous, hein ? Cela paraît très bien et convient parfaitement. Qui vous appelle hobbits, toutefois ? Cela ne me semble pas elfique. Les Elfes ont créé tous les anciens mots ; ce sont eux qui ont commencé la chose."
    "Personne d'autre ne nous appelle hobbits ; nous nous nommons ainsi nous-mêmes", dit Pippin.
    "Houm, houm ! Allons ! Pas si vite ! Vous vous nommez vous-mêmes hobbits ? Mais vous ne devriez pas aller le raconter à n'importe qui. Vous allez révéler vos propres noms réels, si vous ne faites pas attention."
    "Nous ne faisons pas attention à cela, dit Merry. En fait, je suis un Brandebouc, Meriadoc Brandebouc, encore que la plupart des gens m'appellent Merry."
    "Et moi, je suis un Touque, Peregrin Touque ; mais on me nomme généralement Pippin, ou même Pip.
    "Hum, vous êtes vraiment des gens irréfléchis, dit Sylvebarbe. Votre confiance m'honore, mais vous ne devriez pas être trop francs tout de suite. Il y a Ents et Ents, vous savez ; ou il y a des Ents et des choses qui ressemblent aux Ents, mais qui n'en sont pas, pour ainsi dire. Je vous appellerai Merry et Pippin, s'il vous plaît – ce sont de jolis noms. Car moi, je ne vais pas vous donner le mien, pas encore, en tout cas." Une curieuse expression mi-entendue, mi-humoristique se montra dans un scintillement vert de ses yeux. "D'abord ce serait un peu long : mon nom s'allonge sans cesse, et j'ai vécu très, très longtemps ; de sorte que mon nom est comme une histoire. Les vrais noms vous racontent l'histoire des choses auxquels ils appartiennent, dans ma langue, en vieil entien, pourrait-on dire. C'est une très belle langue, mais il faut très longtemps pour dire quoi que ce soit, quand on l'emploie, parce que nous ne nous en servons que pour parler des choses qui valent une longue narration et une longue écoute."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Nombreux sont ceux qui vivent et qui méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.

    Commenter     J’apprécie          0 110         Page de la citation

> voir toutes (18)

Videos de J.R.R. Tolkien

>Ajouter une vidéo
Vidéo de J.R.R. Tolkien

J.R.R. Tolkien : le Seigneur des Ecrivains. Un superbe reportage diffusé sur France 5 dans le cadre de "La Grande Librairie", réalisé par François Busnel et Adrien Soland.








Sur Amazon
à partir de :
6,35 € (neuf)
2,46 € (occasion)

   

Faire découvrir Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La Communauté de l'Anneau par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (11988)

> voir plus

Quiz