ISBN : 2756017035
Éditeur : Delcourt (2010)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
"on est où là ? Il est quelle heure ? On est où là ? Il est quelle heure ? Là où je suis...
Je ne vois rien. Je ne sens rien. Je ne peux plus parler... Je ne peux plus entendre..."

La parenthèse est un témoignage, une bataille contre l'adversité. L... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 30 novembre 2011

    brigittelascombe
    "J'avais perdu le lien entre hier et aujourd'hui".
    Déconnectée de la réalité lorsque ses crises la terrassent, Elodie Durand a voulu témoigner de son vécu par rapport à l'épilepsie puis à la tumeur maligne du cerveau diagnostiquée.
    "Une maladie à vie!" "Quel con!"
    "Vlan!"
    Et va que je nie et te claque la porte au nez.
    Comportement imprévisible, colères,vide,pertes de mémoire, convulsions. Voilà, cette étudiante aux Beaux Arts, en pleine fresque murale à l'hôpital d'Argenteuil, obligée d'accepter les soins et l'hospitalisation.
    Entre honte, souffrance et dépression, c'est son long parcours de combattante aidée par sa famille et ses dessins (tracés compulsivement dans un carnet pour transcrire l'indicible) qui nous est donné à voir.
    Cette bande dessinée, La paranthèse au nom justifié par la guérison finale est un livre d'espoir, une ode à la vie malgré tout.
    En noir et blanc, sans cadre ou hors cadre, parfois hachurée de sombre, parfois écrite en blanc sur noir (faible lumière éclairante au fond du gouffre),petite forme perdue sur une toile d'araignée en gros plan,chute en triptyque pour évoquer la plongée dans l'horreur ou la souffrance,minuscules neurologues perdus sur ses circonvolutions indéchiffrables, éclatement du corps qui marque la brisure intérieure, dessins incohérents, chaque page parle au lecteur pris à témoin: de peur des examens,d'angoisse de mort,de pertes de repères, de temps qui stoppe sa course sur un point d'interrogaton, puis repart plus fluide et plus gai vers un mieux être.
    Emouvant!
    Dessinatrice de talent Elodie Durand a commis bien d'autres ouvrages.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 18 avril 2011

    chocobogirl
    A 21 ans, Judith est régulièrement atteinte de pertes de mémoire et de courtes absences. Les crises se multiplient, ses proches le lui font remarquer. Judith finit par consulter un médecin qui diagnostique de l'épilepsie et lui donne un traitement médical pour diminuer les crises. Pourtant ces dernières ne cesent de s'accentuer et finissent par devenir sérieusement handicapantes. Des analyses plus importantes s'imposent au cours desquelles les médecins décèlent une tumeur au cerveau.
    Cette histoire que Elodie Durand nous raconte, c'est la sienne. Cachée sous le deuxième prénom de l'auteur, l'héroine est son alter-égo.
    C'est le récit de sa maladie, 4 ans de douleur, de mémoire qui flanche et de souvenirs qui s'en vont, de batteries de tests médicaux et d'opérations. 4 ans de sa vie donc que l'auteur cherche à retrouver.
    Cet album est une manière pour elle de retrouver ces années perdues, de fermer La Parenthèse d'une période dont elle a quasiment tout oublié.
    Nous allons suivre Judith depuis ses premiers symptomes jusqu'à son rétablissement. Elle va évoquer ses premiers oublis, les "blancs" qui lui font zapper la conversation en cours, l'inquiétude de ses proches.
    Quand le diagnostic de l'épilepsie tombe, la maladie continue de s'accélérer et Judith , n'est plus capable d'avoir une vie normale. Elle ne comprend plus le sens de ses études, elle perd ses capacités intellectuelles, elle oublie qui elle est, où elle habite, ne reconnait plus sa mère qu'elle suit comme une petite fille qui attend qu'on lui dise quoi faire. Elle dort toute la journée et ne veille que quelques heures par jour.
    " On est où là ? Il est quelle heure ? On est où là ? Il est quelle heure ? Là où je suis...
    Je ne vois rien. Je ne sens rien. Je ne peux plus parler... Je ne peux plus entendre... "
    Judith régresse, se perd mais sa famille, patiente, est toujours là à la soutenir.
    L'opération a lieu, la tumeur est bombardée de rayons mais la rémission est lente, très lente.
    Néanmoins, Judith finit par revenir mais sans souvenirs de ces années de maladie.
    Les connaissances qu'elles croisent dans la rue et lui demandent de ses nouvelles la gêne : elle ne les reconnait pas, a tout oublié de leur souvenirs communs et peut difficilement leur parler de sa maladie.
    " Dans ma tête, ça allait dans tous les sens. J'étais un monstre. Un monstre s'était emparé de moi tout entière. Je n'avais plus de tête. Ma tête était une prison. Je ne pensais pas que je mettrais tant d'années à me réconcilier avec elle. "
    Aujourd'hui, Elodie a voulu aller à la rencontre de ces années là, en interrogeant ses proches, en rassemblant leurs souvenirs à eux, leur ressenti et le sien.
    Cela donne un album extrêmement touchant et pudique où aucun voyeurisme n'y a sa place. Loin d'être larmoyant, on y trouve au contraire des passages légers, légèrement ironiques de l'auteur sur elle-même.
    Ce récit se révèle le témoignage fort d'une jeune femme qui se bat pour retrouver une vie normale et devenir celle qu'elle était, un témoignage sur la mémoire qui a sans aucun doute une vertu thérapeuthique pour l'auteur qui nous confie ici ses peurs et ses doutes.
    Aujourd'hui Elodie Durand est d'ailleurs devenu illustratrice.
    le trait de l'auteur est simple, en noir et blanc, fait avec de nombreux crayonnés sombres.
    Elle a par ailleurs inséré dans son album d'autres dessins réalisés à l'époque de sa maladie : des personnages torturés qui reflètent bien le désordre mental de la jeune femme et accentue encore plus le relief de cette histoire.
    Un grand album, tout simplement.
    Prix Révélation du Festival d'Angoulême 2011

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-la-parenthese-elodie-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par yvantilleuil, le 21 février 2011

    yvantilleuil
    À 21 ans, Judith est régulièrement victime de malaises, dont elle ne semble jamais se rappeler. Les médecins diagnostiquent assez vite une épilepsie, une sorte de court-circuit provoqué par une petite étincelle qui vous déconnecte momentanément de la vie. Malgré un traitement adapté, les symptômes s'aggravent, les absences se multiplient et les crises gagnent en intensité. Au bout d'un certain temps, de scanner en IRM, les médecins finissent par déceler une petite tumeur cérébrale.
    Avec La Parenthèse, Elodie Durand raconte une histoire, la sienne, et emmène le lecteur dans les méandres d'une maladie neurologique peu connue. Au fil des pages, elle tente de reconstruire cette parenthèse de quatre ans, dont elle n'a que peu de souvenirs, mais dont les séquelles demeurent perceptibles. Des premières manifestations aux interventions médicales périlleuses, en passant par les consultations chez le neurologue, le lecteur accompagne Judith (l'alter ego de l'auteure dans le livre) tout au long de ce voyage à la fin incertaine. Un combat de longue haleine qui a pour fil rouge une mémoire de plus en plus défaillante. Des symptômes de l'oubli d'abord anodins, qui résultent finalement dans la perte de capacités que l'on croit souvent acquises ad vitam aeternam, tel l'alphabet ou son propre nom. le passé s'écrit alors à l'encre transparente et le réveil s'effectue perdu en face d'une feuille blanche, sans aucune trace des moments vécus. Alors que derrière, les repères se font de plus en plus rares, et que devant, le futur est de plus en plus indécis, le quotidien est rythmé par la régression et la fatigue. Obligée de bâtir un avenir hypothétique sur du vide, elle s'accroche à des proches qui font office de mémoire, de soutien et de balise au sein d'un monde qui s'efface lentement et s'obscurcit, en attendant le retour de la lumière. Car, dès les premières planches, l'issue ne fait aucun doute, Judith va bel et bien s'en sortir.
    À travers ce one-shot autobiographique, Elodie Durand tente de renouer les fils de sa mémoire. En rassemblant ses maigres souvenirs et en interrogeant ses proches, elle part à la recherche de ces images du passé qui prouvent que l'on a existé, tel cet album photo que l'on espère retrouver dans les cendres d'une vie partie en fumée. Si cette reconstitution des faits et cette envie de partager ont certainement des vertus thérapeutiques pour l'auteure, le témoignage qui en résulte s'avère touchant dans toute sa simplicité. Malgré la difficulté des épreuves endurées et le caractère émouvant de cette lutte contre l'adversité, le scénario ne se veut jamais larmoyant. La narration à plusieurs voix accroche immédiatement et accentue l'empathie envers cette jeune fille dont ont partage le désarroi et les confidences.
    Les dessins sobres et épurés d'Elodie Durand accompagnent son histoire avec énormément de justesse et de sensibilité. le fait d'intégrer des croquis réalisés pendant sa convalescence aux planches du récit, ajoute encore plus de force et d'émotion à ce graphisme tout en noir et blanc.
    Une parenthèse qui mérite assurément d'être ouverte …

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/06/27/elodie-durand-la-parenth..
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    • Livres 4.00/5
    Par ChezLo, le 01 septembre 2011

    ChezLo
    Entre ses 20 et ses 25 ans, Judith a connu dans sa vie une parenthèse douloureuse. Une parenthèse de souffrance, de perte de soi-même, de désespoir, engendrée par une maladie épileptique causée par une tumeur cancéreuse. D'abord des petites pertes de mémoire, puis comme un cerveau qui est grignoté, des troubles du comportement et de la vision. La fin d'une vie sociale et le début d'un parcours médical orienté par le docteur Pramalé, vers des tests puis une lourde opération du cerveau par un dispositif novateur de gamma neurochirurgie. Les suites furent atroces, mais il ne fallait pas perdre espoir...
    Lutte, renaissance et amour.
    Elodie Durand, même si elle a pris son second prénom pour écrire sur cette parenthèse de sa vie, raconte de façon très simple, détaillée et intime également, sa lutte difficile contre cette maladie rare, sournoise, délicate, rampante. Et puis aussi sa renaissance, des années plus tard, ses réapprentissages, l'espacement et la disparition de ses crises d'épilepsie, ses retrouvailles avec un passé. La Parenthèse, c'est aussi et peut-être avant tout un très bel hommage d'amour rendu à sa mère, celle qui l'a soutenue jour et nuit, dont la patiente l'a accompagnée partout, sa mère-courage qu'elle revoit dans ses rares souvenirs.
    Avec ses planches en noir & blanc, l'album parvient néanmoins à rendre un graphisme varié. Ponctué de dessins effectués à l'époque de sa maladie, les moments d'angoisse, de lutte interne, de désespoir, de pensées noires, sont restitués très fortement par des silhouettes crayonnées violemment avec un trait épais, tortueux.
    Mais aussi, des planches au contours légers, la vie qui continue malgré tout. Beaucoup d'espoir ressort donc de cet album très courageux, pédagogique aussi, sur un drame personnel et familial qui est décrit ici sans concession (rapport à la famille, explication de la stéréotaxie, description du parcours médical...)
    (....)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/09/la-parenthese.html
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    • Livres 5.00/5
    Par oops, le 08 février 2011

    oops
    Elodie Durand (l'auteur) est une jeune étudiante d'une vingtaine d'année qui du jour au lendemain est prise de malaises, s'enchaîne des pertes de mémoire, on lui diagnostique des crises d'épilepsie. Au bout de quelques temps ça empire à force d'examens on fini par lui détecter une tumeur cérébrale. C'est son parcours qu'elle raconte dans cette BD. Un parcours émouvant exprimé en textes mais aussi en dessins, ceux-ci sont vraiment explicitent. On ressent vraiment l'angoisse de la jeune fille aux travers des illustrations au fur et à mesure de l'avancée de la maladie. Un témoignage d'une grande simplicité qui parle de la vie, la vraie ! Cette BD vient d'être primée au dernier Festival d'Angoulême.
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Citations et extraits

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  • Par christelh, le 08 juillet 2010

    D'un seul coup, j'ai réalisé brutalement : je se savais plus rien !

    Je ne connaissais plus mon alphabet, plus aucun nom et encore moins celui du Président !

    J'a beaucoup pleuré ce jour-là, je n'arrivais plus à m'arrêter.

    J'avais honte... Tellement honte.

    Alors c'était comme ça ? Je ne savais plus compter ?

    Je connaissais encore moins de choses...

    J'avais régressé. Comment cela était-il possible ?

    Il y avait des choses simples que je croyais acquises pour toujours et qui ne l'était pas.

    J'ai pensé que les résultats auraient été les mêmes avant la maladie.

    La neuropsychiatre a interrompu prématurément les test. J'allais devoir y retourner... Recommencer...

    A la maison, nous avons continué à nous torturer gentiment. Je voulais tout réapprendre.

    Je t'ai demandé de m'aider. Je voulais être prête pour mon prochain rendez-vous.

    Je ne retenais rien. J'avais réussi à apprendre le nom du Président.

    Mais quelques mois plus tard, le Président a changé... Ce n'était pas de chance...
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  • Par alouett, le 16 février 2011

    Dans ma tête, ça allait dans tous les sens. J’étais un monstre. Un monstre s’était emparé de moi tout entière. Je n’avais plus de tête. Ma tête était une prison. Je ne pensais pas que je mettrais tant d’années à me réconcilier avec elle
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  • Par alouett, le 16 février 2011

    Je m’inquiétais de vos gros yeux, de vos regards angoissés, de vos questions. Non, je ne savais pas si j’avais fait une crise, ni si j’allais mieux. Non, je ne savais pas ce qui s’était passé… Moi, ce que je voulais, c’était ne plus jamais avoir peur
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  • Par OliZ, le 14 mars 2011

    Aujourd'hui, je garde un petit creux sur le crane à l'endroit de l'opération, là où il a ét percé. Je le sens parfois. Je n'y touche pas, la sensation est toujours désagréable.
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  • Par oops, le 08 février 2011

    Finalement il me fallait du temps en dehors de la maladie, du temps à vivre pour m'inventer un futur, pour me construire d'autres souvenirs...
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Pénélope Bagieu présente "La parenthèse d’Élodie Durand.








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