ISBN : B003WW3SL6
Éditeur : Editions Bias (1957)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Un jour, au cours d'une promenade avec sa fille Sylvie, l'écrivain Maurice Genevoix rencontre un petit écureuil.
Contre toute attente, ce n'est pas l'animal qui est le plus impressionné, mais l'homme et l'enfant.
Une histoire d'amour, avec ses joies et ses... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par asphodele85, le 22 juin 2011

    asphodele85
    Dans la collection Hachette à partir de 6-7 ans ! Donc, je me suis permis de le lire, ayant dépassé cet âge fatidique et quel plaisir ! A mon avis c'est même plus un livre pour grands enfants car le style de Maurice Genevoix, de l'Académie Française comporte des termes qu'il faudra expliquer à des enfants de moins de dix ans, voire plus pour certains. Ce qui est doublement touchant, est qu'il s'agit d'une histoire vraie comme il est précisé en incipit.
    L'HISTOIRE
    Par une belle après-midi d'avril, l'auteur va se promener en forêt avec sa fille, Sylvie âgée de dix ans et ils font la rencontre d'un écureuil, pas sauvage (très peu) qu'ils vont pouvoir approcher, caresser et même entendre parler. "Autre chose encore m'émouvait. L'écureuil, maintenant nous parlait. Je veux dire que par intervalles, il poussait une sorte de grognement, guttural et léger : c'était comme un salut à notre adresse, accompagné d'un coup d'oeil amical, la tête tournée sur le côté, un peu penchée, pour mieux encore nous regarder, toujours d'un oeil". L'écureuil va se lover dans les plis de de la doublure de soie du manteau de Sylvie, et au moment du départ les...suivre en bondissant joyeusement. Ils le ramènent donc chez eux, le nourrissent mais le soir, l'auteur a conscience qu'il lui faut rendre l'animal à la nature, que le garder chez eux est impossible. Et cette séparation sera vécue comme un déchirement malgré la nécessité évidente de replacer l'animal dans son milieu naturel. Il retourne donc le relâcher sur l'arbre où il était apparu et le coeur gros, s'en va. Les jours qui suivront, il reviendra inlassablement dans l'espoir de retrouver la petite boule soyeuse qui les a tant émus, lui et sa fille, sans succès... "J'ai scruté avidement les branches. J'ai appelé longtemps, en imitant à fond de gorge (j'étais tout seul, je n'avais pas peur de paraître ridicule) le doux grognement que je n'avais pas oublié. Mais les branches n'ont pas frémi ; nul écho ne m'a répondu. Tout ce qu'il avait à me dire, l'écureuil me l'avait déjà dit ".
    MON AVIS ET / SUR L'AUTEUR
    Cette histoire étant vraie, quand on sait que Maurice Genevoix, prix Goncourt 1925, auteur de romans "régionaux" (entre autres !) tel Raboliot, qu'il est également un peintre précis et amoureux de la nature, plus particulièrement de la Sologne, cette histoire bien écrite, illustrée par Michel Charrier, aquarelliste subtil ne peut qu'enchanter petits et grands... La version que je possède est de 1988 (oui ce ne sont pas mes photos, Matt, le webmaster de WP n'entendant pas mes appels !), mais je suppose que Maurice Genevoix né en 1890, l'a écrite bien avant... Et je la dédie à un petit écureuil qui se reconnaîtra s'il passe par là !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    LiliGalipette
    « Avant tout, je tiens à le dire : cette histoire est une histoire vraie. »
    Ainsi s'ouvre le récit d'une extraordinaire et bouleversante rencontre. L'auteur se promenait en forêt avec sa plus jeune fille, Sylvie. Au détour d'un chemin, ils aperçoivent un écureuil, éclair feu et fauve. Et l'inattendu se produit. le petit animal ne fuit pas. Curieux, confiant, il s'approche à toucher l'humain. « Tranquillement, aimablement, il fit vers moi deux sauts légers. Quand il touche presque mes souliers, il se replante sur son séant, relève son petit nez rond et recommence à me dévisager. » (p. 13)
    L'homme, l'enfant et l'animal jouent à cache-cache entre les arbres, s'apprivoisent et s'adoptent. « La douce petite bête nous faisait une confiance aveugle, ne redoutait plus rien de nous, une fois pour toutes. Nous faisions partie de son monde. » (p. 29) Quand vient l'heure de rentrer, l'écureuil suit à bonds fougueux le père et la fille. Déjà, il n'imagine plus vivre sans eux, loin d'eux. Qu'importe si la maison est loin de la forêt, cette nouvelle demeure sera la sienne. « C'est en écureuil libre que conduisait celui-là, jusqu'à son sans-gêne, son aisance, sa façon d'être chez lui. » (p. 48)
    Mais comment imaginer cette petite bête, incarnation de la liberté insouciante, dans une maison où rôdent chats et chiens ? Comment l'imaginer loin de sa forêt ? C'est à l'homme d'être raisonnable, de rompre le lien si précieux et d'évanouir la magie. « Au revoir, mon petit bonhomme ! Nous sommes restés tant que nous avons pu. Mais cette fois, il n'y a plus moyen : il faut qu'on se sépare, que chacun retrouve les siens. Au revoir, encore. Quand même, tu sais, ça nous fait bien de la peine. » (p. 33)
    Vous vous en douterez, c'est une histoire bien triste pour quiconque aime les animaux et s'attache dès le premier regard à une boule de poils affectueuse. Maurice Genevoix est habile dans l'art de l'évocation : il nous fait partager le moment unique où l'homme rencontre son meilleur ami. L'émotion envahit la page, soutenue par les douces aquarelles qui habillent le texte.
    On peut se demander pourquoi et pour qui il a écrit cette expérience. Pour la fille qui l'accompagnait ce jour-là, sans doute. Mais plus certainement encore pour lui-même, pour ranimer encore le bonheur de se souvenir et revivre la douceur extraordinaire de cette éphémère mais puissante amitié. Voilà une histoire que l'on peut lire à un tout-petit mais, sans aucun doute, c'est un récit qui touchera les adultes marqués par des rencontres peu communes.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/06/15/214062..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    « Tranquillement, aimablement, il fit vers moi deux sauts légers. Quand il touche presque mes souliers, il se replante sur son séant, relève son petit nez rond et recommence à me dévisager. » (p. 13)
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  • Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    « Au revoir, mon petit bonhomme ! Nous sommes restés tant que nous avons pu. Mais cette fois, il n’y a plus moyen : il faut qu’on se sépare, que chacun retrouve les siens. Au revoir, encore. Quand même, tu sais, ça nous fait bien de la peine. » (p. 33)
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  • Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    « La douce petite bête nous faisait une confiance aveugle, ne redoutait plus rien de nous, une fois pour toutes. Nous faisions partie de son monde. » (p. 29)
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  • Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    « C’est en écureuil libre que conduisait celui-là, jusqu’à son sans-gêne, son aisance, sa façon d’être chez lui. » (p. 48)
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  • Par LiliGalipette, le 15 juin 2011

    « Avant tout, je tiens à le dire : cette histoire est une histoire vraie. »
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Vidéo de Maurice Genevoix

Le carnet de Guido, un pèlerinage européen de Kenneth White .
Kenneth White est un personnage hors norme. Né en 1936 à Glasgow, en Écosse, il est installé en France, en Bretagne depuis plus de 30 ans.Poète, écrivain, essayiste, son ?uvre est immense et multiple, écrite à la fois en anglais, pour les poèmes et les récits, et en français, pour les essais. Initiateur de la « géo poétique », à la fois porteuse de sens et de poésie, il a sur le monde un regard à la fois critique, radical mais non dénué de sensibilité et d?émotion.Auteur de plusieurs dizaines d?ouvrages dont Les affinités extrêmes, pour lequel il reçut le Prix Maurice Genevoix de l?Académie française en 2009, Kenneth White publie aujourd?hui aux éditions Albin Michel, le carnet de Guido, un pèlerinage européen, dans lequel il nous propose des balades en Europe au gré de ses voyages, de ses souvenirs et de son humeur vagabonde.De Glasgow à la Bavière, de Rotterdam à Arcachon, de Dunkerque à Venise, l?auteur nous entraîne dans un voyage à la fois intemporel et très ancré dans notre époque avec une vision très personnelle de l?Europe et des européens.Une promenade inattendue, érudite et poétique qui séduira les amoureux d?histoire, de récits, de voyages et de vagabondages. La carte de Guido, un pèlerinage européen par Kenneth White est publié chez Albin Michel.Rencontre enthousiasmante avec Kenneth White, à la librairie Lamartine, à Paris. C?est sur WTC








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