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ISBN : 2843373603
Éditeur : Anne Carrière (2006)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Il est des amours lumineux. Il en est d'autres obscurs, irrémédiables, au bord desquels on est pris de vertige et dont on sait qu'ils nous briseront. François n'aurait jamais cru qu'il vivrait les deux - et qu'il les vivrait en même temps.

Que l'un et l'autre lui sembleraient aussi essentiels, aussi inséparables que les deux moitiés d'un même fruit. Anne l'incandescente, la violente, fuit l'amour, s'en défend comme s'il contenait sa mort. Elisabeth y... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
01 novembre 2016
  • 5/ 5
J'ai découvert ce livre sur le blog de mon amie Lili Galipette et sa critique faisait tellement envie que je me suis laissée prendre au jeu. En effet, je ne lis que très peu de romans d'amour, encore moins lorsqu'il s'agit d'adultères. Pourtant là, j'ai aimé. Il faut bien avouer que le style de Marie Laberge, que je ne connaissais pas, y est pour quelque chose ! C'est bien écrit, le style est alerte. On a envie de tourner les pages, de savoir… et l'on oublie presque qu'il s'agit ici de passions coupables.
Je suis friande de romans québécois. J'ai découvert cela il y a peu mais depuis, je les lis avec frénésie. Cependant, jusqu'à présent, les histoires se passaient dans le Québec du XIXe siècle ou du début du XXe. C'est le premier qui se passe à notre époque. de ce fait, il m'a manqué ce sentiment d'évasion que je recherche, je pense, chez les écrivains du Grand Nord. En même temps, je ne peux pas en vouloir à Marie Laberge puisque son histoire est concentrée sur les rapports humains et la passion qui les lie.
Lien : https://promenadesculturelle..
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LiliGalipette
07 septembre 2016
  • 5/ 5
François Bélanger enseigne la littérature à l'université de Québec. Il est marié avec Élisabeth et aime sa femme. Un jour de rentrée, il croise le regard de la jeune Anne Morissette. Dès lors, comment résister au désir fou qui le consume ? « Lui qui s'était toujours cru à l'abri, bien tassé dans son oeuf conjugal et professionnel ne comprenait pas pourquoi tout à coup il en ressentait les parois et l'étroitesse. » (p. 15) de son côté, l'étudiante ne sait que faire de l'attirance qu'elle éprouve pour son professeur. Elle qui vit si librement, refusant toute attache et toute promesse, se sent menacée par cette passion qui les consume. François aime Élisabeth. Et il aime Anne. Il ne peut envisager de quitter la première, mais il ne peut tolérer de vivre sans la seconde. « Anne contient la fin, Élisabeth la durée. Et il se doute que jamais il n'aurait pu se consumer en Anne si Élisabeth n'avait pas existé. Que sans elle, peut-être que lui aussi aurait fui. » (p. 136) Des années plus tard, Élisabeth comprend que François en a aimé une autre. Elle s'épuise alors à remuer le passé, à interroger ceux qui savaient, à comprendre comment elle a pu ignorer la grande passion de son mari. « Tu veux savoir si il y a de quoi être jalouse, si François l'aimait plus que toi, mieux que toi, si ça valait la peine, si c'est une fille assez intéressante pour que ton chagrin ne soit pas du gaspillage. » (p. 206) Pour reprendre sa route et pardonner à François, Élisabeth va devoir dire adieu à quelques illusions et à beaucoup de peurs
Marie Laberge ne parle pas d'adultère, elle parle d'amour. François est-il coupable d'en aimer une autre qu'Élisabeth ? Est-on coupable d'aimer ? « Et, de façon irrémédiable, il sait qu'il a affaire non à une liaison, mais à la passion. Et il y consent. » (p. 89) le polyamour, thèse à la mode depuis quelque temps, est ici présenté avec simplicité et évidence. Il est des coeurs qui peuvent aimer à foison sans trahir, ni abandonner. La société condamne ce qu'elle considère comme une errance des sentiments ou une manifestation vile de pulsions charnelles. Mais le désir n'est pas coupable quand il est vécu comme le fait François. « Vaincu, débouté, il rentre, taraudé par le désir d'Anne, soumis comme à un vieux mal si connu qu'il en est presque aimé. » (p. 45) Ce roman m'a beaucoup émue. le style de Marie Laberge est impeccable, sonore et poétique, follement sensuel parfois et terriblement tranchant quand il faut achever. Quelques adieux me donne encore plus envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cette grande auteure québécoise.
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zabeth55
23 novembre 2013
  • 1/ 5
Acheté sur un vide-grenier parce que Marie Laberge m'avait laissé un assez bon souvenir avec sa trilogie « le goût du bonheur », surtout le premier tome « Gabrielle ».
Mais là, au secours ! J'ai cru abandonner plus d'une fois.
Il s'agit d'une histoire d'amour on ne peut plus classique : un couple, une maîtresse et la manière dont chacun vit son amour.
Bon, ça pourrait le faire, à la rigueur. Mais le drame de ce roman, c'est …………..les dialogues.
D'un « niaiseux » !, pour reprendre le vocabulaire canadien utilisé. C'est à la limite du supportable.
Et je me trouve bien du mérite, ou de l'indulgence, ou du masochisme, d'être allée jusqu'au bout.
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PLUMAGILE
29 janvier 2010
  • 5/ 5
Je vous recommande ce roman qui est un pur bonheur à savourer.
Tout sonne juste dans cette histoire d'amour magnifique, ou ces histoires d'amour devrais-je dire ; l'émotion est toujours présente, on suit pas à pas Anne, François et Elisabeth, on rit avec eux, on souffre avec eux.
Marie Laberge va au bout de l'analyse des situations, des caractères des personnages. Jusqu'au rythme des phrases qui s'accélère pour suivre la montée du désir, les affres de la colère. C'est cousu au petit point, c'est beau, j'ai adôôré !!
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aminika
14 février 2012
J'ai trouvée ce roman très bon , je n'étais pas capable d'arrêter de le lire tellement qu'il est intéressant , car il y a une histoire d'amour qui se produit entre un professeur et une élève d'université. le professeur se nomme François et l'élève Anne. Leur relation est un peu compliquée à comprendre car, tout débute graduellement, mais ils ne veulent pas croire aux sentiments et l'amour qui éprouvent un envers l'autre. J'aime bien la texture du texte, mais je trouve que par moments les éléments de l'histoire sont mal expliqué, par exemple la mort de François ‘' Extrait ‘' ; de la fenêtre de son bureau, Élisabeth (la femme de François) regardait l'automne gagner du terrain jour après jour. Depuis la mort de François… J'aime le réaliste de l'histoire car, je trouve que ceci pourrais bien arriver à n'importe qu'elle personne dans la vie, les sentiments que les personnages ressentent ou vive sont tellement intense que en lisant nous pouvons ressentir ce qu'ils ressentent. Je trouve nous avons de la facilité à lire ce livre. Bref, j'ai bien apprécié lire ce livre et j'aime bien la moral de cette histoire, que l'amour ne peut pas toujours bien finir.
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB01 novembre 2016
Elle est là. Elle est venue. Le monde est sauvé. La mort est remise à plus tard. Et c’est bien tout ce qu’il lui demande. Comment François peut-il expédier rapidement tout ce monde ? Comment finit-il par être libre alors que les corridors se remplissent? Il veut lui parler, lui dire. Mais Anne ne veut pas de paroles, ni de promesses. Elle veut le pacte du corps, celui qui, dans leur délire éblouissant, les scelle l’un à l’autre, les soude. Et François sait cela s’il l’a oublié. Et son corps et ses mains se souviennent de l’exacte mesure de cette démesure lorsqu’il saisit Anne et la ploie et la recommence en pleurant d’amour.
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CielvariableCielvariable21 mai 2012
Il ne comprenait pas pourquoi on parlait si peu de cette possibilité d'être entier tout en étant doublement amoureux. Que cette duplication ne soit ni une échappatoire hypocrite, ni une manière d'amoindrir l'amour ou de l'épicer, mais un état de fait troublant, une réalité solide et possible ébranlait profondément les convictions de François. Pour rien au monde il n'aurait voulu qu'Élisabeth soit torturée par les sentiments qu'il portait à Anne. Cela était déjà assez douloureux à vivre, et la touchait bien assez à travers ses variations d'humeur. Il ne savait pas lui-même comment il parvenait à concilier les deux pôles de sa vie avec autant de certitude. Il savait que même si jamais plus elle ne le touchait, il aimerait Anne et lui appartiendrait quand même. Et que, si Élisabeth venait à le quitter, il ne cesserait pas de l'aimer et ne parviendrait pas à atténuer son chagrin par la présence continuelle d'Anne. Les deux femmes constituaient son absolue capacité d'aimer. Choisir lui semblait une solution aussi inepte que de se mutiler un membre par ignorance de son usage. Et la lâcheté n'avait rien à voir là-dedans. Il avait essayé de se détester, de se mépriser, de délabrer, d'avilir son amour pour Anne. En vain. La seule analogie acceptable qui lui venait lorsqu'il argumentait avec lui-même pendant des heures sur le sujet était l'amour que l'on porte à ses enfants qui peut varier totalement d'un enfant à l'autre sans perdre de sa qualité. On pouvait aimer ses enfants différemment, selon le type d'attachement que chacun d'eux suscitait. Et le sentiment pouvait être aussi fort et sincère même s'il différait selon l'enfant. Quelquefois l'un d'eux pouvait prendre plus de place, monopoliser l'attention, l'amour exprimé, sans pour autant épuiser tout l'amour à son profit, comme si ce n'était qu'un contenant précis, fermé et limité. François s'apercevait que l'exclusivité d'un sentiment n'était pas nécessairement la preuve d'une grande aptitude à aimer. L'amour était une source génératrice en lui-même et non un lac artificiel immuable qui ne contient que l'eau que l'on y a mise. La source semblait intarissable. Et c'était assez terrifiant. IL se jugeait terriblement égoïste de vouloir tout prendre sans rien perdre. Et pourtant, il avait bel et bien perdu Anne, sans cesser pour autant de l'aimer.

François se sentait piégé. Incapable d'être totalement heureux, il vivait à cloche-pied sur ses sentiments. Il n'était ni tout à fait là, ni vraiment ailleurs; il était seulement très malheureux et ne connaissait ni remède, ni refuge. Il ne demandait pas à Élisabeth de le consoler d'Anne, même de façon détournée. Cela aussi faisait partie de l'étanchéité des deux amours. Il vivait lentement, jour après jour, comme un convalescent.
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Madame_litMadame_lit02 décembre 2015

“L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement…mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer? À quoi sert de tant donner? Quelque fois, je voudrais mourir avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)”
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Madame_litMadame_lit02 décembre 2015

“L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement…mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer? À quoi sert de tant donner? Quelque fois, je voudrais mourir avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)”
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GwordiaGwordia06 juin 2012
"L'amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d'elle-même, grossit, grandit, et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n'aurait pas mieux fait d'haïr seulement ou de rester indifférent. L'amour est une félicité, vous avez raison, un poison d'une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas ? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j'y souscrirais immédiatement... mais l'ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l'amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l'inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer ? A quoi sert de tant donner ?
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