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ISBN : 2843373603
Éditeur : Anne Carrière (2006)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Il est des amours lumineux. Il en est d'autres obscurs, irrémédiables, au bord desquels on est pris de vertige et dont on sait qu'ils nous briseront. François n'aurait jamais cru qu'il vivrait les deux - et qu'il les vivrait en même temps.

Que l'un et l'autre lui sembleraient aussi essentiels, aussi inséparables que les deux moitiés d'un même fruit. Anne l'incandescente, la violente, fuit l'amour, s'en défend comme s'il contenait sa mort. Elisabeth y... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette07 septembre 2016
  • Livres 5.00/5
François Bélanger enseigne la littérature à l'université de Québec. Il est marié avec Élisabeth et aime sa femme. Un jour de rentrée, il croise le regard de la jeune Anne Morissette. Dès lors, comment résister au désir fou qui le consume ? « Lui qui s'était toujours cru à l'abri, bien tassé dans son oeuf conjugal et professionnel ne comprenait pas pourquoi tout à coup il en ressentait les parois et l'étroitesse. » (p. 15) de son côté, l'étudiante ne sait que faire de l'attirance qu'elle éprouve pour son professeur. Elle qui vit si librement, refusant toute attache et toute promesse, se sent menacée par cette passion qui les consume. François aime Élisabeth. Et il aime Anne. Il ne peut envisager de quitter la première, mais il ne peut tolérer de vivre sans la seconde. « Anne contient la fin, Élisabeth la durée. Et il se doute que jamais il n'aurait pu se consumer en Anne si Élisabeth n'avait pas existé. Que sans elle, peut-être que lui aussi aurait fui. » (p. 136) Des années plus tard, Élisabeth comprend que François en a aimé une autre. Elle s'épuise alors à remuer le passé, à interroger ceux qui savaient, à comprendre comment elle a pu ignorer la grande passion de son mari. « Tu veux savoir si il y a de quoi être jalouse, si François l'aimait plus que toi, mieux que toi, si ça valait la peine, si c'est une fille assez intéressante pour que ton chagrin ne soit pas du gaspillage. » (p. 206) Pour reprendre sa route et pardonner à François, Élisabeth va devoir dire adieu à quelques illusions et à beaucoup de peurs
Marie Laberge ne parle pas d'adultère, elle parle d'amour. François est-il coupable d'en aimer une autre qu'Élisabeth ? Est-on coupable d'aimer ? « Et, de façon irrémédiable, il sait qu'il a affaire non à une liaison, mais à la passion. Et il y consent. » (p. 89) le polyamour, thèse à la mode depuis quelque temps, est ici présenté avec simplicité et évidence. Il est des coeurs qui peuvent aimer à foison sans trahir, ni abandonner. La société condamne ce qu'elle considère comme une errance des sentiments ou une manifestation vile de pulsions charnelles. Mais le désir n'est pas coupable quand il est vécu comme le fait François. « Vaincu, débouté, il rentre, taraudé par le désir d'Anne, soumis comme à un vieux mal si connu qu'il en est presque aimé. » (p. 45) Ce roman m'a beaucoup émue. le style de Marie Laberge est impeccable, sonore et poétique, follement sensuel parfois et terriblement tranchant quand il faut achever. Quelques adieux me donne encore plus envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cette grande auteure québécoise.
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zabeth55
zabeth5523 novembre 2013
  • Livres 1.00/5
Acheté sur un vide-grenier parce que Marie Laberge m'avait laissé un assez bon souvenir avec sa trilogie « le goût du bonheur », surtout le premier tome « Gabrielle ».
Mais là, au secours ! J'ai cru abandonner plus d'une fois.
Il s'agit d'une histoire d'amour on ne peut plus classique : un couple, une maîtresse et la manière dont chacun vit son amour.
Bon, ça pourrait le faire, à la rigueur. Mais le drame de ce roman, c'est …………..les dialogues.
D'un « niaiseux » !, pour reprendre le vocabulaire canadien utilisé. C'est à la limite du supportable.
Et je me trouve bien du mérite, ou de l'indulgence, ou du masochisme, d'être allée jusqu'au bout.
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aminika
aminika14 février 2012
J'ai trouvée ce roman très bon , je n'étais pas capable d'arrêter de le lire tellement qu'il est intéressant , car il y a une histoire d'amour qui se produit entre un professeur et une élève d'université. le professeur se nomme François et l'élève Anne. Leur relation est un peu compliquée à comprendre car, tout débute graduellement, mais ils ne veulent pas croire aux sentiments et l'amour qui éprouvent un envers l'autre. J'aime bien la texture du texte, mais je trouve que par moments les éléments de l'histoire sont mal expliqué, par exemple la mort de François ‘' Extrait ‘' ; de la fenêtre de son bureau, Élisabeth (la femme de François) regardait l'automne gagner du terrain jour après jour. Depuis la mort de François… J'aime le réaliste de l'histoire car, je trouve que ceci pourrais bien arriver à n'importe qu'elle personne dans la vie, les sentiments que les personnages ressentent ou vive sont tellement intense que en lisant nous pouvons ressentir ce qu'ils ressentent. Je trouve nous avons de la facilité à lire ce livre. Bref, j'ai bien apprécié lire ce livre et j'aime bien la moral de cette histoire, que l'amour ne peut pas toujours bien finir.
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Sarousse97
Sarousse9714 février 2012
Sarah Gosselin,groupe :06
Critique du roman, Quelques adieux
J'ai aimée se livre parce-que c'est un livre très émotionnel et profond. Je trouve que l'auteure décrie bien les sentiments ressentis par les personnages car elle peut facilement nous les faire vivre. Personnellement les scènes du livre que j'ai les plus aimer sont quand elle décrit la façons dont il assume leur amour l'un envers l'autre. C'est un peu comme si elle nous expliquait leurs amour compliquer et leurs désirs qu'ils ont. J'aime particulièrement ses scène car elle peuvent me faire penser à des moments vécus. Mon personnage préférer était Anne car elle me ressemblait sur beaucoup de point alors je pouvais mieux ressentir se qu'elle vivait tout le long du roman. Ce que j'ai moins aimé c'est que la mort de François est expliquer trop facilement, sa maladie n'est pas expliquer, sa souffrance et sa torture mentale. Se que j'ai vraiment été déçus est que à la fin du livre l'auteur ne parle plus de Anne, elle parle juste de la vie d'Élisabeth. Un momant du livre qui ma beaucoup atteint est l'extrait de quand elle parle de la perte de son père et du fait que elle ne se rappelle pus de se qui c'est passer avec ses souliers rouge et quelle en parle avec sa tante. Voici ce que je pense de se livre. 
217 mots
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Griffe
Griffe21 décembre 2012
  • Livres 3.00/5
Dans un monde qui veut encadrer l'amour dans des règles bien précises, la passion s'inscrit toujours comme une transgression, un éclatement, une rupture. Un roman où M. Laberge rend un hommage à sa ville natale, Québec.
Une première partie avec un dénouement très, très lent où l'auteure met en place le partage de François entre sa femme et sa maîtresse qu'il finira par avoir. Même si son ami et collègue Jacques se permet des aventures avec les étudiantes, François a su résister jusqu'à l'arrivée de Anne. Il lutte bien longtemps avant de céder et Marie Laberge étire un peu ce freinage vers la passion... La deuxième partie est beaucoup plus intéressante et palpitante parce qu'Élisabeth, la femme de François, découvre son mari sous un autre angle. L'homme qu'elle a aimé lui a caché bien des choses et on sent bien la férocité des émotions lorsqu'elle prend connaissance de cette trahison. Dommage que le "bon Marie Laberge" n'arrive qu'à plus de deux cents pages, ce qui en fait un roman sur l'infidélité et ses tiraillements... juste correct!
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable21 mai 2012
Il ne comprenait pas pourquoi on parlait si peu de cette possibilité d'être entier tout en étant doublement amoureux. Que cette duplication ne soit ni une échappatoire hypocrite, ni une manière d'amoindrir l'amour ou de l'épicer, mais un état de fait troublant, une réalité solide et possible ébranlait profondément les convictions de François. Pour rien au monde il n'aurait voulu qu'Élisabeth soit torturée par les sentiments qu'il portait à Anne. Cela était déjà assez douloureux à vivre, et la touchait bien assez à travers ses variations d'humeur. Il ne savait pas lui-même comment il parvenait à concilier les deux pôles de sa vie avec autant de certitude. Il savait que même si jamais plus elle ne le touchait, il aimerait Anne et lui appartiendrait quand même. Et que, si Élisabeth venait à le quitter, il ne cesserait pas de l'aimer et ne parviendrait pas à atténuer son chagrin par la présence continuelle d'Anne. Les deux femmes constituaient son absolue capacité d'aimer. Choisir lui semblait une solution aussi inepte que de se mutiler un membre par ignorance de son usage. Et la lâcheté n'avait rien à voir là-dedans. Il avait essayé de se détester, de se mépriser, de délabrer, d'avilir son amour pour Anne. En vain. La seule analogie acceptable qui lui venait lorsqu'il argumentait avec lui-même pendant des heures sur le sujet était l'amour que l'on porte à ses enfants qui peut varier totalement d'un enfant à l'autre sans perdre de sa qualité. On pouvait aimer ses enfants différemment, selon le type d'attachement que chacun d'eux suscitait. Et le sentiment pouvait être aussi fort et sincère même s'il différait selon l'enfant. Quelquefois l'un d'eux pouvait prendre plus de place, monopoliser l'attention, l'amour exprimé, sans pour autant épuiser tout l'amour à son profit, comme si ce n'était qu'un contenant précis, fermé et limité. François s'apercevait que l'exclusivité d'un sentiment n'était pas nécessairement la preuve d'une grande aptitude à aimer. L'amour était une source génératrice en lui-même et non un lac artificiel immuable qui ne contient que l'eau que l'on y a mise. La source semblait intarissable. Et c'était assez terrifiant. IL se jugeait terriblement égoïste de vouloir tout prendre sans rien perdre. Et pourtant, il avait bel et bien perdu Anne, sans cesser pour autant de l'aimer.

François se sentait piégé. Incapable d'être totalement heureux, il vivait à cloche-pied sur ses sentiments. Il n'était ni tout à fait là, ni vraiment ailleurs; il était seulement très malheureux et ne connaissait ni remède, ni refuge. Il ne demandait pas à Élisabeth de le consoler d'Anne, même de façon détournée. Cela aussi faisait partie de l'étanchéité des deux amours. Il vivait lentement, jour après jour, comme un convalescent.
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Madame_litMadame_lit02 décembre 2015

“L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement…mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer? À quoi sert de tant donner? Quelque fois, je voudrais mourir avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)”
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Madame_litMadame_lit02 décembre 2015

“L’amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d’elle-même, grossit, grandit et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n’aurait pas mieux fait d’haïr seulement ou de rester indifférent. L’amour est une félicité, vous avez raison, un poison d’une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j’y souscrirais immédiatement…mais l’ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l’amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l’inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer? À quoi sert de tant donner? Quelque fois, je voudrais mourir avant le coup final, avant de mourir d’une main aimée, avant de mourir parce qu’un regard s’est éteint et qu’aveugle, je tende les mains vers le vide. (p. 264-265)”
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GwordiaGwordia06 juin 2012
"L'amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d'elle-même, grossit, grandit, et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n'aurait pas mieux fait d'haïr seulement ou de rester indifférent. L'amour est une félicité, vous avez raison, un poison d'une douceur sans nom, mais tous les poisons finissent par nous tordre les boyaux, ne le savez-vous pas ? Si tant de bonheur pouvait aller sans souffrance, j'y souscrirais immédiatement... mais l'ultime cadeau de la vie est une souffrance indicible, parce que l'amour meurt, le corps vieillit, nous abandonne lâchement et la maladie, l'inévitable humilité, nous gagne. Dites-moi, à quoi sert de tant aimer ? A quoi sert de tant donner ?
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zabeth55zabeth5523 novembre 2013
- Il est marié, pas mal plus vieux que moi.
- C’est tout ? C’est pas grave si il t’aime lui.
- Ah bien… c’est ça justement, je ne sais pas du tout si il m’aime. Je penserais plutôt que non d’ailleurs.
- Bref t’es en amour et tu sais rien de lui.
- Ouais. C’est niaiseux, han ?
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