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Le résumé ne laissait pas présager la claque prise dès le début de la lecture avec la mise en place et en détails violents, odieux et sordides du développement du drame, la 1ère vie de Petit-Zob ! A tel point que je me suis demandé si j'allais continuer la lecture, car elle était à la limite insupportable !

La 2ème vie fait partie des belles choses de la vie qui peuvent arriver à ceux qui ont souffert plus qu'il n'est possible d'imaginer. Sans savoir qui est devenu Petit-Zob parmi tous les personnages présentés, l'auteur raconte la vie de commissariat à Strasbourg, avec un commissaire principal qui rêve de politique et ne fait rien, si ce n'est de se croire insurpassable et qui pense avoir ébloui les bourgeois de la ville !

Un roman qui crache le feu et l'eau et une ironie mordante envers les hauts fonctionnaires politicards ! le personnage du commissaire suscite le rire de la part du lecteur et je ne doute pas qu'il existe des personnes à son image aussi caricaturale soit-elle !

La 3ème vie n'est qu'une lente descente aux enfers pour Petit-Zob, un questionnement pour les lecteurs et une preuve d'efficacité de la part des policiers de Strasbourg. Je préfère ne pas imaginer que les horreurs vécues ici existent en réalité même si je sais que c'est le cas !

Etrange roman au demeurant mais qui sait raccrocher, juste à temps, les lecteurs en apportant l'humour en contrepoint du début !

Challenge Riquiqui 2022
Pioche Polar juin 2022
Lecture Thématique juin 2022 : Titres à rallonge
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Pour commencer merci à Babelio et à l'éditeur "Le verger" de m'avoir fait découvrir ce roman. C'est un roman policier assez spécial et intriguant dans son écriture. L'idée que je m'étais fait de l'histoire, après la lecture de la 4éme de couverture, est presque totalement différente du récit inventé par l'auteur. Je pensais tomber sur un duel au sommet entre un tueur machiavélique et un policier surdoué, duel qui n'existe pas vraiment, la recherche du meurtrier étant au second plan. le récit se construit sur trois axes qui s'entremêlent tout au long de l'histoire. le premier axe est la transformation d'un enfant en futur tueur en série, c'est donc une partie très psychologique. Cela commence avec un premier chapitre extrêmement noir et dur à lire qui raconte les maltraitances de cet enfant. L'auteur ne fait pas dans la demi-mesure et nous concocte un menu de torture insoutenable, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à lire ce premier chapitre et heureusement que l'histoire devient plus normal par la suite car j'aurai surement pas su terminer le livre. le 2éme axe c'est la recherche de la police menée par l'inspecteur Alex, c'est du classique. le troisième axe tourne autour de l'incapable commissaire, l'auteur se sert de ce personnage pour mettre de l'humour dans son roman et aussi pour faire une critique du monde politique. Bizarrement cet axe, qui devrait être le moins important dans un roman policier, prend la place numéro une dans le milieu du récit. le dénouement m'a surprit, et pour moi il y a quelques incohérences à ce niveau là.
Au final, c'est un roman policier intéressant de bon niveau mais qui ne révolutionnera pas le genre. Attention pas à mettre dans toutes les mains à cause de la dureté du récit.
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Bienvenue en enfer ! C'est en tout cas le quotidien d'un jeune enfant surnommé "Petit-Zob" par toute sa famille. Que ce soit sa mère, son beau-père ou tous les autres, y compris les amis et voisins, ils se servent tous de lui comme d'un souffre-douleur et d'un jouet sexuel. Une constitution robuste bien qu'inhabituelle, associée à une grande intelligence et un rare moment de chance lui permettront de s'échapper pour devenir un homme respectable et respecté.

En parallèle, nous découvrons une équipe policière devant dire adieu à leur commissaire principal adulé pour hériter d'un individu aussi bête qu'ambitieux. Il faudra toute leur cohésion et le leadership de l'un d'eux pour enquêter sur un tueur en série peu banal. Opérant avec un schéma identique, il n'hésite pas à laisser son ADN et de multiples indices... qui ne permettent finalement pas à la police d'avancer.

Bernard Nuss signe ici un très bon thriller, court et efficace. Certains codes sont un peu datés mais n'enlèvent rien à la qualité du roman. le récit est constitué de nombreux personnages hauts en couleurs pour lesquels on a vite de l'affection ou de l'inimitié. le rythme très soutenu et la construction narrative m'ont donné envie de dévorer page après page. L'ignoble noirceur du début fait écho à l'humour très présent tout le reste du roman. L'auteur en profite pour passer quelques messages, notamment sur la force du leadership et le respect des valeurs humaines.
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Petit -Zob n'a pas eu de chance dans sa vie , mais ce qu'il a vécu dans son enfance est digne des plus grands martyrs ... je ne vais pas énumérer toutes les horreurs qu'il a pu subir de sa famille , des voisins , du sadisme à l'état pur ...
Puis devenu adulte la vie de petit - Zob sera une réussite jusqu'au jour ou ....
Pendant ce temps là , au commissariat de Strasbourg , le nouveau commissaire principal , un vrai glandeur et idiot de première , ne pense qu'à la politique ..
Quand une première femme est retrouvée assassinée le commissariat est en ébullition sauf le commissaire principal, toujours dans ses rêves de grandeur ...

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Un roman plutôt sympa et original , même si les premiers chapitres sont glauques et sordides , l'auteur a bien mené sa barque et nous entraine dans un thriller plutôt passionnant .
Un bon roman à lire .
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Petit-Zob pète les plombs... en voilà un drôle de titre!
C'est en ayant lu le résumé que ma curiosité a été titillé et que j'ai donc sélectionné ce livre dans le cadre de masse critique.
C'est avec un peu de tristesse que j'ai découvert un livre qui ne dépassait pas les 173 pages.
Après les premières lectures, j'ai finalement été soulagée qu'il n'en contenait pas plus.
C'est donc l'histoire d'un homme brisé, qui soudainement bascule dans une folie meurtrière, et dont la police n'arrive pas à mettre la main dessus.
Ma première réaction au début du livre, a été, 'Oh mon dieu, c'est quoi ce livre'!
Je me suis demandé si j'allais pas le refermer, sans y retourner tellement c'était vulgairement sordide et assez noire. Faut savoir que l'auteur ne passe pas par 4 chemins, quitte a être dégoûté de l'horreur qu'on y décrit. J'ai pourtant déjà lu des polars noirs mais bon l'horreur on ne s'y fait jamais.
Finalement j'ai quand même continué à lire ce livre, il faut dire que j'aime beaucoup ce franc parler, l'auteur ne mâche pas ces mots et y décrit les politiciens à merveille, oui un petit clin d'oeil à cette description magistrale, qui m'aura bien fait rire.
Je n'ai pas été déçue, et été quand même surprise à la fin.
Bref un bon livre, petit mais costaud, qui vaut un bon roman policier.
Encore un grand merci à Babelio et le Verger éditeur pour m'avoir permis de lire ce livre.

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Que fait ce titre dans mes lectures récentes ? Je sais, moi aussi je me le demande. Je ne pourrais d'ailleurs même pas vous dire comment il a atterri dans ma PAL un jour, mais je peux vous dire qu'il aurait mieux fait d'y rester (ou plutôt de ne pas y être arrivé tout court).
Moi qui ne suis ni policier, ni trash, j'ai été servie. le début était tellement insoutenable que j'ai bien failli arrêter au bout de quelques pages mais malheureusement pour moi, les couverture rouges sont devenues plus que rares dans ma PAL et j'en avais absolument besoin pour la Crazybooktrip Challenge, alors tant pis, je suis allée jusqu'au bout.
Âme sensible s'abstenir.
L'auteur sait trop bien manipuler les bassesses de l'âme humaine, la psychologie détraquée et le morbide de la misère sociale (sans compter que le couillon m'est vraiment sorti par les oreilles).
Bref, ce n'était pas pour moi et j'espère ne jamais recroiser un tel ouvrage de ma vie.
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trop bien j'adore mon petit zob je l'ai toujours sur moi je le titille souvent gbhfzrhgfzerhgrbggrhqghrigheruigdfnhuiqgheruigherijgerhuigferhuigherughergbhuergheruih n,kvbnkqdfbndfbnfjbhqbhjfbhjfqbhfbshqfbhjfdsbhqfdbhjfsdbfjbfjsdbhjfdsbfhsdbhjfhsdbhfsdbhjfsdbhjfsdbjkfqvgqdfghthgfthfg
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L'intrigue est bien menée, un rebondissement final auquel on ne s'attend pas et j'en viens à me demander s'il existe un livre qui reprend la fin de cette enquête.
J'ai pris plaisir à lire ce livre même si par moment je me suis un peu ennuyée. Certains personnages sont plutôt détestable, mais servent tout de même à l'intrigue. de mon point de vue il faut du temps pour s'attacher aux personnages principaux de l'histoire.
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Étrange roman noir qui s'attarde sur les protagonistes qu'il met en scène plus que sur l'enquête. Même si le travail pointilleux est bien montré, il faut une belle part de chance pour que les flics flairent la bonne piste.

Ce qui marque dès les premières pages, c'est le calvaire de Petit-Zob : si avec un tel titre, je croyais entrer dans un roman un peu léger, j'en suis pour mes frais : "A l'arrivée d'Attila, Petit-Zob allait définitivement tomber en enfer? Jusqu'à présent, il était négligé, bousculé, maltraité, il ne sortait jamais, n'avait aucun jouet et aucun contact avec d'autres enfants, ne recevait jamais de cadeau, mangeait les restes des adultes, couchait sur un grabat immonde dans un cagibi infesté de vermines. A 3 ans il avait l'air d'en avoir 2 à peine. Il était battu régulièrement par Émilie et Grand-ma Pan Pan avec le manche d'une énorme cuiller de bois réservée à cet usage. Attila utilisait son ceinturon cloué et, les jours où il était mal luné, une batte de base-ball. Quand il était vraiment très mal luné il concluait la séance par des coups de pieds." (p. 6) Et la suite est pire encore, mais paradoxalement, jamais insoutenable, notamment parce que Bernard Nuss ne s'attarde pas sur les descriptions scabreuses.

Puis il fait un bon dans le temps et s'intéresse à Petit-Zob devenu grand dont on ignore l'identité et aussi aux flics et dans les chapitres consacrés à iceux, le ton est plus léger, l'auteure ironise sur les ambitions politiques de Quémeune de la Hure et sur le personnage en entier, sur les politiques en général. Il s'en donne à coeur joie et on profite bien content de profiter d'un peu d'humour.

Bernard Nuss fait preuve d'originalité en changeant de ton et de style pour ses deux principaux personnages ou point de vue. Ce qui donne à ce roman un ton à part. Comme il a en plus la bonne idée de ne point faire trop long, ça me va tout à fait, mais attention néanmoins à ne pas mettre forcément entre toutes les mains sans avertissement.
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Oh chouette, une nouvelle petite livraison de Babelio. Avec une jolie carte postale de l'éditeur en prime (gardéé habilement comme marque-page de mon côté). Voilà de quoi faire une sympathique pause au milieu de mes sagas en cours (Harry Potter par exemple et finie à l'instant, les 4 tomes qui composent le cycle de Cybione, tiens, il faudra que j'y revienne) ou de mes rétrospectives et découvertes passées et à venir (Stephen King depuis déjà plusieurs mois et 1984 d'Orwell comme lecture liée à l'actualité, ne nous y trumpons pas) et aborder quelque chose de plus léger.

Sauf que le début ne l'est pas (léger) puisque nous sera étalé sous les yeux tout le catalogue des traumatismes glauques que peut subir un enfant très jeune et qui probablement enfouira au fond de lui plus tard adulte tout ça afin de le faire ressurgir sous forme de pulsion macabre et légèrement meurtrière (j'ai fait Freud pour les nuls les enfants). Cela dit la pilule passe à peu près bien puisque l'auteur a le bon goût d'introduire une ironie grinçante qui s'étendra largement sur tout le livre et puis que ce chapitre est court. Par la suite très vite on passe à Petit-Zob adulte (le surnom c'est normal, ça fait partie du jeu de piste policier avec le lecteur. Beh oui, faudrait pas tout lui dévoiler non plus au lecteur hé !) ainsi qu'à notre brigade policière composée d'Alex Troudunowicz et de personnages hauts en couleurs, notamment un incapable de premier plan (surnommé très vite "L'enflure") qui manigance pour briguer un poste dans la politique tout en faisant visiblement tout pour faire échouer l'enquête par sa bêtise.

Ce qui fait toute la faiblesse et la force de ce sympathique petit polar alsacien c'est qu'il soit court. On aimerait que ça dure plus longtemps parce que crotte, l'auteur écrit bien, bien mieux d'ailleurs que moi-même (je suis en mode détente, ça explique ça) mais ça va vite. Léger grief apparemment partagé par plusieurs autres lecteurs. Mais d'un autre côté donc, ça va à l'essentiel, il n'y a pas de fioritures et de ce côté donc c'est très bien. Nuss a l'ambition d'écrire un polar de gare à l'ancienne, qui sache captiver suffisamment pour qu'on le lise dans les grands trajets, qu'on le refile d'une main gouailleuse à un pote.

Reconnaissons-le, le genre de petit polar qu'on lit avec un bon whisky ou une petite bière (l'alcool c'est cher) et puis qui fait du bien pas forcément dans le déroulement de l'enquête mais ses à-côtés (alliés à un style assez franc). Puisque par le personnage de "L'enflure" qu'on brocarde dans ses actes ou ses congénères par exemple (le personnage d'ancien journaliste politique du "Grincheux" est d'ailleurs probablement une manière pour l'auteur de faire passer son dégoût des politiciens, chose qu'on peut aisément comprendre et approuver par les temps qui courent d'ailleurs), on tape ouvertement sur la classe politique et c'est assez réjouissant. C'est le petit plus non négligeable d'un bon petit polar en somme !
Lien : http://dvdtator.canalblog.co..
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