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sur 137 notes

Critiques filtrées sur 5 étoiles  
Un condensé impolitiquement correct d'invitations à réfléchir ! Thomas PORCHER, économiste patenté, signe chez Fayard, un appréciable essai invitant le public, les étudiants, les électeurs et les politiques dignes de ce nom à réfléchir sur les fausses bonnes idées, les certitudes et la pensée unique que déversent trop souvent les tenants d'une politique libérale qui creuse chaque jour un peu plus le fossé entre les riches, minoritaires mais ayant tout à dire, et les pauvres, majoritaires à qui on assène obstinément un discours culpabilisant au nom d'une dette publique, d'une croissance à relancer ou d'un modèle social à raboter sans cesse parce que trop coûteux (pour qui?), voire à faire disparaître.
En matière de gestion économique comme ailleurs, il est toujours bon de se poser la double question de qui parle et au nom de quelle autorité. Avec ses nombreuses publications internationales, sa maîtrise comme docteur en économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et son statut de professeur associé à la Paris School of Business, Thomas PORCHER peut être considéré comme ayant droit à une parole, même divergente.
Son invitation est simple, ouvrir un débat quant à la gestion politique de l'économie de nos pays d'Europe, gestion trop souvent sclérosée par la pensée unique ambiante. En quelques coups de plume et coups de gueule, cet économiste, membre des Économistes atterrés, nous invite à refuser le discours ambiant du libéralisme débridé et la pensée unique qui n'accepte aucune remise en cause, aucune objection tant elle est faussement présentée comme la seule scientifiquement prouvée et raisonnable ! Choisir toute autre voie serait, nous répète-t-on sans arrêt, serait un choix calamiteux et lourdement chargé de notre seule responsabilité quant à l'héritage que nous avons à transmettre à nos enfants ! Faux, s'insurge l'auteur. Et de le démontrer au travers d'un texte d'une limpidité à portée de tous, texte qui restaure la nécessité de poser des choix humains avant d'avaliser, sans comprendre, ceux que le libéralisme prône aux seuls bénéfices de ceux qui n'ont pas besoin d'un modèle social comme le nôtre.
Avec des prises de positions extrêmement bien référencées, Thomas PORCHER nous ouvre à l'histoire de l'Economie, à ses choix qui, en fait, sont loin d'être le fruit d'un consensus entre économistes et qui, le plus souvent, sont argumentés par des gens qui ne peuvent se prévaloir que de bien peu, si pas du tout, de formation et de reconnaissance de la part du monde des économistes scientifiques reconnus.
A qui profite le crime ? Question fondamentale à se poser lorsqu'on nous impose une vision de la chose publique qui détricote la responsabilité de l'Etat au profit des intérêts privés de ceux qui 'lobbyisent' nos décideurs politiques en permanence !
Ce ‘Traité d'économie hérétique', sous-titré ‘En finir avec le discours dominant' est un régal, un appel à la résilience, une invitation à ne plus accepter les paris truqués d'un pseudo-monde d'économistes assujettis au Capital !
Soif d'avenir ? Ouvrez le débat, sortez du discours manipulateur des profiteurs !
Un énorme merci à NetGalley et aux éditions Fayard qui m'ont donné de découvrir cet essai, qu'à mon tour, je m'empresse de vous inviter à ouvrir !
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Thomas Porcher est docteur en économie et membre du groupe des économistes atterrés. Son Traité d'économie hérétique est un excellent livre pas trop difficile à lire et qui répond, point par point, à tous les diktats formulés à longueur de journée sur les médias par les économistes « orthodoxes » qui ne font que se tromper, sont incapables d'anticiper les crises et surtout précipitent les peuples et les pays pauvres vers plus de pauvreté et d'insécurité.
Les économistes « orthodoxes » prétendent qu'ils ne font pas d'idéologie, ce qui est naturellement absurde car l'économie est « un rapport de force par des moyens détournés ». La base de l'économie concerne la production de richesse et sa répartition. La manière dont cette répartition s'opère est éminemment idéologique puisqu'il s'agit de justifier pourquoi certains ont droit à une plus grosse part que d'autres. Ainsi, tous les économistes et tous les journaux spécialisés en économie font, de fait, de la politique.
Si deux économistes, tous deux « Prix Nobel » d'économie, tels que Joseph E. Stiglitz et Jean Tirole disent, à propos de l'Union Européenne, exactement l'inverse l'un de l'autre, il serait souhaitable de savoir raison garder et de ne pas considérer l'économie comme une science exacte et « objective », contrairement à ce que prétendent Cahuc et Zylberberg qui ont fait paraître en 2016 un essai intitulé : le négationnisme économique. Et comment s'en débarrasser. En effet, Stiglitz observe que l'Union Européenne a creusé les inégalités et que les pays faibles le sont devenus encore plus tandis que les pays forts se sont renforcés. Tirole -a contrario- soutient que l'Union Européenne a réduit les inégalités de revenus. Il n'y a donc pas de « consensus scientifique », pas de « vérité » et pas de « certitudes » en matière d'économie. Par ailleurs, les politiques qui émanent du consensus de Washington (1989) et dont s'inspirent le FMI et la Banque Mondiale ont eu des effets désastreux sur les populations les plus pauvres. La Chine et la Corée du Sud qui n'ont pas appliqué les recommandations de ce consensus ont réussi à sortir du sous-développement, ce que n'ont pas réussi les pays qui les ont appliquées.….C'est la preuve que les économistes ne cessent de se fourvoyer mais que jamais ils n'ont à payer le « coût de leurs erreurs » alors que leurs erreurs ont des conséquences gravissimes sur les populations les plus fragiles de la planète.
En fait, actuellement le courant de pensée dominant est occupé par les économistes néo-classiques alors que dans les années 60, c'est plutôt la logique keynésienne qui dominait avec une place importante consacrée à l'Etat (protecteur et investisseur) ainsi qu'à une meilleure redistribution des richesses.
Le courant néo-classique tend à décrédibiliser les rapports de force entre classes sociales en se focalisant sur les comportements individuels et sur le « marché ». du point de vue des comportements individuels les néo-classiques considèrent que les individus ont des choix à faire (études plus ou moins longues, ratio entre travail et loisirs) et que leur destin n'est que la conséquence des bons (ou moins bons) choix qu'ils auront fait. Mais il n'est tenu aucun compte du fait que ces choix sont pipés par les origines sociales des individus ! Dans ce courant de pensée, « le chômage est donc le résultat d'un choix individuel et volontaire entre loisir et travail ». La conséquence de ce mode de pensée est naturellement le mépris qui entoure le traitement des chômeurs, forcément soupçonnés de paresse et de fraude.
Pourtant, le chômage est la conséquence des politiques choisies depuis bon nombre d'années et tendant à privilégier la résorption du déficit plutôt que l'investissement.
Ainsi, la France a opéré de nombreuses réformes pour assurer la flexibilité du marché du travail. Or, deux chercheuses de la Sorbonne, Muriel Pucci et Julie Valentin (2008) ont effectué une recherche sur le lien entre flexibilité du marché du travail et baisse du chômage et montré l'absence de consensus sur cette question ! On constate par exemple que des pays comme le Royaume-Uni qui ont flexibilisé le marché du travail au maximum (contrat de zéro heure par exemple) ont certes de meilleures statistiques concernant le chômage mais les emplois très précaires ne permettent pas aux populations de vivre décemment et le Brexit du 24 juin 2016 est la conséquence de ce marché du travail trop peu protecteur accompagné de services publics dégradés. Même observation sur les « jobs act » en Italie, véritable « catastrophe sociale » qui, pour faire sortir 500 000 chômeurs des quotas a vu des cinquantenaires travailler quelques heures par semaine ou devenir « stagiaires ». La flexibilité du marché du travail n'a qu'une seule conséquence, c'est la baisse des droits des salariés. Et l'augmentation des revenus du patronnat et surtout des actionnaires !
Le leitmotiv des économistes « orthodoxes », la preuve de leur « sérieux » est leur mantra récurrent : « il faut faire baisser la dépense publique ». Or, la dépense publique, c'est le financement de l'école, des universités, de la santé de l'armée et la police, de la justice, des retraites ou des aides pour les plus démunis… La dépense publique est donc considérée uniquement du point de vue de son coût et jamais du point de vue de son utilité. Or, cette dépense publique est toujours « dramatisée » de telle sorte que l'opinion publique soit convaincue qu'il et effectivement nécessaire de la réduire. Ainsi, les calculs qui servent à la mesurer (57% du PIB) laissent sous-entendre qu'elle capte une part de richesse plus importante que le secteur privé, ce qui est faux. D'autre part, cette mesure ne signifie pas grand-chose. Par exemple, certains pays, comme l'Allemagne ont une dépense publique plus faible que la France (44% du PIB) parce que leurs retraites sont majoritairement par capitalisation et facultatives alors qu'en France elles sont par répartition et obligatoires. La conséquence en est que la dépense publique est moindre en Allemagne mais que les retraités allemands sont plus pauvres que les retraités français. La dépense publique correspond donc à un choix de société du point de vue de la protection de ses habitants. La dépense publique se finance par l'impôt et par conséquent les services sont financés par l'ensemble de la population, ce qui n'est pas le cas partout. Ainsi, aux Etats-Unis, le système de santé est privé, plus cher et totalement inégalitaire. Il faudrait donc toujours rappeler que la dépense publique comporte des aspects bénéfiques pour la population voire même pour les entreprises qui profitent de nombreux services publics ! Par ailleurs, pèsent sur la dépense publique les « cadeaux » faits aux entreprises comme le CICE (2013) et le CIR (Crédit Impôt Recherche : 2006).
La question de la « dette » est aussi une obsession des économistes « orthodoxes ». Or qu'est-ce qu'une dette si l'on ne tient pas compte du patrimoine (crédit) qui l'accompagne ? D'autre part, d'où vient donc cette dette si fortement augmentée depuis la crise de 2007 ? N'a-t-on pas renfloué des banques en même temps qu'il a fallu supporter les fortes baisses d'activité économique qui ont diminué les rentrées budgétaires, du fait de la crise. Ne parlons pas du chômage qui réduit les rentrées et accroît le déficit ! Mais ne nous leurrons pas, la dette sert d'épouvantail lorsque l'on veut modifier les règles ; en revanche, personne ne parle plus de la « dette » lorsqu'il s'agit de diminuer les impôts des plus riches. Ainsi, le coût des baisses de la fiscalité aux plus aisés « se chiffre à 100 milliards entre 2000 et 2010 ». Par ailleurs, « les 457 niches fiscales vont faire perdre près de 100 milliards de recette à l'Etat en 2018, bien plus que le déficit que l'on s'acharne à rembourser avec des politiques d'austérité »….sans parler de la suppression de l'ISF sur les placements financiers qui coûte 3.5 milliards d'euros par an. Ce sont donc les choix politiques qui font baisser les recettes et creuser les déficits que l'on va rattraper en saccageant le « modèle social » qui protège surtout les plus faibles. On augmente ainsi les inégalités -ce qui, contrairement à la théorie du « ruissellement » qui voudrait que les riches fassent profiter toute la société de leurs richesse, pèse sur la croissance économique. Mais les investissements publics pour rénover notre service public sont prohibés par les traités européens car « la Commission Européenne a volontairement organisé la dérégulation de l'économie en n'imposant pas de socle social et fiscal commun aux différents pays de l'Union , laissant s'installer une concurrence entre vingt-huit modèles sociaux ». A force de laisser les services publics se dégrader du fait de politiques publiques pratiquant l'austérité, on finit par préparer l'opinion publique à leur suppression. Pourtant, notre « modèle social » est nécessaire et bénéfique pour le plus grand nombre, le critiquer n'a qu'un but : le livrer au secteur privé.
Sur le plan de la protection de l'environnement, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut changer notre consommation (plus modérée et surtout plus « locale »), se tourner vers des modes de production d'énergie renouvelable et non polluante afin de juguler le réchauffement climatique. Tout le monde est d'accord, mais personne ne fait rien ! Pourtant, c'est une politique « volontariste » qui serait indispensable.
Le « libre échange » théorie initiée par Adam Smith au 18ème siècle et David Ricardo au 19ème est le crédo des économistes « orthodoxes ». Or, le libre –échange est « un jeu inégal de domination ». « Les grandes multinationales sont les grandes gagnantes du libre-échange qui peuvent désormais produire là où le coût de la main-d'oeuvre est le moins cher, vendre là où il y a du pouvoir d'achat et payer leurs impôts là où la fiscalité est la plus faible ». La conséquence en est l'appauvrissement des pays les plus pauvres qui ne peuvent pas rivaliser du point de vue des technologies et qui n'ont que leurs matières premières à échanger, matières premières dont les prix fluctuent sur les marchés , ce qui les asservit. Les traités de libre-échange (voire CETA et TAFTA) n'auront comme conséquence que la casse des droits du travail. Leur prochaine cible est la question des « normes ». Derrière l'euphémisme d' « ajustement », on trouve tout naturellement l'alignement sur les normes les moins contraignantes et les plus favorables aux grandes entreprises au détriment de la santé des habitants et de l'environnement des pays pour lesquels on aura diminué les exigences. Ce qui se prépare en douce, c'est aussi l'établissement d'un tribunal supranational qui arbitrera les conflits entre les Etats et les entreprises comme ce fut le cas de la firme fabricante de cigarettes Philp Morris qui a attaqué les gouvernements de l'Uruguay et de l'Australie car ces pays avaient mis en place des politiques de santé anti-tabac !
En conclusion, il faut se débarrasser de la pensée économique dominante qui détruit des vies et retrouver une économie protectrice et égalitaire. Il faut essayer « de peser dans le rapport de force en questionnant, en exigeant, en débattant et en n'acceptant plus comme parole d'évangile une soi-disant vérité économique ».
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Secouez vous les neurones, ouvrez grand les yeux car ce livre véhicule des idées vérités pas toujours bonnes à dire et surtout à clamer. Les politiques nous bassinent avec leurs discours du "tout va mal mais nous allons redresser la barre à coup de réformes" et cela à chaque nouveau quinquennat alors on écoute et on y croit ... mais plus maintenant. remettons les choses à leur place et arrêtons de jouer aux moutons.

Thomas Porcher sait de quoi il parle, professeur d'économie, de géopolitique ou encore de théories économiques, explique sans détour et simplement les problèmes actuels dans l'économie française et internationale, démontre la mauvaise gestion de crise dans l'Union européenne ou encore les méthodes mafieuses du FMI, le libre-échange montre ses failles et ce sont nous bons citoyens du monde qui nous faisons avoir. Attention cet ouvrage n'est pas un pamphlet contre l'économie et les États mais juste un moyen de faire comprendre à tout un chacun la nécessité de savoir ce qui se déroule sous nos yeux car non le droit social n'a pas à être la bête noire de l'économie et les salariés ne sont pas un frein de l'entreprise. Car il est de bon ton de parler de dette publique à tout bout de champ et d'incriminer les services publiques.

Faites vous vos propres idées, oubliez le prêt-à-penser. Cet ouvrage précis et concis, court (juste ce qu'il faut) ouvre le débat sur un bon nombre de sujet d'économie j'ai d'ailleurs été très surprise des méthodes du GATT et du FMI. Oubliez que vous n'êtes pas un économiste ce livre est destiné à tout bon citoyen se préoccupant un temps soit peu de ce qui se passe dans le pays et au-delà.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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Un traité à lire.
Pour sortir du discours dominant de la dette publique comme principal problème.

Très abordable et vraiment éclairant.
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Le pour ou le contre ne me semblent pas pertinents, dans cette chronique. Thomas Porcher n'est pas un économiste inconnu dans le paysage politique français, et il ne fait pas mystère de ses convictions ni de son engagement.
L'intérêt de ce livre réside, me semble-t-il surtout, dans la proposition de méthode de déconstruction du discours dominant dont le lecteur peut s'inspirer finalement pour analyser les choix politiques qui sont faits au nom du bien commun et qui pourtant (quelle surprise) ne profitent pas forcément à tous, ou au plus grand nombre.
Aller chercher l'information, que ce soit en économie, mais également dans tous les autres domaines qui concernent notre société et pour lesquels de puissants lobbys ont intérêt à ce que "l'inéluctable", "l'inévitable" soit toujours mis en avant me paraît primordial désormais (notamment concernant les choix de santé, d'éducation, de recherche, de protection de la nature...).
Un livre salutaire, merci à Netgalley et aux éditions Fayard.
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Conseillé par un ami, je me suis plongée dans la vision de cet économiste que je ne connaissais pas et on peut dire que c'est éclairant à tout point de vue, tant dans L Histoire qu'aux décisions prises encore aujourd'hui.

Il a une façon très pédagogique d'expliquer les choses (il est enseignant dans une école parisienne d'ailleurs) et des notions, fumeuses pour moi, ont rencontré un éclairage bienvenu : la crise des subprimes, les tenants et les aboutissants des traités de libre échange, qui y gagne, qui y perd, la déconstruction des discours qui font consensus avec ce que ça cache d'opportunisme derrière, l'épouvantail de la dette publique qui justifie toutes les politiques d'austérité, les soi-disant aides européennes ou du FMI, ce que cache leurs grands discours miséricordieux (ou leurs insultes des fois d'ailleurs).

C'est un livre qui donne de la matière pour décortiquer les discours politico-économiste et comprendre la crise que nous traversons depuis 20 ans qui n'aura pas de fin tant que nous ne briserons pas ce discours dominant.

J'aurai voulu travailler en prise de note comme je le fais pour tous les documents qui passent entre mes mains mais j'ai très vite compris que tout était à relever dans ce petit condensé donc je l'ai bourré de post-it, j'ai relevé quelques citations bien senties et je ne peux que vous conseiller de vous le procurer et de réfléchir à toutes les notions qu'il aborde, il en va peut-être (indubitablement) de notre avenir.
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