
par sandrounette, le 2008-07-27 15:54:07
Un grand trouble m'envahit en fermant ce livre...Je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire trop confuse. Lise est une jeune femme, ça c'est sûr. Pour le reste, je serai incapable de dire où...
C’est autour du personnage de Lise que s’organise cet ensemble de textes poétiques : « Lise écrit », « Louis ce héros », « Lise la nuit », « Lise lit l’île de Dong » et « Lise la prose ». Lise est un personnage-écrivain, du côté des femmes : c’est-à-dire, pour Michèle Ramond, du côté du rêve, de l’imaginaire, de l’impossible, de l’utopie… du côté de l’écriture.
« Ils arrivaient toujours du fond de l’impasse ou de l’avenue, dans la demi-obscurité de la nuit teintée par la lune ou un lampadaire. Les arbres de l’impasse ou de l’avenue faisaient voûte au-dessus d’eux quand ils venaient dans ces demi-obscurités de catacombes. Tout était vieux dans l’impasse ou dans l’avenue, seules leurs figures sveltes comme des colonnes : sur les dalles ou le bitume, une sorte de gaîté. Ils auraient eu des airs, des mimiques, des tons joviaux ou un peu fâchés. À gauche on la distinguait dans la rondeur vague et blanche de la robe, il fallait ouvrir grand les yeux pour voir à droite, dissimulée dans le creux des dentelles, la silhouette fine un peu plus haute et noire qui se détachait mal de la nuit. Au bout d’un moment pourtant quand on la fixait bien, elle se découpait sur le fond sombre et on voyait même ses jambes qui semblaient avancer. La forme blanche accotée à lui avançait aussi car la robe ne restait pas en arrière quand la silhouette fine et noire bougeait les jambes à ses côtés. La forme des choses était incertaine, mais en les fixant bien on distinguait le mouvement léger des jambes et on voyait que la robe blanche un peu gonflée par l’amidon ou la brise ne restait pas en arrière" Michèle Ramond