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ISBN : 2264023821
Éditeur : 10-18 (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.42/5 (sur 1991 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 25 mai 2012

    belette2911
    Voilà un livre qui a failli faire de moi une serial-killeuse ! Pourquoi ? Mais parce que j'ai eu très souvent eu envie de commettre des meurtres durant ma lecture, pardi !
    Rassurez-vous, j'ai apprécié ce livre dont une connaissance m'avait recommandé la lecture. Mais bon, les Classiques et moi, cela fait deux... mes penchants naturels m'entraînant plutôt vers les polars, la bit-lit ou la fantasy.
    Pourtant, n'écoutant que mon courage, j'ai entamé la lecture, plus sceptique que la fosse du même nom mais qui s'écrit pas pareil...
    Conquise je fus, mais ce fut aussi la part belle pour les pulsions criminelles qui se sont réveillées lors de ma lecture.
    La faute à qui ? A certains personnages... Je vous explique :
    - Mrs Benner, la mère, souffrant des nerfs de manière imaginaire, mais sortant ce prétexte à tout bout de champs, futile, un peu bêbête, chiante, fofolle, bref, une mère qui me donnait envie de faire irruption dans le livre et de la dézinguer.
    - Mr Collins, le pasteur chieur, qui, même avec tous les éléments sous son nez ne voit rien, confondant les "non" avec les "oui". Plus casse-pied que lui, tu meurs. Un monument de prétention ridicule, de courbettes et de léchage de bottes. Véritable plaie.
    A chaque fois qu'il ouvrait la bouche, je l'aurais bien étranglé ou enfoncé un bâillon dans le fond de sa gorge.
    - Lydia Bennet, une des soeurs plus jeune, totalement fofolle, prête à tout, écervelée au possible, devenant une véritable chienne en chaleur dès qu'un homme en uniforme passe à proximité...
    "Lydia, reviens, stupide cruche, je ne viens pas de dire qu'il y avait un militaire qui passait dans ma critique !!".
    Bref, une vraie petite dinde, comme je vous le disais plus haut et elle ne se rendra même pas compte de sa conduite détestable, ni du mal qu'elle aura fait à sa famille... Encore une que j'aurais bien baffé avec grand plaisir et sa mère avec, parce que ensuite, lors du retour de Lydia, elle se comportera encore plus de manière totalement irréfléchie.
    - Lady Catherine de Brough est une pétasse pédante, se prenant pour le nombril du monde, donnant des leçons et des conseils à tous (des ordres, surtout, déguisés en conseils et avis éclairés) comme si elle avait la science infuse et la connaissance ultime. Mâdâme sait tout mieux que tout le monde...
    Le genre de personne que nous avons tous connu dans notre vie et qui me donnait envie de passer à la guillotine, rien que ça ! Vieille folle, va, agrippée à ses principes comme une moule à son rocher.
    Elle fera l'erreur de trop et... non, je ne l'ai pas éventrée, pour cette outrecuidance ultime, cette ingérence absolue, bien que l'envie ne m'ait pas manquée... mais cela aura eu une conséquence positive.
    - Miss Bingley : petite vaniteuse, tournant autour de Darcy comme une mouche autour d'un pot de miel, se prenant elle aussi pour le centre du monde, moqueuse, une sale petite peste que j'aurais bien aimé pousser du haut des escaliers... le genre d'amie que l'on ne souhaite pas, hormis à sa pire ennemie.
    - Whickam est quant à lui un opportuniste qui, telle la chanson de Dutronc, retourne sa veste et drague tout ce qui pourrait lui servir... Juste bon à pendre...
    - Jane Bennet, la douce et gentille Jane... non, pas d'envie de meurtre sur elle, je l'aimais bien, même si elle est trop gentille. Incapable d'avoir une langue de vipère, de penser que les gens sont mauvais, même si on le lui met sous le nez, cherchant des excuses pour excuser le comportement de la personne. Cette fille aurait trouvé des excuses aux plus grands bouchers de l'Histoire. Malgré tout, je l'ai bien aimé.
    Mes préférences iront à Elizabeth Bennet, à Fitzwilliam Darcy, à Mr Bingley et au pauvre Mr Bennet qui a épousé sa cruche de femme.
    Pour ce qui est de ma critique de l'oeuvre, je dirais que même si c'est un livre où ne règne pas une action trépidante, sans suspense à proprement parler, je ne me suis embêtée en le lisant, tournant les pages en rythme.
    La société de l'époque y est décrite avec une certaine férocité, une ironie mordante qui n'était pas pour me déplaire.
    Et, malgré mes envies de passer certains personnages à la moulinette, sans eux, le livre aurait été moins bon. Ils en sont le sel, les épices, on réagit en les écoutant, bref, ils ont leurs raisons d'être.
    Mon seul regret ? Oui, il y en a un et de taille : ne pas avoir lu ce livre plus tôt !!!

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#7
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 15 février 2013

    Gwen21
    La face de la littérature aurait été changée si miss Caroline Bingley s'était montrée un peu plus entreprenante et si, faisant fi de son éducation, elle s'était jetée au cou de Fitzwilliam Darcy, le compromettant et le contraignant à l'épouser.
    Miss Caroline Bingley aurait ainsi pu acquérir une notoriété universelle et atemporelle au lieu de se contenter d'un rôle de second ordre, celui de la garce, de la Nelly Olson sauce Saison londonienne. Elle aurait alors été enviée, jalousée et haïe par les femmes de la terre entière mais bien sûr elle n'a rien fait de tout ça. Elle a préféré se prendre les pieds dans le tapis en « sympathisant » avec Jane Bennet avec l'idée d'en faire son faire-valoir local qui égaierait les heures à venir qu'elle devinait tristes et austères, terrée à Netherfield six mois de l'année ! Ah, l'orgueil, l'orgueil… on croit qu'il vient uniquement de Darcy alors que c'est GRÂCE à l'orgueil de miss Caroline Bingley que tout a été rendu possible !
    Je récapitule : si la sœur de Bingley n'avait pas été aussi vaniteuse et imbue d'elle-même, si elle n'avait pas cherché aussi désespérément à attirer l'attention de Darcy sur sa jolie personne en s'agitant et en essayant de s'entourer de jeunes femmes moins sophistiquées qu'elle pour paraître à ses yeux un diamant encerclé de fange ALORS, elle n'aurait sans doute adressé la parole à aucune âme de Meryton et surtout, surtout, elle n'aurait pas invité Jane à déjeuner.
    ****SPOILER****
    Si elle n'avait pas invité Jane à déjeuner, Jane ne serait pas tombée malade et si Jane n'était pas tombée malade, Lizzie n'aurait jamais rejoint la société de Netherfield, révélant ainsi à Darcy un caractère voué à le séduire… Vous m'avez suivi ? Donc, mesdames, mesdemoiselles (et messieurs, ne les oublions pas), au lieu de pester contre miss Caroline Bingley et de la vouer aux gémonies pour son attitude vis-à-vis de Lizzie et de Darcy, dites-lui un grand MERCI ! Moi, sincèrement, je la vénère.
    Sur l'Oeuvre à proprement dit…
    On vous dira "un classique de la littérature anglaise", ou encore "un incontournable parmi les classiques de la littérature mondiale". Tout cela est vrai mais cette oeuvre est bien plus que cela. Cette oeuvre ne mourra jamais, elle vise à l'éternité. Lue 10 fois, redécouverte 10 fois ; toujours la même et pourtant jamais de lassitude. Un style plus actuel que jamais, une intrigue d'une simplicité émouvante, une passion qui réconciliera toujours avec l'existence, un esprit et une âme uniques.
    Jane Austen ! Un auteur, une femme, une célibataire spectatrice des sentiments des autres et metteur en scène de ses propres émotions, peint, dans un cadre d'universalité très humaine, des personnages qui ne sont en réalité que les ambassadeurs de nos propres aspirations.
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 08 mai 2011

    juliette2a
    J'ai adoré ce livre ! Une histoire d'amour comme je les aime. Vraiment, je recommande ce livre à tous !
    Bravo !
    Cette histoire entre Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy est touchante et tellement magique.
    De plus, l'histoire se passe autour du couple Jane Bennet/ Mr. Bingley.
    Malgré leur orgueil, Elizabeth et Mr.Darcy vont surmonter leurs préjugés et finissent par s'aimer tout comme Jane et Mr. Bingley.
    Je vous conseille de regarder le film de 2005 avec Keyra Knightley dans le rôle d'Elizabeth Bennet et avec Matthew MacFadyen dans le rôle de Mr.Darcy.
    Un très grand nombre de bons acteurs pour un magnifique film inspiré du livre.
    Cette histoire se déroule au XIXème siècle en Angleterre où les familles plutôt modestes comme la famille Bennet choisissent la fortune plutôt que l'affection.
    Heureusement pour Elizabeth et Jane, toutes deux amoureuses de fortunés tels que Mr.Darcy et Mr.Bingley, leur destin finira parfaitement bien !
    J'adore Jane Austen et j'espère qu'"Orgueil et préjugés" vous plaira !
    Bonne lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par coquelicot5602, le 22 janvier 2012

    coquelicot5602
    Coup de coeur!
    Il faut avouer que j'avais ce livre depuis longtemps mais je ne parvenais pas à me décider à le lire, pleine de préjugés que j'étais! J'imaginais, Dieu sait pourquoi, une histoire longue et ennuyante...
    Quel bonheur de m'être finalement décidée!
    Dans la famille Bennett, il y a la mère, une "hystérique" qui ne pense qu'à marier ses filles, le père, un homme calme qui trouve refuge dans sa bibliothèque pour échapper à la logorrhée de son épouse, et les 5 filles: Jane, Elizabeth, Mary, kitty et Lydia. L'histoire est essentiellement axée sur les histoires d'amour des deux aînées. Chacune d'elles connaissant tour à tout l'amour, le doute, la souffrance et la joie.
    L'écriture est simple avec souvent des accents comiques, on se laisse totalement emporter par la vie de ses demoiselles!
    Et que dire de M. Darcy? On le déteste, on l'aime...
    C'est un livre que je conseille vraiment à tout le monde, bons moments garantis!
    Pour ma part je me laisserai certainement tenter par d'autres livres de Jane Austen!
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 25 septembre 2008

    Woland
    Pride & Prejudice
    Traduction : V. Leconte & Ch. Pressoir
    Pour nombre de ses lecteurs, "Orgueil & Préjugés" demeure le chef-d'oeuvre de Jane Austen. Il faut dire que tout, ici, est parfait : les pièces s'emboîtent les unes aux autres au millimètre près, rien n'est laissé au hasard et un souffle de puissance passe sur l'ensemble.
    Une fois de plus, surtout si on le compare à celui de ses contemporains (les soeurs Brontë, Mary Shelley, Byron, etc ...), le style de Jane Austen frappe par son extraordinaire modernité. Certes, il appartient au XIXème siècle par la richesse du détail mais il est déjà du XXème par l'emploi fréquent de phrases courtes et incisives et, plus encore, par la modernité de la critique sociale.
    Il est vrai que, dans les romans d'Austen, nulle allusion n'est faite au statut des domestiques, des ouvriers ou des paysans, encore moins à celui de plus misérables qu'eux. le domaine de la romancière, c'est la bourgeoisie et la petite aristocratie. En revanche, cette célibataire volontairement ou non endurcie (la dot de Jane ne devait pas être très conséquente) s'attaque avec énergie au statut de la Femme dans la société pré-victorienne.
    Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'y va pas de main morte !
    En ce XIXème siècle qui commence avec les débordements pourtant si peu matérialistes des Romantiques, la femme qui ne dispose pas de suffisamment d'argent soit par la naissance, soit par l'héritage n'a pas d'avenir - à moins d'un miracle qui reste toujours possible, il est vrai. Dépendante en effet, elle le sera toujours : soit de son père qui, s'il ne lui garantit pas une dot adéquate, lui ferme la porte d'un bon mariage, soit de ses frères (et de ses belles-soeurs) qui, à la mort du père, auront reçu le titre éventuel et la plus grande partie de l'héritage, soit enfin de son mari qui, s'il ne se soucie pas de lui garantir un douaire, risque de faire d'elle l'une de ces "parentes pauvres" dont Balzac a donné une idée en France avec sa "Cousine Bette."
    Cette critique, tour à tour féroce et poignante, reste un leitmotiv dans l'oeuvre d'Austen mais jamais peut-être on ne le ressent autant que dans "Orgueil & Préjugés" où Jane et Elizabeth Bennett ont la plus grande peine à se faire une place au soleil par le mariage en raison : a) du peu de fortune de leur famille ; b) et du laisser-aller qui préside à la relation entre leurs parents.
    Intrépide, naturelle mais cependant toujours profondément digne, le personnage d'Elizabeth se fait ici le porte-parole de l'auteur pour dénoncer l'hypocrisie sous le sens des convenances et la mise-en-quarantaine de certain(e)s afin que soit préservé l'équilibre d'une société désespérément figée. Austen va même jusqu'à dénoncer le fait que tout (ou presque) soit autorisé aux hommes alors que les femmes doivent subir, subir et encore subir ...
    Pour le reste, si vous ne connaissez pas encore l'histoire des amours du beau et arrogant Mr Darcy avec Elizabeth ni celle de son ami, Mr Bingley, avec Jane, sa soeur aînée, l'heure est venue pour vous de vous y plonger. Vous n'y perdrez pas car, sous le vernis du roman d'amour, "Orgueil & Préjugés" constitue l'une des plus fines et des plus implacables analyses qui aient jamais été faites sur la bonne société britannique du temps. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par nadou_971, le 13 juin 2013

    L'orgueil, observa Mary qui se piquait de psychologie, est, je crois, un sentiment très répandu. La nature nous y porte et bien peu parmi nous échappent à cette complaisance que l'on nourrit pour soi-même à cause de telles ou telles qualités souvent imaginaires. La vanité et l'orgueil sont choses différentes, bien qu'on emploie souvent ces deux mots l'un pour l'autre ; on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L'orgueil se rapporte plus à l'opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous
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  • Par DBC-Anais, le 12 juin 2013

    Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.

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  • Par DBC-Anais, le 09 juin 2013

    La distance n'est rien si on a un but.

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  • Par DBC-Anais, le 09 juin 2013

    La vanité et l'orgueil sont d'ailleurs deux choses différentes et on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L'orgueil provient de l'opinion que nous avons de nous-mêmes, et la vanité de celle que nous désirons que les autres aient de nous.

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  • Par DBC-Anais, le 09 juin 2013

    L'imagination d'une femme est si vive qu'elle passe de l'admiration à l'amour et de l'amour au mariage en un clin d'oeil.

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ARTE. La chaîne diffuse la mini-série « Orgueil et préjugés » le jeudi soir (le 7 juin, les deux premiers épisodes; jeudi prochain, la suite)








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