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ISBN : 2264023821
Éditeur : 10-18 (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.41/5 (sur 2876 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En Angleterre, dans la société provinciale guindée, fière de ses privilèges et de son rang social, Mrs. Bennett, mère de cinq filles, veut à tout prix les marier... Elle n'hésite pas à faire la cour à son nouveau voisin, Mr. Bingley, jeune homme riche qu'elle aurait aim... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 02 février 2014

    Nastasia-B
    Oh Jane ! Ma bien chère Jane ! Vous qui savez combien la littérature a ce pouvoir de faire battre les cœurs, par delà les siècles, par delà les mers, par delà les modes, par delà les classes sociales, par delà les sexes, bref, par delà tout ce qui peut empêcher les êtres de vibrer à l'unisson. Jane, à vous, un grand merci. Il y a tant d'années que vous êtes morte, probablement incomprise ou mal comprise durant l'essentiel de votre vie, vous pourtant qui avez ce pouvoir sublime d'émouvoir chaque jour de nouvelles gens, dont les trisaïeux de leurs arrière grands-parents n'étaient même pas à l'état de germe au temps où vous leur concoctiez ces moments de bonheur littéraire.
    Orgueil et préjugés. En français, ce titre sonne déjà bien mais c'est sans comparaison avec la superbe allitération de la version originale. Jane Austen est d'ailleurs coutumière de pareilles recherches sonores comme on peut s'en rendre compte en examinant Sense And Sensitivity.
    Il m'a rarement été donné de trouver un titre aussi bien choisi par rapport au contenu d'un ouvrage. Permettez-moi de m'attarder quelques instants là-dessus. Instinctivement, on aurait tendance à associer ces deux termes, presque comme deux nuances d'une même notion. Et ce n'est pas illégitime de le faire, l'orgueil, quel qu'il soit, provient manifestement du contraste qui existe entre la façon de se considérer soi-même par rapport à certains préjugés que l'on a sur la façon de considérer autrui. de même, derrière chaque préjugé, aussi minime soit-il, se cache, en embuscade, un petit relent d'orgueil qui nous invite, le plus souvent à nous penser meilleurs ou, à l'opposé, à nous penser très inférieurs, ce en quoi notre orgueil s'en trouve blessé.
    Pourtant, à la lecture de l'ouvrage, force est de constater que les deux termes se dissocient de plus en plus, deviennent sexués. L'orgueil étant l'apanage du principal protagoniste masculin et les préjugés, la spécialité de l'héroïne féminine.
    Ces termes ne font pas que prendre un sexe, ils prennent également une couleur d'étiquette sociale. L'orgueil étant plus à chercher parmi les représentants d'une certaine aristocratie, tandis que les préjugés seraient plus les fruits gâtés qu'on récolte chez les personnes de condition plus humble.
    La force de ces deux mots, Pride & Prejudice, est incalculable. le mot anglais prejudice comporte également une notion non contenue dans sa traduction française, pourtant si proche, car le mot vient de l'ancien français : celle de préjudice subi, celle de conséquence.
    Bon nombre de nos actes, de nos attitudes, pour neutres et anodines qu'elles nous apparaissent, peuvent être blessantes pour autrui. Une simple après-midi de jeux de société pourrait vous en persuader. Votre fierté à proposer une réponse exacte ou un peu meilleure que celle des autres participants, fierté qui se voit flattée par sa reconnaissance publique, provoque, dans le même temps, des revers à toutes les autres fiertés des participants. La susceptibilité humaine est ainsi faite que dès lors que quelqu'un réussit quelque chose, par un incoercible soucis de comparaison, d'autres s'en trouvent offusqués. Ainsi, l'orgueil, qui peut, par exemple vous pousser à proposer une réponse exacte à une question donnée, pourra, quoi que vous fassiez pour vous y opposer, être interprétée dans un autre cerveau comme : " Regarde comme elle cherche à nous en mettre plein la vue ! ", " Comme elle se la pète ! " ou tout autre réflexion dans ce genre, fruit, indubitablement, d'un préjugé.
    Ce n'est donc pas peu dire que le sujet est pertinent, hier comme aujourd'hui, aujourd'hui comme demain, car il fait appel à une tendance résolument humaine et qu'aucun progrès, même de la technologie numérique, ne semble être en mesure d'endiguer.
    De plus, en choisissant ce titre percutant faisant ressortir ce qui est généralement considéré comme deux défauts de la personnalité, l'auteur nous invite forcément à réfléchir aux qualités humaines qui s'opposent exactement à ces deux travers. Et, comme par un fait exprès, j'ai précisément du mal à trouver les termes exacts qui ne soient pas de simples négations. Pour désigner le contraire d'orgueilleux, j'ai toujours tendance à utiliser " pas fier ". Pour désigner le contraire de préjugés, j'utilise le plus souvent " sans a priori ". Bien sûr, les notions d'humilité, de libéralité, d'impartialité recouvre pour partie les notions de " pas fier " et de " sans a priori ", mais très imparfaitement. Mon français peine à trouver deux mots qui soient les exacts antonymes d'Orgueil et préjugés, or la morale du livre semble nous enjoindre de chercher à les trouver...
    Jane Austen nous plonge donc dans la Gentry, la société des petits propriétaires terriens du sud de l'Angleterre au tournant du XVIIIè au XIXè siècle. C'est une société très codifiée, très patriarcale, d'apparence très distinguée, mais où, manifestement, les travers humains, de la bêtise, de l'envie, de la médisance, de la cupidité, que sais-je encore, sont aussi développés qu'ailleurs.
    La famille qui nous occupe est celle des Bennet : un mari quelque peu cynique et misanthrope, une épouse bête comme ses pieds et agile en société comme un éléphant dans un magasin de porcelaine et cinq filles à marier. Pourquoi cinq filles me direz-vous ? Tout simplement parce que M. et Mme Bennet n'ont pas ménagé leurs efforts pour tenter d'avoir un fils, par la naissance duquel l'avenir du domaine familial aurait été assuré.
    Mais les règles du hasard étant ce qu'elles sont et les règles d'héritage à l'époque étant ce qu'elles étaient (usage de la substitution), le domaine familial devait revenir au neveu de M. Bennet à la mort de celui-ci. L'avenir des cinq filles passe donc inévitablement par un mariage réussi.
    Imaginez alors l'ébullition, l'effervescence au sein du clan Bennet lorsqu'un jeune gentleman célibataire, Bingley, fait son apparition dans le domaine voisin de Netherfield. Ajoutez à cela que le garçon est séduisant, fortuné et nanti d'excellentes manières, vous imaginerez sans peine qu'il est vite l'objet de toutes les discussions et de toutes les convoitises de ces dames...
    À cette figure avenante et bienveillante de M. Bingley, il ne faut pas oublier d'ajouter un point de comparaison édifiant en la personne de son ami intime, M. Darcy, dont chacun a le loisir de souligner la mine sombre, le caractère abrupt, le visible mépris pour de telles demoiselles sans le sou et au port parfois peu digne de la belle société dont il se réclame.
    Des cinq sœurs, deux essentiellement nous occuperont, plus une troisième à un moment décisif de l'ouvrage. Tout d'abord Jane, l'aînée, belle, timide, pondérée, sage, bienveillante autant que bienpensante et Elizabeth, sa cadette, sagace, rebelle et clairvoyante...
    J'en aurai presque fini si j'avais pris le temps de vous parler du dernier personnage masculin important en la personne de Wickham. Il s'agit d'un jeune militaire, à la figure accorte et à la tournure plaisante. Lui aussi a vite fait d'activer la circulation cardiaque des demoiselles Bennet.
    Le décor est posé de cette superbe, superbe histoire de sentiments et d'amour, du même calibre selon moi qu'une Anna Karénine. Je vous laisse y découvrir, au cas (improbable) où vous n'auriez jamais entendu parler de ce roman, la suite des événements, l'évolution et l'altération des sentiments de chacun à mesure que les masques tombent...
    N'oublions pas de mentionner le plaisir que procure le ton du roman, une petite pointe caustique de temps en temps, un peu d'humour et d'ironie distillés dans les personnages secondaires tels que le pauvre cousin des demoiselles, M. Collins, aussi stupide qu'obséquieux, le père d'Elizabeth qui ne rate jamais une remarque pince-sans-rire très british et sa mère qui elle ne manque jamais une occasion de se taire, tandis que la grandiloquente tante de Darcy et elle aussi, du haut de son perchoir, tout à fait risible.
    J'en ai terminé pour aujourd'hui, en vous souhaitant à vous comme à quelques millions de personnes qui nous ont précédé, de prendre beaucoup de plaisir à cette lecture, qui en vaut (est-il besoin de le préciser ?) vraiment la peine. N'oubliez pas que ceci n'est qu'un avis, un parmi tellement, tellement d'autres, c'est-à-dire, bien peu de chose.
    P. S. : Voyez-vous dans les campagnes
    Fleurir ces féroces liseuses ?
    Elles viennent jusque dans nos bras,
    Égorger nos kiosques et nos libraires !
    Aux livres ! Citoyens !
    Formez vos bibliothèques !
    Marchons ! Marchons !
    Que les liseuses impures,
    Éclatent sous nos talons !
    Amour sacré du Livre,
    Conduis, soutiens nos bras vengeurs
    Liberté, Liberté chérie,
    Combats avec tes défenseurs !
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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 25 mai 2012

    belette2911
    Voilà un livre qui a failli faire de moi une serial-killeuse ! Pourquoi ? Mais parce que j'ai eu très souvent eu envie de commettre des meurtres durant ma lecture, pardi !
    Rassurez-vous, j'ai apprécié ce livre dont une connaissance m'avait recommandé la lecture. Mais bon, les Classiques et moi, cela fait deux... mes penchants naturels m'entraînant plutôt vers les polars, la bit-lit ou la fantasy.
    Pourtant, n'écoutant que mon courage, j'ai entamé la lecture, plus sceptique que la fosse du même nom mais qui s'écrit pas pareil...
    Conquise je fus, mais ce fut aussi la part belle pour les pulsions criminelles qui se sont réveillées lors de ma lecture.
    La faute à qui ? A certains personnages... Je vous explique :
    - Mrs Benner, la mère, souffrant des nerfs de manière imaginaire, mais sortant ce prétexte à tout bout de champs, futile, un peu bêbête, chiante, fofolle, bref, une mère qui me donnait envie de faire irruption dans le livre et de la dézinguer.
    - Mr Collins, le pasteur chieur, qui, même avec tous les éléments sous son nez ne voit rien, confondant les "non" avec les "oui". Plus casse-pied que lui, tu meurs. Un monument de prétention ridicule, de courbettes et de léchage de bottes. Véritable plaie.
    A chaque fois qu'il ouvrait la bouche, je l'aurais bien étranglé ou enfoncé un bâillon dans le fond de sa gorge.
    - Lydia Bennet, une des soeurs plus jeune, totalement fofolle, prête à tout, écervelée au possible, devenant une véritable chienne en chaleur dès qu'un homme en uniforme passe à proximité...
    "Lydia, reviens, stupide cruche, je ne viens pas de dire qu'il y avait un militaire qui passait dans ma critique !!".
    Bref, une vraie petite dinde, comme je vous le disais plus haut et elle ne se rendra même pas compte de sa conduite détestable, ni du mal qu'elle aura fait à sa famille... Encore une que j'aurais bien baffé avec grand plaisir et sa mère avec, parce que ensuite, lors du retour de Lydia, elle se comportera encore plus de manière totalement irréfléchie.
    - Lady Catherine de Brough est une pétasse pédante, se prenant pour le nombril du monde, donnant des leçons et des conseils à tous (des ordres, surtout, déguisés en conseils et avis éclairés) comme si elle avait la science infuse et la connaissance ultime. Mâdâme sait tout mieux que tout le monde...
    Le genre de personne que nous avons tous connu dans notre vie et qui me donnait envie de passer à la guillotine, rien que ça ! Vieille folle, va, agrippée à ses principes comme une moule à son rocher.
    Elle fera l'erreur de trop et... non, je ne l'ai pas éventrée, pour cette outrecuidance ultime, cette ingérence absolue, bien que l'envie ne m'ait pas manquée... mais cela aura eu une conséquence positive.
    - Miss Bingley : petite vaniteuse, tournant autour de Darcy comme une mouche autour d'un pot de miel, se prenant elle aussi pour le centre du monde, moqueuse, une sale petite peste que j'aurais bien aimé pousser du haut des escaliers... le genre d'amie que l'on ne souhaite pas, hormis à sa pire ennemie.
    - Whickam est quant à lui un opportuniste qui, telle la chanson de Dutronc, retourne sa veste et drague tout ce qui pourrait lui servir... Juste bon à pendre...
    - Jane Bennet, la douce et gentille Jane... non, pas d'envie de meurtre sur elle, je l'aimais bien, même si elle est trop gentille. Incapable d'avoir une langue de vipère, de penser que les gens sont mauvais, même si on le lui met sous le nez, cherchant des excuses pour excuser le comportement de la personne. Cette fille aurait trouvé des excuses aux plus grands bouchers de l'Histoire. Malgré tout, je l'ai bien aimé.
    Mes préférences iront à Elizabeth Bennet, à Fitzwilliam Darcy, à Mr Bingley et au pauvre Mr Bennet qui a épousé sa cruche de femme.
    Pour ce qui est de ma critique de l'oeuvre, je dirais que même si c'est un livre où ne règne pas une action trépidante, sans suspense à proprement parler, je ne me suis embêtée en le lisant, tournant les pages en rythme.
    La société de l'époque y est décrite avec une certaine férocité, une ironie mordante qui n'était pas pour me déplaire.
    Et, malgré mes envies de passer certains personnages à la moulinette, sans eux, le livre aurait été moins bon. Ils en sont le sel, les épices, on réagit en les écoutant, bref, ils ont leurs raisons d'être.
    Mon seul regret ? Oui, il y en a un et de taille : ne pas avoir lu ce livre plus tôt !!!

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#7
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 15 février 2013

    Gwen21
    La face de la littérature aurait été changée si miss Caroline Bingley s'était montrée un peu plus entreprenante et si, faisant fi de son éducation, elle s'était jetée au cou de Fitzwilliam Darcy, le compromettant et le contraignant à l'épouser.
    Miss Caroline Bingley aurait ainsi pu acquérir une notoriété universelle et atemporelle au lieu de se contenter d'un rôle de second ordre, celui de la garce, de la Nelly Olson sauce Saison londonienne. Elle aurait alors été enviée, jalousée et haïe par les femmes de la terre entière mais bien sûr elle n'a rien fait de tout ça. Elle a préféré se prendre les pieds dans le tapis en « sympathisant » avec Jane Bennet avec l'idée d'en faire son faire-valoir local qui égaierait les heures à venir qu'elle devinait tristes et austères, terrée à Netherfield six mois de l'année ! Ah, l'orgueil, l'orgueil… on croit qu'il vient uniquement de Darcy alors que c'est GRÂCE à l'orgueil de miss Caroline Bingley que tout a été rendu possible !
    Je récapitule : si la sœur de Bingley n'avait pas été aussi vaniteuse et imbue d'elle-même, si elle n'avait pas cherché aussi désespérément à attirer l'attention de Darcy sur sa jolie personne en s'agitant et en essayant de s'entourer de jeunes femmes moins sophistiquées qu'elle pour paraître à ses yeux un diamant encerclé de fange ALORS, elle n'aurait sans doute adressé la parole à aucune âme de Meryton et surtout, surtout, elle n'aurait pas invité Jane à déjeuner.
    ****SPOILER****
    Si elle n'avait pas invité Jane à déjeuner, Jane ne serait pas tombée malade et si Jane n'était pas tombée malade, Lizzie n'aurait jamais rejoint la société de Netherfield, révélant ainsi à Darcy un caractère voué à le séduire… Vous m'avez suivi ? Donc, mesdames, mesdemoiselles (et messieurs, ne les oublions pas), au lieu de pester contre miss Caroline Bingley et de la vouer aux gémonies pour son attitude vis-à-vis de Lizzie et de Darcy, dites-lui un grand MERCI ! Moi, sincèrement, je la vénère.
    Sur l'Oeuvre à proprement dit…
    On vous dira "un classique de la littérature anglaise", ou encore "un incontournable parmi les classiques de la littérature mondiale". Tout cela est vrai mais cette oeuvre est bien plus que cela. Cette oeuvre ne mourra jamais, elle vise à l'éternité. Lue 10 fois, redécouverte 10 fois ; toujours la même et pourtant jamais de lassitude. Un style plus actuel que jamais, une intrigue d'une simplicité émouvante, une passion qui réconciliera toujours avec l'existence, un esprit et une âme uniques.
    Jane Austen ! Un auteur, une femme, une célibataire spectatrice des sentiments des autres et metteur en scène de ses propres émotions, peint, dans un cadre d'universalité très humaine, des personnages qui ne sont en réalité que les ambassadeurs de nos propres aspirations.
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 08 mai 2011

    juliette2a
    J'ai adoré ce livre ! Une histoire d'amour comme je les aime. Vraiment, je recommande ce livre à tous !
    Bravo !
    Cette histoire entre Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy est touchante et tellement magique.
    De plus, l'histoire se passe autour du couple Jane Bennet/ Mr. Bingley.
    Malgré leur orgueil, Elizabeth et Mr.Darcy vont surmonter leurs préjugés et finissent par s'aimer tout comme Jane et Mr. Bingley.
    Je vous conseille de regarder le film de 2005 avec Keyra Knightley dans le rôle d'Elizabeth Bennet et avec Matthew MacFadyen dans le rôle de Mr.Darcy.
    Un très grand nombre de bons acteurs pour un magnifique film inspiré du livre.
    Cette histoire se déroule au XIXème siècle en Angleterre où les familles plutôt modestes comme la famille Bennet choisissent la fortune plutôt que l'affection.
    Heureusement pour Elizabeth et Jane, toutes deux amoureuses de fortunés tels que Mr.Darcy et Mr.Bingley, leur destin finira parfaitement bien !
    J'adore Jane Austen et j'espère qu'"Orgueil et préjugés" vous plaira !
    Bonne lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par MllePeregrine, le 22 janvier 2012

    MllePeregrine
    Coup de coeur!
    Il faut avouer que j'avais ce livre depuis longtemps mais je ne parvenais pas à me décider à le lire, pleine de préjugés que j'étais! J'imaginais, Dieu sait pourquoi, une histoire longue et ennuyante...
    Quel bonheur de m'être finalement décidée!
    Dans la famille Bennett, il y a la mère, une "hystérique" qui ne pense qu'à marier ses filles, le père, un homme calme qui trouve refuge dans sa bibliothèque pour échapper à la logorrhée de son épouse, et les 5 filles: Jane, Elizabeth, Mary, kitty et Lydia. L'histoire est essentiellement axée sur les histoires d'amour des deux aînées. Chacune d'elles connaissant tour à tout l'amour, le doute, la souffrance et la joie.
    L'écriture est simple avec souvent des accents comiques, on se laisse totalement emporter par la vie de ses demoiselles!
    Et que dire de M. Darcy? On le déteste, on l'aime...
    C'est un livre que je conseille vraiment à tout le monde, bons moments garantis!
    Pour ma part je me laisserai certainement tenter par d'autres livres de Jane Austen!
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 15 juillet 2013
    Oubliez les émois des pucelles en robes anglaises. Le vrai sujet de Jane Austen, c’est le fric. Elle a la cruauté d’une expert-comptable. [...] Tandis que l’eurozone s’effondre, demandons-nous si nous aimons aussi gratuitement qu’on le dit.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Owly, le 29 septembre 2010

    « Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de moi ; si vos sentiments sont encore ce qu’ils étaient au mois d’avril dernier, dites-le-moi franchement ; mes désirs, mes affections n’ont point changé, mais un mot de vous les forcera pour jamais au silence. »

    Sentant tout ce qu’avait de pénible et d’embarrassant la position de Darcy, elle sut vaincre son émotion, et aussitôt, quoique avec hésitation, elle lui donna à entendre que depuis l’époque qu’il désignait, ses sentiments avaient éprouvé un changement suffisant, pour lui faire recevoir, avec reconnaissance et avec plaisir, les vœux qu’il lui adressait. Réponse délicieuse qui le combla d’une joie telle, que sans doute il n’en avait jamais éprouvé de pareille : aussi l’exprima-t-il avec une chaleur, une sensibilité qui ne sauraient être bien comprises que par celui-là seul qui a sincèrement aimé. Si Élisabeth avait pu lever ses regards sur les siens, elle aurait vu combien cette douce expression de bonheur, répandue dans tous ses traits, en tempérait agréablement la dignité ; mais si elle ne put le regarder, du moins elle savait l’écouter, et il l’entretenait de sentiments, qui, en prouvant combien elle lui était chère, rendaient à chaque instant son attachement plus précieux.
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  • Par Irisa, le 16 juin 2009

    - Arrivez ici, mademoiselle, lui cria son père dès qu'elle parut. Je vous ai envoyé chercher pour une affaire d'importance. Mr Collins, me dit-on, vous aurait demandée en mariage. Est-ce exact ?
    - Très exact, répondit Elizabeth.
    - Vous avez repoussé cette demande ?
    - Oui, mon père.
    - Fort bien. Votre mère insiste pour que vous l'acceptiez. C'est bien cela, Mrs Bennet ?
    - Parfaitement ; si elle s'obstine dans son refus, je ne la reverrai de ma vie.
    - Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l'un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n'épousez pas Mr Collins, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l'épousez.
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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    Il se hâta tout d’abord de s’enquérir de sa santé, expliquant sa visite par le désir qu’il avait d’apprendre qu’elle se sentait mieux. Elle lui répondit avec une politesse pleine de froideur. Il s’assit quelques instants, puis, se relevant, se mit à arpenter la pièce. Elizabeth, saisie d’étonnement, ne disait mot. Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi :
    — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.
    Elizabeth stupéfaite le regarda, rougit, se demanda si elle avait bien entendu et garda le silence. Mr. Darcy crut y voir un encouragement et il s’engagea aussitôt dans l’aveu de l’inclination passionnée que depuis longtemps il ressentait pour elle.
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  • Par Stemilou, le 22 décembre 2010

    Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et, d’un air agité, débuta ainsi :

    – En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.

    Elizabeth stupéfaite le regarda, rougit, se demanda si elle avait bien entendu et garda le silence. Mr. Darcy crut y voir un encouragement et il s’engagea aussitôt dans l’aveu de l’inclination passionnée que depuis longtemps il ressentait pour elle.
    Il parlait bien, mais il avait en dehors de son amour d’autres sentiments à exprimer et, sur ce chapitre, il ne se montra pas moins éloquent que sur celui de sa passion. La conviction de commettre une mésalliance, les obstacles de famille que son jugement avait toujours opposés à son inclination, tout cela fut détaillé avec une chaleur bien naturelle, si l’on songeait au sacrifice que faisait sa fierté, mais certainement peu propre à plaider sa cause.

    En dépit de sa profonde antipathie, Elizabeth ne pouvait rester insensible à l’hommage que représentait l’amour d’un homme tel que Mr. Darcy. Sans que sa résolution en fût ébranlée un instant, elle commença par se sentir peinée du chagrin qu’elle allait lui causer, mais, irritée par la suite de son discours, sa colère supprima toute compassion, et elle essaya seulement de se dominer pour pouvoir lui répondre avec calme lorsqu’il aurait terminé. Il conclut en lui représentant la force d’un sentiment que tous ses efforts n’avaient pas réussi à vaincre et en exprimant l’espoir qu’elle voudrait bien y répondre en lui accordant sa main. Tandis qu’il prononçait ces paroles, il était facile de voir qu’il ne doutait pas de recevoir une réponse favorable. Il parlait bien de crainte, d’anxiété, mais sa contenance exprimait la sécurité. Rien n’était plus fait pour exaspérer Elizabeth, et, dès qu’il eut terminé, elle lui répondit, les joues en feu :

    – En des circonstances comme celle-ci, je crois qu’il est d’usage d’exprimer de la reconnaissance pour les sentiments dont on vient d’entendre l’aveu. C’est chose naturelle, et si je pouvais éprouver de la gratitude, je vous remercierais. Mais je ne le puis pas. Je n’ai jamais recherché votre affection, et c’est certes très à contrecœur que vous me la donnez. Je regrette d’avoir pu causer de la peine à quelqu’un, mais je l’ai fait sans le vouloir, et cette peine, je l’espère, sera de courte durée. Les sentiments qui, me dites-vous, ont retardé jusqu’ici l’aveu de votre inclination, n’auront pas de peine à en triompher après cette explication.
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  • Par Karineetseslivres, le 05 décembre 2008

    Depuis le commencement, je pourrais dire dès le premier instant où je vous ai vu, j’ai été frappée par votre fierté, votre orgueil et votre mépris égoïste de sentiments d’autrui. Il n’y avait pas un mois que je vous connaissais et déjà je sentais que vous étiez le dernier homme du monde que je consentirais à épouser.

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